samedi 26 novembre 2022

vieillir revient à enfiler un costume d'halloween

Je porte les années qui passent comme un costume d'halloween
me voila de plus en plus, moitié repoussant, moitié risible

mais ça roule, j'ai repris la boxe et je me fais humilier par les jeunes
et au comptoir
je tiens encore la route
et je fais avec ça
avec mon esprit tordu

le ventre qui avance, les cheveux qui tombent
en effraient beaucoup
mais de n'avoir jamais été beau, j'étais prêt

j'ai toujours aspiré à la beauté des filles afin de noyer ma laideur dans leurs bras chauds

je vais parfois dans le petit bar pas loin de chez moi,
et il arrive que je boive
et qu'une petite partie de la folie ancienne ressuscite
là, les gens ne savent rien de moi
les serveuses me sourient et me prennent pour un original
mais aucune d'elle ne peut imaginer à quel point j'étais barge
avant

un océan d'alcool n'a jamais réussit à combler le vide de mon âme

j'ai une chouette queue et une couleur de regard intéressante
voilà tout l'étendue de ma séduction physique
un jour une fille a dit qu'il était rare de rencontrer une personne aussi intense que moi
j'ai trouvé la formule intéressante, mais j'étais soul
donc
fou, le reste du temps
je suis souvent abattu
à lire des livres pour m'évader de moi
chaque bataille que je mène contre mon enfer intérieur laisse un champ de ruines jusqu'à la prochaine

je devrais aller chercher une fille qui veut baiser plutôt que d'attendre qu'une d'elle me
trouve
la rue est un masque grisâtre, la majorité d'entre nous ne tombent pas là, c'est presque toujours
derrière des murs que l'on crève, et trop
souvent
à petit feu, 
pour beaucoup, vivre longtemps c'est mourir lentement
et chaque leçon de vie nous amène à ça
comprendre
que rien
ne
dure

j'ai eu beau me convaincre du contraire
jouir dans une bouche avide de foutre ne rend jamais l'instant éternel














mardi 15 novembre 2022

Nous n'avons pas d'âmes

je viens de terminer un bouquin à la mode
c'était moins pire que d'habitude

au moins ça disait des trucs vrais et ça tapait vraiment fort
mais j'avais déjà entendu tout le discours et ça n'apportait aucune solution nouvelle
c'était écrit mieux que je n'écrirais jamais
mais ça parlait encore des problèmes de gens qui avaient réussi
qui avaient une jolie vie et qui du coup avaient des problèmes de riches

quand tu dois te lever à quatre heures du matin pour aller décharger les camions en étant
payé au salaire minimum, récupérer tes gosses à l'école le soir, faire les courses, la bouffe
le ménage, le repassage... quand on est le 15 du mois et que tu ne sais pas comment tu vas nourrir
ta famille jusqu'au 31... quand tu dois composer avec tes collègues cons, tes chefs sadiques et si en plus tu es une femme
qui doit résister à la noyade du harcèlement et du machisme... tout ça restreint le champ de tes réflexions philosophiques, la priorité est de survivre
et si tu dois poser des mots, faut le faire vite, avec la rage et la vivacité qu'engendre la souffrance
quotidienne

le problème
des écrivains célèbres, c'est qu'il ont laissé la souffrance ordinaire derrière eux
maintenant, ils ont trop de temps pour penser
ça nuit à l'intensité de leur oeuvre

faut boire du mauvais vin et de l'alcool de supermarché pour voir le vrai visage 
de l'alcoolisme et tu ne connais la réalité de la drogue et de la pauvreté que le jour où tu dois sucer
ton dealer pour obtenir ta dose

tu pourras t'assoir à ton bureau, t'écouter réfléchir, tourner de jolies phrases, noircir les pages
blanches
et tu pourras vendre tout ça à un éditeur, et tu pourras voir tes livres dans les rayons
assoir ton cul sur les confortables canapés des émissions de télé, donner ton avis éclairé
sur tout ce que tu veux, vivre à paris, te faire sucer ou lécher dans les alcôves des salons littéraires
tu pourras contempler les chiffres de ventes avec la satisfaction de celui qui voit grossir
son
compte
en
banque, et tu t'habilleras mieux, et tu mangeras mieux, et tu boiras un meilleur alcool
et tu baiseras avec de plus beaux physiques
et tu mentiras au monde
avec aisance
et tu seras peut-être un grand écrivain, doué, 
mais tu ne seras jamais un
vrai
écrivain
avant d'avoir ouvert ton ventre pour jeter tes tripes sur le papier
avant d'avoir repeint les murs de ta prison mentale avec ton propre sang

