La canicule est là pour nous rappeler que le monde est en train de crever de notre main d'humain
alors je viens la nuit, un peu avant minuit
promesse d'orage, je ne prends pas la mini moto
ta petite maison, rez de chaussée sur-élevé, la veilleuse bleutée est suffisante pour que nos yeux se trouvent
c'est là qu'on baise
dans ta chambre
fenêtre ouverte pour trouver de l'air, mais c'est sur ta peau que je respire
tout le monde peut voir tout le monde peut entendre de la rue
l'espace d'un instant, je m'inquiète pour ta sécurité, quand je serais reparti, mais tu
t'en fous et je sais que tu ne m'as pas fait venir pour ça
alors je me consacre à toi et ton corps brulant, trouve ta bouche et léche tes seins
laisse l'instant et la situation devenir excitants, putain, on a toujours aimé faire des choses
devant les gens, pas pour provoquer, juste pour se marrer.
et on baise comme ça et tu dis qu'il ne faut pas faire de bruit mais on se connait
et tout le monde peut voir de la rue grâce à ta petite lampe
et ça m'excite et mes claques résonnent sur ton cul dans la nuit noire de ta petite ville
de campagne et tu n'as pas assez de volonté pour retenir tous tes cris et tous le monde peut
nous entendre et bordel tout ça m'excite à fond et gavé de viagra de contrebande, je te baise
comme un salaud, 56 ans dans un mois, mais je m'entraine encore à la boxe thaï et je vais
courir avec le chien, et je tape encore 320 pompes en une heure en série de 10 ou 20 et ne peux plus
lever les bras pendant 3 jours, et tu dis "putain le rythme
de malade" et ça ne sert à rien de mentir, en vérité, je suis en train de crever sur toi, mais crever comme
un chien essoufflé sur une femme aussi bonne et aussi chienne que toi, c'est crever d'une
belle mort, plus belle qu'un cancer ou cette maladie qui me ferait t'oublier petit à petit. toi
et tous les autres miracels de ma vie à prénom féminin, putain
tu es belle et tu une salope et ça me rend dingue et ça fait 21 ans qu'on se voit et qu'on se baise
parce que l'amour est un mensonge équivalent à celui de l'existence de Dieu
et qu'on se marre en pensant à tous ceux qui laissent la vie à deux, les projets, les enfants,
les crédits, les carrières et les réveils matins détruire tout ce qu'ils y a de beaux entre eux et
putain c'est bon de te défoncer
et de te traiter de pute et de t'entendre ne pas t'autoriser à gémir et je me fous du reste et du futur puisque
j'ai le palpitant au bord de l'explosion et les poumons en feu
il n'y a que toi et
ton plaisir qui compte et je me fous de jouir dans ta chatte ou sur tes seins ou sur ta gueule,
en fait je me fous de jouir, je me finirai tout à l'heure, chez moi, sur du porno gratuit, je veux juste
te baiser
te baiser
te baiser
et je fourre aussi deux doigts dans ton cul, et tu dis non pas ta bite tu vas me faire mal et je dis ok
parce que c'est toi qui fixe les limites et que je sais, que je peux te fouetter à coup de ceinture si je le souhaite et je trouve ça aussi magique que de t'enculer, mais pas de fouet cette nuit là, il faut être discret, et tes fesses sont moins rouges que d'habitude, j'accède à ta requête, même mes fessées sont
un peu moins appuyées que d'habitude pour satisfaire à cette foutue discrétion et
je sais que tu me détesterais de te dire des mots d'amour puisque tout ça n'est pas de l'amour, juste
cette putain de complicité qui est la notre et nos peaux qui sourient quand elles sont collées
et nos âmes qui sont faites pour être libres et solitaires mais s'appellent quand le désir d'un corps
devient trop fort, trop... nécéssaire et j'aime bien être près de toi parce que c'est dingue, mais
que rien de tout cela ne me détruira comme l'amour a pu le faire dans le temps, te baiser ne nécessite
pas de marcher en équilibre sur une corde sentimentale et alors il n'y a nul risque de chute
putain la baise sale est supérieur à l'amour propre, Bébé, j'aime tellement te mordre dans le creux
de ton épaule nue et quand tu te lèves pour aller chercher de l'eau tes jambes se dérobent sous toi et
je me sens plus fort que je ne suis, et je me sens homme, et je me sens justifié, ici dans cette maison aux fenêtres ouvertes comme entre tes cuisses, je me sens à ma place à cet instant comme si le plan de Dieu
n'avait jamais été que de me donner une jolie queue pour que tu en uses et en abuses jusqu'à ne plus pouvoir marcher du lit jusqu'à ta cuisine puis revenir une bouteille d'eau à la main, c'est bon d'être ton jouet
d'être ta pute que tu appelles quand tu as envie de te faire prendre, putain je te jure, c'est vraiment
bon, parce que c'est simple, un coup de fil et j'accours, et pas besoin de bla bla, de boire un verre
ou de se raconter nos vies
toi et moi,
c'est un peu comme quand je bossais sur les plateaux de films pornos
c'est un peu comme celles qui parfois me prenaient par la main ou m'embrassaient
juste pour me dire qu'elles voulaient baiser
et c'était un truc que j'aimais, et que j'aime toujours, cette idée que je n'ai pas tenir un rôle
ou une place, et que ni elle ni l'autre n'ait besoin de faire semblant de s'intéresser à nos vie, c'est juste
nos désirs, nos envies qui se trouvent sans fioritures et s'accordent dans le rythme d'une étreinte endiablée
et voilà
comment nous aimons vivre
parce que c'est dans la petite mort, qu'on se sent tellement vivant
et quand je rentre chez moi où le chien m'attend pour pisser,
dans la voiture bleue je me la pète grave dans mon imaginaire malsain
j'oublie que dans le porno aussi, je me tapais les boulots de merde (et parfois les plus jolies aussi)
et je me laisse à croire à ma prétendue puissance, à l'idée que ma queue serait le manche à balais qui
piloterai le coeur, le cul et la chatte des jolies dames
et tout à mon délire, je me laisse aller à prétendre et me murmure à mon oreille décollée que
dans sa chanson, Miki se touche sur le mauvais vincent
et que c'est surement triste pour elle
quitte à frimer pour soi, il faut ce qu'il faut, certains se prennent pour superman et moi pour superbite
l'homme qui pourfend les chattes et venge toutes les femmes possible des hommes qui ne leur procurent
jamais le moindre orgasme, et je fais ça sans vergogne et en oubliant toutes les fois où, moi aussi,
j'ai été tellement nul, mauvais plus souvent qu'à mon tour
et c'est sans doute du à l'ivresse de la victoire de la nuit, alors je me laisse faire et
ouais, je me la pète comme un con
et c'est le résultat de ton pouvoir, le pouvoir des femmes,
il en suffit d'une seule
une seule nuit
pour qu'un homme sans réussite aucune, se prenne pour une superstar
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