samedi 24 août 2024

La fin en héros du magnifique chien

le chien blanc allait mourir, c'était joué
j'ai prévenu la fille qui me l'avait vendu
il n'y avait pas grand chose à faire.

tous les deux jours je l'emmenai chez le véto qui
lui faisait une piqure. ça me le remontait jusqu'au lendemain, je retrouvais mon chien et il ne semblait
pas prêt à me laisser
mais le jour d'après il était de nouveau mal et je revenais au cabinet du doc
qui sortait dans la rue pour le piquer dans le coffre de la voiture.

Je filais 20 euros au véto à chaque fois mais je voyais bien que pour lui tout ça était inutile, seulement c'était son boulot qui dictait sa réfléxion, moi je suivais mon cœut
il disait : dur de savoir car il ne se plaint jamais mais il n'a pas l'air de souffrir, je comprends que vous ne
vouliez pas le piquer.

je répondais, si un jour votre coktail ne marche plus alors je l'amènerais. on l'anesthésiera avant
je veux qu'il s'endorme dans les bras et ne se sente pas mourir. 

en amérique ils endorment aussi les pédophiles avant de leur arrêter le coeur
avec l'injection. 
Ça me semblait le minimum pour mon chien puisque je ne pouvais pas le sauver,
l'endormir avant de le tuer.

Ça a duré plusieurs semaines. Je ne pouvais me résoudre à le laisser partir
une voix me disait de ne pas le faire.
Quand la piqure faisait son effet, 
je l'emmenais faire une petite ballade en nature.  

Un jour j'ai croisé ma voisine dans la rue.
"comme il vous regarde... on voit qu'il vous aime"
je me suis senti fier

un samedi, 
je l'ai amené dans un coin où on venait souvent à une dizaine de bornes de la ville
La veille je l'avais cru mort mais la piqure me l'avait ramené. On avait droit à un moment
de plus ensemble, dehors. Durant toute son existence, rien ne semblait le rendre plus heureux que 
d'être dehors
avec
moi

comme c'était la fin je le sortais rarement plus de dix minutes, 20 à tout casser
il ne tenait pas beaucoup plus

mais là,
il est sorti de la voiture et il a pris le chemin en reniflant toutes les odeurs

je le suivais et quand est venu le moment de faire demi-tour, il ne m'a pas écouté
juste il m'a jeté un regard en coin
et dans son oeil je n'ai lu que de la détermination. 
il ne voulait pas retourner dans la voiture, il voulait continuer.

j'ai dit OK, je te suis.
et je l'ai fait
quite à devoir le porter ou aller chercher la voiture si jamais il ne pouvait plus revenir
ce moment était à lui et je l'avais compris.

Mon golden était un putain d'animal têtu. 
et je n'ai plus
essayé de le faire changer d'avis, c'était le combat de sa vie, l'ultime round, un manière
de repousser sa mort.
je sentais tout ça
il voulait aller au bout de la ballade et il l'a fait
ça a du prendre 40 minutes et il n'a pas faillit. Mon chien était un putain de héros !

quand on est revenu pas loin de la voiture, on s'est allongé dans l'herbe.
j'ai du lui dire que je l'aimais, et peut-être que j'ai versé une larme.
c'était mon frère de meute. 

on est resté là un moment, tous les deux, il faisait soleil, puis on est rentré. 
comme à chaque fois, je l'ai porté pour le mettre dans la voiture. On avait enlevé les sièges
pour qu'il puisse s'allonger

le lendemain il n'était pas en super forme et cette fois, la piqure ne l'a pas remonté. 
Il est resté prostré sur le sol tout le lundi. je savais qu'il avait été au bout de ses forces
je me suis décidé à l'amener le lendemain pour la dernière fois au vétérinaire.
Je lui ai demandé de me pardonner ce que j'allais faire

Le soir, je me suis couché sur le canapé, il était allongé à côté.
dans la nuit je me suis levé, il était allé dans la cuisine sur le carrelage. Il avait toujours trop chaud
la plupart du temps, il dormait sur des trucs froid. 
il respirait difficilement. je l'ai embrassé. 
je lui ai encore demandé pardon. 

comme il n'avait pas voulu rester près de moi, je suis aller me recoucher dans mon lit.

