samedi 5 août 2017

Divaguer à l’air (qui est) libre (lui)

Ce n’est pas qu’une histoire de souffrance
Il arrive que crier nécessite de la volonté

parfois
Je leste mes paupières pour ne plus voir le monde
Cela me soulage quelques heures

D’autres nuit j’abandonne les nuisances physiques
Au profit des larmes mais je hais les sanglots monotones
et je divague
et mes vagues à l’âme
                        me rappellent que dans le passé j’ai su
 déposer les armes

mes défaites m’ont laissé des cicatrices amères
mes victoires aussi

ouai mec,
mes victoires aussi

chaque mouvement sur l’échiquier engendre un prix à payer
tout se résume aux sacrifices et à ce que tu es prêt à perdre
pour ne récolter que de l’indifférence, ou pire
ou pire
ou vraiment pire
la plupart du temps
c’est comme ça
la tranquillité d’esprit est une illusion
la guerre patiente devant ta porte
tu ferais mieux de rester chez toi
et de ne laisser entrer personne
et même ainsi, je vis dos au mur
avec une lame
dans la manche de ma chemise
cela me rassure
cela me rassure mais mon regard reste sur ses gardes


Peu importe la prison, il n’y a qu’une seule porte
de sortie je murmure au silence qui ne s’émeut guère
                                    de mes états d’âmes

Et la où je meurs trop vite
            Seul le révolver posé sur ma tempe
            émet le désir amical de me libérer

                        

dimanche 30 juillet 2017

Vous n’aimeriez pas que ce type là drague votre fille en boite de nuit

Alors là, c’était pas du tout le plan
Je devais rentrer et surtout pas boire
Un seul verre d’alcool parce que vois tu
On était samedi et trois jours avant
Ils m’avaient endormi et enfoncé
Un tuyau bien profond dans la bite pour différentes
Raisons médicales, (j’avais déjà connu
Nombre de mercredi à l’esprit plus sauvage
Et libre que celui-ci) et vois-tu
Les anesthésies générales ont tendance
à me maintenir en état de défonce
Sur deux semaines et j’avais acheté
Des fraises de l’avocat du cumin
Des radis, de l’orange et tout un tas
D’autres trucs comestibles et bio
Autant que possible car je me suis dit
Qu’à bientôt 47 balais il était
Temps de me mettre à la cuisine
Enfin au moins de faire un test
Histoire de voir si j’étais capable
De sortir de l’adolescence, de devenir
Bon à marier etc… et si on ne tablait
Pas sur mon évident manque de volonté
Et mon besoin viscéral d’autodestruction
On aurait pu parier des fortunes sur
Mon désir de weekend stable et résigné
mais quelque part sur le chemin, j’ai réalisé
Que la vie est encore plus courte
Qu’on le croit même quand on est déjà
Sur que la vie est courte et quelque chose
A du casser dans ma tête, quelque chose
casse souvent dans ma pauvre tête, c’est peut-être
du à mon impossibilité d’être
normal
en équilibre
sain
rassurant
un gagnant
quelque chose qui donne envie à une merveilleuse
demoiselle de poser sa tête sur mon épaule
et de rester là à regarder une émission de télé
débile créée pour occuper le cerveau atrophié
de spectateurs débiles, juste parce que la dite
demoiselle se trouverait bien sur la forme
délicate de mon épaule
et voilà comment je me suis retrouvé
à ce comptoir alors même que je devais
rentrer en dax st70, (un vieux deux roues
pour les plus incultes de mes lecteurs)
et je me disais que je rentrerais plus en ski
qu’en moto si j’étais assez con pour ne pas
revenir à pied, mais en fait non, je ne me disais
pas ça, car je suis assez con pour ne pas revenir
à pied mais en moto-ski quand je bois
et je cherchais le regard des jolies filles
avec l’avidité stupide du type qui n’a pas baisé
depuis trop longtemps, mais l'air pas trop crevard non plus
vu que je vais peut-être baiser dans deux semaines
(j’ai dis peut-être et si Dieu est bon, ce sera avant)
et il y avait celle là, avec des yeux noirs remplis
de braises et de flammes, si belle
mais beaucoup trop jeune pour mon vieux corps
vieillir c’est nul
je la trouvais magnifique mais je n’ai même
pas osé l’approcher, je connaissais trop bien
l’idée de la défaite et j’ai parlé
à une autre complètement dingue et c’est comme
ça que je me suis retrouvé à demander une bougie
et un briquet au comptoir de la boite de nuit
et à une fille qui passait dans le coin
et a aussitôt regretté d’être venu quand je lui ai adressé
la parole
mais la boite de nuit était
mal équipée en terme de bougies et la fille
qui passait par là ne va pas danser avec sa bougie
et du coup ,  ô éternels regrets, je n’ai pas pu verser
de la cire chaude sur la poitrine de la fille dingue
à qui je parlais au milieu de la foule
et quand j’ai proposé
de lui bruler le mamelon au briquet pour satisfaire ses
penchants masochistes
elle a bien vu
que sur ce second point
je n’étais pas du tout sérieux et elle s’est marrée et elle m’a dit
« tu es vraiment barge mais je t’apprécie bien »
et je ne me suis pas demandé ce qu’elle aurait prononcé
si je lui avait demandé son âge, son prénom
ce qu’elle faisait dans la vie, non, elle n’aurait pas aimé
quelqu’un de normal, alors j’ai juste
dit un truc genre « je te connaissais pas il y a quinze minutes
et je suis passé si près de te verser de la cire chaude sur les seins »
reconnaissons ma capacité innée à rendre
magique un dialogue, non ? et plus tard
une copine lesbienne s’est battue avec une fille
et il a fallu les séparer mais ma copine
lesbienne méritait qu’on la laisse finir le travail
et je l’affirme alors que j’abhorre la violence,
tout ça pour te conter la nuit et le feu
(il y a vraiment
des nuits remplis de feu) et
maintenant c est le matin depuis longtemps, je suis nu
et toujours chauve, remplis d’alcool, de produits
anesthésiques et de souvenirs embrumés
assis
sur mon siège à taper ce mauvais poème
sur mon clavier, l’œil rouge délavé
par la vie, l’alcool, les dépressions, le manque
de vitamine D, aussi sexy que la caisse
rouillée d’une machine à laver abandonnée dans une
décharge depuis des décennies
j’ai faim, il serait temps que j’aille me
faire des fraises au parmesan et vinaigre balsamique
je me suis branlé, merci de partager ce moment intime
et il n’y a rien d’autre à faire sinon mourir
à petit feu en prétendant sans y croire que cela n’arrivera
pas
 j’ai brûlé dans des soleils
je me suis noyé dans les ombres
j’ai fini écartelé sur l’autel des sentiments
j’ai perdu mon âme là où j’aurais du la vendre
je suis malsain
je suis tout sauf le gendre idéal
et tout ça alors même que je ne désirais rien
sinon
vivre un plus fort que ce que la vie m’offrait
sans jamais y parvenir
et quelque part
je m’estime chanceux
je connais les raisons
de ma démence
et si je n’y trouve nul espoir de guérison
je sais bien que ce n’est pas donné à tout le monde
                                                                        loin de là
                                                                        ma poule
                                                                        loin de là

