mardi 20 octobre 2020

Boys don't cry

ma laideur dans le miroir me renvoie à mes échecs à coups de pied dans mon cul de salaud
face à face avec moi même ne me ramène pas au temps de ma splendeur qui n'a jamais
existé

j'ai vu repasser cette étrange invitation facebook à laquelle je n'ai jamais répondu
depuis plusieurs années 

vu que tu avais repris ton nom de jeune fille 

reste loin de moi, je n'ai toujours pas de fric et tomber amoureux deux fois d'une pute vénale
serait un total manque de respect pour ma banquière
 
Les garçons ne pleurent pas mais ils se brisent
c'est une chose à savoir
 
t'avais peu joui quand nos âme seules se sont trouvées mais
tu suçais bien et t'aimais la queue et qu'on te lèche surtout
et tes rêves d'amour éternel et de douceur
c'était du vent
un écran de fumée bleu sans autre vocation que masquer le vide de tes envies
t'empruntais du fric à mon père dans mon dos et
jamais tu n'as songé à lui rendre 
 
et après tous ces jolis mots dans ta bouche si parfaitement peinte quand t'étais là,
tout ce mal que tu as dit de moi quand tu t'es tirée, ça aussi c'était gratuit

putain si tu savais ce que c'est bon pour moi d'en avoir plus rien à foutre
de tout ça
et de ta petite gueule de chienne
bon de ne plus croire à cette théorie infantile des âmes sœurs 
t'étais un coup fourré et j'ai appelé ça de l'amour fou
      
et si ma voix résonne quand les hommes te trahissent
et si mes caresses se rappellent à tes désirs enfouis, 
et si remonte le temps où ton cœur battait plus fort parce que personne ne parle comme moi
le temps où ta culotte se trempait rien qu'en prononçant mon prénom parce que personne
ne savait tordre ton ventre de désir comme moi,
alors
passe à autre chose,
ne viens pas
reprends où tu en étais avant de te laisser distraire et continue à m'oublier
 
il y a des mecs pleins les rues et ils rêvent tous de se taper une fille comme toi
tu es un vrai caméléon,  tu corresponds tellement aux attentes de celui qui t'enlace
tu sais si bien faire, je peux voir ton esprit changer de couleur et ta langue s'enrouler autour de ta proie 
et je ne veux plus de ces corps creux qui se souviennent de moi quand ils chutent
et pour rien au monde je ne voudrais du tien à nouveau

pour rien au monde

Les garçons ne pleurent pas mais ils se brisent
puis ils se réparent
c'est une chose à savoir
 
 

 
 


samedi 17 octobre 2020

Si tu es une jolie fille et que tu comprends ceci appelle-moi donc ;)

Il faut se confronter à la mort pour trouver trouver belle la crasse mais bien peu plongent dans l'abime

j'adore dire des trucs comme ça et me prétendre intelligent dis-je à mon pote poète qui écrit vraiment bien
lui et moi, nous aimons ce qui touche et nous détestons ces gens qui pensent que la poésie doit-être belle,
et propre sur elle
nous pensons que ça la rend terne
attention, nous ne détestons pas la beauté,
mais nous connaissons la portée universelle d'une culotte sale
 
je pense un instant à la fille qui dit que je parle trop de cul et pas que dans mes textes
je ne sais que dire
des gens tuent à cause d'un dessin, des gens violent et rejettent la responsabilité de leurs actes sur une
jupe qui serait... "trop" courte. 
je ne suis pas un type bien mais je ne me sens pas si malsain que tu as bien voulu me le dire

il y a plus de cul que d'amour dans ce monde, voilà donc que le cul devient un terme universel
L'amour c'est sale, le sexe c'est sale, il y a de violence dans les étreintes et des trahisons
dans chaque promesse.

 - c'est moi ta salope préférée ? me demande ce matin le message de la fille qui pourrait être ma fille

- Mais oui !!! dis-je

ce qui la comble d'aise. 
J'ai envie de gifler ses seins et de lui dire de lécher mes couilles.
 
La beauté réside dans son désir que je le fasse.




 
 
 
 


 

 


mercredi 14 octobre 2020

Si tu veux une analyse gratuite, tape toi un(e) psy

Tu vois ma tueuse, elle n'a pas fait des grandes phrases, pas comme dans les bouquins où
les films d'auteurs français chiants remplis de personnages qui ressemblent à
des personnes que tu ne rencontres jamais dans ton monde personnel, avec des problèmes de riches qui ont le temps de se préoccuper
de trucs existentiels dont personne ne se préoccupe, principalement parce que la réalité des individus
est de trouver un moyen de bouffer jusqu'à la fin du mois et une raison de ne tuer personne au boulot...

