dimanche 11 octobre 2026

Le gout de ses lêvres

Moi je voulais ton cul chaque jour que Dieu fesse
et ton coeur était mon armure

il y a des drames dans ma solitude 
il y a des femmes dans mon lit

dieu que la nuit est longue
quand on songe à tout ce qu'étaient les désirs

qu'as tu fais de mes larmes ?

et le matin, je me lève et je pense à une autre
et à ce truc entre nous, qui est à nous, 
et le matin, j'ai déjà oublié à quoi ressemblait les visages du passé

oooooooooooh
j'embrasse la vie, j'embrasse la vie, j'embrasse la vie

qu'as tu fais de mes larmes ?
les gardes tu précieusement pour te souvenir de ce que c'était d'être aimé
tu ne voulais pas de trophée, tu ne voulais pas du bonheur, tu voulais juste un assassin et être la victime
et j'étais la mauvaise pioche qui nuisait à ton plan, et je t'ai entendu mentir et j'ai défoncé mon foie et mon cerveau avec un océan de vodka parce que
                      seuls les mensonges tuent mon amour et me poussent à me détruire
c'est ainsi que je suis
je ne nais que dans la vérité

les larmes ont coulé et j'ai pris les armes et le sang à séché en moins de cent ans, c'était une guerre
une quête, quelle erreur, j'aurais du mettre plus de femmes dans mon lit
laisser leurs caresses refermer les plaies et les écouter quand elles disaient de jolies choses
mais je savais bien que seules la douleur et le goût de la liberté nous font briser nos chaines rouillées

on ne crie jamais aussi fort que lorsqu'on doit s'endormir seul

bébé je flotte, je suis un fantôme, un blanc suaire maculé de tous mes péchés

et il y cette femme magnifique aux yeux verts, elle est dingue, a trouvé Dieu et bois du vin blanc quand je commande un café un café crème
et  un jour à la terrasse du bar tabac on parle, elle sourit, toi et moi on s'était déjà un peu capté du regard dit-elle

et il y a l'autre qui s'ouvre en deux pour moi, qui me murmure : si tu veux, un soir je peux faire la pute pour toi

et il y a des silences et des mots qui se tatouent le long de mes déchirures
c'était si bon d'oublier
c'était si dur, aussi
mais il fallait bien que je danse sous l'orage et quand tout se finira, on me dira perdant magnifique
et on m'aura déjà remplacé et je sais bien que c'est tout ce qui fait ma folie qui me rend
si étrange, toi tu savais, que je suis une pépite et qu'il faut gratter la boue pour me découvrir
je ne sais pas ce que tu as fait de mes larmes, je me fous de ce que tu as fait de mes larmes
il y a cette fille qui sera toujours ma préférée, parce que rien ne blessait, ni ses mots ni ses ongles et
dans ses yeux nul trou, que des rires, et elle, je ne souhaite jamais l'oublier

sans doute à cause du gout merveilleux de ses lèvres


jeudi 8 octobre 2026

Si peu d'amour

j'aurai sans doute du
t'aimer
te donner plus de prix
t'offrir ce que tu méritais et prendre le risque que cesse l'illusion qui rejoignait ton lit en riant

mais j'étais lâche et égoïste

oh dit l'homme qui aspirait à vivre et mourir sans s'excuser
je suis désolé
j'avais si peu d'amour pour toi

je croyais que la gloire viendrait et que les femmes la suivraient
je croyais que j'étais doué, je croyais que j'étais fou
je croyais qu'une m'était destinée et que lorsque je la trouverais jamais elle ne s'enfuirait

la sueur collait tes cheveux autour du bleu de tes yeux, après l'amour
et tu voulais
des choses excitantes, la lumière allumée pour que les voisins s'excitent en nous regardant planqués
derrière leur rideaux
tu aimais qu'on te regarde
et j'aimais ça

