vendredi 28 août 2026

love me trou

C'était vraiment un avion de chasse et ma queue était le manche à balai qui la faisait planer avant de l'envoyer en l'air accomplir toute sorte d'acrobaties plus ou moins aériennes

Le matin, je la regardais partir au boulot par la fenêtre, au volant de sa voiture, une cigarette
fichée entre ses lèves de suceuse, la ou la nuit précédent j'avais fourré sans complexe ma queue de connard, ce qui lui conférait un air vulgaire que j'adorais et
que je trouvais tellement bandant.

Je connaissais le gout de sa chatte et la perfection de son cul. 
Les insultes et les mots crus, très crus la faisait mouiller, et je pouvais claquer son cul de pute à loisir, elle
adorait aussi

merde,
un type comme moi ne pouvais que rêver de rester accroché à cette perfection physique, du visage aux pieds,
il n'y avait rien à jeter

bien sur, il m'en fallait plus, tout ça seul n'expliquait pas pourquoi j'étais raide dingue de cette salope
mais elle était adorable, avait un truc en plus et elle adorait baiser, oui.

je voyais de la divine magie dans sa faim insatiable de ma queue, et une fois qu'elle avait
disparue de mon champ de vision céleste,
je ne pensais qu'à la revoir pour la lécher de partout jusqu'à ce qu'elle jouisse.
dans un premier temps.

On ne peut pas parler d'une femme ainsi
on ne peut pas aimer une femme juste pour son corps
on ne peut pas se souvenir d'une femme juste à cause du cul 
etc...
bien sur que si, on peut.

Merde, elle non plus n'aimait pas quand je parlais comme ça, dehors, dans les bars ou les appartements de ceux
qui ont toujours aimé me dévaloriser, ceux qui ne comprenaient pas ce qu'elle foutait avec un type comme
moi. 
elle disait, celui que j'ai à la maison est différent et sans doute avait-elle raison

mais,
on parle de la femme qui un jour me déclara le plus simplement du monde :
- avant toi je pensais que le sexe dans un couple, c'était 10, 20 voir, 30% quand ça marche bien. Avec toi c'est 60 ou 70 voir 80%... et mème 100% certains jours.
merde on était deux dans la baise, n'allez pas croire que je faisais tout, j'étais le train de wagon qui tamponnait la locomotive, rien de plus !

et un jour je lui dis des choses si belle... et d'autre nuits, je voulus mourir pour tuer son absence
et rien de tout ça ne justifie la saleté qui enrobe mes mots, mais je suis ce que je fuis

alors allez tous vous faire foutre !







lundi 17 août 2026

J'ai mal pour un rien

J'ai toujours eu besoin de mots sales et brûlants,
pour écrire ou pour lire, des écrivains - femmes ou hommes - qui brûlent sur la papier blanc
pour qui chaque jour passé ici bas est un enfer voulu par un Dieu égoïstement absent qu'ils ne s'autorisent pas à
pardonner. 
 
il me faut ça
de l'intensité 
pour enfin m'ouvrir les yeux sur la réalité 
 
il y a des gens comme ça, des fous comme moi
totalement pas faits pour ce monde
inadaptés pour survivre dans la jungle
pour qui le mot carrière est synonyme d'esclavage 
 
 je regardais cette fille avec des yeux emplis d'amour
je léchais sa chatte avec application et désir sale
mais c'est son âme que je voulais aspirer, pourquoi donc croyais-je qu'elle en possédait une
alors que j'avais déjà perdu la mienne au lieu de la vendre ? 
 
je regardais cette fille - une autre, tout aussi belle -
contre un mur je voulais la plaquer
et la lécher
et son cœur brisé, je voulais recoller
d'autres avec moins de scrupules en ont piétiné chaque morceau
 
j'avance sur un rythme différent et je ne connais pas les pas de danse, en conséquence de quoi
on ne me pardonne jamais et sous les rayons de leur soleil, je n'aspire à nulle rédemption, la volonté de 
me voir
coupable n'engendre pas ma culpabilité 
 
souvent, je prétend que j'écris la queue à la main, ils me cloueront sur une croix de bois noir pour ça
sans doute suis-je le seul à trouver cela plus sain que la drogue et l'alcool
et il m'a fallut arrêter l'alcool pour écrire ceci, arrêt qui ne rend pas le reste moins vain...
  
