Je me suis blessé
ce soir
J’ai tailladé mes veines
avec un éclat de
rire
Un éclat de ton
rire
moqueur
mardi 26 juillet 2011
lundi 25 juillet 2011
(Ma mère m’enseigne le cou)rage
La maladie La ronge depuis
Plus de trente ans
Elle perd le contrôle
De ses membres et
ne peux plus marcher
quand je Lui
Demande comment
Elle se porte
Elle me répond
Qu’Elle n’a pas le droit
de se plaindre car pour
D’Autres c’est pire
Je ne sais où Elle trouve
La force de ne pas haïr
le Dieu auquel Elle
croit si fort quand moi
je rêve si souvent de Lui
crever
Les yeux
pour La
venger
Plus de trente ans
Elle perd le contrôle
De ses membres et
ne peux plus marcher
quand je Lui
Demande comment
Elle se porte
Elle me répond
Qu’Elle n’a pas le droit
de se plaindre car pour
D’Autres c’est pire
Je ne sais où Elle trouve
La force de ne pas haïr
le Dieu auquel Elle
croit si fort quand moi
je rêve si souvent de Lui
crever
Les yeux
pour La
venger
Une tueuse de guerriers
J’étais venu à Paris pour assister
à une lecture de poésie et
j’étais assis, attendant le métro
pour m’y rendre
Quand cette fille avec ses longs
Cheveux bruns
s’est assise
Sur le quai d’en face
Elle a décroché son téléphone
et tout en parlant elle a
arrangé
sa jupe d’été blanche
pour que le tissu soit bien
tendu sur le dessus de ses cuisses
qu’elle a légèrement écarté
légèrement mais suffisamment
Alors plus rien ne masquait
son entrejambe
et moi ainsi que deux
inconnus
nous laissâmes s'enflammer
nos regards,
persuadés qu’elle
ne portait rien qu’un peu
de parfum en guise
de petite culotte
nous n’apercevions qu’une
tache noire,
(nous étions
trop loin)
mais j’avais assisté à
son manège - tout son
manège - et je savais qu’elle
savait que nous regardions
et que nous ne pouvions
rien faire car le métro
arriverait trop vite pour que
nous puissions la rejoindre
et lui parler
il est arrivé deux minutes plus tard
elle est monté dedans et
il l’a emporté loin de nous
sans qu’elle ne jette un seul
regard par la fenêtre
nous
plantant là sans cesser de téléphoner,
nos yeux et nos corps brulé
par le désir,
sure de sa victoire
à une lecture de poésie et
j’étais assis, attendant le métro
pour m’y rendre
Quand cette fille avec ses longs
Cheveux bruns
s’est assise
Sur le quai d’en face
Elle a décroché son téléphone
et tout en parlant elle a
arrangé
sa jupe d’été blanche
pour que le tissu soit bien
tendu sur le dessus de ses cuisses
qu’elle a légèrement écarté
légèrement mais suffisamment
Alors plus rien ne masquait
son entrejambe
et moi ainsi que deux
inconnus
nous laissâmes s'enflammer
nos regards,
persuadés qu’elle
ne portait rien qu’un peu
de parfum en guise
de petite culotte
nous n’apercevions qu’une
tache noire,
(nous étions
trop loin)
mais j’avais assisté à
son manège - tout son
manège - et je savais qu’elle
savait que nous regardions
et que nous ne pouvions
rien faire car le métro
arriverait trop vite pour que
nous puissions la rejoindre
et lui parler
il est arrivé deux minutes plus tard
elle est monté dedans et
il l’a emporté loin de nous
sans qu’elle ne jette un seul
regard par la fenêtre
nous
plantant là sans cesser de téléphoner,
nos yeux et nos corps brulé
par le désir,
sure de sa victoire
jeudi 21 juillet 2011
Jusqu'à ce que meure la dernière étincelle
Je crois que j'arrive au bout
et je suis fatigué
je n'arrive plus à me lever
le matin
toutes mes ex amoureuses sont
tristes et solitaires
dit-on mais cela ne m'amuse
plus,
Adieu la rage
Adieu la revanche
je baisse les bras pour l'Amour
je baisse les bras pour la Vie
et je ne suis même plus
sur d'avoir envie de
survivre
Je ne sais plus ou je cours
L'Amour a eu ma peau
et le reste aussi
je suis en train
de crever de cette mort
lente,
l'existence
Le temps a coulé et
