vendredi 6 décembre 2019

Sombritude


Invisible à l’œil non exercé
est le sang qui goutte sur le carrelage sombre de mon âme

mardi 3 décembre 2019

your wetcome

Tu habites dans un sombre abime
où ma bite t'abime
et tout ce que je suis aussi
et tu songes à t'enfuir, assise près de moi
le nez dans un livre
et quelque chose de moi le sens déjà
qu'il va mourir et ne plus jamais renaitre
et depuis
j'attends que la planète écarte les cuisses pour moi
et je ne sais plus dire merci ni je te hais-me
je regarde en arrière et je ne souffre plus
je regarde en avant et la mort sent le souffre
est-ce donc ainsi que j'aurai vécu ?
en brulant sans jamais devenir océan ?
parfois je m'assois dans un champ
et je sais que tous les soleils sont de fausses promesses
la nuit effraie, mais elle est plus sincère
la blonde aux yeux bleus électriques me dit
que seuls les mecs mariés avec leur regard torve
la matent
moi je pourrais jouir sur ce visage
bien que je ne sois pas marié
il fut un temps ou j'aurai exigé plus d'elle
mais elle est rusée alors je la regarde déployer sa toile
si tuer pouvait libérer, il y a longtemps que j'aurai pris perpétuité
je reste sur les mots qui donnent envie aux saintes de donner leur cul
et je partirai emportant ma folie
le monde a bien assez à faire avec la sienne

Dieu mouille pour toi ! me dis-je
(on se rassure comme on peut)







jeudi 28 novembre 2019

quelqu'un quelque part

"j'ai arrête maintenant, c'est lui qui m'a calmé depuis que je suis avec, mais sinon
tu peux me prendre n'importe quand n'importe où et par tous les trous"

elle est bourrée, mais j'aime sa vision de la vie (quel mec ne l'aimerait pas)
et il me semble que dans  sa phrase, le tu ne s'adresse pas à moi en particulier
je le ressens comme une vision générale du genre masculin mais
Au cas où je me trompe, je répond, "je ne peux pas, tu es la femme de mon pote"
(je suis un homme prudent)

Je ne sais pas pourquoi c'est toujours à moi qu'elles confient ces trucs là
je ne sais pas pourquoi c'est jamais avec moi qu'elles couchent
mais j'imagine que dans un cas, elle en éprouvent le besoin et dans l'autre non

on est salement bourré, l'alcool dégouline par tous les pores de ma peau d'alcoolique laid
il y a des soirs où je me prouve avec passion que je bois trop
des soirs où j'oublie que je n'aspire plus à ça.
trop vieux trop fou trop seul et maintenant trop soul

Il y a une brune avec un regard apeurée
quand elle rit elle devient magnifique
dans ses yeux nous voyons quelque chose
qui ressemble à du défi
pourquoi n'a-t-elle aucun homme à son bras ?
Sa beauté lui permettrait d'accrocher le scalp de nombreux amants
à sa ceinture
peut-être cherche-t-elle autre chose.
Je lui souhaite de le trouver.
je ne me sens plus à la hauteur pour être ça

Il y a une blonde
je lui propose un plan à trois avec mon pote
elle serait partante mais ça va poser problème dans notre groupe d'amis
tu sais, machin baise avec machine qui ne veut pas de vrai relation mais ne veux pas non plus
que machin baise machine numéro 2
L'alcool aura peut-être ma peau mais les relations humaines m'épuisent

quelqu'un quelque part
c'est ce que nous attendons tous
sans doute qu'un type s'est pointé au rendez vous en avance et s'est fait passer pour moi
ou que j'ai raté ma chance quand je l'ai tenu entre mes mains tremblantes
je penche pour la deuxième solution
putain de looser égocentrique que je suis

L'éternité me semblerait longue
mais elle serait toujours plus rassurante que la mort

















dimanche 17 novembre 2019

Dieu est le seul absent qui n'a jamais tort !

