dimanche 2 août 2026

dans sa chanson Miki se touche sur un autre vincent que moi

La canicule est là pour nous rappeler que le monde est en train de crever de notre main d'humain
alors je viens la nuit, un peu avant minuit
promesse d'orage, je ne prends pas la mini moto

ta petite maison, rez de chaussée sur-élevé, la veilleuse bleutée est suffisante pour que nos yeux se trouvent

c'est là qu'on baise 
dans ta chambre
fenêtre ouverte pour trouver de l'air, mais c'est sur ta peau que je respire

tout le monde peut voir tout le monde peut entendre de la rue
l'espace d'un instant, je m'inquiète pour ta sécurité, quand je serais reparti, mais tu
t'en fous et je sais que tu ne m'as pas fait venir pour ça
alors je me consacre à toi et ton corps brulant, trouve ta bouche et léche tes seins
laisse l'instant et la situation devenir excitants, putain, on a toujours aimé faire des choses
devant les gens, pas pour provoquer, juste pour se marrer.

et on baise comme ça et tu dis qu'il ne faut pas faire de bruit mais on se connait 
et tout le monde peut voir de la rue grâce à ta petite lampe
et ça m'excite et mes claques résonnent sur ton cul dans la nuit noire de ta petite ville
de campagne et tu n'as pas assez de volonté pour retenir tous tes cris et tous le monde peut
nous entendre et bordel tout ça m'excite à fond et gavé de viagra de contrebande, je te baise
comme un salaud, 56 ans dans un mois, mais je m'entraine encore à la boxe thaï et je vais
courir avec le chien, et je tape encore 320 pompes en une heure en série de 10 ou 20 et ne peux plus
lever les bras pendant 3 jours, et tu dis "putain le rythme
de malade" et ça ne sert à rien de mentir, en vérité, je suis en train de crever sur toi, mais crever comme
un chien essoufflé sur une femme aussi bonne et aussi chienne que toi, c'est crever d'une
belle mort, plus belle qu'un cancer ou cette maladie qui me ferait t'oublier petit à petit. toi
et tous les autres miracels de ma vie à prénom féminin, putain
tu es belle et tu es une salope et ça me rend dingue et ça fait 21 ans qu'on se voit et qu'on se baise
parce que l'amour est un mensonge équivalent à celui de l'existence de Dieu
et qu'on se marre en pensant à tous ceux qui laissent la vie à deux, les projets, les enfants,
les crédits, les carrières et les réveils matins détruire tout ce qu'ils y a de beaux entre eux et
putain c'est bon de te défoncer
et de te traiter de pute et de t'entendre ne pas t'autoriser à gémir et je me fous du reste et du futur puisque
j'ai le palpitant au bord de l'explosion et les poumons en feu
il n'y a que toi et
ton plaisir qui compte et je me fous de jouir dans ta chatte ou sur tes seins ou sur ta gueule, 
en fait je me fous de jouir, je me finirai tout à l'heure, chez moi, sur du porno gratuit, je veux juste
te baiser
te baiser
te baiser
et je fourre aussi deux doigts dans ton cul, et tu dis non pas ta bite tu vas me faire mal et je dis ok
parce que c'est toi qui fixe les limites et que je sais, que je peux te fouetter à coup de ceinture si je le souhaite et je trouve ça aussi magique que de t'enculer, mais pas de fouet cette nuit là, il faut être discret, et tes fesses sont moins rouges que d'habitude, j'accède à ta requête, même mes fessées sont
un peu moins appuyées que d'habitude pour satisfaire à cette foutue discrétion et
je sais que tu me détesterais de te dire des mots d'amour puisque tout ça n'est pas de l'amour, juste
cette putain de complicité qui est la notre et nos peaux qui sourient quand elles sont collées
et nos âmes qui sont faites pour être libres et solitaires mais s'appellent quand le désir d'un corps
devient trop fort, trop... nécéssaire et j'aime bien être près de toi parce que c'est dingue, mais
que rien de tout cela ne me détruira comme l'amour a pu le faire dans le temps, te baiser ne nécessite
pas de marcher en équilibre sur une corde sentimentale et alors il n'y a nul risque de chute
putain la baise sale est supérieur à l'amour propre, Bébé, j'aime tellement te mordre dans le creux
de ton épaule nue et quand tu te lèves pour aller chercher de l'eau tes jambes se dérobent sous toi et
je me sens plus fort que je ne suis, et je me sens homme, et je me sens justifié, ici dans cette maison aux fenêtres ouvertes comme entre tes cuisses, je me sens à ma place à cet instant comme si le plan de Dieu
n'avait jamais été que de me donner une jolie queue pour que tu en uses et en abuses jusqu'à ne plus pouvoir marcher du lit jusqu'à ta cuisine puis revenir une bouteille d'eau à la main, c'est bon d'être ton jouet
d'être ta pute que tu appelles quand tu as envie de te faire prendre, putain je te jure, c'est vraiment
bon, parce que c'est simple, un coup de fil et j'accours, et pas besoin de bla bla, de boire un verre
ou de se raconter nos vies
toi et moi,
c'est un peu comme quand je bossais sur les plateaux de films pornos
c'est un peu comme celles qui parfois me prenaient par la main ou m'embrassaient
                                juste pour me dire qu'elles voulaient baiser
et c'était un truc que j'aimais, et que j'aime toujours, cette idée que je n'ai pas tenir un rôle
ou une place, et que ni elle ni l'autre n'ait besoin de faire semblant de s'intéresser à nos vie, c'est juste
nos désirs, nos envies qui se trouvent sans fioritures et s'accordent dans le rythme d'une étreinte endiablée
et voilà
comment nous aimons vivre
parce que c'est dans la petite mort, qu'on se sent tellement vivant