il n y a eu ni gloire, ni femme, ni rien pour moi
et quand je te croise tes yeux ont encore la bonté de briller
comme si tu connaissais un secret sur moi que tant d'autres ignorent
comme si malgré toutes les raisons que tu aurais de le faire, tu as décidé de ne pas me détester
(la lumière dans le bleu  de tes yeux en guise de pardon)

oh dit l'homme qui aspirait à vivre et mourir sans s'excuser
je suis désolé
j'ai eu si peu d'amour pour toi

moi, l 'homme tel la drogue qui parcoure les veines et disparait en ne laissant qu'un manque
moi, l'animal, la bête infidèle, qui se nourrissait de ton corps
et cette nuit là, juste avant que l'étreinte nous éreinte, nos peaux nues  collés l'une à l'autre 
dans ton salon, la colère était dans ta voix quand tu me demandais
est-ce qu'elle te fait l'amour comme moi, est ce qu'elle te suce comme moi ?
et tu faisais tout ça en mème temps sous la lumière jaune et ce sexe là était dingue et
tu étais si belle et je ne savais pas te le dire

mon dieu, que les hommes sont lâches et menteurs et je suis l'un d'eux


dimanche 27 septembre 2026

(il existe des paradis qui portent un prénom)

ma vie est un tel bordel qu'avec le recul, il parait normal que je sois déjà tombé amoureux d'une pute
et il y a toujours du sang qui coule de mes yeux lorsque j'affronte le soleil
le feu, depuis lontemps à fait de moi des cendres grises et

je bois tranquille ma citronnade au comptoir du bar de quartier

et te revoila
et je dis tu as le temps de boire un couP ?
et tu acceptes une bière
et je suis toujours trop vieux pour toi, mais tu t'en es toujours foutu

Morceaux de paradis
ton petit nez,
ton petit corps
cette petite bouche bouche où j'ai mis ma langue dans le temps
et cette petite chatte où j'ai mis un doigt ou deux en le faisant, en plein milieu d'une boite de nuit
ces parcelles de toi où il étais si bon de renaitre à la vie

bordel
tu me donnes chaud tu sais
bordel
tu es comme un pain au chocolat tout juste sorti du four, j'ai envie de te croquer

tu parles de toi et je pense à baiser
et je sais que tu sais, 

comme tu n'ignores pas que je suis fou, que je suis pervers

et ton pouvoir sur moi... oui tu le connais

je te poursuivais dans la rue en riant et en criant que je voulais que tu sois mon esclave
et tu répondais non non non, vincent, je ne veux pas être celle là
et la bite à l'air, je te regardais démarrer ta voiture en disant, 
suce moi par la vitre s'il te plait, tout ça n'est que du jeu
et
tu t'enfuyais
mais tu ne me détestais jamais d'être ivre et si fou

et je savais que tu pensais à tout ce qu'on t'avais fait, les blessures de ton âme
déjà, tu avais appris
à la dure et depuis longtemps la vérité : croire
les promesses des hommes revient à attraper le vent avec ses mains

et comment donc aurais tu pu faire confiance à ces yeux rendus encore plus dingues par la vodka
et les plaies que le temps n'avaient pas refermées

et assise près de moi
tu es tellement
tellement
belle

tu me parles de ces choses qui me sont étrangères comme un mari et des enfants
et moi
près de toi
j'aime être là
car c est ici que la vie me brûle
près d'une femme aux yeux rieurs que je n'effraie pas

et l'air de rien, je te vois prendre mon numéro, et t'entends dire je t'appelle pour boire un café
et, désir et flammes au fond de mon être, tout ce qui me dévore 
crois-moi je songe à beaucoup de choses depuis que tu l'as fait

(il existe des paradis qui portent un prénom)



mardi 1 septembre 2026

défibrillateur personnel

Et maintenant 
mon coeur est mort

et une femme qui ne m'a pas vu depuis au moins 18 ans se rappelle
que j'étais un beau blond

et moi de mes yeux fous, je songe que j'ai grandi en croyant que l'insouciance était une arme
mais que rien ne m'avait préparé à ce que je suis devenu
                                                  le temps rend la laideur encore plus effrayante

j'ai finit par aimer la sublime tristesse de la musique classique
et quand vient l'heure du pas de danse
je veux me souvenir que la rage me tient debout bien après que la nuit soit tombée

et tout ce qui souffle sur ma peau, c'est le vent et pas ton souffle
et tout ce qui souffre sous ma peau, c'est du vent et pas ton soufre