Ma tueuse

elle a dit, "je crois que je vais partir"
et une autre fois, "je crois que j'aurais du être fier de toi... oui, c'est tout ce qui t'a manqué, j'aurais
du être fier de toi"
 
elle n'a pas dit, "vincent, tu es cabossé à l'intérieur, perdu dans ta misère matérielle et sentimentale
et au vu de ton incapacité à décrocher un emploi payé bien mieux que le salaire minimum afin de nous
assurer un
minimum de confort je pense qu'il est plus sain que je m'éloigne de toi de manière définitive"
 
elle n'a pas greffé sur les raisons de la rupture un peu de poésie comme,
"tes yeux sont deux océans obscurs où dérivent les corps de tes espoirs morts-nés"
 
non,
elle a fait simple, c'était suffisant et...

efficace
 
dans la vraie vie les gens n'écrivent pas
ils se contentent de vous briser

mardi 13 octobre 2020

tous les incendies qui ravagent la planète

Hors-la-loi de la poésie j’écris comme un commet un crime 
j'éjacule des phrases en forme de viol littéraire 
 
tout à la fois maquereau et catin je prostitue mon âme sur des trottoirs ternes où ne passe jamais personne
 
et pour la réalité
Je voulais que ce soit facile parce que je ne suis pas taillé pour lutter
j'ai encaissé,
j'ai décaissé,
je manque d'une paire de bras chaud qui me tiendrait
éloigné de moi et mes sordides envie de destruction personnelle

oh la blonde dit, quand est ce que tu te fais éditer ?
moi je dis, les éditeurs sont un peu comme les femmes, je ne correspond pas à leurs attentes
oh j'ai appris à me foutre de tout, écrire me suffit
oh je suis une prise de risque de 100 kg sans cheveux et personne n'a jamais parié sur moi
oh la blonde, est-ce que tu mouilles pour moi ?
est-ce que tu mouilles pour moi ?
est-ce que... ?

si longtemps j'avais mon propre lit de clous dans l'antichambre de l'enfer
si longtemps je croyais que je pourrais devenir beau une dernière fois
trop longtemps à s'éloigner de moi
quand on s'égare on songe à des soleils qu'on ne verra plus jamais, quand on s'égare on sombre
obscurité intérieure, je patine sur la glace de mon cœur

je t'appelle mon amour mais tu n'étais qu'un détour
et dans la voiture je disais beauté du monde et tu ne me croyais pas
tu étais déjà partie, seul ton corps était là, mensonge pale sur le siège passager
et je songeais à te marier, décalage du mode de pensée, aujourd'hui je suis porté disparu à tout jamais, 
ton cœur est un labyrinthe humide où s'est perdu mon plus beau visage
 
reste sauvage dis je au monde
la civilisation te mène à ta perte
 
je regarde le chien, il semble paisible à mes pieds, j'me vois enfiler mes bottines grises
il me faut un manteau à col en fausse fourrure, une vieille merco, figure de style pour prendre la route
il y a des fractures dans les regards que je te jette
tu connais la douleur
mais tu ne sais rien de la façon dont ils m'ont battu
 
ok
ok
ok
je suis le monstre dis-je à la danseuse, pardonne moi
mais je ne souhaite pas vraiment qu'elle le fasse
les coupables survivent aux innocents
 
tu sais mon meilleur ami va mourir, les docs ont baissé les bras
alors forcement, ça va pas bien 

et tous les incendies qui ravagent la planète ne sécheront pas mes larmes


 
 
 

dimanche 11 octobre 2020

assassin

On croit que l'argent est la clef, mais le nombre et les armes font souvent la différence
 
nuit pâle,
des agresseurs rodent
je te ramène et tu ris,
pas de bisous, ni de tentative,
j'ai changé

shakespare est mort, nous le savions, d'autres l'ont suivi
les tombes sont froides quoi que tu crées
j'ai la vision de la mort de ce monde imprimé dans mes rétines
couleur chaudes et le sang qui n'éteint aucun feu
 
ce sont les hommes qui créent la folie
et voilà d'où je suis né, de leurs manières et des trahisons
absoluté nécessité de m'éloigner d'eux
une autre le savait, elle partageait mes désirs
cruelle dentition du destin planté dans ma peau
je voulais qu'elle m'aime mais qui le pourrait ?

assassin je me voulais car
l'assassin survit

mardi 6 octobre 2020

Branlage cérébral n°245694

Je l'ai déjà dit, ceux qui ont des femmes rêvent de s’évader, ceux qui n’en ont pas rêvent de s’emprisonner, je voudrais jouir dans ta bouche me dis-je en contemplant ton visage derrière ce comptoir, tu es belle, incroyablement belle et tellement jeune, moi je suis vieux et fou et il y a un homme qui t’aime, il y a toujours un homme qui vous aime, ou qui prétend vous aimer, cela n’a pas d’importance, l’étreinte n’aurait  pas lieu même si tu étais la plus seule de toutes, je suis devenu trop vieux, tu aimes juste que je te fasse rire pour trouer l’asservissement du travail, tu sais maintenant je ne bois plus et quand je m’endors je sombre dans un sommeil sans rêve, c’est mieux de ne pas rêver, mieux de ne rien espérer, nous ne sommes rien, nous ne sommes que des jouets dans les mains du destin et nous avons créé des Dieux que nous croyons à notre image, des dieux plus cruels que nous et nous appelons chaque faux pas une remise en question et chaque coup bas de l’existence, une épreuve et nous voulons nous croire important mais nous mourrons et nous finissons dans l’oubli, peu importe que pour certains  leurs créations restent, ceux qui nous survivent oublient quel personne nous étions, enfants de pute ou saints et nos futiles branlettes comptent pour du beurre, nos branlettes ne sont nuls péchés mortels, et nos crimes, nos lâchetés ne sont consignés nulle part et il n’y nulle jugement, simplement,  nous mourrons et ceux qui ont tenu le plus longtemps et sont allés le plus haut ont gagné et le monde continue, le monde fait son bonhomme de chemin et le propre de l’humain, encore et toujours est de se croire indispensable à un univers qui ne se souvient même plus de l’avoir créé et toi tu te fiches de ça, tu bouges avec aisance derrière se comptoir et dans ma tête de dingue, (je suis l’homme à tête de fou), je ne crois pas que je brûlerai d’avoir tant désiré lécher ta chatte au gout que j’imagine incroyablement délicieux.