Quand je me suis relevé, il était toujours sur le carrelage, là où je l'avais laissé, la vie l'avait quitté.
il ne baverait plus jamais sur mon pantalon, ne sauterait plus dans les flaques de boue, ne fuguerait plus
pour aller renifler dans la rue et
ne ruinerait jamais plus l'intérieur d'une seule de mes voitures.

quand je ne pense aux chiens, je sais que nous ne méritons pas leur amour
quand je pense aux humains, moi inclus, je sais que les chiens ne méritent pas ça
lui
Je l'avais eu quand j'étais au plus bas moralement, j'étais une loque dépressive, solitaire, folle
et il m'a donné plus d'amour que j'en avais perdu
il a été le compagnon le long d'une route qu'il a rendu plus belle
j'ai été loin d'être le meilleur des maitres, mais il m'a pardonné toutes mes erreurs

il est mort chez lui, 
dans un endroit ou il se sentait en sécurité et se savait aimé
c'était peut-être égoïste mais cela revêtait une certaine importance pour moi. 

J'ai amené son corps au véto pour le faire incinérer. J'ai payé ce que je devais après
l'avoir posé sur la table. On l'a mis dans un sac blanc, seule sa tête dépassait pour sa dernière caresse
il n'était plus là mais j'ai fait comme si, je lui ai dit au revoir en pleurant
c'était fini

je suis rentré chez moi, et sans doute que là aussi, j"ai chialé










dimanche 18 août 2024

Les fous ne rêvent pas aux princesses

toi non plus
tu n'es pas venue, toi aussi, tu ne viendras jamais
mais ce dimanche-là
ton joli cul et tes gros seins, cette manière de gémir que tu était ma pute tout en te 
caressant comme tu sais si bien le faire
putain bébé, c'est de la lave en fusion qui incendie la forêt desséchée de ma folie

tu as ce truc en plus et ce fut une torture de ne pas te voir enchainée à moi
oh
fallait me prendre et m'arracher le coeur pour l'avaler
fallait coller ta peau à mon désir, tatouer mon épiderme de ton parfum
m 'arracher à moi, me déplier les ailes et m'envoler jusqu'à toi

putain bébé,
dans deux jours, c'est encore mon anniversaire, 
c'est la nuit, presque le matin et j'ai besoin d'un sédatif
je pense à toi car je suis incapable de ne penser à rien et trop de pensées veulent ma mort
rien que ton souvenir me sauve de moi

tu es une si jolie et si précieuse chose
un moment de grâce
une pute sublime, une qu'on aime à en retrouver sa déraison, 
les fous jamais ne rêvent aux
princesses, ils veulent mourir ivre d'amour dans les bras de leur reine !

oh, 
je te voulais dans mes veines, brulante comme l'alcool, dangereuse comme une drogue dure
tu m'as offert une dose de toi
je me la suis injectée pour nourrir ma prose et depuis je pleure de n'avoir jamais eu droit à
mon overdose
tu as scié les barreaux de ma cellule mentale avec ton
désir dingue que je dévore ta chatte et claque ton cul de salope en te prenant par les cheveux jusqu'à
ce qu'il rougisse

putain bébé
je sais tous les mots d'amour que je n'aurai jamais à te dire et ils sont moins lourd
à porter que tout ceux que tu ne murmureras jamais à mon oreille
j'aurais voulu exister sur toutes ces feuilles de papier à qui tu confies tous tes inavouables secrets
et sans parler de moi, les autres, ça me colle la rage de savoir que tu les as laissé t'utiliser et te convaincre
que tu n'es pas faite pour être aimé, quand il aurait été
si simple pour toi de les briser

je suis barge et c'est pas grave de t'avoir perdu sans mème jamais t'avoir, 
je suis laid et effrayant, un putain de zombie boitillant à la poursuite de ce qui lui reste à vivre
je suis presque vieux, bientôt fini
je bande moins bien qu'à 20 ans, faut dire ce qui est
mais putain, tu as fait battre comme aux premières heures de l'adolescence ce truc sanguinolent que je
croyais mort
et je suis là
à sédater mon âme
à coups de mots durs pour oublier la simple évidence, les morsures de ta bouche sous le plaisir repousseraient
le spectre de la mort sure qui me guette et se rapproche en dansant

