samedi 27 août 2022

une fois ou deux j'ai été beau mais plus longtemps j'ai été alcoolique

Parfois cela devient dur, d'être celui que je suis
condamné à ma solitude
seul devant la télé, seul dans mes écrits
incapable de nouer la moindre relation
une fois ou deux j'ai été beau, mais plus longtemps, j'ai été alcoolique
j'ai essayé d'être gentil
j'ai essayé d'être méchant
j'ai essayé d'être quelqu'un que je n'étais pas
j'ai essayé d'être quelqu'un que j'étais
mais ce n'était jamais assez bien
et maintenant tout est joué, il n'y a pas d'amour pour moi
et mon maquillage se mélange à mes larmes de sang et coule sur mes joues roses
et la fille me dit, 
je voulais me prostituer et tu m'en as dissuadée, je serais peut-être folle aujourd'hui
mais blindée d'oseille
et pour le reste,
elle aussi, je l'ai tellement déçue et c'est la dernière nuit où je la vois disparaitre
elle est devenue plus dure et j'en suis heureux
et j'accepte l'idée de ma laideur et de mes échecs
je suis le problème
seuls les chiens m'aiment longtemps semblent ils, mais peut-être restent-ils car
ils ne savent pas ou aller
devient dur, devient fort, renverse la vapeur ou crève hurlent les voix
et ce ne sont pas celles de mes démons
une fois ou deux j'ai été beau mais plus longtemps j'ai été alcoolique
et cela n'excuse en rien
celui que je suis

mardi 23 août 2022

toutes les femmes n'aiment pas l'argent

toutes les femmes n'aiment pas l'argent, certaines préfèrent l'or
je dis ça dans le bar et la blonde se marre
faut toujours avoir l'air d'un salaud je songe,
et maintenant, 
je cherche un endroit ou fuir quelques jours
un endroit où se dire
que je ne suis pas le pire avec lequel vivre
une façon comme une autre, de finir par s'aimer
(je me supporte de mieux en mieux)
et j'en vois rire, et j'en pleurer et tout cela ne me touche plus
- tu es quelqu'un que j'estime beaucoup, j'ai beaucoup appris avec toi a dit la fille
l'autre nuit
et plus jamais je ne glisserais mes doigts dans sa chatte, quelque chose
s'est brisé
et l'histoire est morte
et nous ne serons plus que des amis et c'est déjà beaucoup
je suis quelque chose qui vit dans chacun de vos regrets
je suis quelque chose qui meurt dans chacune de vos ombres
ma solitude vous pousse à me confier la votre
mais jamais mon chaos ne remplit le vide de votre univers
instinctivement je vous évite
instinctivement,
vous me rejetez
rien n'est jamais plus beau que la paix que suscite l'oubli
alors
le soir
je me tourne sur le côté dans mon lit,
je ferme les yeux,
et je m'endors sans remords, la seconde précédente est déjà morte
et toute ma beauté a depuis longtemps été emporté par la tempête


mercredi 17 août 2022

tels des héros

et maintenant le vent et les cendres dans la bouche,
mais tout à l'heure, elle était là, ouverte sous mes doigts
ancienne amante et moi si mauvais
elle avait besoin de ça, pour se libérer, pour être sur d'elle et de son intuition,

elle a changé, sais ce qu'elle veut
depuis toujours, je la vois déplier ses ailes et
en ce qui me concerne, est venue l'heure de son envol

vu en panoramique de quelque chose qui meurt, 
nous ne serons jamais plus que des amis
quoi qu'il en soit
elle n'a jamais été aussi belle

ne réfléchis pas trop me dit-elle en partant

une fois chez moi,

- un homme doit savoir quand il est fini et qu'il est temps de s'assoir sur un fauteuil pour
parler au chien
et attendre la fin me dis-je

tout s'achève et pour la plupart, nous ne partons pas tels des héros










mardi 2 août 2022

mes doigts dans sa petite culotte blanche

brûlures
c'est tout ce qui reste sur ma peau
de tout ce qui a coulé, de tout ce qui a séché
des incendies et de la folie
je me souviens d'elle dans robe de soirée penchée sur le capot de ma voiture grise
dans la nuit
elle voulait que je lui fasse des choses et des mots avilissants
elle voulait ma queue et tout le reste, un amour à faire bander les anges
et je valais un milliards de dollars entre ses mains aux ongles parfaitement manucurés