dimanche 4 octobre 2020

les héros du rock n'roll meurent les uns après les autres

alors docteur,
les héros du rock n'roll meurent les uns après les autres
je ne sais pas d'où vient le mal être
j'ai juste passé ma vie, toute ma vie
à n'être pas assez
 
                          pas assez beau
                                                pas assez costaud
                         pas assez friqué
 
et ce depuis le début
 
cette sensation de n'être chez moi nulle part
cette sensation de ne pas être à ma place
de n'être pas fait pour ce monde
je l'ai depuis toujours

trop sensible,
                                              empathe dans un monde de psychopathe
mal barré quoi

j'ai grandi et j'ai rencontré un million de fils de pute
dont le but était de me baiser dans les grandes largeurs
et un million de filles de pute dont le but était de NE PAS me baiser
au sens propre (mais de me baiser dans les grands largeurs au sens figuré, le reste du monde
est ton ennemi)
 
Monde d'enculés égoïstes
il m'en a fallut du temps pour devenir comme vous
il y a des ombres dans vos sourires, de l'obscurité sournoise derrière vos regards amicaux
 
On prend on jette on oublie
ne me dites pas que c'est de l'amour
ne me parlez pas de la stabilité financière, de la perfection physique
mais jugez moi de ne pas parler aux moches et relisez la phrase ci-dessus (il m'en a fallut du temps etc...)
Les filles ne tombent pas amoureuses du paysan charmant
les garçons ne tombent pas amoureux de cendrillon avant son nez refait, ses seins gonflés et une jolie
robe noire moulant son petit cul de pute
 
la salope qui vit en moi est une lesbienne
le connard qui vit en moi est un homme
 
épiphanie quand j'ai joui dans ton cul
épiphanie quand ta langue léchait mes couilles (et ton regard lubrique était le joyaux de la couronne)
je suis tellement cassé, tellement brisé je ne bande plus que pour un passé révoqué
je cherche la souffrance pour ressentir, croire que je suis vivant, souviens toi fils de chien tu aimais
tellement la vie me dis-je
                                         la beauté pour capter les regards, les mots pour dérober un cœur,
je ne joue pas selon ces règles là, je suis déclassé, hors concours et je roule seul, à force
d'être laid finirai-je par tomber amoureux de moi ?
 
je buvais toute la nuit, parfois toutes les nuits, juste pour tuer ce qui m’empêchait
de parler à la moindre chevelure (moi), je buvais et j'en devenais dingue et effrayant
et quand je rentrais, c'était à genoux que je venais vers toi, mais tu n'étais jamais là
et cette absence était un clou dans ma croix
et parfois je pense à la fille avec ses cheveux blonds
elle valait sans doute plus le coup que toi, mais je n'ai pas su la saisir au vol
et je ne sais  si ses sourires sont devenus factices, on ne devrait jamais vivre
avec quelqu'un qu'on n'aime plus vraiment
Il n'y aurait donc eu qu'une seule fille aux cheveux blonds ? je ne crois pas non
 
La nuit me nuit
ma nuit me nuit
quelque chose me guette derrière mes fenêtre et je dors avec un couteau sous l'oreiller
ce monde serait plus simple si je savais tuer sans états d'âme
 
je me voyais bien dans une suite d’hôtel dans une capitale étrangère,
serti dans un costume de prix, attendant les interviews et les jolies chienne en chaleur avides de 
ma queue de génie littéraire éventuel
ça ne s'est pas passé comme ça et
toi tu as bien vu ce que j'étais, ce que je suis, peu importera le déguisement 
à tout jamais,
je resterai ce perdant là et rien ne me sauvera plus de ton jugement partial
 
et quand je m'(h)ai(s)me, je joue à me faire mal, je joue à me clouer et je coule
des jours heureux à coups de canons au plus profond de l'océan sombre que sont mes vaines interrogations
l'érectile et sentimental passé n'est plus qu'un éternel silence qui meuble les soirées
d'hiver
il faut bien l'accepter
et je ferme les yeux et je rêve d'une cascade de longs cheveux dont je ne connaitrais ni le prénom 
ni ses chaines fussent-elles de velours
et j'aspire à une avalanche de caresses que nulle promesse ne viendrait ternir
 
je suis coupable de n'avoir jamais appris à vivre sans peur