vendredi 28 juillet 2017

il arrive que je murmure un subtil désamour à la nuit

quelque chose doit me tuer
ainsi va la vie
nous naissons avec la mort chevillée
au corps

nous traçons le chemin sous l'ombre
de son sourire narquois
passe le temps et ceux qui ressentent
apprennent la défaite et le gout
amer du sang dans la bouche

il m'arrive de croiser des regards
et les mots sont inutiles
je sens les brûlures
et les cicatrices cachées
sous la peau, la cassure
qui étrangle les cris

la violence exulte quand
les soleils
se taisent

l'espoir nécessite une certaine folie
souvent je choisis la fuite
il n'existe nul abri

à la différence des rires
la douleur n'est jamais un masque

froid est le vent qui s'entoure
autour de mon âme
il arrive que je murmure un
subtil
désamour à la nuit

             j'écris pour oublier le sommeil
             et je te donne mes mots comme on donne le fouet
             et je répète à l'envie
dieu n'a jamais béni que les vainqueurs
         
           

vendredi 7 juillet 2017

Apologie de la nuit par un type d’humeur nauséabonde

Sur l’écran large
De mon ordinateur,
je mate une gonzesse se foutre un gode
dans la chatte en échange de token
l’homme a toujours su inventer de la monnaie

que ça à foutre
il fait trop chaud
ça ne me garde pas vivant
mais ça me tient jusqu’au matin
dans une morne jouissance onanique

je me dis que si je prend la plume
c’est pour la planter dans le cul des bien pensants
et les regarder
danser comme ça