bébé,
tu as raison, ne m'approche pas, je vais griffer ton âme et la marquer comme jamais
et ta chatte
j'apprendrais à la lécher jusqu'à ce que tu me supplies de ne jamais arrêter

et quand après le jeu de l'étreinte tu te refermeras, nous laisserons la sueur s'évaporer et
j'éjaculerai des mots de passion infinie sur le rouge carmin de tes lèvres affamées d'amour

putain bébé
te plaquer contre un mur et mordre le creux de ton épaule en passant la main sous ta jupe
ce n'est rien en comparaison de ce désir sourd qui palpite à l'intérieur, te révéler la vérité

tu mérites tout l'amour qui puisse exister
rien de moins

et si tu crois que de toi, je n'ai vu qu'un corps
que je ne sais rien de ton désarroi et de tout ce chagrin que tu caches sous tes rires insolents
tu te trompes, toutes tes fragilités sont autant de diamants qui découpent le verre de mon armure
et si tu avais du me tuer bébé, aucune importance, soit la dague et perce-moi de part en part disais-je mon
coeur de chien est pour

toi



samedi 17 août 2024

Bitch !

Bitch
je n'ai jamais vu New York
mais je prétends avoir été partout,
et comme j'ai aimé une femme qui voulait être blanche neige, je prétends connaitre l'amour

il m'a fallu 20 ans pour comprendre qu'en ce temps là
elle était un caméléon
avec le dealer de shit, elle fumait du shit
avec moi, perdant qui rêvait d'être écrivain tout en étant effrayé par l'alcool et la coke, elle lisait des livres
avec le barman, elle buvait et prenait de la drogue

certaines sont plus douées que d'autres
pour nous offrir en surface ce que nous désirons
c'est comme ça qu'elles tissent leur toiles et nous brisent
mais les hommes ne sont pas meilleurs, quoi qu'ils en pensent
les femmes utilisent rarement la violence physique

bitch
j'ai vu Las Vegas
quand je m'en souvient
ça me rappelle l'américaine qui adorait sucer
ça me rappelle que je n'ai jamais rien gagné et avec elle non plus
elle vivait à los Angelès et maquillait des actrices pornos à Budapest cet été là
C'était aussi une stripeuse, et le temps d'une dance, elle fit de moi la star d'une discothèque hongroise à
la mode
cet été là, elle aimait qu'on la prenne par les cheveux et j'étais encore trop timide, un autre
me l'a prise par ses cheveux bruns. Il savait faire et quand tu bosses dans le monde du cul, les notions d'amitiés
à l'ancienne sont très relatives

salope et pute me voila, 
à rouler sur une moto bleue
à dire je t'aime à mon chien 
prêt à tapiner sur le marché du travail quand ce moment de calme s'arrêtera

mon amour, j'ai tué ce sentiment avec la froideur du hitman
malgré tout, la fille avec le gout de la liberté posé sur ses lèvres, elle veille sur mon chemin en silence
elle dit, toujours en filigrane, pas loin, tu es le seul qui ne m'a jamais fait de mal
et la japonaise au dos tatoué, elle laisse toujours des petits signes, à chacune, je lui écris, tu es belle
et je ne lui mens pas

dans mes yeux, l'arrogance n'ignore plus qu'elle a perdu
je dois miser sur la chance
                                            pour escalader le mur de la défaite

bitch
il n'y aura jamais de plage ou fumer des cigarettes blondes avec une jolie pute au corps parfait et
des prunelles insolentes, un appareil photo et mes doigts qui appuient sur le déclencheur, au mieux
ce sera une gâchette pour assassiner la solitude, les seuls cocktails qui me sont destinés sont
molotov, mon âme ressemble à Hiroshima un certain jour de 1945