et quand je rentre chez moi où le chien m'attend pour pisser,
dans la voiture bleue je me la pète grave dans mon imaginaire malsain
j'oublie que dans le porno aussi, je me tapais les boulots de merde (et parfois les plus jolies aussi)
et je me laisse à croire à ma prétendue puissance, à l'idée que ma queue serait le manche à balais qui
piloterai le coeur, le cul et la chatte des jolies dames
et tout à mon délire, je me laisse aller à prétendre et me murmure à mon oreille décollée que
dans sa chanson, Miki se touche sur le mauvais vincent 
et que c'est surement triste pour elle
quitte à frimer pour soi, il faut ce qu'il faut, certains se prennent pour superman et moi pour superbite
l'homme qui pourfend les chattes et venge toutes les femmes possible des hommes qui ne leur procurent
jamais le moindre orgasme, et je fais ça sans vergogne et en oubliant toutes les fois où, moi aussi,
j'ai été tellement nul, mauvais plus souvent qu'à mon tour
et c'est sans doute du à l'ivresse de la victoire de la nuit, alors je me laisse faire et

ouais, je me la pète comme un con

et c'est le résultat de ton pouvoir, le pouvoir des femmes, 
il en suffit d'une seule
une seule nuit
pour qu'un homme sans réussite aucune, se prenne pour une superstar



jeudi 30 juillet 2026

le souvenir

                        je me souviens, toi et ta tunique noire alanguies sur un matelas posé sur le sol
moi trop soul, et incapable de bander, venu trop tard, j'ai déjà
vécu ça trop de fois avec d'autres
j'ai déjà raconté ça, trop de fois

toi
ton verre de blanc à la main,
"je vais t'aider" dis-tu
et
"toi tu fais ce que tu dis" quand je te lèche avec un doigt dans ta chatte rose et trempée

les nuits étaient folles
et l'amour nous manquait quand bien mème savions-nous que ce n'était pas fait pour nous
nous aimions bruler dans les flammes pour oublier l'enfer de nos vies
nous aimions quelque chose d'insaisissable qui parfois surgissait dans nos yeux au milieu de la folie
qui vivait là
folie faite de provocation, les étreintes étaient notre calice

moi si laid et toi si belle
divine salope, complètement barge, avide de queue, ces images ne me quittent pas tu sais