les meilleurs hurlent
les meilleurs brûlent
et la douleur les mène à la folie et voila ce qu'ils racontent la bave aux lèvres

j'ai toujours eu une préférence pour les boxeurs
ceux qui vous mettent KO en une phrase

ceux là
savent
que la mort, le sang et le foutre n'ont rien de romantique
et que
peu importe de tenir ou non la distance, chaque round est une guerre
qu'il faut gagner sous peine de tomber

pour eux comme pour moi, le constat est simple,
Dieu et les anges et le diable te chient jour et nuit sur la gueule
et tu dois avancer coute que coute sous un déluge de merde chaude,
dans le miroir, nous sommes tous des cadavres,
nous n'avons pas d'âmes, nous n'avons que la souffrance




samedi 12 novembre 2022

tout est question de vibrations

jeudi j'ai picolé
on était dans ce bar minuscule entre amis
j'étais fou comme avant
et mon visage dans la glace m'a effrayé
sans doute que c'est pour ça qu'on boit, pour oublier le moment où on ne se ressemble plus

maintenant
que tout ça s'en est allé, les cunnilingus interminables, les pipes gourmande sur le canapé,
la dépression et les tentatives de suicides
je sais que les femmes sont folles et que chacune d'elle détient le pouvoir de tuer au moins dix hommes
(heureusement, la plupart l'ignorent)

et j'essaie de penser à ça
quand me vient le désir de retomber amoureux
et j'essaie de penser à ça
quand je crois que ce ne sera pas le mème cirque à l'arrivée
et je veux me convaincre que si je veux l'amour, c'est que je ne vais pas
si bien
que
ça

merde souviens toi,
elles ont besoin de choses que je ne possède pas
elles peuvent tenir
sans la tendresse ou une queue qui les conduit à l'orgasme à chaque fois
mais il leur faut des mensonges
pour croire que tu correspond à l'histoire dont elles rêvent, les mensonges que tu prononces
et les autres, ceux qu'ont t'enseigne être le bonheur,  une maison, une carrière, la stabilité et les vacances à la plage... 

derrière le vernis, je ne trouve que des rêves déçus
des parties de baises convenues
si peu de rires

bébé, il aurait fallu que des tornades de gloire me laissent nu et suppliant dans la paume de ta main

tant de regards rieurs
tant de bouches embrassées et presque toujours la certitude que cela ne mènera à rien

tout est question de vibrations
j'ai besoin que ton sourire brûle mes rétines
et que tes lèvres me guérissent du poison

de cette maison, je fais un palais où mourir seul
et je me branle sur du porno gratuit ou sur des photos  et vidéos que m'ont envoyé des jolies femmes
je me branle sur un passé compliqué, tant d'années à se défoncé la gueule pour oublier
que je saigne de tous les trous
et je bois du thé et je lis et je pisse et je chie et je promène le chien et
je savais que ça finirait ainsi avec la folie comme compagne
on s'enferme derrière des murs blancs
mais chacun d'entre nous est une prison d'où il est impossible de s'évader






















samedi 5 novembre 2022

le clitoris n'est pas une énigme pour moi !

la fille rentre dans le bar, métisse aux yeux bleus, dans les 25 ans
c 'est une des femmes les plus belle que j'ai jamais vu
je suis trop vieux
étrange qu'on vieillisse et qu'on continue de regarder des choses magnifiques qui sont
faites pour d'autres

je bois un verre ou deux
j'ai rendez vous pour un cam2cam avec une jolie fille
besoin de montrer ma bite
envie de mater une chatte
ça vous parait sale, mais je préfère ça plutôt qu'ouvrir le programme télé

longtemps j'ai cherché un truc simple
rire, jouir, sans mensonge, être la l'un pour l'autre 
rien de plus
m'assoir devant une fille dans un bar et ne plus avoir envie de me relever
j'ai eu ça une fois
mais ça a fini par devenir compliqué
à ce moment là, j'aurai du la tromper. elle m'aimerait encore !