Dan Fante est toujours mort
Mais ses mots restent le feu dans l’œil de Dieu

Ecrire est mon simulacre de courage quand
Vient l’heure d’affronter le monde

Je n’ai aucun secret pour te dire comment écrire

Mon pote d’enfance pleure pour son amour

La psychopathe aux yeux bleus
n’aime personne mais elle est drôle

je pisse du sang et je couine à chaque jet d’urine
j’ai fait une échographie des reins
et des voies urinaires, a priori je calcule trop
la bonne nouvelle c est que c’est
pas cancéreux, putain je hais les docteur, leur humour et la vieillesse
même pas 47 ans et déjà usé
par son propre enfer et les tentatives
d’en noyer les flammes

les lambeaux de nos âmes irisées
sont un étendard brisé gisant sur les ruines
D’un champ de bataille

un jour nous
Tutoierons le
paradis

l’autre soir
j’ai bu, ça faisait longtemps et j’écoutais alphaville,
comme on écoute son passé et je me disais
rien à foutre
d’être éternel, mais je voudrais bien baiser
comme un dingue
jusqu’à la fin

mais peut-être aurai-je du mourir jeune
pour ce faire / c’est dingue cette sensation de toujours
arriver trop tard

et toi je t’ai aimée et
J’aurai voulu sécher jusqu’à ta dernière larme
Mais peut-être aurais-je mieux fait de
t’ouvrir le ventre
A la hache

à résultat égal, mes nerfs auraient moins
Soufferts, sans parler de mon équilibre
mental / j’imagine que, parfois, le meurtre
soulage

Je ne lui avais jamais vraiment parlé mais
La beauté de cette brune m’a toujours
Fasciné et ce soir là, elle est passée avec
une copine à moi et on déconné
Et elle a rit
Je vois ça comme une victoire de la patience

Conclusion :
une fille me sourit
Et ça pourrait me rendre
Heureux

Ça rend la drogue inutile et
L’alcool obsolète

merde
                    J’aurai du écrire des chansons d’amour

mardi 27 juin 2017

Au fruit du hasard

Au fruit du hasard je déambule
Dans de sombres lectures
Tant de cœurs brisés jalonnent le chemin
Moi, je vais mieux depuis que je ne désire
Plus l’éternité
Bien sur je rêve d’une peau collée
à la mienne pour me protéger
de mes faux mouvements, je n’aurai
pas du armer ma folie, c’était prendre
le risque de se blesser
Mais l’amour est une incorrigible
Petite salope qui remue son joli
Petit cul loin du vert de mes yeux usés
et je vois comme une victoire
chaque jour où je ne n’ouvre
ni mes veines ni la gorge innocente
de la jolie voisine croisée
dans la rue
 (dompter le désir de tirer à vue sur
un inconnu peut requérir plus de volonté
qu’on ne l’imagine)

j’aimais bien l’idée de Dieu
mais j’ai baissé les bras
quand j’ai vu ce que les hommes
faisaient de la religion, tout ces crimes
et ce sang versé pour l’éventualité d’un éternel salut
tu te demanderais presque ce qu’offre le diable
(bien mystérieuse m’apparait la voie du saigneur)
et chaque jour les esclaves ouvrent les yeux
secouent leurs chaines télévisées
avant de partir servir
oubliant les livres, les révoltes et les idées nobles
rien ne compte sauf
le fric et le chic qu’il t’offre
le rappeur roule dans sa voiture de sport rouge
l’ancien footballeur sniffe de la coke sur le cul
des putes
et le politicien véreux, donne des leçons et écarte
son cul pour les lobbies, leur réclame son ass to mouth
on devrait en écorcher un sur la place publique
pour donner à réfléchir à ses comparses
ça ne changerait rien, mais ça soulagerait un peu
je rencontre parfois des filles qui rêvent
de sucer des bites devant des caméras
et des mecs qui vendraient leurs âmes
pour être cette bite qu’elles suceraient
et à chaque fois
je me demande qui songe à sauver le monde

un type m’a dit récemment que la corrida est un art
où les hommes jouent avec leur vie, je me demande
s’il s’insurge quand un fils de pute poste une vidéo
de lui brûlant vif un chat pour le plaisir, où s’il compare
ça aussi à une forme d’expression artistique
autant te dire que je n’ai pas souscrit
à son opinion, quand un torero crève, je bois une bière
à la santé du taureau, parce que peu importe le cas
de figure, le taureau ne sort JAMAIS vivant
de là, et au cas ou je n’aurais pas été
assez clair, je dis et je maintien :

 j’encule les toreros et je pisse sur leurs cadavres

je n’attend rien d’une humanité capable de ça
et je me hais
d’être si semblable à chacun de ces tortionnaires

et dans ma tête je sais bien ce qui tourne et
me détourne
et des années d’analyses personnelles de mon moi caché
et autres formes
d’introspections plus ou moins poussées
m’offrent un semblant de
lucidité quand à mon avenir, rien de réjouissant
je te rassure, il faut voir les choses en face
la plus raisonnable des fuites nécessite un gros paquet de cash
rien à ajouter sinon,
prends garde qu’on ne te morde la main si tu ne la tends pas pour frapper