une brune m'écrit, je suis une garce et je l'écoute jouir et ses amis ne savent pas
qu'elle se fourre deux doigts dans la chatte et les suce dans les toilettes
juste parce-que je lui ai demandé de le faire
il y a un temps pour le jeu et tant de beauté dans nos perversions, la beauté de la vérité
chez vous
rien n'est vrai, rien n'existe, rien ne dure, je vous laisse vos mensonges, ceux qui conduisent
à un beau mariage et à de beaux enfants, votre réalité m'a marqué du sceau de l'infamie
bien avant que je cesse d'aspirer à vous ressembler, c'était une autre époque, les filles
comme elle ne me regardaient pas

bitch
je décide de continuer à donner de l'amour à ce monde
sans doute par esprit de contradiction
ne va pas croire que je suis comme ça, tu me quitterais trop vite,
je n'aime pas être le gentil
la sensibilité pousse à écrire des poèmes de merde
que personne ou presque ne lit et certains peuvent croire qu'être "underground" est une preuve de qualité
je n'ai pas cette prétention, des fois je songe à écrire de la bit-lit pour devenir riche
j'ai l'âme d'une pute et le physique d'un porc, (à moins que les miroirs ne m'enlaidissent par pure
jalousie)

bitch
personne ne cherche vraiment l'amour, 
non,
chacun cherche une solution, l'amour, le suicide, la richesse etc...
rien d'autres que des solutions

en conséquence de quoi,

l'art émerge souvent de la violence de l'existence 
quand la douleur devient trop intense
il devient nécessaire de transcender la mort

bitch, 
tu vois, je suis comme une vieille épouse un samedi soir, je simule, je fais semblant de savoir écrire
des choses intelligentes, alors que si tu violes mon masque, je suis hideux
mais quand je bande bien, il arrive que ma bite fasse 20 cm
et quand, en soirée, je sais gérer ma consommation d'alcool, je peux me révéler très drôle

bitch
je sais déjà ce que tu vas me dire, tu rêves d'autre chose, de mieux que moi
et moi aussi
mais j'ai du faire avec ce que je suis



mardi 13 août 2024

Trop longtemps sans me faire mal

j'ai parfois des errances, des trucs de dingues
des jours sans réussir à poser un mot, à me prendre la tête sévèrement
à cause de ces enculés de banquiers
des connards d'assureurs
de ces fils de putes égoïstes, ces salauds de tous les jours qui oublient qu'on est des milliards sur terre.

Dans ces moments là
je passe des nuits à dormir avec mon chien pas loin pour tenir le choc contre moi-mème
je me souviens avoir eu des femmes extraordinaires
et j'oublie être principalement tombé amoureux d'autres, extraordinaires aussi, à leur manière
mais celles-là m'ont plombé au lieu de me sauver, se révélèrent être chacune un morceau de béton lié
à mes pieds tandis que je tentais de nager jusqu'à la rive du lac de ma folie intérieure

les gens m'oublient maintenant
leur vie change
ils m'oublient
c'est comme ça
Mes amours se sont fracassés sur sur d'autres plus méchants que moi
les amis ne me trouvent plus assez bien
pas grave
sur ma petite moto bleue
je suis deux fois trop cool quand je roule vers l'horizon
lonesome cow boy de mes deux qui se fout des autres, à son tour

la fille qui me fascine m'envoie une photo de son cul dans une culotte noire
elle mérite le fouet
elle reçoit le fouet
mais c'est un autre qui le lui administre
les femmes aiment le sexe violent
mais ça ne signifie aucunement qu'elles l'acceptent avec
n'importe qui

mon âme brûle
mon coeur me fait mal
je n'aime plus rien, plus personne, j'expérimente le vide intérieur

J'ai envie d'une femme trop jeune
petite pute viens sucer ma queue. 
viens à quatre pattes avec un sourire de chienne sur tes lèvres rouges