les artistes qui réussissent le savent bien,
dix millions de dollars bien placés en bourse et du cul tous les jours, pas toujours avec la mème personne
suffisent souvent
pour faire oublier  l'autodestruction
et le manque d'amour
 
le sang coule toujours moins fort sur des draps en satin rouge
et si le besoin s'en fait ressentir, il suffit toujours d'ôter un peu de ce couteux maquillage sur nos pâles cicatrices
pour garder intact sa crédibilité 
et oublier que ce qui nous ronge ne nous rend pas meilleur et que peu importe la douleur
seule compte la survie 
 
je regardais cette fille manger dans le restaurant de supermarché
as tu déjà fait l'amour sous l'orage ? demandai -je
elle affirma en riant que j'étais malade, mais elle ne commanda pas de dessert, ô rage de vivre d'été qui
lia deux amants en différents endroits 
et sous le pont, trempée par la pluie comme par le désir, prise contre un mur, elle gémit et crie et sur l'autre berge, un livreur de pizza nous regarde
baiser, en fumant une cigarette, j'imagine qu'il ne regrettait pas la météo qui l'avait conduit la. 
 
on a tous besoin d'un truc pour tenir, dix millions de dollars bien placés en bourse, du cul pas tous les jours
pas toujours avec la mème personne, pas de miroir sur les murs de son existence pour ne pas 
affronter son reflet, voila de bonnes option me dis-je, toujours aussi fauché, toujours aussi seul
toujours aussi fou, la folie et la différence sont de bonnes excuses pour ses échecs et ses mauvais choix 
me dis-je en affrontant ma laideur dans la glace sale de ma salle de bains
 
j'ai mal pour un rien, c'est peut-être de là que vient mon besoin de crier plus fort que les autres
mais rien n'excuse toutes ces fois, tous ces jours où je me contente d'hésiter. 
 
regarde moi brûler, parfois l'incendie est une forme de vie contagieuse 
 
 
 

dimanche 2 août 2026

dans sa chanson Miki se touche sur un autre vincent que moi

La canicule est là pour nous rappeler que le monde est en train de crever de notre main d'humain
alors je viens la nuit, un peu avant minuit
promesse d'orage, je ne prends pas la mini moto

ta petite maison, rez de chaussée sur-élevé, la veilleuse bleutée est suffisante pour que nos yeux se trouvent

c'est là qu'on baise 
dans ta chambre
fenêtre ouverte pour trouver de l'air, mais c'est sur ta peau que je respire

tout le monde peut voir tout le monde peut entendre de la rue
l'espace d'un instant, je m'inquiète pour ta sécurité, quand je serais reparti, mais tu
t'en fous et je sais que tu ne m'as pas fait venir pour ça
alors je me consacre à toi et ton corps brulant, trouve ta bouche et léche tes seins
laisse l'instant et la situation devenir excitants, putain, on a toujours aimé faire des choses
devant les gens, pas pour provoquer, juste pour se marrer.