je sais
que je finirais seul
que je n'aurais pas
d'enfant
et chacune de mes molécules
est en train d'accepter
et je ressemble à ce que
j'ai toujours détesté
à tous les autres
Il m'en aura fallu du temps
pour me résigner
Moi qui m'étais juré
de vivre
jusqu'à ce que meure la
dernière étincelle
et je suis fatigué
je n'arrive plus à me lever
le matin
toutes mes ex amoureuses sont
tristes et solitaires
dit-on mais cela ne m'amuse
plus,
Adieu la rage
Adieu la revanche
je baisse les bras pour l'Amour
je baisse les bras pour la Vie
et je ne suis même plus
sur d'avoir envie de
survivre
Je ne sais plus ou je cours
L'Amour a eu ma peau
et le reste aussi
je suis en train
de crever de cette mort
lente,
l'existence
Le temps a coulé et
je sais
que je finirais seul
que je n'aurais pas
d'enfant
et chacune de mes molécules
est en train d'accepter
et je ressemble à ce que
j'ai toujours détesté
à tous les autres
Il m'en aura fallu du temps
pour me résigner
Moi qui m'étais juré
de vivre
jusqu'à ce que meure la
dernière étincelle
dimanche 17 juillet 2011
Toi et moi courrons droit dans le mur en chantant
c’est vraiment étrange cette manière qui est la notre de vouloir à tout prix
nous
détruire ce besoin de se clouer sur sa propre croix de se noyer
dans
l’alcool en professant que nous allons bien que tout ça n’est que du jeu
nos
vaines tentatives de masquer notre souffrance derrière un pan de folie je
suis
peut-être un peu vieux pour tout ça et tu ne devrais pas suivre mon chemin
car
tu es encore jeune et belle tu devrais te ranger mais tu gâches chacune de
tes
histoires puisque ton cœur ne peut battre que pour ce qui te brise et moi je ne
peux
rien faire pour t’aider trop occupé à lécher chacune des cicatrices sur
la
peau grise et sale de mon passé de laissé pour compte je suis la personnification
du
mot égoïsme et tu sais bien qu’il semble impossible que je puisse changer
la
donne, revenir sur mes pas dans l’espoir que quelque chose de beau ressorte de
tout
ça alors je t’en prie, je t’en supplie, même si tu dois m’abandonner sur le chemin
et
me voir crever comme un chien, usé jusqu’à corde, fais ce qu’il faut pour
que
gagne cette lumière qui est la tienne,
qu’elle brille et aveugle le monde
nous
détruire ce besoin de se clouer sur sa propre croix de se noyer
dans
l’alcool en professant que nous allons bien que tout ça n’est que du jeu
nos
vaines tentatives de masquer notre souffrance derrière un pan de folie je
suis
peut-être un peu vieux pour tout ça et tu ne devrais pas suivre mon chemin
car
tu es encore jeune et belle tu devrais te ranger mais tu gâches chacune de
tes
histoires puisque ton cœur ne peut battre que pour ce qui te brise et moi je ne
peux
rien faire pour t’aider trop occupé à lécher chacune des cicatrices sur
la
peau grise et sale de mon passé de laissé pour compte je suis la personnification
du
mot égoïsme et tu sais bien qu’il semble impossible que je puisse changer
la
donne, revenir sur mes pas dans l’espoir que quelque chose de beau ressorte de
tout
ça alors je t’en prie, je t’en supplie, même si tu dois m’abandonner sur le chemin
et
me voir crever comme un chien, usé jusqu’à corde, fais ce qu’il faut pour
que
gagne cette lumière qui est la tienne,
qu’elle brille et aveugle le monde
samedi 16 juillet 2011
Il faudrait savoir tourner le dos aux comptoirs
Je ne devrais pas boire autant
les vendredi
et pareil les samedi
Mais la serveuse de
ce bar a du vert dans
les yeux
Je vais crever en vomissant
du sang et des boyaux
ce ne sera pas joyeux
je ne vais pas aimer ça
je crève déjà en vomissant
du sang et des boyaux
ce n'est pas joyeux
je n'aime pas ça
on appelle ça l'existence
je devrais baiser plus souvent
avoir moins de rage