Je suis resté trop longtemps sans boire
trop longtemps sans me faire mal
trop d'errances

mon goût pour la souffrance hurle et les femmes s'en foutent




mercredi 24 juillet 2024

Nourrir le monstre

je n'étais pas venu pour parler d'elle mais il me dit, 
elle a planté tout le monde et elle manipule
il est tellement déçu d'elle
moi je dit, je t'en dirais pas du mal, j'ai été heureux, j'ai laissé tout ça derrière, elle a dit tellement de choses méchantes sur moi après la rupture
"elle casse tous ses ex" répond-t-il
Je crois que c'est pour ça que j'ai réussi à l'oublier, parce qu'elle me mettait au mème niveau que tous
ceux qui l'avaient brisée, moi je me voyais comme celui qui avait tenu les promesses que d'autres lui
avaient faites, je méritais plus 
de considération, du moins, me semblait-il (mais c'est toujours pareil, on n'a que ce qu'on gagne, jamais
ce qu'on mérite gna gna gna)

il me raconte le pervers narcissique de plus sur un parcours bien fleuri, qui l'a traité si mal, un queutard
et d'autres trucs, tout ça me laisse froid, mème pas désolé pour elle, j'avais trop
donné, elle a gardé ce que j'avais de meilleur en moi, faut pas m'en vouloir, je sais si bien devenir
de glace, j'ai appris à le faire dans l'enfer de la dépression

il a l'air de plus trop l'apprécier 
et moi j'avoue, j'ai ma petite goutte au fond du string, je lui avais dit, à la fille, que ça se passerait
comme ça
qu'elle se tirait de notre histoire pour de mauvaises raisons
que dans sa vie, elle voulait trop passer pour la victime
etc... etc... 
si je voulais, j'imagine que je pourrais en rajouter sur elle, 
mais je n'en vois pas l'intérêt, j'aime principalement ce qui me procure du plaisir et maintenant
je n'ai plus ni chagrin, ni colère, donc aucune motivation pour la revanche, je dis tant pis
quand il dit qu'elle a vraiment vrillé

après nous, 
elle était devenue une reine de la nuit, ce qu'elle désirait, et tous la voulaient
et dans sa bouche, j'étais le malsain manipulateur
et je laissé faire, comme si je savais déjà que cette heure viendrait
un jour j'ai regardé sa mère
un autre jour j'ai regardé sa soeur
pas besoin de  chercher à me venger, elle le fait très bien pour moi disais-je
peu importe que les deux me croient où non

je ne pensais pas si bien dire, que ce moment viendrait, à vrai dire je ne courrais pas après,
je voulais juste m'en foutre, on se sent toujours bien quand on s'en fout, et un jour
j'y suis arrivé
on y a arrive toujours, tout est question de patience et de volonté
(et parfois de jolies petites chattes à lécher)

mais je suis là, à l'écouter me dire qui elle est devenue et me confier sa déception
et je suis comme un sale gosse qui déguste la barre de guimauve qu'il vient juste de
voler, et je n'éprouve aucune honte à mes sentiments fort peu chrétiens, je l'avoue sans rougir
et quand je pars
je n'ai rien qui remonte, ni pincements au coeur ni regrets, simplement je me suis plus léger
comme le serait sans doute un type soulagé de ne plus être tout seul à porter un lourd secret, une vérité

le soir, je vais courir, à mes côtés, 
le chien est mon seul amour, il chie dans l'herbe et traque le lièvre sans succès
je pense à la fille qui hier, m'a laissé une photo de sa main dans sa petite 
culotte
rose
je pense à mon âme soeur, blonde magnifique de Prague, les yeux bleus, qui a choisi le chemin tracé
plutôt 
que moi, mon unique regret sentimental, il en faut toujours un
je pense à la fille au cul rond qui gémissait si bien sur ses messages vocaux, j'aurai pu l'aimer à la folie,
mais je ne suis pas créé pour être aimé
je pense à celle qui m'a écrit -on va commencer par des insultes et de très bons coups de reins et si j'ai aimé
je t'accorderais tout le reste (la violence controlée)-
je pense que je vais mieux
je pense que je vais bien
c'était si nul de chialer, une perte de temps, c'est pour ça que je hais l'amour, à cause du temps passé
à se reconstruire, temps perdu perdu perdu, qu'on ne retrouve jamais peu importe l'espoir le plus fou
qui renait quand tout finit par cicatriser