Les étoiles continuent de briller après leur mort me dis-je, et il est bien que l'on m'oublie avant
la mienne

il y a quelque part une jolie trentenaire
je songe à sa peau et au rose qui lui va si bien, son cul est une oeuvre d'art et elle aime qu'on la fouette
ses yeux me rendent amoureux 
elle est dangereuse et j'aimerai jusqu'à la fin recevoir ses mots parfois sales dans la nuit

et celle que je baise dit qu'elle prend gout une certaine violence et que les autres lui semble ternes
et celle que j'ai plaqué contre un mur il y a longtemps me demande si moi, j'aime la violence
et je réponds que j'imagine que je pourrai y prendre gout

l'intensité, l'intensité, mon défibrillateur personnel

ce que j'ai léché m'a laissé et je ne laisse rien au monde, sinon quelques misérables poèmes en
guise de témoignage d'une vie aussi inutile que la fatale disparition qui la conclura

et maintenant mon coeur est mort mais les femmes sont toujours aussi belles
et je connais des instants où
je ne me suis jamais senti aussi vivant, je n'aime pas la bagarre mais j'ai toujours aimé boxé


lundi 31 août 2026

Nous étions trop vieux

Mon Amour

nous avions toutes la vie devant nous et une faim de cul et d'amour chevillé au corps
et nous étions trop vieux
de la jeunesse avide de vivre avec des désirs de vieux

toi et moi, une vie rangée, 2,1 enfants, un crédit sur un pavillon 3 chambres dans une
banlieue dortoir

si on l'avait eu, cette vie si normale, à compter le fric qui manquait
à forger la chaine qui nous lierait aux banques, l'esclavage quotidien de la foule

on aurait finit par ne plus vouloir baiser que dans un lit le samedi soir
on aurait fini par ne plus baiser du tout, mème le samedi soir
et dans le même lit, tu aurais fini par hair et mes ronflements aussi et l'odeur de ma peau de bébé
et sans doute, te donner à un autre pendant que j'aurai cassé mes ongles dans une usine grise

pas une ride sur ton visage, un cul ferme et des seins qui affrontait le monde
pas un gramme de gras, un ceinture abdominale, pas abdos minables et quasi tous mes cheveux
et nous étions trop vieux
avec des désirs de vieux

une voiture confortable
un cinéma et un restau le dimanche puis on aurait continuer. dans des fast food pour mal nourrir nos gosses
qui auraient été aussi mal éduqués que ceux des voisins, des vies de vieux, à deux...
s'éloigner tranquillement, sans s'en apercevoir, tout en se tenant la main
 
on était trop vieux

tu étais tombé amoureuse d'un type qui te baisait comme un pute et faisait de toi sa déesse quand
il te disait qu'il t'aimait
un cinglé sans argent mais avec des mains magiques et un cuni qui donnait l'orgasme à chaque fois, qui
t'habillait d'une mini-jupe, te demandait de faire des nattes indiennes, te fourrait des boules
de geisha dans la chatte et parfois, se permettait de t'enculer contre le mur du couloir, tout ça avant
d'aller au cinéma, tout ça avant que la routine ne nous prenne
j'étais ce sale type
et je voulais
que
tu 
ries
du matin au soir
et je voulais
que
tu
rêves

et la réalité nous a mis a genoux

car nous étions trop pauvre pour nos désirs de vieux

En haut de la montagne, tu voulais mourir, je voulais que tu vives mais j'acceptais
de sauter avec toi
si c'était
vraiment
ce qui pouvait te sauver, et après que tu aies choisi la vie, tu disais, personne n'a jamais fait ça pour
moi
et j'imagine qu'encore maintenant, homme ou femme, personne n'a jamais fait ce que j'ai fait pour
toi, ils sont rares ceux qui savent aimer comme moi

mais le fric et les apparences du bonheur et tes désirs de vieille avaient plus d'importance à tes yeux
tu ne seras jamais fière de moi, et tu ne l'as jamais été
je devrais te haïr, mais je m'en fous, j'ai reçu la liberté en cadeau quand tu as brisé la chaine de
velours pourpre qui te liait à mon coeur.