et on baise comme ça et tu dis qu'il ne faut pas faire de bruit mais on se connait 
et tout le monde peut voir de la rue grâce à ta petite lampe
et ça m'excite et mes claques résonnent sur ton cul dans la nuit noire de ta petite ville
de campagne et tu n'as pas assez de volonté pour retenir tous tes cris et tous le monde peut
nous entendre et bordel tout ça m'excite à fond et gavé de viagra de contrebande, je te baise
comme un salaud, 56 ans dans un mois, mais je m'entraine encore à la boxe thaï et je vais
courir avec le chien, et je tape encore 320 pompes en une heure en série de 10 ou 20 et ne peux plus
lever les bras pendant 3 jours, et tu dis "putain le rythme
de malade" et ça ne sert à rien de mentir, en vérité, je suis en train de crever sur toi, mais crever comme
un chien essoufflé sur une femme aussi bonne et aussi chienne que toi, c'est crever d'une
belle mort, plus belle qu'un cancer ou cette maladie qui me ferait t'oublier petit à petit. toi
et tous les autres miracels de ma vie à prénom féminin, putain
tu es belle et tu es une salope et ça me rend dingue et ça fait 21 ans qu'on se voit et qu'on se baise
parce que l'amour est un mensonge équivalent à celui de l'existence de Dieu
et qu'on se marre en pensant à tous ceux qui laissent la vie à deux, les projets, les enfants,
les crédits, les carrières et les réveils matins détruire tout ce qu'ils y a de beaux entre eux et
putain c'est bon de te défoncer
et de te traiter de pute et de t'entendre ne pas t'autoriser à gémir et je me fous du reste et du futur puisque
j'ai le palpitant au bord de l'explosion et les poumons en feu
il n'y a que toi et
ton plaisir qui compte et je me fous de jouir dans ta chatte ou sur tes seins ou sur ta gueule, 
en fait je me fous de jouir, je me finirai tout à l'heure, chez moi, sur du porno gratuit, je veux juste
te baiser
te baiser
te baiser
et je fourre aussi deux doigts dans ton cul, et tu dis non pas ta bite tu vas me faire mal et je dis ok
parce que c'est toi qui fixe les limites et que je sais, que je peux te fouetter à coup de ceinture si je le souhaite et je trouve ça aussi magique que de t'enculer, mais pas de fouet cette nuit là, il faut être discret, et tes fesses sont moins rouges que d'habitude, j'accède à ta requête, même mes fessées sont
un peu moins appuyées que d'habitude pour satisfaire à cette foutue discrétion et
je sais que tu me détesterais de te dire des mots d'amour puisque tout ça n'est pas de l'amour, juste
cette putain de complicité qui est la notre et nos peaux qui sourient quand elles sont collées
et nos âmes qui sont faites pour être libres et solitaires mais s'appellent quand le désir d'un corps
devient trop fort, trop... nécéssaire et j'aime bien être près de toi parce que c'est dingue, mais
que rien de tout cela ne me détruira comme l'amour a pu le faire dans le temps, te baiser ne nécessite
pas de marcher en équilibre sur une corde sentimentale et alors il n'y a nul risque de chute
putain la baise sale est supérieur à l'amour propre, Bébé, j'aime tellement te mordre dans le creux
de ton épaule nue et quand tu te lèves pour aller chercher de l'eau tes jambes se dérobent sous toi et
je me sens plus fort que je ne suis, et je me sens homme, et je me sens justifié, ici dans cette maison aux fenêtres ouvertes comme entre tes cuisses, je me sens à ma place à cet instant comme si le plan de Dieu
n'avait jamais été que de me donner une jolie queue pour que tu en uses et en abuses jusqu'à ne plus pouvoir marcher du lit jusqu'à ta cuisine puis revenir une bouteille d'eau à la main, c'est bon d'être ton jouet
d'être ta pute que tu appelles quand tu as envie de te faire prendre, putain je te jure, c'est vraiment
bon, parce que c'est simple, un coup de fil et j'accours, et pas besoin de bla bla, de boire un verre
ou de se raconter nos vies
toi et moi,
c'est un peu comme quand je bossais sur les plateaux de films pornos
c'est un peu comme celles qui parfois me prenaient par la main ou m'embrassaient
                                juste pour me dire qu'elles voulaient baiser
et c'était un truc que j'aimais, et que j'aime toujours, cette idée que je n'ai pas tenir un rôle
ou une place, et que ni elle ni l'autre n'ait besoin de faire semblant de s'intéresser à nos vie, c'est juste
nos désirs, nos envies qui se trouvent sans fioritures et s'accordent dans le rythme d'une étreinte endiablée
et voilà
comment nous aimons vivre
parce que c'est dans la petite mort, qu'on se sent tellement vivant