il y a des filles qui m'écrivent, 
à cause de mes mots
à cause de ma douleur
à cause de ma folie
des filles qui ne me disent pas je t'aime, des filles qui ne mentent pas, des filles qui manquent
de quelque chose, d'un regard qui les voit dans leur ensemble, de caresses incendiaires et de mots
brûlants, parfois elles se fichent de l'amour, parfois elles croient qu'elles ne sont pas faites pour
être aimé, à tort, elles ne savent pas choisir, c'est tout
il y a des filles qui pansent les plaies, apaisent la brûlure, des filles qui m'écoutent crier ma peine sans
me juger, des filles qui effacent la laideur de mon être, rendent beau jusqu'à mon visage

je suis ce que je suis et en moi, souvent, la nuit, un monstre hurle et un homme brisé
s'écroule

nourrit le monstre me dis-je et laisse crever le perdant


samedi 20 juillet 2024

Echec au max

Ce que je pense de ton cul, c'est qu'il est magnifique
tes seins énormes
je les lécherais des heures
cette photo dans ma boite me laisse les mains moites, 
tes fesses bombées, les griffer et laisser mon prénom
en lettres de sang sur ta peau, ça me fait tripper, je vrille souvent avec des idées sales
faut pas m'en vouloir, j'ai perdu la raison plus facilement que ma virginité mais
au bout du compte, je reste un mec gentil qu'on oublie et qu'on quitte après l'orgasme

c'est la nuit et je me touche pour ton cul,
t'es belle et moi je suis seul chez moi, la bite à l'air sur un fauteuil en cuir bleu, j'ai envie de fumer,
envie de boire, envie de ces trucs que j'ai arrêté et de baiser aussi
fatigué de cette réalité biaisé, le vrai visage de l'échec se mate dans un miroir fêlé
je me flagelle au lieu de TE flageller, si tu m'veux tu m'prends, si tu m'veux plus, tu m'rends

je compte pas pour grand monde et c'est pas bien grave, depuis toujours moins une fois
je vis incomplet, faut juste arrêter de se poser des questions, comprendre qu'il est inutile
de chercher à colmater les brèches
avant-hier, mon plan cul me dit qu'elle a besoin d'un uber-bite, y a des trucs comme ça
qui réchauffent du caleçon taché au coeur mort, économisent des années de couteuses thérapies

À midi, je vais au bar en moto pour pas trop boire, j'en suis réduit à ça, faut que je me mette des obstacles
pour minimiser ma façon malsaine de ruiner ma santé, putain, j'aime tellement ça
jouer avec le feux et me noyer dans des yeux verts,  mais faut que je me restreigne
que je m'astreigne à mon bien-être
ce soir je vais courir et le coeur fait ce qu'il a toujours fait, il bat trop fort
et je sais bien que c'est un truc comme ça qui me tuera, le poids de la folie finira bien par m'écraser

la drogue, ça n'a jamais été mon truc, et les femmes, j'ai jamais vraiment été leur truc
mais quand je croise mes ex, je me souviens à quel point elles étaient magnifiques
je me dis, ah ouais quand mème ! j'ai eu ça ! 
et les flammes sont encore dans leurs yeux, parce que quand je le voulais, dans le lit et
hors du lit, j'étais sacrement bon, faut juste me laisser approcher et me coller pour s'en rendre compte
le mois dernier, la brune sublime avec le gout de liberté sur ses lèvres me dit :
jamais aussi belle, que quand j'étais avec toi
et la fille du soleil levant est mariée maintenant mais like toutes mes publications sur les réseaux sociaux
souvent je pense à son dos tatoué jusque dans le générique d'un film de Seagal,
merde, je suis tellement
usé de vivre dans les souvenirs, pour fuir mon enfer, j'ai besoin
de tracer une voie pavée de bonnes intentions
et de poser là de l'or et des jolis culs
(comme le tien),  
faut regarder en face la mort des illusions, mon heure est passée
j'ai raté ma chance, surement par peur et pure paresse 
je refuse de faire le bilan, me planque pour ne pas affronter la réalité, les traces de moi, t'en trouveras surtout
au fond de la poubelle dans des mouchoirs en papier
je devrais prendre la route, mais je perds le temps qu'il me reste à gratter les croutes jusqu'au sang 