et je voulais devenir écrivain pour écrire des putains d'histoires d'amour dont tu serais l'héroïne qui conduirait des voitures de sport noires et sucerait
des héros plus beaux et plus fort que moi, pour noircir des pages de mots insalubres qui laisserait tranparaitre l'immensité de mon 
amour
pour
toi

tu étais la drogue que je m'injectais dans des veines que tes sourires rendaient solides et plus bleues que
celles des rois

mais nous étions trop vieux

et nous avons fini par oublier que nous étions fait pour les partouzes de l'existence, pour vivre à 200 à
l'heure
la ou les autres auraient freiné à 100.
et la réalité nous a rattrapé, j'étais ta pute et je tapinais dans les usines et les entrepôts et quand
tu relevais les compteurs, toi ma sublime maquerelle, je ne rapportais pas assez pour tes rêves d'évasion

et nous étions trop vieux

avec des désirs de vieux

Et parfois je me souviens quand j'étais ton Dieu
et ça ne me rend pas malheureux
j'ai fini par ne pas avoir
tous ces désirs de vieillard

et aujourd'hui, la bave aux lèvres et le regard halluciné, mes histoires de cœur sous assistance respiratoire, j'affronte le miroir et la vérité se lit
dans toutes mes errances

je suis trop vieux pour mourir

vendredi 28 août 2026

love me trou

C'était vraiment un avion de chasse et ma queue était le manche à balai qui la faisait planer avant de l'envoyer en l'air accomplir toute sorte d'acrobaties plus ou moins aériennes

Le matin, je la regardais partir au boulot par la fenêtre, au volant de sa voiture, une cigarette
fichée entre ses lèves de suceuse, la ou la nuit précédent j'avais fourré sans complexe ma queue de connard, ce qui lui conférait un air vulgaire que j'adorais et
que je trouvais tellement bandant.

Je connaissais le gout de sa chatte et la perfection de son cul. 
Les insultes et les mots crus, très crus la faisait mouiller, et je pouvais claquer son cul de pute à loisir, elle
adorait aussi

merde,
un type comme moi ne pouvais que rêver de rester accroché à cette perfection physique, du visage aux pieds,
il n'y avait rien à jeter

bien sur, il m'en fallait plus, tout ça seul n'expliquait pas pourquoi j'étais raide dingue de cette salope
mais elle était adorable, avait un truc en plus et elle adorait baiser, oui.

je voyais de la divine magie dans sa faim insatiable de ma queue, et une fois qu'elle avait
disparue de mon champ de vision céleste,
je ne pensais qu'à la revoir pour la lécher de partout jusqu'à ce qu'elle jouisse.
dans un premier temps.

On ne peut pas parler d'une femme ainsi
on ne peut pas aimer une femme juste pour son corps
on ne peut pas se souvenir d'une femme juste à cause du cul 
etc...
bien sur que si, on peut.

Merde, elle non plus n'aimait pas quand je parlais comme ça, dehors, dans les bars ou les appartements de ceux
qui ont toujours aimé me dévaloriser, ceux qui ne comprenaient pas ce qu'elle foutait avec un type comme
moi. 
elle disait, celui que j'ai à la maison est différent et sans doute avait-elle raison

mais,
on parle de la femme qui un jour me déclara le plus simplement du monde :
- avant toi je pensais que le sexe dans un couple, c'était 10, 20 voir, 30% quand ça marche bien. Avec toi c'est 60 ou 70 voir 80%... et mème 100% certains jours.
merde on était deux dans la baise, n'allez pas croire que je faisais tout, j'étais le train de wagon qui tamponnait la locomotive, rien de plus !