courir libre sur une plage
et laisser mon soleil
brunir ma peau
Ici je ne vois que la solitude,
la manière folle qu'ont les gens
de mourir à petit feu dans le
regard des autres
il y a un mur tout au bout
et je fais la course en
tête sur la route qui conduit
jusqu'à lui
il me faudrait des bras
pour me serrer si fort
que je pourrai enfin
respirer
les vendredi
et pareil les samedi
Mais la serveuse de
ce bar a du vert dans
les yeux
Je vais crever en vomissant
du sang et des boyaux
ce ne sera pas joyeux
je ne vais pas aimer ça
je crève déjà en vomissant
du sang et des boyaux
ce n'est pas joyeux
je n'aime pas ça
on appelle ça l'existence
je devrais baiser plus souvent
avoir moins de rage
courir libre sur une plage
et laisser mon soleil
brunir ma peau
Ici je ne vois que la solitude,
la manière folle qu'ont les gens
de mourir à petit feu dans le
regard des autres
il y a un mur tout au bout
et je fais la course en
tête sur la route qui conduit
jusqu'à lui
il me faudrait des bras
pour me serrer si fort
que je pourrai enfin
respirer
vendredi 15 juillet 2011
Laisser couler quelques gouttes de sang noir sur le blanc papier
La page blanche me sourit
Et je sais qu’il est temps
Encore
Une fois il faut plonger,
Tenter l’apnée dans mon enfer
Ecrire sur cette fille aux
Yeux de jade
Ou de celle là avec ses longs
cheveux
Quoique tout bien réfléchi
je devrais plutôt
Ecrire sur celles qui ont
Refusé de coucher avec
moi
elles sont plus nombreuses
Ce n’est pas toujours
évident
Pas toujours sur
Pourtant il y a eu
Des combats
difficiles
Des luttes acharnées
Contre moi même
Contre la douleur
J’ai souvent perdu pied
coulé à pic sans
jamais flotter
Le cœur en vrac
La sensibilité à fleur de peau
j’entendais mes cris
le vent soufflait
la tempête ne calmait rien
Il y a eu des nuits à me tuer
celles où je me détruis
En appelant ça vivre
La tête la première dans le mur
De béton
De quoi amuser les dieux
J’ai connu les usines
Qui aspirent l’âme des héros
En silence
J’ai connu les soirs solitaires
L’accusateur reflet du
Miroir
J’ai connu des types plus durs
que la souffrance et
des femmes folles
Infidèles, nymphomanes
J’ai connu la rage et la haine
La jalousie et l’Amour fou
Des rires qui sonnaient comme
Des défis
Graver ma folie sur
Le papier
Laisser parler l’instinct
Il faut qu’il y ait du sang
Entre les lignes
De quoi nourrir le regard
du Fou
Chercher la lumière avant que l’ombre
me trouve
Et je sais qu’il est temps
Encore
Une fois il faut plonger,
Tenter l’apnée dans mon enfer
Ecrire sur cette fille aux
Yeux de jade
Ou de celle là avec ses longs
cheveux
Quoique tout bien réfléchi
je devrais plutôt
Ecrire sur celles qui ont
Refusé de coucher avec
moi
elles sont plus nombreuses
Ce n’est pas toujours
évident
Pas toujours sur
Pourtant il y a eu
Des combats
difficiles
Des luttes acharnées
Contre moi même
Contre la douleur
J’ai souvent perdu pied
coulé à pic sans
jamais flotter
Le cœur en vrac
La sensibilité à fleur de peau
j’entendais mes cris
le vent soufflait
la tempête ne calmait rien
Il y a eu des nuits à me tuer
celles où je me détruis
En appelant ça vivre
La tête la première dans le mur
De béton
De quoi amuser les dieux
J’ai connu les usines
Qui aspirent l’âme des héros
En silence
J’ai connu les soirs solitaires
L’accusateur reflet du
Miroir
J’ai connu des types plus durs
que la souffrance et
des femmes folles
Infidèles, nymphomanes
J’ai connu la rage et la haine
La jalousie et l’Amour fou
Des rires qui sonnaient comme
Des défis
Graver ma folie sur
Le papier
Laisser parler l’instinct
Il faut qu’il y ait du sang
Entre les lignes
De quoi nourrir le regard
du Fou
Chercher la lumière avant que l’ombre
me trouve
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