vendredi 9 juin 2017

Les flammes de 17h17 environ, ce jour

Dans le supermarché
Trois citrons bio
Un sac d’oranges bio
De la lessive non bio
Je suis un homme de contradictions

J’arrive à sa caisse
Elle me lance un « ça va chéri »
Se penche et m’embrasse sur la bouche
Voilà les flammes qui se rallument

« c’est moi qui te perturbe ? »

oui ma puce, c’est toi
je me souviens de cette voiture
la mienne, des années en arrière
sous la neige
tes seins incroyablement vrais et lourds
ta peau cuivré et tes yeux dorés
le feu qui dicte sa loi et le son de ton plaisir

et la, si près mais intouchables
ton joli petit cul et
le reste de ta perfection physique
ta manière de jouer
tu m’as à ta botte ma puce
tu sais juste trop bien y faire

            je connais ton art pour les dérobades
            c’est toi qui choisiras s’il y aura un autre
            où et quand
            et d’ici là, tu joues/je ronge mon frein
            et je noie mon désir dans les souvenirs

17h17 environ ce jour,
en plein supermarché
Je voudrais qu’ils crèvent tous
Que les mouches dévorent leurs cadavres
Et que nous restions
Seuls toi et moi ici ou n’importe ou
            Rue/parking/océan/suite présidentielle…

et je lécherais chaque centimètre carré
de toi

tu me rends dingue ma puce, vraiment dingue

Sous le soleil tout doit briller, j’étais si laid quand vous étiez si beaux (Dieu réside dans l’éphémère battement d’ailes du papillon blanc)

Des déchets, des charniers
Des âmes aux regards déchirés
Arpentant
Des rues vides de sens
Dieu réside dans l’éphémère battement
D’ailes du papillon blanc et
Le bleu de cette terre est un cache misère
Dessous tout est sang
Et poussière
C’est ici que je dis, vagues
Et marées usent la muraille
De pierres précieuses qui emprisonne
Quelque chose que je trouvais
Beau
Que je croyais pur, oublieux de ma facilité
            à me fourvoyer
Dans les méandres de mon esprit avide
de sa propre reconnaissance et vient l’instant
où à se niquer
soi-même, on efface la vérité de son reflet dans les yeux
qui nous aiment
et quand tout s’écroulera, j’affronterai
mon vrai visage seul dans le miroir
avec mes fêlures pour combattre
les cicatrices et les brûlures
à verser sur les plaies, et la lune
et les loups hurleront ma revanche
j’assénerais des coups d’estoc et de tailles
sous pavillon noir
Pour mes ennemis, des punchlines comme des balles
de 9 mm dans leur têtes stupéfaites de mon nom
sur l’affiche, d’eux j’ai tout appris
l’oseille c’est la liberté des plages privées
la cirrhose aux cocktails, le cancer aux cigares de Cuba
Un jour ma vie
sera ma chienne
Obéissante et amoureuse au bout de la
lèche
En attendant je distribue les crochets
aux mensonges
avec la vigueur du fou déchantant
quand il comprend
que l’amour
c’est du toc
            (ouais bébé,
            l’amour ça rend faible, ment !)
Sous le soleil, tout doit briller
Je suis champion du monde sans scrupules
            Le roi du crépuscule à la couronne serti d’une âme obscure
Souvenirs d’en face, maigrichon en manque d’amour
je cherchais en vain une place où m’asseoir
sur le banc d’essais et voici qu’il
m’a fallut si peu d’existence pour réaliser
- attention, maquillage de circonstance -
la laideur se cache au jour le jour
mais
cruelle infamie si tu la portes
sur ton visage, l’innocence disparaît
étranglée dans les moqueries adolescentes,
Hier les arrogantes top modèlent mes larmes jusqu’à en faire une arme
Quand la nuit tombe, je brise les dents blanches de leurs
Trop confiant amants
            Apprenez mes beaux
            la beauté n’est qu’un répit
            que la roulette rustre
n’accorde jamais au laid, retenez la leçon
mes belles
la beauté
n’est jamais que le début
D’une lente agonie, tout devient
Vieux et
Rien n’est jamais mieux
Sinon le passé
car le passé
est illusions d’optique
S’il veut survivre, le chien doit mordre
Mais surtout ne pas semer le désordre
Sous peine de finir abattu sans débats
J’ai compris et subit les marques
au fer rouge de honte
Vous aviez le nombre et quelque chose
Que je n’ai jamais eu
J’ai serré les poings au fil vos guillotines
et mes mâchoires
Blanchissent quand je me souviens
De l’arrogance et du mépris
Vous m’avez si souvent jugé
Quand mon péché était de vouloir
Vous ressembler
Et d’autres auxquels j’ai cru
m’ont si souvent trahi
Quand je leur offrais mon flanc
Pour protéger leur suite
            Vous aviez la beauté et vous aviez l’argent
            Mais la beauté n’est qu’un répit
            Un jour vous aussi
            Vous serez laid,
                        Laid à l’image de ces Dieux qu’on utilise impunément
                        Pour justifier tant de crimes, il vous restera
Peut-être l’argent mais
            Votre beauté sera oubliée et je vous offrirais mes rires moqueurs en guise
                                                            De cercueil
                                                            Quand je vous enterrerai vivants
                                                                                    Vous qui étiez
                                                                                    si morts
                                                                                    Quand mon péché
                                                                        était de vouloir vous ressembler