et quand je rentre chez moi où le chien m'attend pour pisser,
dans la voiture bleue je me la pète grave dans mon imaginaire malsain
j'oublie que dans le porno aussi, je me tapais les boulots de merde (et parfois les plus jolies aussi)
et je me laisse à croire à ma prétendue puissance, à l'idée que ma queue serait le manche à balais qui
piloterai le coeur, le cul et la chatte des jolies dames
et tout à mon délire, je me laisse aller à prétendre et me murmure à mon oreille décollée que
dans sa chanson, Miki se touche sur le mauvais vincent 
et que c'est surement triste pour elle
quitte à frimer pour soi, il faut ce qu'il faut, certains se prennent pour superman et moi pour superbite
l'homme qui pourfend les chattes et venge toutes les femmes possible des hommes qui ne leur procurent
jamais le moindre orgasme, et je fais ça sans vergogne et en oubliant toutes les fois où, moi aussi,
j'ai été tellement nul, mauvais plus souvent qu'à mon tour
et c'est sans doute du à l'ivresse de la victoire de la nuit, alors je me laisse faire et

ouais, je me la pète comme un con

et c'est le résultat de ton pouvoir, le pouvoir des femmes, 
il en suffit d'une seule
une seule nuit
pour qu'un homme sans réussite aucune, se prenne pour une superstar



jeudi 30 juillet 2026

le souvenir

                        je me souviens, toi et ta tunique noire alanguies sur un matelas posé sur le sol
moi trop soul, et incapable de bander, venu trop tard, j'ai déjà
vécu ça trop de fois avec d'autres
j'ai déjà raconté ça, trop de fois

toi
ton verre de blanc à la main,
"je vais t'aider" dis-tu
et
"toi tu fais ce que tu dis" quand je te lèche avec un doigt dans ta chatte rose et trempée

les nuits étaient folles
et l'amour nous manquait quand bien mème savions-nous que ce n'était pas fait pour nous
nous aimions bruler dans les flammes pour oublier l'enfer de nos vies
nous aimions quelque chose d'insaisissable qui parfois surgissait dans nos yeux au milieu de la folie
qui vivait là
folie faite de provocation, les étreintes étaient notre calice

moi si laid et toi si belle
divine salope, complètement barge, avide de queue, ces images ne me quittent pas tu sais

la vie est dingue et elle aussi me disais-je et juste avant l'aube, les deux je dévorais

j'étais bien sur, ton mauvais choix de plus et tu n'écoutais pas la petite voix intérieure qui te le murmurait



lundi 6 juillet 2026

La mini-jupe en jean

J'ai ma sale gueule et mes fantasmes dégueulasses
j'ai mon bide et ma folie, j'ai 20 ans de trop, et bien sur, toujours mon regard barge
et toi
tu me vois au concert de la québécoise à la mode
et c'est sans doute la fois où j'ai le moins bu de toutes nos soirées

et je veux croire que tu te souviens bien sur
de la boite de nuit
et sous la mini-jupe en jean, de ma main dans ta petite culotte, tranquillou discret
et tes lèvres sur les miennes
et ta langue qui s'enroule comme un petit serpent autour de la mienne

oh ta mouille sur mes doigts, c'est tout ce que j'ai en tête en ce moment là
j'oublie tous mes amis dans la foule et toutes les bières que je voulais boire

et tu as l'air tellement heureuse de me revoir
tu es un rire, et tes yeux ont toujours le mème truc en dedans
et tu te marres, et ta main sur mon épaule, ça m'électrise
et bien
sur
je voudrais recommencer comme avant, ne me détesteste pas
d'avoir encore cette envie folle de coller quelque chose sur ta bouche, la mienne ou un truc
gonflé
du désir de te donner ce que tu réclamerais

oh oh oh,
bien sur que ton mari ne voudrait pas
oh oh oh
faudrait pas lui en parler
oh oh oh

bien sur 
bien sur
bien sur

putain, tu le savais bien que j'étais dingue quand tu m'as laissé t'approcher tous ces soirs de bringues
tout ca parce qu'en moins de dix minutes, j'ai vu ce que d'autres n'avaient jamais vu
en des années

ton gout pour le sexe violent

je sais meme pas pourquoi à l'époque on n'a jamais baisé
peut-être parce que j'étais tout le temps soul, peut-être parce que tu savais qu'il arrive que la folie
ne soit qu'une carapace
et qu'en dedans vivait un gosse pleurnichard que je m'évertuais à noyer dans l'incendie de la vodka

peut-être parce que tu savais qu'on ne gagne jamais rien avec les rois de la défaite dans mon genre

et j'ai un million de photos de toi nue pour me souvenir de ce que je n'ai jamais oublié
à quel point tu es belle
à quel point tu étais seule