la vie est dingue et elle aussi me disais-je et juste avant l'aube, les deux je dévorais

j'étais bien sur, ton mauvais choix de plus et tu n'écoutais pas la petite voix intérieure qui te le murmurait



lundi 6 juillet 2026

La mini-jupe en jean

J'ai ma sale gueule et mes fantasmes dégueulasses
j'ai mon bide et ma folie, j'ai 20 ans de trop, et bien sur, toujours mon regard barge
et toi
tu me vois au concert de la québécoise à la mode
et c'est sans doute la fois où j'ai le moins bu de toutes nos soirées

et je veux croire que tu te souviens bien sur
de la boite de nuit
et sous la mini-jupe en jean, de ma main dans ta petite culotte, tranquillou discret
et tes lèvres sur les miennes
et ta langue qui s'enroule comme un petit serpent autour de la mienne

oh ta mouille sur mes doigts, c'est tout ce que j'ai en tête en ce moment là
j'oublie tous mes amis dans la foule et toutes les bières que je voulais boire

et tu as l'air tellement heureuse de me revoir
tu es un rire, et tes yeux ont toujours le mème truc en dedans
et tu te marres, et ta main sur mon épaule, ça m'électrise
et bien
sur
je voudrais recommencer comme avant, ne me détesteste pas
d'avoir encore cette envie folle de coller quelque chose sur ta bouche, la mienne ou un truc
gonflé
du désir de te donner ce que tu réclamerais

oh oh oh,
bien sur que ton mari ne voudrait pas
oh oh oh
faudrait pas lui en parler
oh oh oh

bien sur 
bien sur
bien sur

putain, tu le savais bien que j'étais dingue quand tu m'as laissé t'approcher tous ces soirs de bringues
tout ca parce qu'en moins de dix minutes, j'ai vu ce que d'autres n'avaient jamais vu
en des années

ton gout pour le sexe violent

je sais meme pas pourquoi à l'époque on n'a jamais baisé
peut-être parce que j'étais tout le temps soul, peut-être parce que tu savais qu'il arrive que la folie
ne soit qu'une carapace
et qu'en dedans vivait un gosse pleurnichard que je m'évertuais à noyer dans l'incendie de la vodka

peut-être parce que tu savais qu'on ne gagne jamais rien avec les rois de la défaite dans mon genre

et j'ai un million de photos de toi nue pour me souvenir de ce que je n'ai jamais oublié
à quel point tu es belle
à quel point tu étais seule

ça, et la délicieuse sensation de ta mouille sur mes doigts
sous la mini-jupe en jean





dimanche 28 juin 2026

Envoyez moi vos petites culottes sales par la poste

ah ah ah, fait le clown dans le miroir, ah ah ah et aussi oh oh oh quand passe un joli cul sur le trottoir
la métisse est fabuleuse, dans la vingtaine, marche les yeux vissés sur l'écran de son téléphone
et je me dévisse à la mater et derrière elle suit une femme âgée qui me jette un
regard qui crie "tous des porcs et toi le premier" (les femmes me
percent le coeur et parfois à jour)

les groupies ont disparu, preuve que les femmes ont la raison de leur côté
(la fille au cul rond
la fille qui utilisait le mot baiser dans la conversation
la fille qui avait bu la pisse de son amant
celle qui aime être battu et humilié
celle qui avait adoré quand son maitre l'avait offerte à un inconnue sur un parking la nuit
celle qui disait que ça allait quand c'était moi qui lui disait le mot pute
celle qui..
celle qui...
sachez donc que je vous ai adoré car vous portiez toutes, de la lumière pour draper votre peau nue)

et l'autre jour je roulais vers mon plan cul sur ma petite moto histoire de pratiquer mes
deux passions dans la mème journée
et je me sentais bien

et dans le lit, shooté au viagra de contrebande
je claque son cul et sa jolie petite gueule de chienne et elle dit
psychopate
psychopate
psychopate
et en redemande
et je lui en redonne
puis elle doit rallumer l'ordinateur pour le boulot et je mange ses gâteaux aux fruits rouges et
ses barres chocolatées sur le canapé
et une autre m'écrit pour me dire qu'elle a trop la gueule de bois pour boire un verre avec moi
mais qu'elle sera heureuse de le faire quand je reviendrai par ici.