dimanche 4 juin 2017

Deux jolis seins débordant d’un soutien-gorge rouge

J’ai bien reçu la photo de tes seins l’autre matin
et j’ai eu des réveils pires
et des nuits amplement plus difficiles
que d’ouvrir les yeux et regarder
ce délicieux et délicat message
sur mon téléphone
                        - deux jolis seins débordant d’un soutien-gorge rouge -
et je songe que
t’avoir eu une fois ou deux
dans mon lit ou ailleurs
et dans ma vie de déglingué
toi, ta jeunesse et ta beauté stupéfiante
C’était comme gagner au loto
Se faire sucer par une star de cinéma
            dans les toilettes du palais du festival
de cannes pendant la cérémonie de remise
des  prix
            toi, baume apaisant versé sans restrictions
sur les brûlures à 40 degrés de ma vie ethylique,
le remède miracle à
toutes mes gueules de bois et à mes dépressions
            chroniques
et savoir que de temps à autres
au moment que tu choisiras
avec ta manie de contrôler
tout ce qui est notre jeu secret
tu vas m’envoyer une photo
de ton joli corps et me dire
« il n’y a que pour toi que je fais ça »
c’est traverser la nuit en sachant
qu’il y aura une lumière au bout
du tunnel, une pièce de monnaie
glissé dans la main du mendiant
ô divin bordel, je suis le plus chanceux
des fous, tu existes et tu penses à moi
et je reste pantois parce qu’il n’y a jamais
eu un prix à payer pour tout ça, toi, tes rires
et tes selfies plus ou moins nus et je sais que chaque
seconde de toi est une étincelle de sincérité
tu n’as jamais su simuler l’intérêt et il n’y avait
aucune nécessité à m’approcher de près ou de loin
et putain, t’es venu vachement près
si près que tu n’aurais pas eu besoin
de la moindre lame pour m’ouvrir
le cœur en deux afin d’en ôter
ce qui restait de souffle de vie
et je reste fasciné par l’incessant manège
de tes cheveux longs et je sais
que je ne pourrais jamais oublier le gout
de tes lèvres et le son merveilleux de ton plaisir
et quand le temps m’aura tout pris pour de bon
tu resteras ma victoire secrète
mon imméritée récompense
une erreur de la banque céleste en ma faveur
que le divin caissier aurait oublié de régulariser
et les putes peuvent se trouver un autre trottoir
que mon existence
pour traquer le micheton, tu as rendu terne
jusqu’aux cinglées psychopathes à la jalousie
dévorante et dangereuse
            et j’ai fait en sorte de ne pas te le dire
            par crainte plus que par pudeur
            mais tu sais ,
depuis que tu as eu la bonne idée de croiser ma route
et de laisser une empreinte de toi dans le creux de mes draps
            j’ai beaucoup moins froid

vendredi 2 juin 2017

Un jour j’habiterai pas à Los Angelès

Un jour j’habiterai pas à Los Angelès
Sans doute parce que je suis trop vieux
Pour la coke et que la vodka est devenu
Plus forte que moi
Mais j’aimerais bien rouler là-bas
Sur un vieux V-Twin, tracer la route
Jusqu’à Las Vegas
Ou me perdre quelque part
Dans les terres navajos
Et aussi me faire sucer la queue
Par Amber Heard, ouais rien que ça
Les jaloux diraient, putain elle a eu johnny
Et maintenant elle est avec ce type
Qui écrit des trucs mauvais, qui est laid
Même pas riche, mais qu’est qu’elle lui trouve
            Il paraît même qu’il aurait couché
Avec des actrices pornos et que les françaises
L’indiffèrent, pas de doute, ce type est dingue
Et pervers
Et les jolies américaines, se demanderaient
Quel est mon secret, et je leurs dirais
Que je met la fessée plus fort que les autres
en incluant Johnny
Et  pour la plupart, elles aussi finiraient par me détester
mais pas toutes
et j’écris ce truc
Parce que des fois, j’en ai rien à foutre
                                    De redescendre
Sur terre
            il y a trop de morts inutiles dans le gris sordide
                                                 de votre réalité