Je m'étais rasé les couilles pour elle un soir qu'elle venait
mais elle avait préféré mettre sa langue dans la bouche d'un pote
je gagne moins souvent que je le laisse paraitre et je fais avec

les hommes la brisent
et parfois l'ont frappée
regard intense, elle pense que je suis un type bien
et comme toutes celle qui le pensent, elle ne couche pas avec moi

étrangeté du désir
étrangeté de la vie
je répète à l'envi

elle est mal à l'aise quand je parle de faire l'amour tous les deux alors je ne lui en parlerais plus
et je ne la rejoins pas pour boire jusqu'au matin car me voilà vieux et bon à marier
je ne cours plus dans les rues sombres

et pour l'oublier, une femme chasse l'autre, je pense à la blonde qui
maintenant est mariée avec un homme
qu'elle songeait à quitter avant qu'il ne la demande en mariage, deux enfants depuis
je lui  faisais des promesses auxquelles je croyais de toute mon incompréhensible candeur et
elle disait, je ne peux pas croire ce que toutes ces jolies choses dans ta bouche, il y a trop de femmes
autour de toi,
et je ne baisais pas avec ces femmes autour de moi, ou peut-être une ou deux ou trois ou quatre
par ci par là et jamais plus d'une fois ou deux ou trois ou quatre
mais pas plus, qu'est-ce qu'elle était belle quand elle doutait de moi

et elle a préféré celui qu'elle ne voulait plus aimer et maintenant sur les photos elle parait heureuse
comme nous paraissons tous heureux dès qu'un regard ou un appareil photo se braque sur nos vies
ne dis-t-on pas heureux comme un mensonge ?
non ?
on devrait pourtant

mais je souhaite qu'heureuse elle le soit, elle m'a donné plus de valeur que bien d'autres
et je n'ai eu aucun prix à payer pour son estime et pour les autres
je ne suis jamais là quand elles rêvent et disons le sans appréhension
Dieu est le seul absent qui n'a jamais tort !
alors tant pis et tant mieux, quand les cartes sont distribués on joue avec celles que l'on tient
dans sa main, qu'elle tremble ou non

peu importe la rue ou je chemine, c'est toujours du goudron entouré de béton
j'apprends à manier la pelle et la pioche mentale pour planter des arbres où
s'abriteront les oiseaux multicolores qui peuplent le désert de mon âme

et dans mon frigo, il a des yaourts et du poulet et des carottes et de la nourriture pour chien
et j'ai oublié d'acheter des bières et
je n'ai jamais aimé boire seul et la branlette reste l'activité solitaire la moins réductrice en terme de santé et c'est celle qui me procure le plus bel épanouissement personnel depuis que j'ai raté avec
conscience toute carrière professionnelle et histoire sentimentale

j'ai peut-être besoin d'une femme toxique et manipulatrice, d'une plongée en apnée dans la folie
pour reprendre goût à moi-même

je suis beau des chevilles et gras du bide, et bizarrement depuis quelques temps je trouve les blondes
magnifiques et si tu as les yeux verts tu pourras sans doute transpercer mon cœur plus facilement
mais je serais toi je ferais comme les autres, je l'abandonnerais là ou tu l'as trouvé et inutile
de m'appeler pour que je le récupère, je n'en ai plus besoin

déraison intense
déraison intense
j'attends la langue pendante mais jamais la planète n'écarte ses cuisses pour moi
la plume est plus forte que l'épée mais l'épée ne le sait pas
la plume est plus forte que l'épée sauf en combat singulier

je manque de fuel, faut que je rejoue du triangle amoureux
dire que c'est la lumière qui m'a piégé     
depuis                                                       
il n'est jamais bon que je m'égare en moi
labyrinthe vicieux que mon moi intérieur
labyrinthe visqueux que mon moi intérieur






samedi 16 novembre 2019

Novembre 2019

- Son père était spécial, j'allais me marier et je ne pouvais la voir qu'une heure par jour chez lui, avec lui, du coup j'avais une copine pour sortir la nuit, c'était pas bien beau. Cette fille était folle et sa soeur bossait avec moi à l'usine, elle était à fond dans la religion et lui disait que c'était  pas bien ce qu'elle faisait, moi je rentrais de la guerre, pendant deux ans j'avais connu que les filles des bordels et je voulais vivre... -