Mon plan cul
un jour il y a longtemps je tenais ses mains, et je lui disais "montre moi ton âme, tu n'es pas la folle que tu prétends être, tu es tellement belle en dedans, aussi. montre moi !"
et dans un moment d'absolue beauté, ses yeux ont changé et de délicates larmes ont coulées
et ce que je savais être là est apparu,
elle, incroyablement et parfaitement...
belle
je ne pourrais jamais trouver quelqu'un comme toi a-t-elle dit après et je savais bien qu'elle méritait
mieux que moi

la chaleur tue l'herbe et je vis nu comme un vieux pervers sur le carrelage blanc
et je vais voir Charlotte Cardin en concert et je croise un million de filles qui n'éprouveraient que répulsion
si je tentais de les approcher
et la vie me prend tout ce que j'avais de beau et
j'en veux toujours plus
de cul
d'amour
de ciels magnifiques et de fraise des bois sur le bord du chemin

et ce qui manque c'est l'argent, et ce qui les calmerai tous, ce serait la gloire
monde de merde, peuplé de fous
avec parfois, quelques lumières dérangées qui déchirent l'obscurité d'un seul sourire, les femmes

le divin n'est pas amour, ne croyez pas en l'amour de quelqu'un qui crée un monde où chaque créature doit
en manger
une autre
pour survivre
et puisque les mouches dévoreront ma peau douce, en attendant
envoyez moi vos petites culottes sales par la poste et vos corps dénudés par messagerie
envoyez moi quelque chose qui rende la chaleur insupportable
Dans ce monde d'hommes, les femmes sont si seules et je veux pouvoir prétendre que certaines pensent à moi
quand elles s'endorment

dans les bras du connard qui les baise








mercredi 6 mai 2026

lala di lala di

c'est comme ça et c'est tant pis
ce qui est beau meurt et ce qui est laid dure

je suis dans un truc de bobo, une inauguration, espace de coworking
truc à la mode où, comme partout, je n'ai pas ma place 

je revois plein de visages féminins qui, dans le temps, m'évitaient sur les pistes de danse
c'était l'époque où je pouvais branler 1M77 de chair brulante au comptoir juste
parce que ça nous faisait marrer, elle, dieu et moi

la fille que j'accompagne me demande si je me suis tapé des mecs
je dis que non, pas mon truc, j'ai fait 200 fois la fête dans des boites gays mais dès qu'un type
me pose sa main dessus, c'est autre chose
elle ne me croit pas bien sur, comme à chaque fois que je dis la vérité, j'ai cessé de vouloir me battre contre ça aussi

la blonde incroyablement belle et dure comme un coeur de granit me sourit et me demande si ca va
toujours ces yeux bleus avec dedans ce truc complètement dingue qui pourrait asservir une divinité
elle est moi on se comprend mais je ne dois jamais ramper sinon elle me méprisera

je bois du vin
et un cocktail rouge
mange indien
n'ignore pas que les filles me regardent à cause de la beauté de celle que j'accompagne

je pense à la gamine dans le magasin de sport, un peu plus tôt, qui parle de la couleur de mes yeux et 
qui aime bien mon look, 
un peu biker
elle devait pas avoir 25 ans
merde, l'espace d'un après midi, 
ça me fait oublier mon visage
ça me fait croire que....