brûlures
je connais le mépris dans les regards, les jalousies et la méchanceté gratuite
tout à l'heure je vois une blonde magnifique
elle dit salut, tu vas bien, me fait la bise
elle aussi, l'amour l'a cassée
c'est une crème me dit ma pote, je réponds que j'en ferais bien une crème fouettée
je suis pas un type gentil
le gentil perd toujours
j'devrais faire du cash, vendre du shit, et m'introniser sugar daddy,
baiser une puce de 20 ans en échange de sacs Louis Vitton
je ne crois pas à l'innocence et l'idée de la justice divine permet de contrôler les foules
si j'avais un flingue, je pourrais tuer tous les jours

j'ai de l'espoir qui trône dans une pièce vide de mon coeur de pierre précieuse
ô mon coeur,
il faut bien que je le tue, les émotions, c'est ce qui vous ronge
j'aime la glace pour son manque d'empathie
je suis un coeur à pendre, quand enroulée dans la corde il cessera de battre,  je ne souffrirai plus
la violence tient le monde
on se nourrit de la mort, on s'enrichit dans le crime et l'exploitation
l'humanité goudronnera toujours un trottoir où prostituer son enfant

brûlures
brulures

faut que j'remplisse un coffre fort de billets verts et que je prenne la mer pour
enfin laisser derrière moi un océan de larmes
et ne me dite pas que l'oseille ne fera pas mon bonheur
j'ai déjà misé sur les gens
sur l'amour
tous et toutes, ils ont cousu mes lèvres, enchainé mes sourires

brûlures
brulures

à chaque pas de danse que j'esquisse,
des flammes mortes courent le long de ma peau
et dans ma main, mes doigts supplient pour une gâchette sur laquelle appuyer
si j'avais un flingue je pourrais me tuer les jours
je vis en sachant que la drogue faut la vendre sans jamais en prendre
pour planquer mes rêves d'évasion
j'veux des paradis fiscaux pas artificiels, 
le cash c'est la liberté

ce monde et cette vie sont mes brûlures
et pour barrer le feu
faut que je baise et que dans le petit matin,
je trace la route seul,
un milliard de dollars dans la valise noire sur le siège arrière

dans le miroir fêlé, le reflet de la brûlure du temps, mon visage vieillissant
chaque ride est une défaite, la vie m'a baisée et je me suis laissé faire
j'avais des rêves quand il m'aurait fallut des buts
mais j'ai l'esprit sale et revanchard,  tombe la nuit et 
coeur à pendre cherche cul à prendre
punchlineur, je défonce le clavier avec tous mes KO debouts
j'oublie la ponctuation pour taper du poing
et de toutes les brûlures
je fais des diamants,  
au grand dam de toutes les groupies de la pureté immaculée
je glisse ma main dans la petite culotte blanche de la poésie
je lui murmure à l'oreille mes saloperies, 
et sous mes doigts fous, elle mouille fort