Histoire de sa vie dans sa bouche
lui et moi dans sa voiture, les chiens avec nous partis en ballade,
tout ça un jour disparaîtra, tout ça sera pardonné et d'ici là, je ne veux ni ne peux juger

je me souviens, elle, sur le lit d'hôpital, "moi sans toi, c'est pas moi" disait-elle"
et lui qui jamais ne confie ses blessures ou douleurs
si souvent dans sa bouche, "elle me manque, elle me manque"

amour d'une vie, amour immortel
voici que ça existe
et je souris

lundi 11 novembre 2019

Björn Borg du coup de ceinture

il y a des nuits comme ça, flammes et amour de la vie

l'alcool dans le sang, trop vieux pour, mais fait pour ça,
la folie courre, et hante ma peau, mes veines ont le bleu de la démence
je regarde la blonde et je dis je te brûle comme je veux
et elle objecte, elle croit que tout est masque destiné à tomber
et je dis, rien de chez toi ne me fait peur
et elle précise, je sais comme je suis
je n'ai rien à redire, mais je sais qu'elle m'effraie
c'est ce que tu fais vivre, mots et aventures, qui change les choses, pas qui on est

et aux mecs je ne sais plus pourquoi, je parle de cette fille,  20 ans plus tôt,
elle
blonde aux yeux bleus
star du x, trois nuit dans sa chambre d'hôtel à Bruxelles
et tout ce que je lui ai mis, c'est un matelas sur le crâne
c'était drôle, on n'avait ri, mais rien de plus
je donne le nom et
recherche sur internet et les mecs pensent que je suis fou, de n'avoir rien essayé
et je dis, désolé mais j'ai besoin d'un feeling, avec elle je ne l'avais pas
et les mecs ne comprennent pas
et la blonde dit, t'inquiètes il en a eu d'autres
et je dis, il y avait des filles partout
je n'en ai pas eu tant que ça, mais il y en avait partout et à la reflexion
ce sont elles qui m'ont eu, on ne fait rien qu'elles ne décident pas
et je maintiens, j'ai besoin d'un feeling
et je donne le nom d'une autre, brune aux yeux verts et précieux
elle a dit, tu as dragué la danseuse pour me rendre jalouse et coucher avec moi
et j'ai éclaté de rire, avoué
elle a dit bravo, ça a marché
#vinceestunsalopard pour la beauté du geste, la ruse était perfide bien qu'évidente
je donne le nom et je dis cherchez
(et elle, souvent je juge, c'est la plus belle de toute, mais ce n'est pas celle que j'ai aimé à m'ouvrir l'âme en deux en gémissant, et sa bouche n'était pas celle, précieuse et dangereuse, en forme de cœur non plus)

mes mains sur des hanches, rires et folies
tout ça se termine un jour
je n'ai jamais été beau, mais j'ai parfois vécu comme si je l'étais

il y a des nuits comme ça, flammes et amour de la vie

une fille que je ne connaissais pas quelques heures avant
me met du rouge vif et je dis toi je ne t'aime pas
puis je dessine mes lèvres sur le front des copines
mon pote dit, on dirait une vieille pute
et ça nous fait marrer, tu peux croire qu'il nous en faut peu mais ça c'est vraiment beaucoup de chaleur
et je dis à la fille qui me met du rouge à lèvres, je t'ai cernée
elle dit oh j'assume tout ce que je suis, tu peux me taper, j'aime ça
à son mec, lui il faut pas trop qu'il joue avec nous
et son mec à moi, si tu veux tu viens avec nous mais faut accepter toutes les règles
et moi
merde, avec les mecs je peux pas, vraiment pas, j'adorerais mais je peux pas, mon corps ne veut pas
et donc retour seul, il m'a toujours manqué un truc, cette fois c'était la bisexualité
c'était pas grand chose mais ça manquait

et je pense à des nuits où j'étais un dieu dans la bouche d'une fille de feu
et je note la cuite, 10/10
et j'ai du feutre vert sur mon crâne chauve et du rouge qui colle sur mes lèvre merveilleusement douce
rien n'est crédible dans la folie du has been,
ok je baise moins, mais je baise plus haut
tout est dans l'envol
celles qui rêvent d'un truc qui dévore en dedans et d'un désir qui plie les corps de sa brûlure me
comprendront

mes mains sur des hanches, rires et folies
tout ça se termine un jour
je n'ai jamais été beau, mais j'ai parfois vécu comme si je l'étais

looser, nul doute
mais une seule de mes défaites rend ridicules tes victoires
et je songe à des nuits ou j'étais un Dieu dans la bouche d'une fille de feu
et ce n'était ni ta mère ni ta soeur, elle était beaucoup plus belle
c'était celle dont tu rêvais
et que personne n'aura jamais comme moi je l'ai eu