à ma place nulle part
je suis tel un suicide toujours reporté

en partant je montre où il y avait une boite avant, 
je sortais avec la serveuse et je me suis fait sucer
par une autre fille dans les chiottes pendant qu'elle travaillait
le lendemain je lui ai dit que je l'avais trompée, ça ne sert à rien de mentir sur ce qu'on est, 
c'est un coup à finir marié avec 2,1 enfants.

j'étais fait pour être une rock star
j'étais fait pour aimer la drogue et les mannequins
j'étais fait pour créer des musiques qui prennent au tripes jusqu'aux meilleurs d'entre nous
j'était trop souvent défait pour réussir quoi que ce soit

quelque chose me ronge
quelque chose refuse de s'apaiser
j'étais enragé et je pleure encore comme un enfant, je me dis que je devrais doigter la destinée

et la fille aux cheveux rouge dit : j'ai connu celle qui l'a rendu comme ça
et je souris, car elle sait, aussi, que celle-ci, avant de me rendre comme ça, je la baisais comme personne
et c'est ce qui me parait le plus important aujourd'hui
et la fille aux cheveux rouges rit tout le temps et j'adore ça comme je pourrais l'adorer, elle
mais quand elle n'avait personne, elle n'a jamais eu l'idée de m'appeler, ça aussi c'est triste mais c'est
ainsi, juste un truc de plus à ranger dans la catégorie rien ne m'empêche de voir le soleil

l'eau a presqu'autant coulé sous les ponts que la vodka dans mes veines
j'étais le plus moche et j'ai eu les plus belles, crèvent les rageux, crèvent les jaloux, j'ai le sourire
et parfois je me branle en sachant que leurs femmes mouillent pour un taré comme moi

bébé, donne moi des mots et je ferais battre la démesure à ton coeur
est-ce que toi et moi on s'aime ?
est-ce que toi et moi on s'aime ?
est-ce que toi et moi on s'aime?

dans le ciel, mon regard émeraude, ô femmes, trop de vos diamants ne sont que brutes
je ne suis pas fou, je ne désire qu'être libre

quand viendra l'heure de fermer tes paupières pour la dernière fois, je ne tiendrais pas ta main mon amour
parfois je regarde la pluie et j'imagine que ce sont tes larmes et voilà comment l'orage me redonne
le sourire

lala di lala di

parfois j'aime et ça ne sert à rien alors je me guéri et j'oublie

lala di lala di

dans ma tête, tous les mondes sont désertiques

lala di lala di













lundi 4 mai 2026

Encore un poème où je dis trop souvent le mot putain

Putain, 
quand je lève les yeux, tout ce que j'arrive à voir, c'est la fin qui s'approche camouflée dans l'horizon et ça va surement pas être drôle
mème si je n'ai pas besoin de grand chose pour changer les choses
juste de rafler le pactole et de me tirer loin de ces rues qui puent non pas une mais toutes
mes défaites

et voici donc encore un poème ou je dis trop souvent le mot putain et peut-être pas assez le mot 
pute pour garder intact mon image d'enculé
faut aimer le gout du risque littéraire en ces temps troublés, c'est un coup à se retrouver
"cancel" diront certains, 
mais je m'en bats,
Parce-que
Depuis le début je savais bien que je finirais seul
j'étais déjà cancel avant que les woke ne mettent le cancel à la mode

Jamais invité aux anniversaires, ni aux suprises parties encore moins aux partouzes

en primaire, si jamais j'étais choisi en avant dernier dans les équipes de foot
ce n'était qu'un choix pragmatique du capitaine
le dernier était plus apprécié, seulement il jouait moins bien que moi.

plus je grandissais, plus les filles voulaient se taper mon meilleur pote le beau gosse
j'étais le moche du duo sans qu'il y soit pour quelques chose
ça a duré
jusqu'à ce que je mette avec une et qu'elles voient ses yeux et sa chaleur contre mon corps quand
je la plaquais contre
les murs du lycée

c'est comme ça qu'on apprend à vivre sans amour, sans en attendre
en se noyant dans le rejet que les autres vous témoignent
on croit qu'on fait partie d'un monde et la foule vous enseigne que non
souvent
on appelle amis des masques qui au final
ne sont jamais que des poignards de plus dans un dos déjà bien perforé

bien sur, tout n'est pas si sombre, il y a toujours un peu de lumière pour perforé l'obscurité,
encore faut-il la trouver.

