mercredi 23 mars 2016

Poème court tirant sur les fanatiques sans distinction de religions

Le monde résonne à nouveau du bruit des bombes et je songe que 
Les religions nous promettent le paradis après la mort et je me demande bien pourquoi 
certains religieux semblent décidés à nous faire vivre l'enfer avant !!!

jeudi 10 mars 2016

La Fille cassée (Mes nuits sont plus étranges que vos jours)

La fille cassée vient me parler sur le net
car mon pseudo l’intrigue
mais elle n’a jamais rien lu de moi
Ce qui ne fait pas d’elle une mauvaise fille
Surtout qu’elle en profite pour lire trois
de mes mauvais poèmes

Moi j’ai lu certains de ses textes
            Ce qui ne me rend pas meilleur qu’elle
Juste mieux informé

La fille cassée écrit mieux que moi
                        Ce qui ne fait pas de moi un mauvais type non plus
            Enfin j’espère

Grande gueule, je prétends à la fille cassée
            qu’un jour des groupies m’enverront des photos
d’elles nues et sans hésitation aucune,
elle m’envoie des photos d’elle nue
Car elle aime bien les mecs qui friment
            Et je réponds que j’adorerais la voir jouir car
j’ai toujours manqué de nuances
dans ma manière de m’exprimer

les seins de la fille cassée
sont énormes comme un soleil en colère
            et son corps appelle l’amour
Comme la nuit supplie le jour de venir

La fille cassée a été cassé quand elle avait huit ans
            Aujourd’hui elle n’a pas oublié et
Ne veut plus
Etre une proie, je suis sur qu’elle peut tuer
            Mais je ne sais pas si cela la rassurerait
            De le savoir

La fille cassée sait chanter et rire aussi
            Car il est si simple de se cacher derrière
Les rires, je sais bien de quoi elle parle.

Avant elle couchait avec tout le monde
            Mais elle a appris à dire non
Et ne couche plus le premier soir
            Ce qui ne m’arrange pas
Car je suis un enfoiré avec les femmes

La fille cassée ne croit pas à la fidélité
            Et n’est pas si facile, ne l’a jamais été
Donner son corps n’a jamais été vendre son âme
                        Encore moins l’offrir

Et moi je dit à la fille cassée quelques choses
qui ressemblent à ça :

            Je veux lécher tes seins, lécher ta chatte, lécher ton âme
Tu dois laisser la douleur, la laisser derrière car tu ne vois plus qu’elle
Tu oublies tes chants, tu oublies tout ce que tu as réussi, tu oublies
ô combien tu es belle en dedans, tu oublies qui tu es et tout ce que
tu as accompli. La douleur ne te définit pas, c’est tout le reste
qui te définit, la façon dont tu as survécu, combattu les larmes
et la folie, comment chaque jour jusqu’ici
 tu as gagné contre la nuit et les ombres
            ne l’oublie jamais, c’est ta victoire, c’est toi

je parle et je voudrais trouver les mots qui refermeraient
            la plaie et effaceraient la cicatrice
            (toutes les plaies et toutes les cicatrices, Dieu
devrait parler par ma bouche et la sauver
de l’injustice de la vie, de la lâcheté des monstres)

            Et on met la caméra et on se voit

La fille cassée dit :
            Je me souviendrais de tes mots de lumière
Je ne te montrerais rien mais tu peux te branler si tu veux

Alors je me branle en regardant son visage
sur l’écran et je lui demande si elle veut voir et
Comme elle veut bien, je lui montre

            Tu as une belle queue, bien comme il faut.
Si j’étais là, je la prendrai bien, je m’assiérais
dessus, comme ça…

et on m’a déjà dit des choses bien plus méchantes
                        et blessantes, parfois sans raison
                        mais pas toujours

Il est cinq heures du matin, ou presque
Ou plus tard,
certains se lèvent
pour partir au travail, d’autres
            Sont déjà en esclavage
-       Tu as tort, tu n’es pas laid dit-elle, il faudrait
qu’on se voit et qu’on baise, je vais me faire un thé
regarde comment je le prépare

C’est une nuit étrange et l’ange a les ailes
rognées, Elle vole de travers, je n’aime
ni ce monde ni les hommes et je ne veux
            Toujours pas savoir à quoi ressemblent
                         vos jours

jeudi 3 mars 2016

Pour une levrette claquée

Quand ma vérité résonne comme un glas
Je hais les miroirs qui me rappellent si durement que
ma rage a le visage
                        d’une défaite annoncé

tant pis, je m’entête
dans mes errances, écrire et me tuer à petit feu
                                    dans l’alcool qui n’aide en rien
                                    me détester et me branler
                                    sur des fantasmes bizarres
il faut ce qu’il faut pour s’affranchir de l’espoir
                                    affronter la réalité de la mauvaise
idée qui clame haut et fort qu’

on ne peut
se libérer
des chaines
                                               
                                                                             la VIE
                                                est une chienne savante
                                                Il faudra bien qu’un jour
            ELLE me donne son cul
                                    pour une levrette claquée
 d’anthologie

Abattoir

T’ai-je déjà conté le nombre de jours où
J’ai ouvert mon ventre, sorti mes tripes et
arraché mes couilles pour jeter tout ça au vent
            Avant de me mettre à quatre pattes
En attendant mon tour ?