mardi 26 juillet 2022

SUV

fin du monde sans extasy en prévision
exit la vieille BMW coupé, demain j'ramène un SUV à la maison
j'deviens monsieur tout le monde, chauve quinqua encore un peu dans le déni pour
son port de lunettes de vue
j'ai payé le crédit immobilier, et j'ai pas les flics au cul
ça fait bizarre de ressembler à un type normal
j'rentre plus beaucoup bourré
depression et désespoir, il ne s'est rien passé, mais ça aurait pu être pire
j'pensais pas vivre si vieux, j'pensais pas tenir
à peu près debout,  dixit ma tueuse j'ai la démarche chaloupée 
(mais mon âme boite dixit moi-même)
j'voulais être un tueur, mais j'étais une erreur
j'ai jamais eu la grande vie, mais j'ai jamais eu votre vie
je vais crever avant la fin programmée génétiquement,
faut qu'j'tienne pour le chien
planté sous les caméras de surveillance, 
j'voulais être un tueur, j'étais mème pas un dealer
j'ai jamais vendu du rêve, je préférais offrir
elle avait de jolis lèvres, j'voulais y lire mon avenir
elle a pris mes rêves pour en faire des avions de papier
comme une forme de diversion, je ne l'ai pas vu s'échapper
la nuit, personne ne pense à moi
et je m'étouffe à chercher un plan pour faire de l'oseille, 
j'ai plus l'âge pour changer la schnouf contre des billets verts
tout ça parce que la liberté s'achète
et l'amour se tache ça sert à rien que j'm'entête
chauve quinqua surement pas conçu pour se montrer sage, j'ai encore des trucs qui suintent
et faudra bien, que j'arrache les yeux de ces mensonges que vous prétendez être la vérité
ô tout ce qui brûle n'est pas mort
ô tout ce qui brûle, c'est toujours ce qui m'a rendu vivant
j'étais pas fait pour faire de l'oseille
35 heures par semaine
j'étais pas fait pour le cynisme de votre capitalisme
et ces images dans ma tête, ma queue dans une chatte, mon doigt dans un cul
y a rien de sain la dedans
mais tout ce que j'ai de malsain n'est pas ton sang sur mes mains
et vos regards assassins glissent sur ma peau de satin et laissent de marbre ce coeur mortel
j'voulais être la fureur, mais je n'étais que la peur
exit la vieille BMW coupé, demain j'ramène un suv
je n'ai jamais voulu vous ressembler et voila que ça arrive
je n'ai jamais voulu vous ressembler et vous me l'avez fait payer
faut toujours du cash dans les poches et une lame dans la manche
je me déplace dos au mur
ça m'évite de miser sur la confiance
et quand ma queue se dresse,
j'pense à une fille qui n'a jamais vécue ailleurs que dans ma tête
ça m'évite les désillusions
et dans la rue, les petits culs ronds s'éloignent toujours de moi
et l'autre jour au mariage, les yeux étaient verts
et c'était comme si j'avais oublié toutes les défaites
et quand j'ai pris la route, je souriais, enfin je ne voyais plus l'amour comme une revanche
et certains pourraient croire que je vais mieux
et pourtant
je me connais assez pour savoir que
je ne peux pas prétendre avoir renoncé à la vengeance


dimanche 17 juillet 2022

De la lumière dans les yeux

hier soir, j'ai vu tes yeux
et j'ai su que tu pourrais guérir les défaites
stopper l'hémorragie
et recoller ma peau là où ils ont arrachés mes ailes
j'ai vu tout ça
et j'ai souri
sur qu'il serait prétentieux de croire que tu pourrais m'aimer
nous n'aurons jamais chaud en se tenant la main
et tu es partie, et je t'ai regardé disparaitre en me disant
qu'il aurait été bon de te reconduire au bout du monde, au bout de la rue
tes lèvres
ton regard, ta peau au goût que j'imagine sucré
j'en crève que rien ne m'appartienne, et je dois t'oublier
demain sera bien assez tôt pour ça, je te garde encore un peu en moi jolie chose précieuse
tu es partie seule et j'aurai voulu être ton amant depuis toujours

vendredi 15 juillet 2022

14 Juillet

c'est l'après midi et je suis bien, je suis avec mon pote et un pote à lui

on parle des femmes qu'on a eu
de celles qu'on a trompé, de celles qu'on a payé, de celles qui nous ont fait payer pour tout ça
nous sommes ce que nous sommes
pas si mauvais qu'on pourrait le croire, enfin eux
nous sommes ce que ce monde a fait de nous et cela n'excuse rien en ce qui me concerne
c'est l'après midi
je bois une bière
et je suis bien

plus tard, je pense à ta bouche sur ma queue de salaud 
et je te chasse de mes pensées

et à Gergovie devant ce parking où elle me suça si bien,
je me souviens d'une autre que j'ai fait saigner, de la chatte et du coeur
sa bouche à elle et son gout pour la pipe qui mettait les hommes à ses pieds
je savais sa valeur mais je le cachais et le jeune con que j'étais me fait sourire

et je me dis, tu ne penses qu'au cul, tu ne racontes que le cul
tu es si misérable, tu es tout ce que tu détestes
tu ne parles jamais des jolis mots, des sourires et de la tendresse, des mains qui se tiennent
des fois où une amante caressait doucement tes cheveux pour t'aider à t'endormir
tu vois le soleil et la lumière du jour comme une brûlure
et la nuit comme de la glace
tu écris tant mais tu ne crois pas aux mots glissés dans le creux de ton oreille
tu pleures pour une présence mais aucune caresse ne fait battre ton coeur

peut-être parce que tout ce qui a été beau à finir par se révéler être
un mensonge de plus
sur un chemin bien éloigné
de
la
vérité

je n'ai jamais voulu être le mouton perdu au milieu des autres dans un camion
en route pour l'abattoir
et j'ai beau me convaincre que je respire mieux seul
c'est bien la que mènent mes errances