on n'a que ce qu'on gagne, jamais ce qu'on mérite dis-je encore et toujours (conviction personnelle)

j'ai bougé dans le porno pour voyager
et me taper des filles de rêves
Je parlais fessées avant que ce soit à la mode et je léchais divinement bien, dixit une actrice
bisexuelle. (une opinion qui compte quand on parle de cunnilingus)

ce qui n'aidait pas, c'est que prétendre être fou était le seul moyen que j'avais trouvé pour survivre
dans la foule
et souvent, on devient ce qu'on simule,
au moins dans le regard des autres
donc
j'étais dingue, (mais moins que lorsque j'ai sombré dans la pathétique dépression dite du 
chagrin d'amour, on a tous une némésis, la mienne avait de long cheveux, un corps de tueuse et une faim insatiable pour les étreintes à bases de mots sales et de fortes claques sur le cul, le tout drapé dans une douceur infinie et magnifié par une lumière intérieure qui  jaillissait dans le milliards d'étoiles qui dansaient dans ses yeux de princesse. Il fallait bien que je meure de la main de mon bonheur, tout ce qui porte un ruban rouge dans sa chevelure est un assassin sous couverture)

dans le cul comme partout où j'ai bossé, fallait que je trime tel le perdu en bas de l'échelle que
j'étais
je suis le type sans carrière, j'ai rarement réussi à saisir le concept du long terme en amour comme
au travail, et de toute façon, je me suis planté sur tous les plans
avec la constance de l'abruti qui croit en la ligne droite sans se rendre compte qu'il habite dans un cercle

et parmi toutes celles qui suçaient devant une caméra pour s'en sortir, (on était tous là pour s'en sortir)
j'en ai aimé une pour de vrai
elle n'aimait pas qu'on la lèche, elle voulait juste la queue en elle, dans sa chatte
et sucer aussi
ouais....!

elle adorait sucer et ses yeux étaient d'un vert merveilleux
et un soir à Riga j'ai baisé avec elle comme jamais, le lit en bois massif a reculé d'un mètre
et quand après plus de deux heures à la démonter sans relâche
elle s'est levée pour aller pisser, ses jambes se sont dérobées sous elle et elle s'est écroulée
contre le mur
et je me suis pris pour un homme, un vrai 

et la comme ailleurs
je n'ai jamais trouvé la paix
ni la réussite
ni un moyen de fuir

la vérité c'est que j'aurais jamais du écouter personne
ni les amours ni les putes aussi cinglées soient elles, ni les amis, ni la famille...
personne !
aucun de celles et ceux que je laissais approcher
laisser quelqu'un venir trop près, c'est presque toujours se jeter sur le pal en souriant et
le cul écarté avec ses deux mains

j'ai appris un truc sur les honnêtes gens, ce sont les meilleurs pour t'expliquer ce qui ne va pas chez toi
mais bizarrement, ça ne valorise qu'eux.
A la fin, tu es toujours en train de ramper dans ta propre merde la bouche ouverte.

Bien des fois,
le problème vient de ceux qu'on aime
parce qu'on les croit

et qu'on les croit encore quand ils nous mettent plus bas que terre

bon ok, j'avoue, ça ne sert à rien de prétendre que j'en suis là à cause des autres.
je suis responsable de mes choix
fussent-ils tous aussi mauvais qu'ils furent

 putain, je sais bien que c'est ma faute
 - n'écoute personne et va là où tu veux aller - C'est tout ce que m'a jamais appris mon père
et putain, j'aurais du m'en tenir à ça
et la fois aussi, la première, où mon amour le plus grand - ma tueuse - est sortie en hurlant de chez nous
à cause d'un rien, 
menaçant de me quitter
mais m'attendant en larmes dans sa voiture blanche
j'aurais du écouter la voix qui me disait, c'est maintenant, brise-là, vire-la comme une malpropre,
comme si elle ne comptait pas tellement plus que le reste et apprend lui le manque
de toi, parce que là, elle est complètement tox de toi et elle reviendra manger dans ta
main en suppliant
                         et jamais
jamais
jamais
elle ne te quittera, montre lui que tu es la douleur qu'elle ne pourra jamais 
jamais
oublier