Si oui,
sans doute ai-je tenté de travestir la réalité,
rendre plus ou moins romantiques
ces nuits où j’ai fini trop
            bourré,  sac de vodka larmoyant,
à m’apitoyer comme une merde sur mes échecs
et mes lancinantes douleurs
            tout
en prétendant avoir cru
en quelque chose
de beau et propre sur soi

ok, tout n’est pas que mensonges
et élucubrations sous couvert
de mauvaise poésie et sans doute me
suis-je montré
un peu plus sincère qu’il le faut
            ici bas
                        (très bas)

rien n’est vrai
            tout n’est qu’illusion dans ce monde
préfabriqué selon d’autres volontés qui
ne tiendront jamais compte de la tienne
            car tu n’es pas
            (ne sera jamais)
            des leurs

tendre sa main pour autre chose
que                              PRENDRE sans compter
c’est baisser sa garde, s’ouvrir au coups
            (quand ça touche, encaisse
                        ou crève)

            On me l’a mise si souvent
Bien profond sans me donner le moindre orgasme
Et on attendait presque je dise merci comme un gentil
petit soumis

            J’ai bossé comme un esclave
Regardé les autres s’enrichir et se la péter
Dans leur belle voiture et peut-être même
Que j’ai fini par leur envier leur
                        Réussite
            Et sans doutes ai-je désiré m’envoyer
Toutes ces jolies femmes au cul parfait
Celles qui ne me regardaient jamais
                        Ou de haut

                        De si haut

J’ai aussi
Crevé la gueule ouverte
            Sous les fenêtres de mon amour
Tandis qu’un autre la baisait un peu partout
            En se régalant, et ce n’était pas tant qu’elle jouisse
Qui me tuait à petit feu mais ne plus exister
                        Dans les flammes de son regard
(quand tu aimes encore alors que tout est mort
                                    L’indifférence est une torture
J’aurai préféré sa haine)

Et toutes les mensongères promesses
Et les amis qui te poignardent
            Tout ça je connais

Et si tu crois que je suis humainement meilleur
            Que tout ça…. Ne fais pas cet erreur
Je ne suis rien et je ne vaux rien
Ne compte pas sur moi, j’ai appris à la dure
                        Les relations humaines sont sans issue

On t’a juste appris la morale pour mieux te contrôler
            Ouvre les yeux regarde bien
Les règles qu’on t’enseigne sont les menottes
            Que ne portent pas ceux qui
                                                Gagnent
Ils tracent des rails qui te mènent là où ILS veulent
            Et te voilà esclave à ton tour
            Serré à la gorge par le collier au bout de la laisse

            Laisse les beaux discours t’endormir
            Ferme les yeux et oublie
            Minimise la douleur
            Reste bien planqué dans le troupeau
            Et prie pour que le berger ne l’emmène pas
            à l’abattoir

samedi 27 février 2016

Étrange et inutile

Il y avait dans tes yeux
autant d'illusions
que d'inutiles promesses que tu ne tiendrais jamais
sur la douceur de tes lèvres
et je laissais cette corde se serrer autour
de mon cou offert
à la vampirique morsure de l'amour
dingue

Et maintenant, tu épiles tes jambes
et ta jolie chatte
pour un autre que moi
et avec un peu de chance
tu finiras cette nuit
ou une autre à quatre pattes

je trouve étrange de songer
à tes poils pubiens pris dans de la cire
encore tiède au fond
                                       d'une poubelle de
                                       salle de bain

samedi 13 février 2016

Le diable est patient

Je me sens seul
Comme un mac
Dans une voiture rose
Avec une fausse Rolex au poignet
Et toutes ses putes en garde à vue

Viens l’heure de la fuite, la condition
trouver un bar pourri
où personne ne me connaitrait
La serveuse me sourirait
Et on me foutrait la paix
Je boirai lentement, comme si j’avais
Le temps de me tuer et la folie
De mes yeux n’effraierait pas la femme
Assise à deux tabourets de moi
           
je ne connais plus les
Raisons de la souffrance
Peut-être n’y en a t il plus
J’ai pris du bide, perdu des cheveux
à l’arrivé
Je me suis baisé moi même

Le diable est patient
Il sait bien qu’il finit
Toujours par se présenter, ce moment
où tu n’as plus rien à vendre

            

S ‘évader

On a tous besoin d’un truc quelconque pour nous aider
à tenir

(La drogue, de régulières et adultérines
parties de jambes
en l’air, l’alcool, un appart
Sans un brin de poussière avec chaque chose
bien rangée à sa place, le jogging, une voiture
puissante, une collection de films pornos
des antidépresseurs à foison, jouer de la guitare
ou de la guimbarde, le doigt de son amoureuse
fourré dans le cul, quelque chose…)

Moi ce fut les livres

            à un âge ou je n’avais
pas encore appris qu’on ne pouvait
faire confiance à personne, que les voix
dans ma tête n’étaient absolument pas
la résultante d’une divine connexion et
que le monde n’était qu’un immense tas de
haine
            merdique et purulente
La lecture fut ma révélation
            le meilleur moyen
de s’évader

                        tout ce dont j’ai toujours eu besoin
                                                                 l’évasion