et un jour je lui dis des choses si belle... et d'autre nuits, je voulus mourir pour tuer son absence
et rien de tout ça ne justifie la saleté qui enrobe mes mots, mais je suis ce que je fuis

alors allez tous vous faire foutre !







lundi 17 août 2026

J'ai mal pour un rien

J'ai toujours eu besoin de mots sales et brûlants,
pour écrire ou pour lire, des écrivains - femmes ou hommes - qui brûlent sur la papier blanc
pour qui chaque jour passé ici bas est un enfer voulu par un Dieu égoïstement absent qu'ils ne s'autorisent pas à
pardonner. 
 
il me faut ça
de l'intensité 
pour enfin m'ouvrir les yeux sur la réalité 
 
il y a des gens comme ça, des fous comme moi
totalement pas faits pour ce monde
inadaptés pour survivre dans la jungle
pour qui le mot carrière est synonyme d'esclavage 
 
 je regardais cette fille avec des yeux emplis d'amour
je léchais sa chatte avec application et désir sale
mais c'est son âme que je voulais aspirer, pourquoi donc croyais-je qu'elle en possédait une
alors que j'avais déjà perdu la mienne au lieu de la vendre ? 
 
je regardais cette fille - une autre, tout aussi belle -
contre un mur je voulais la plaquer
et la lécher
et son cœur brisé, je voulais recoller
d'autres avec moins de scrupules en ont piétiné chaque morceau
 
j'avance sur un rythme différent et je ne connais pas les pas de danse, en conséquence de quoi
on ne me pardonne jamais et sous les rayons de leur soleil, je n'aspire à nulle rédemption, la volonté de 
me voir
coupable n'engendre pas ma culpabilité 
 
souvent, je prétend que j'écris la queue à la main, ils me cloueront sur une croix de bois noir pour ça
sans doute suis-je le seul à trouver cela plus sain que la drogue et l'alcool
et il m'a fallut arrêter l'alcool pour écrire ceci, arrêt qui ne rend pas le reste moins vain...
  
les artistes qui réussissent le savent bien,
dix millions de dollars bien placés en bourse et du cul tous les jours, pas toujours avec la mème personne
suffisent souvent
pour faire oublier  l'autodestruction
et le manque d'amour
 
le sang coule toujours moins fort sur des draps en satin rouge
et si le besoin s'en fait ressentir, il suffit toujours d'ôter un peu de ce couteux maquillage sur nos pâles cicatrices
pour garder intact sa crédibilité 
et oublier que ce qui nous ronge ne nous rend pas meilleur et que peu importe la douleur
seule compte la survie 
 
je regardais cette fille manger dans le restaurant de supermarché
as tu déjà fait l'amour sous l'orage ? demandai -je
elle affirma en riant que j'étais malade, mais elle ne commanda pas de dessert, ô rage de vivre d'été qui
lia deux amants en différents endroits 
et sous le pont, trempée par la pluie comme par le désir, prise contre un mur, elle gémit et crie et sur l'autre berge, un livreur de pizza nous regarde
baiser, en fumant une cigarette, j'imagine qu'il ne regrettait pas la météo qui l'avait conduit la. 
 
on a tous besoin d'un truc pour tenir, dix millions de dollars bien placés en bourse, du cul pas tous les jours
pas toujours avec la mème personne, pas de miroir sur les murs de son existence pour ne pas 
affronter son reflet, voila de bonnes option me dis-je, toujours aussi fauché, toujours aussi seul
toujours aussi fou, la folie et la différence sont de bonnes excuses pour ses échecs et ses mauvais choix 
me dis-je en affrontant ma laideur dans la glace sale de ma salle de bains
 
j'ai mal pour un rien, c'est peut-être de là que vient mon besoin de crier plus fort que les autres
mais rien n'excuse toutes ces fois, tous ces jours où je me contente d'hésiter. 
 
regarde moi brûler, parfois l'incendie est une forme de vie contagieuse