mais je ne l'ai pas fait
je l'aimais

et elle a fini par me quitter parce que j'étai pauvre et... trop gentil 

et tout ça n'a plus d'importance

au final, je suis devenu ce que je ne voulais pas être
et
je suis la seule et unique erreur jamais commise dans mon existence

le reste n'est rien, sinon les remous de l'échec sur pattes qui porte mon joli prénom

et ce sont les dieux qui se marrent
et ce sont les diables qui se lèchent les babines
et c'est l'existence qui nous dévore morceau après morceau
il n y a ni couleurs
ni
noir
ni
blanc
juste un halo grisâtre qu'on prétend être notre âme

putain, il n'y a rien sinon la naissance et la mort
le reste c'est passer ses journées à dire putain
(putain c'est la merde
putain c'est bon de baiser)

J'ai aimé peu de fois
et j'ai parfois fait du mal à certaines qui m'aimaient plus que je ne le méritais
elles voulaient 2,1 enfants, une maison à crédit et j'aurais du les écouter
quand je les ai comprises, seules les maisons étaient encore à vendre

mais qu'elles souffrent ou qu'elles me dérobent quelque chose à l'intérieur
toujours
ce sont d'autres qui les ont brisées
et il est arrivé que certains utilisent les coups en plus du mensonge pour arriver à leur fins

moi, avec la classe du gentleman "cabrioleur", je garde ma violence dirigée contre moi
je ne veux que me briser en me jetant contre des murs pour sentir une douleur qui me prouvera que 
je suis vivant
juste un peu plus vivant que le reste de ce monde qui n'a jamais été autre chose que fou

et putain, c'est déja pas si mal pour moi

MOI

ce poète inconnu et merdique 
ce vieux pervers, as de l'imposture qui récupère parfois des photos de groupies nues et chaudes dans sa boite mail
femmes magnifiques dotées d'une folie sublime, toutes beaucoup trop bien pour le taré que je suis

Putain tout ce que je ponds n'est que la
description sordide d'une réalité distordue créé par un esprit dérangée et déviant, celle du salaud
à l'âme corrompue qui écrit
la queue à la main et la bave aux lèvres
parce que

putain, quand comme ce soir, ma rage et ma colère 
se déchainent
j'enchaine les mots avec l'avidité du junkie en manque qui plante sa seringue dans le bleu océan
d'une veine, je brise le sceau de mon esclavage 
défie le destin et les divinités 
enivré d'une liberté qui n'existe que dans ma création où aucune créature ne doit en tuer une autre
et s'en nourrir pour survivre, putain, vu comme ça, je ne suis donc qu'amour et dingueries
quand je jette sur l'écran mes tripes, mon sang, un peu de foutre au gout dégueulasse comme
autant de mes obscures déviations

c'est comme se faire tailler une pipe par Dieu 
et qu'ELLE avale en souriant

écrit le
poète de merde aux yeux verts qui arrachent leur ailes aux anges déçus

et sur l'écran noir comme sur le papier blanc,
j'écris et je cris aimez-moi, aimez-moi, aimez-moi et pour les plus jolies d'entre vous, baisez-moi
baisez-moi
baisez-moi
je suis dingue et je n'en vaux pas la peine
mais baisez-moi quand mème
je suis si vide, remplissez moi

je parle mal et je le sais
light my fire and love me wrong c'est le romantisme maximum auquel je peux prétendre
mais quand je parle mal il arrive que j'écrive bien 
mème si bien sur
je sais bien que ce n'est pas comme ça que je vais me payer la pute qu'est la gloire 

tant pis

les maisons d'éditions, les belles journalistes de télévision moulées dans des tailleurs Chanel,  
Hollywood et
ses actrices célèbres ne sont jamais
venues ruiner sauvagement la peinture rouge de leur lèvres
sur une queue que je garde pourtant propre au maximum pour elles comme pour la mère
de famille que j'ai fait sourire au comptoir du bar-tabac cet après-midi
et ce n'est pas bien grave