sur un site de cul, j' assiste à une discussion tellement étrange
une fille qui dit que les mecs ont du mal à lécher les chattes
moi, j'ai toujours pensé que si tu ne lèches pas ta copine, tu auras toujours
ton meilleur pote pour le faire à ta place...
dans ton dos.
et ce ne sera pas une injustice, c'est à toi d'être bon et tu auras eu ta chance avant lui

chacun fait son choix mais je considère que pour être un bon baiseur
il faut apprendre ce qui rend une femme dingue pendant la baise
de par mon expérience, un bon cunni se trouve en haut de liste très très souvent
mais il se peut qu'elles m'aient induit en erreur, à vous de voir les mecs !

je déteste être un perdant, mais je n'ai jamais vraiment eu envie d'être un gagnant
enfin si, mais à la loterie nationale un jour de gros lot
l'argent ne me rendra pas heureux me diront les plus pauvres d'entre vous
mais il ne me rendra pas plus malheureux que je ne suis (diront les plus riches d'entre vous)

le clitoris n'est pas une énigme pour moi
et par la je veux dire que j'arrive à le trouver sans tâtonner deux fois sur trois, mème soul
(9 fois sur dix serait un réel talent)
je vois ça comme une des rares réussites de ma vie

un jour je roulais vite en voiture, une fille me suçait, on aurait pu mourir
je me sentais vivant
elle aussi
c'était important que ça marche dans les deux sens
c'est pour ce genre de détails qu'elles repensent à moi, parfois, quand d'autres les baisent

la fille en cam est plus perverse que moi, ça fait du bien
de pas être le plus dingue
pour une fois
ce qui ne veut pas dire que je suis sain
mais que ça me plait de trouver une folie similaire dans un autre corps

si j'étais un animal, je serais de ceux que vous clouez sur la porte d'une grange













dimanche 30 octobre 2022

L'art de se rendre beau

par la fenêtre, je l'ai regardée partir au travail un matin
elle avait les deux mains sur le volant, une clope allumée entre les lèvres
je lui ai trouvé un air vulgaire, et ça aussi, ça m'a donné envie d'elle
mais le plus étrange pour moi,
c'était que je voulais qu'elle revienne le soir
je veux dire que je le désirais vraiment, elle me manquait déjà
elle était vitale et je n'étais pas habitué à ça, qu'en moi, quelqu'un compte plus que moi 

tout ça est si loin,
en vérité, quoi qu'elle puisse raconter pour se faire plaindre, elle n'a jamais versé de larmes
par ma faute
j'ai joui dans sa chatte avec le désir partagé de lui faire un enfant
j'ai joui dans sa bouche avec le désir qu'elle soit ma chienne
j'ai prononcé des mots sales et d'autres plus beaux qu'une caresse divine

mais si je devais évoquer l'amour aujourd'hui
je vous parlerais de la fille avec la bouche en forme de cœur qu'il aurait été si stupide pour moi
d'aimer, elle était faite pour un autre
je vous parlerais de la blonde aux yeux bleus de Prague, qui était mon âme soeur, nous avions
tout en commun, mais elle devait en épouser un autre et a tenu sa parole sans jamais fauter

et si je devais vous raconter l'amour, je terminerais en disant qu'il ne reste que la dévastation
quand il meurt

j'ai eu les plus belles,
mais j'ai aussi eu les plus dingues et j'ai survécu
j'en ai connu des capable de tuer pour un minuscule regard jeté à une autre dans la rue

j'ai toujours été un type égoïste
sans doute parce qu'il m'a fallut trop de temps pour qu'on me dise qu'on m'aime
les amis sont venus tard
les femmes sont venues encore plus tard
amis ou amours, ils finissent toujours par partir et le trou dans le coeur s'agrandit jusqu'à
envahir le regard

le plus souvent je suis seul avec un chien et il arrive que je supporte ma compagnie

je n'ai jamais cherché à rendre ce monde meilleur
la mort des inconnus m'indiffère
j'ai toujours considéré la baise comme plus honnête que les sentiments
alors j'entrainais mon corps dans le but d'être un bon baiseur
ça peut paraitre stupide mais ça a donné de bons résultats, avec les femmes
des autres assez souvent

je me sens vide et longtemps j'ai cru que l'alcool remplirait l'espace
a jeun, je suis lâche et timide, 

je vis avec la certitude qu'il n'y a
d'autre sens à la vie que de perpétuer l'espèce
mais j'imagine que la raison de mon incapacité à faire carrière dans quoi que ce soit
se trouve quelque part à l'intérieur de ma tête