mardi 30 mai 2017

Le clown ne souhaite pas marcher sur la corde raide

J’tourne en rond
Et la chanson want des cure
Tourne en boucle
Moi aussi
J’en ai toujours voulu plus
Mais je sens bien que l’heure
Est venu
De tirer ma révérence
Plus de 1000 poèmes
Sur un stupide chagrin d’amour
Et sur l’alcoolisme récurrent
Qui résulte somme toute d’une impossibilité
De ressembler à la norme
J’ai passé ma vie à mordre
Le vent
En croyant que je respirais plus fort
Et c’est comme si je n’avais plus rien à
Dire
Plus rien à faire
Plus besoin de polluer
Ma poésie est un attentat
à la pudeur, ca ne fait pas un paragraphe
aux cœurs des fées d’hiver
Je t’ai parlé de mes chutes
Et de ma façon de marcher
En crabe
Mais je ne veux pas que tu me voies
Tomber
Il faut que je lâche le clavier
Et que je trouve un truc pour m’en sortir
Quelque chose d’autre qu’une balle dans la tête
            Ou un 3/8 en usine
J’ai déjà donné pour les suicides et l’esclavage
Je voulais mourir d’avoir trop vécu
Je ne pensais pas que je deviendrai vieux
Mais j’espérais devenir mieux
Et par là, je veux dire meilleur
J’ai foiré sur toutes les lignes de démarcation
Je n’ai jamais pu monter de catégorie et
Je boxe les pages blanches avec un évident
Manque de technique, d’accord, il est utile d’apprendre à encaisser
Mais je cherche encore la parade
            s’il est évident que le clown connaît la nécessité
                                    Du maquillage
Il est toujours un peu tremblant lorsqu’il s’aventure sur la corde
                                                                                              raide

lundi 29 mai 2017

Une histoire de lesbienne canon

Pendant des années, ma meilleure pote
Etait une lesbienne canon, de 15 ans de moins que moi
avec
des yeux marrons verts.
J’étais pour elle comme
une sorte de grand frère un peu dingue
            celui qui la laissait ramener
la voiture avant qu’elle n’ait obtenu son permis
de conduire, qui lui apprenait à mettre de vraies fessées
Sur le joli cul mis à nu dans la rue
D’une beauté d’un mètre 77
Et elle me tenait debout quand je marchais
Bancal
C’est à dire tous les jours. Ma tueuse avait éclaté
Mon cœur de pierre précieuse en un million de morceaux
Minuscules
Et je pensais plus à me foutre en l’air qu’à m’y envoyer
Et la lesbienne canon prenait du temps pour recoller tout ça
me tenant la tête hors du fleuve de vodka que
je m’injectais sans coup férir du cœur au foie
avec la ferme intention de noyer tout le bon en moi
                        (la noirceur m’effrayait moins que la lumière
                        du paradis étais né l’enfer
je voulais brûler et m’en évader
en cendres)
et puis j’ai foutu mon chagrin au milieu
Des bagages dans le coffre de ma voiture rouge
Pour tracer vers la mer bleue
Et notre amitié a bien roulé un long long moment
elle me tenait chaud, je la voyais
Comme l’étincelle dans ma nuit
Mais ça aussi a fini par se terminer
Et ça c’est fait si doucement que
Je ne sais même pas pourquoi
Mais c’est sans doute ma faute
J’ai l’art et la manière de tout foutre en l’air
Et parfois, pour en rajouter, les autres
attendent trop de moi,
Or, je crois bien pouvoir être tout
Sauf
La perfection
Et ça fait un truc de plus qui rend
Difficile la confiance
Et ce n’est plus facile d’être droit
De ne pas coucher avec la femme de mon pote
De ne pas mentir sur l’oreiller
et je ne sais pas ce qui me pousse à ouvrir les yeux
            chaque matin pour renfiler
le collier de l’esclavage, tout à une fin
et cela m’use,
je ne connais plus de jour où je me sente
                        proche du soleil
mais il arrive encore que je danse sous l’orage
            et je dois alors prétendre que peu m’importe que mes cavalières
                        ait toutes pris la fuite car
les absences ne doivent être que des vides à combler

les larmes sont pour les fous qui croient avoir le temps de les regarder
                                                                                                sécher

vendredi 19 mai 2017

Il y a peu c’était ton anniversaire

Hey m’man
Je sais bien qu’t’es toujours morte
Et que rien ne t’ramènera
Il me manque le pouvoir
D’un Dieu pour ça
Mais tu sais souvent
Je te parle encore
Et je te dis
Que j’t’aime
Que tu nous manques
Que ton mari
Tiens le coup
Malgré ton absence
Et tes enfants
Aussi
On fait en sorte
Et j’espère
Que tu peux voler
Jusqu’aux étoiles
Là où t’es
Et aussi
Que le vent
T’apporte
Mes sourires
Et mes joies
Et tout mon amour
La vie est une vraie merde
J’espère que la mort
                                    C’est mieux