ça, et la délicieuse sensation de ta mouille sur mes doigts
sous la mini-jupe en jean





dimanche 28 juin 2026

Envoyez moi vos petites culottes sales par la poste

ah ah ah, fait le clown dans le miroir, ah ah ah et aussi oh oh oh quand passe un joli cul sur le trottoir
la métisse est fabuleuse, dans la vingtaine, marche les yeux vissés sur l'écran de son téléphone
et je me dévisse à la mater et derrière elle suit une femme âgée qui me jette un
regard qui crie "tous des porcs et toi le premier" (les femmes me
percent le coeur et parfois à jour)

les groupies ont disparu, preuve que les femmes ont la raison de leur côté
(la fille au cul rond
la fille qui utilisait le mot baiser dans la conversation
la fille qui avait bu la pisse de son amant
celle qui aime être battu et humilié
celle qui avait adoré quand son maitre l'avait offerte à un inconnue sur un parking la nuit
celle qui disait que ça allait quand c'était moi qui lui disait le mot pute
celle qui..
celle qui...
sachez donc que je vous ai adoré car vous portiez toutes, de la lumière pour draper votre peau nue)

et l'autre jour je roulais vers mon plan cul sur ma petite moto histoire de pratiquer mes
deux passions dans la mème journée
et je me sentais bien

et dans le lit, shooté au viagra de contrebande
je claque son cul et sa jolie petite gueule de chienne et elle dit
psychopate
psychopate
psychopate
et en redemande
et je lui en redonne
puis elle doit rallumer l'ordinateur pour le boulot et je mange ses gâteaux aux fruits rouges et
ses barres chocolatées sur le canapé
et une autre m'écrit pour me dire qu'elle a trop la gueule de bois pour boire un verre avec moi
mais qu'elle sera heureuse de le faire quand je reviendrai par ici.

Mon plan cul
un jour il y a longtemps je tenais ses mains, et je lui disais "montre moi ton âme, tu n'es pas la folle que tu prétends être, tu es tellement belle en dedans, aussi. montre moi !"
et dans un moment d'absolue beauté, ses yeux ont changé et de délicates larmes ont coulées
et ce que je savais être là est apparu,
elle, incroyablement et parfaitement...
belle
je ne pourrais jamais trouver quelqu'un comme toi a-t-elle dit après et je savais bien qu'elle méritait
mieux que moi

la chaleur tue l'herbe et je vis nu comme un vieux pervers sur le carrelage blanc
et je vais voir Charlotte Cardin en concert et je croise un million de filles qui n'éprouveraient que répulsion
si je tentais de les approcher
et la vie me prend tout ce que j'avais de beau et
j'en veux toujours plus
de cul
d'amour
de ciels magnifiques et de fraise des bois sur le bord du chemin

et ce qui manque c'est l'argent, et ce qui les calmerai tous, ce serait la gloire
monde de merde, peuplé de fous
avec parfois, quelques lumières dérangées qui déchirent l'obscurité d'un seul sourire, les femmes

le divin n'est pas amour, ne croyez pas en l'amour de quelqu'un qui crée un monde où chaque créature doit
en manger
une autre
pour survivre
et puisque les mouches dévoreront ma peau douce, en attendant
envoyez moi vos petites culottes sales par la poste et vos corps dénudés par messagerie
envoyez moi quelque chose qui rende la chaleur insupportable
Dans ce monde d'hommes, les femmes sont si seules et je veux pouvoir prétendre que certaines pensent à moi
quand elles s'endorment