Lorsque je me souviens d'une femme, je peux évoquer un parfum
la couleur de ses sous-vêtements un jour donné, le gout de son rouge à lèvres
je revois un sourire, une étincelle dans le regard, sa façon de me lécher les couilles
accroupie devant mon canapé
un milliard d'instants magiques  vivent en moi
et tout cela me rend riche de quelque chose de précieux,
comme si je détenais tous les secrets du monde au fond de ma mémoire

je suis coupable d'un million de péchés et je n'ai été fait à l'image d'aucun dieu
si vous deviez nager dans l'océan obscur que j'appelle mon âme
vous finiriez par croiser le cadavre de chaque espoir que vous auriez placé en moi

gardez toujours à l'esprit que
ceux qui écrivent sont souvent les pires
ils ont l'art de se rendre beaux sur le papier
et vous succombez à ce mensonge, la beauté













jeudi 27 octobre 2022

Que vos femmes mouillent pour moi !

je suis sorti avec quelques putes, mais je n'ai rien d'un maquereau, ça n'a pas marché longtemps
entre elles et moi
j'avais juste en vie de coucher cette phrase sur le papier blanc à défaut d'une femme dans mon lit 
aux draps noirs

là,
je repensais aux nuits dingues
on buvait comme des fous, je pensais plus à me défoncer qu'à baiser,
la vodka, c était un rodéo sauvage, je regardais les filles, et quand elles me plaisaient
                          je parlais de les caresser sous la jupe au comptoir
parfois,
rarement
elles m'ont laissé faire
je déclarais vouloir les baiser en les traitants de chienne ou de pute, en claquant leur cul,
elles disaient qu'elles pourraient aimer ça,
(mais pas avec moi)
                                            bizarrement
celles qui voulaient de ma folie étaient toujours les plus belles
j'étais le pornographe dingue, alcoolique et ça m'allait très bien, personne ne pourrait
aimer un type comme moi et je prétendais ne plus vouloir qu'on m'aime pour masquer ma
vérité lâche, je ne voulais plus aimer
j'avais payé le prix fort et sentimentalement parlant, je vivais à découvert
j'embrassais les serveuses sur la bouche et certaines me refilaient des verres et des verres à l'oeil
ça rendait fou de rage tous les blaireaux désireux d'attirer leur attention sans jamais y parvenir
quand aux femmes que je voulais aimer, elles rêvaient d'un autre mec, qu'elles ont eu, qui les ont brisées
ou juste trompées
ce genre d'histoire à la con
et je les regardais se faire avoir encore et encore, à l'arrivée, je ne voulais plus d'elles, elles
me décevaient, voilà comment je ne suis jamais retombé amoureux
bien sur beaucoup de femmes me détestaient, mais ça ne me dérangeait pas, 
beaucoup d'hommes aussi me détestaient et je voyais là une certaine forme de réussite, tout est
mieux que l'indifférence
je sombrais dans mes dingueries quand il aurait suffit d'une main sur mon cœur
pour me tenir en laisse
mes potes, filles ou mecs étaient aussi barges que moi et dans nos virées folles, on se marrait
tellement. 
on n'avait peu de limites, on cherchait les rires et on les trouvait tellement facilement, beaucoup 
nous jugeaint mais on les emmerdaient, nous étions comme ça, rien ne devait nous empêcher
de voir le soleil
je faisais et disais des choses que d'autres ne peuvent pas faire ou dire, mais ça
passait
on me pardonnait, on en riait, c était étrange mais j'étais libre et ça comptait pour moi, 
je ne trainais qu'avec des jolies filles et peu importait que leurs ailes soient en flammes ou non, toutes
avaient une âme, 
quand on me
demandait mon secret, je répondais - je ne parle pas aux moches -
les gens croyaient que je plaisantais... ah ah ah
putain tout ça, c'était l'errance d'une existence  sans but et vide de sens mais
c'était aussi sauter à pieds joints à travers un cerceau enflammé
je voulais quelque chose qui me brûle, une étreinte à faire mouiller les anges
un amour pour lequel je pourrais mourir mais qui me condamnerait à vivre
ce genre de trucs éphémères qui ne te laisse qu'un gout amer et des cicatrices sur le palpitant
je suis comme ça et c'est une tare
merde, j'avance en me cognant sur les meubles, en me cassant les poings sur les murs
mon destin me chie sur la gueule et ma gloire se résume à boire
mais je m' en fous carrément t
quand je prends le clavier c'est comme si j'étais armé, j'écris pour dessouder les fantômes
qui rodent dans les tréfonds de mon âme
et quand je crèverais, sans doute que tout disparaitra avec moi, je ne suis pas vincent van gogh
je sais qu'une catin ne se paye pas avec une oreille et personne ne va me découvrir un
quelconque talent
c'est bien ainsi
faut savoir regarder les choses en face, je n'ai pas grand chose à dire, sinon que j'aime
bien me faire sucer et branler ton clitoris en meme temps, ce qui n'est pas grand chose à opposer
à tous ces fils de pute d'intellectuels chiants comme la mort qui ont un avis éclairé sur tout 
et n'hésitent pas à le partager 
mais, désolé de briser le mythe les gars, je n'ai jamais
vu une femme jouir parce que tu lui expliques une de ces putains de théories de la vie avec
laquelle ces personnes là se gargarisent un peu partout, dès que possible
alors oui, mes histoires de branlettes et de chattes trempées, ne vont pas changer le monde
mais si on ramène ça au réchauffement climatique et à l'incapacité de nos gouvernants
de l'enrayer, à la menace nucléaire qui plane au dessus de nos crânes d'esclaves du
capitalisme ambiant
je trouve un intérêt certain quoiqu'un tantinet égoïste à recentrer mes activités cognitives sur
le manque flagrant de relations sexuelles
de ma vie actuelle, (merde, ça fait des lustres qu'une groupie ne m'a pas envoyé une photo de ses seins ou
de sa jolie chatte, alors imagine dans ma vraie vie) et je me fous un peu de savoir que machin, écrivain à la mode, invité à la télé
nous explique sa longue réflexion sur le sens de l'existence, carpe diem et cocaïne au kilo, la vie est
tellement dure pour le bobo parisien
je chie sur la gueule de tous ces types, appelons ça de la jalousie professionnelle si vous voulez, mais
n'oubliez pas,
je suis de ceux qui s'ouvrent le ventre et se repaissent de leurs tripes répandues sur le carrelage blanc
de cet asile psychiatrique qu'on appelle le monde
quand j'écris, c'est avec un couteau de boucher entre les dents
et je n'hésite pas à m'en servir
qu'on se le tienne pour dit et que vos femmes mouillent pour moi !