les écrivains célèbres ont tous fini par remplir le rectangle d'une tombe avec le mème talent
que les écrivains pas célèbres
ce qui prouve bien
que l'immortalité reste encore l'illusion préférée de ceux qui craignent la mort et 
l'oubli qui l'accompagne avec discrétion

j'ai beau prétendre en riant que je ne ne tombe amoureux que des putes, je sais bien que ce sont les hommes les enfants de pute

j'ai trop besoin des femmes pour faire autre chose que les aimer, ma drogue aura toujours eu des seins fiers,
un regard
profond et une chatte très humide pour masquer un cerveau bien supérieur au mien (oui les femmes avancent masquées, c'est ce qui arrive quand on doit composer jour après jour avec des personnes
bourrées de testostérone et qui pèsent souvent au minimum 20 kg de plus)

résultat : une défaite pour chaque essai non transformé

cependant,

Les femmes sont tout(es) ce qui vaut la peine d'être vécu

(alors laissez-moi les plus intenses)

il y a décennies
que j'ai compris
que rien n'égalera jamais
le regard d'une femme qui trouve le mien pendant 
qu'elle me lèche les couilles avec l'application infernale
de la salope qui adore sucer et se repait de ce moment précis où ses lèvres et sa langue enroulées autour
d'une queue tendue sont le quand et le comment le corps et l'âme d'un homme lui
appartiennent dans leur entièreté, le plus parfait des crimes passionnels

Ce sublime regard dans lequel le désir est la brûlure qui pousse au cri
ce regard
où la vie et la mort enlacées dans une danse à l'érotisme impétueux échangent de passionnés baisers 
ce regard
où se mélangent le feu de l'enfer et le paradis sur terre dans une sarabande or et orange
ce regard
où se dissimule
la subtile et perverse interrogation qui habite toute divine suceuse :

serait-il bienvenu ou non qu'elle glisse un doigt timide dans mon trou de balle sale ?

(A chacun sa définition du bonheur)












samedi 2 mai 2026

Un samedi après midi

Je suis dans un PMU, tête à tête avec un café crème (les gens changent et moi aussi)
Le type entre, vieux survet et tshirt blanc, tong et cheveux gris, il doit avoir
15 ans de moins que moi, les bras maigres

il dit salut tu vas bien ? et aussi, ça fait longtemps

et oui ça fait longtemps,
je dirai deux ans
il est passé chez moi, me taxer vite fait 60 euros par la vitre de sa voiture
et je m'était dit, lui aussi, tombé dans la dope

je voyais que ça, il semblait tellement en manque

je l'ai connu vraiment fringant
le beau gosse toujours bien fringué
avec une carrière de fonctionnaire toute tracée abandonnée pour une place dans le privé
qui payait bien mieux
Un type intelligent et sympa, pas prétentieux
une fille incroyablement belle au bras
l'histoire s'arrête et les suivantes étaient tout aussi magnifiques
Une fois il m'a montré une video d'une d'entre elles qui lui avait demandé de faire une vidéo
de son corps de rêve, masquée, pour envoyer à ses potes (et j'étais son pote)

c'était sa soumise barge qui fantasmait sur le viol
et moi j'étais le type qu'il aurait aimé avoir comme grand frère

un autre homme,
une autre histoire

je ne sais pas ce qui lui est arrivé
parfois on sombre
on ne sait pas pourquoi où simplent
on aime trop fort la mauvaise personne, ou trop longtemps la bonne
peut-être que je me trompe, peut-être est il heureux
je l'espère pour lui

Il ne s'attarde pas
je ne lui réclame pas mon fric
parce que je sais qu'il ne me les rendra pas
parce que je sais que s'il me les rend, il me rappellera pour les redemander à un moment ou un autre
et que je préfère en rester là,
la vie m'a appris deux trois trucs alors

j'évite les junkies et j'essaie de faire en sorte qu'on ne me mente qu'une fois