t'es trop vieux
t'es trop vieux
t'es trop hideux
t'as trop de mal à survivre dans ce tête à tête avec toi-mème
tu quémandes un 69 à l'existence mais peu importe le véhicule, les têtes à queues t'envoient dans le décor
voila ce qui hurle dans ma tête, le gout pour dépréciation, personne n'est meilleur que moi
pour clouer mon âme sur la porte d'une grange délabrée, quand je me quitte, jamais je ne me manque

je laisse un message pour un camping-car, ça pue l'arnaque et j'ai plus le fric, mais j'aime
bien rêver à des trucs impossibles
je trouve toujours des solutions pour me pousser à bouter la réalité hors de moi, créer un truc
que je n'hésiterai pas à foirer, c'est tellement plus simple de perdre
je pensais que j'irais vite
que je grimperais en haut
j'étais pas fait pour penser

bébé
prend ton rouge à lèvres et écrit que tu m'aimes sur tes seins de pute
branle-toi et endors-toi en me détestant, je suis la salope qui vit dans ton jardin secret
l'amour aussi, tu finiras par t'en débarrasser, si on veut aller loin, faut voyager léger

4H15  le chien ronfle sur le canapé,
j'écoute en boucle la chanson entrainante d'une gamine avec sa petite gueule de chienne perdue 
sur la télé grand écran, je me dis qu'elle doit bien lécher les couilles
j'vrille encore, j'suis seul seul seul, échec au max, j'ai pas de solution pour inverser la tendance
j'suis pas parti pour crever sur une piste de danse dans un costume à paillettes argentées

je devrais aller me coucher mais j'ai mieux à faire (bien que j'aurai préféré avoir mieux à foutre)
sur l'écran de l'ordi, j'aligne des rails de mots histoire de sniffer la nauséabonde odeur de ma déchéance,
écrire c'est poser un flingue chargé et armé sur ma tempe, quand d'autres trouvent la paix et 
le sommeil du juste, c'est avec une futile insistance que
je fais gicler ma cervelle sur la page blanche 
sans doute est-ce du à mon attirance pour la nuit, ce qui ne me tue pas m'ennuie

un sourire mauvais vissé sur mon visage laid, je glisse deux doigts dans la chatte de la poésie, 
celle qui mouille
doit gémir






lundi 8 juillet 2024

Les autoroutes menaient vers d'autres enfers

Les autoroutes menaient vers d'autre enfers

 alors, elle, je voulais la quitter mais je restais jusqu'au jour où je n'ai plus pu rester
c'était ainsi
nous n'étions pas fait pour nous

après
d'autres, je me sentais incapable de répondre à leurs attentes
c'était moi
jamais à ma place
jamais heureux
on disait que j'en voulais trop, que j'aurais du rester à jouer dans ma cour
que je finirais seul
c'était ce qu'on m'enseignait depuis le début

avec le temps et les cassures
la seule folie était, il me semble, cette croyance que je nourrissais - qu'on pouvait m'aimer -

j'avais besoin d'adrénaline
j'avais besoin que mon coeur batte
mais dans toutes les promesses, la trahison se dissimulait
une fois endormi, vient toujours une nuit où
le poignard perce la peau et le cœur

à l'arrivée
l'amour était une jolie façon d'en finir avec les illusions
et l'estime de soi

et maintenant, je n'aime plus la nuit
et l'alcool m'effraie
il n'existe là que l'abime - aucun abri -

Mon ange
dans quel monde m'attends tu ?
et dans quels bras dois-tu te noyer pour oublier la solitude ?

Mon ange,
je suis perdu, l'echo de l'absence résonne dans mon vide intérieur

dans les rues
chaque baiser était un éclair qui déchirait l'obscurité
une façon d'oublier que ma lumière était morte
puis mon heure est passée, retour à la morne réalité
rien n'a basculé
rien n'a brûlé
tout reste rempli de la mème mélancolie

et maintenant, je me fais tout petit, insignifiant et
les gens m'oublient
à plus ou moins long terme
c'est bien comme ça
je finirais par disparaitre et cela se fera sans un souffle de vent