autre instant autre perte de contrôle
sale con bourré mais talent du fou
fessée sur l'autre blonde, puis,  ma ceinture ôtée et dans ma main rieuse, elle se cambre pour moi
jolie geste, ça claque
spectatrice souriante
la fille qui me met du rouge vif apprécie, je dis, quinze ans de tennis
je suis le Björn Borg du coup de ceinture
le McEnroe de la flagellation

image dans ma tête, la fille aux longs cheveux disait, je veux bien voir le vince bourré et fou
et moi
non, non, tu ne veux pas voir
elle aurait du être là
continuer à arrêter de boire avec sa bière dans la main, elle saurait
d'autres fois je suis pire, aussi belles et sensuelles que soient les danseuses
et dans leurs yeux meurt toute la lumière que je pourrais faire briller là
voilà ce qu'est être son pire ennemi
désir de vie, désir de mort liés dans le souffle de l'étreinte
je rêve de choses sales à vivre pour les écrire, désolé mon amie, tu pourras
m'étranger et me gifler, je suis une mer de contradictions
le souffre et la souffrance noyés dans la rage
un océan de poésie sombre et salace

chose étrange, tout à l'heure, flash de raison pure dans ma tête de cinglé
toutes mes amiEs ou presque qui n'ont jamais voulu de moi ne serait-ce que pour tirer un coup
sont toutes dans des histoires où elles sont, à divers degrés, malheureuses et
toutes mes amiEs ou presque qui ont voulu de moi ne serait-ce que pour tirer un coup
sont dans des histoires où elles s'épanouissent,
je me force à voir là une forme de renforcement personnel,
je n'ai jamais été beau, mais cela n'a pas pas toujours compté

Subtil aveu
tout ce que les femmes m'ont offert
j'ai prétendu l'avoir volé,
elles ont mené le jeu et sourit avec indulgence
quand je me prétendais roi sur leur domaine

J'ouvre les yeux et toute fuite est inutile
                          mes amours folles sont autant de tombes qu'éclaire une lune blafarde
                     mais la musique du cœur ne cesse qu'au dernier battement












mercredi 6 novembre 2019

du sang sur tous les orifices

lumière spectrale, intérieur noir
du sang sur tous les orifices, parfois je rêve de toi en cadavre
ton ombre c est ce qui est le moins sombre
y a des assassins dans ton intimité
et des reflexes suicidaires dans ton conditionnement
je crois au mélange pas à la reproduction
Il faut être fou pour faire des enfants et les confier à ce monde
j'claque des culs quand je peux, ma côte est en baisse
je suis au loin quand toi tu rampes devant ton mec
pas de regret j'ai déjà lâché ta laisse, pas la peine d'en faire des caisses
Spectre blafard, extérieur jour
faudra bien que je rampe hors de ma cave/que je dévore la lumière du soleil
j'ai trop longtemps cru à l'horizon, t'as une gueule de mirage
putain si tu savais ce qui me dévore de haut en bas
putain  toi tu sais comme je t'déflore de haut en bas
je te dis sois ma pute tu dis d'accord
je te dis sois ma pute tu dis toi d'abord
putain my girl, j'ai rien d'un rapper, j'porte le manteau du raté
laisse couler l'oseille, j'lécherai bien une lesbienne pour oublier ton cœur hétéro/clit
y avait des matins bleus et tout ce qui coulait collait
tu savais te vendre comme une grande dame
dire que j'ai cru que t'avais une âme
ta vie c'est des gigas bites à t'enfiler dans le disque dur
clic clac bang
j'arme l'arme et j'tire
est-ce que j'vise ta tête ou bien la mienne ?
le temps est venu de déposer les larmes
baby, bel effet de manche, ton couteau décore encore mon dos
quand j'flotte c est  rien de moins qu'aux confins de la folie
ça me redonne le sourire bébé/bouffé par les verres, j'dors mieux imbibé
on doit tous survivre aux souffrances qu'on s'inflige avec une constante inconscience
j'ai la colère comme un gosse de vingt ans, la réalité paranoïaque m'avale
je t'laisse la coke et j'prends les putes c'est un bon début
t'as connu de plus mauvais deal dans l'étreinte de nombreux mensonges
t'as beau raconter tes trucs, je reste un chien d'enfer
tu veux oublier mais toi aussi tu sais comme moi je sais
y avait des matins bleus et tout ce qui coulait collait...