samedi 17 juin 2017

Wet Sand

Un jour j’irai m’allonger sur du sable mouillé
Et tu ne seras pas là et tu ne me parleras pas de tes ex
Et de tout ce que tu n’as jamais trouvé, tu ne me parleras
Pas des mois de prison avec sursis qu’a pris le père de ton enfant
Suite à ta plainte et de ton ennui au lit avec les hommes
auxquels tu t’es donnée, et tu ne me raconteras pas celui
Avec son micro pénis non plus, le sable mouillé
Sera mon royaume de solitude, comme d’habitude
Et je me gaverais de soleil et je ferais tout pour ne pas
Penser à tes seins qui ne tombent pas autant que tu le dis
Et je n’emporterai nul miroir afin d’oublier
que tu n’aimes ni les vieux ni les chauves
bien que sur photo, la taille de ma bite, ça va dis-tu, et je laisserai
Toutes nos cuites et nos rires derrière et mon besoin d’amour
Me dévorera comme le tien te dévore, et je ne marmonnerais pas
que le destin est cruel, il n’y avait pas de femmes
Comme toi sur ma route, juste des masques et des déguisements
à moins bien sur que le problème soit moi, que je sois la raison
Qui les a conduits à la folie, à tromper, à jalouser et à mentir
Et sans doute que dans la plupart des cas je dirais oui
je crois bien que je n’ai jamais fait d’effort à part une fois
il me semble, mais je n’en mettrais pas main au feu et
oublions, ce poème parle de toi, de tes cheveux faux-blonds
et de ta jolie bouche
Et de tout ce que je ne te dis pas,
des mots délicieux et sucrés, des trucs
Qui ressemblerait à une brioche aux pralines tout
En laissant courir des caresses et un océan
De douceur sur ta peau nue sans
Que tu ne craignes une griffure ou un coup de couteau
Et je voudrais t’avouer qu’il y tellement de beauté en toi
Quelque chose de naïf peut–être, cette innocence
Qui te pousse à espérer à croire que quelqu’un viendra
mais tu ne me croirais pas car les femmes ne me croient jamais
Lorsque je leur dis la vérité
Et si j’avais encore des cheveux et un ventre plat
Je voudrais être celui qui t’apprend le gout sauvage
De la passion, coller ton corps contre un mur
Embrasser ton cou, mordre sans blesser,
Faire ce que font deux amants liés par un pacte secret
Qui les pousse hors du monde jusque dans leur propre
Univers et il faudra bien que je m’allonge sur du sable
Mouillé et que je laisse la lumière me noyer
Pour me sauver de tout ça
oublier que j’ai rêvé de tes bras
et du reste aussi, laisser ta beauté s’estomper

            et tout ça
            le gout amer d’un rendez vous manqué
           

jeudi 15 juin 2017

Quand tendent à se desserrer les mâchoires du monstre qui t’as pris

Il y a des jours comme ça
Des jours où le soleil est ton ami
Où le sourire de la fille aux immenses yeux bleus
Derrière son comptoir et sa manière
De toujours te gueuler dessus par jeu
Rendent la lumière importante
Des jours où tu te contentes d’être bien
Même si tu as un boulot que tu n’aimes pas
Que tu n’es pas écrivain et que tu ne le seras
Sans doute jamais et
Que tu vis seul un peu comme un jésus
Sur une croix de bois planté de travers
sur un mont « galérien »
Des jours où ce n’est plus une blessure
D’ouvrir les yeux,
où tu ne saignes plus
à l’idée
Que  celles que tu as aimées à la folie
appartiennent à d’autres
Et ce même si elles devaient les
aimer moins qu’elles t’ont
- ou auraient pu t’ -
aimer,
Il y a des jours comme ça
Où tu n’as envie de tuer personne
Où tu pourrais sourire à ton voisin
même s’il était CRS,
Et peu importe qu’une voix au fond
De toi refuse de se taire, de croire
à l’apaisement, qu’elle s’entête
à te dire, que la guerre fait des ravages
que l’homme est moins qu’une bête
que la folie est tapie dans l’ombre
qu’elle te guette et 
que la mort te prendra
avec plus ou moins de cruauté
peu importe que pas une femme
ne se donne à toi et surtout pas
celle là, magnifique mais trop jeune
dans sa courte robe noire, qui t’a souri
plus par politesse que par réel intérêt
peu importe que ta vie ne soit qu’une
tache de sang sur un trottoir gris et usé
il y a des jours comme ça
où tu te sens presque vivant, être enfin quelque chose
de plus qu’un éhonté
mensonge doué d’une certaine forme de pensée
Des jours où tu te fous du mal qui te ronge
et de la douleur qui est en toi alors que tu
n’as rien subi pour la justifier
Des jours où tes yeux sont un fleuve de lave
                        Et tu te sens affamé
                        Et tu en veux encore plus
                        et tu déploies tes ailes

                        et peut-être que pour un court moment
                        l’obscurité et le froid ne t’effraient plus