dans les bras du connard qui les baise








mercredi 6 mai 2026

lala di lala di

c'est comme ça et c'est tant pis
ce qui est beau meurt et ce qui est laid dure

je suis dans un truc de bobo, une inauguration, espace de coworking
truc à la mode où, comme partout, je n'ai pas ma place 

je revois plein de visages féminins qui, dans le temps, m'évitaient sur les pistes de danse
c'était l'époque où je pouvais branler 1M77 de chair brulante au comptoir juste
parce que ça nous faisait marrer, elle, dieu et moi

la fille que j'accompagne me demande si je me suis tapé des mecs
je dis que non, pas mon truc, j'ai fait 200 fois la fête dans des boites gays mais dès qu'un type
me pose sa main dessus, c'est autre chose
elle ne me croit pas bien sur, comme à chaque fois que je dis la vérité, j'ai cessé de vouloir me battre contre ça aussi

la blonde incroyablement belle et dure comme un coeur de granit me sourit et me demande si ca va
toujours ces yeux bleus avec dedans ce truc complètement dingue qui pourrait asservir une divinité
elle est moi on se comprend mais je ne dois jamais ramper sinon elle me méprisera

je bois du vin
et un cocktail rouge
mange indien
n'ignore pas que les filles me regardent à cause de la beauté de celle que j'accompagne

je pense à la gamine dans le magasin de sport, un peu plus tôt, qui parle de la couleur de mes yeux et 
qui aime bien mon look, 
un peu biker
elle devait pas avoir 25 ans
merde, l'espace d'un après midi, 
ça me fait oublier mon visage
ça me fait croire que....

à ma place nulle part
je suis tel un suicide toujours reporté

en partant je montre où il y avait une boite avant, 
je sortais avec la serveuse et je me suis fait sucer
par une autre fille dans les chiottes pendant qu'elle travaillait
le lendemain je lui ai dit que je l'avais trompée, ça ne sert à rien de mentir sur ce qu'on est, 
c'est un coup à finir marié avec 2,1 enfants.

j'étais fait pour être une rock star
j'étais fait pour aimer la drogue et les mannequins
j'étais fait pour créer des musiques qui prennent au tripes jusqu'aux meilleurs d'entre nous
j'était trop souvent défait pour réussir quoi que ce soit

quelque chose me ronge
quelque chose refuse de s'apaiser
j'étais enragé et je pleure encore comme un enfant, je me dis que je devrais doigter la destinée

et la fille aux cheveux rouge dit : j'ai connu celle qui l'a rendu comme ça
et je souris, car elle sait, aussi, que celle-ci, avant de me rendre comme ça, je la baisais comme personne
et c'est ce qui me parait le plus important aujourd'hui
et la fille aux cheveux rouges rit tout le temps et j'adore ça comme je pourrais l'adorer, elle
mais quand elle n'avait personne, elle n'a jamais eu l'idée de m'appeler, ça aussi c'est triste mais c'est
ainsi, juste un truc de plus à ranger dans la catégorie rien ne m'empêche de voir le soleil

l'eau a presqu'autant coulé sous les ponts que la vodka dans mes veines
j'étais le plus moche et j'ai eu les plus belles, crèvent les rageux, crèvent les jaloux, j'ai le sourire
et parfois je me branle en sachant que leurs femmes mouillent pour un taré comme moi

bébé, donne moi des mots et je ferais battre la démesure à ton coeur
est-ce que toi et moi on s'aime ?
est-ce que toi et moi on s'aime ?
est-ce que toi et moi on s'aime?

dans le ciel, mon regard émeraude, ô femmes, trop de vos diamants ne sont que brutes
je ne suis pas fou, je ne désire qu'être libre

quand viendra l'heure de fermer tes paupières pour la dernière fois, je ne tiendrais pas ta main mon amour
parfois je regarde la pluie et j'imagine que ce sont tes larmes et voilà comment l'orage me redonne
le sourire

lala di lala di

parfois j'aime et ça ne sert à rien alors je me guéri et j'oublie

lala di lala di

dans ma tête, tous les mondes sont désertiques

lala di lala di