lundi 24 octobre 2022

j'ai toujours des phrase pathétiques qui jaillissent dans mon esprit malade

n étions nous pas fait pour se retrouver dans les bras l'un de l'autre plutôt
que de penser l'un à l'autre quand nous nous endormons dans les bras de quelqu'un d'autre ?

j'ai toujours des phrase pathétiques qui jaillissent dans mon esprit malade

moi je suis le plus seul de tous
mais une amie repeint ma maison, elle ne veut pas d'argent, elle dit qu'elle m'adore, je suis son pote
alors je ne suis pas si seul et
j'ai des amis que je ne mérite pas
et ces amis donnent tort à toutes celles qui détournent les yeux

oh, j'ai envie qu'une femme me fasse du mal, juste pour me souvenir que je suis vivant
de la douleur, comme un manteau pour me tenir chaud l'hiver
tout plutôt que de regarder passer les jours jusqu'à ce que la mort pointe le bout de son nez

je dois nourrir le feu en moi
donc
je dois mourir un peu en toi

tu sais c'est parfois dur de fermer les yeux et de ne plus voir ton visage
et c'est encore pire si je t'avoue que je ne vois plus aucun visage
des fois je fais comme si j'aimais encore juste pour avoir une émotion à l'intérieur
l'infinie tristesse mes désespère moins que le vide qui a pris ta place

j'ai toujours des phrase pathétiques qui jaillissent dans mon esprit malade

et la rage et le désir dur et violent pour tout ce qui brûle
comme lécher sous l'orage la jolie chatte d'une fille qui ne serait surtout pas faite pour moi
prenez moi et oubliez moi dis-je
je suis une défaite et une tempête
le chien enragé au bout de la laisse

quelque part vit une femme qui ne verse pas de larmes pour moi
et je ne pense ni à elle, ni à sa petite culotte trempée d'amertume