dimanche 12 mai 2024

Perte d'équilibre sur le fil de mes pensées

la rengaine jamais ne change
rencontres puis promesses assorties de mensonges et masques pour se parer de lumière
les corps qui se mélangent dans la sueur
puis s'achèvent les faux-semblants, viendront, trahisons et coups de poignards

bébé
laisse-moi donc jouer ma partition avant que mon piano se désaccorde
laisse-moi donc te conter les mésaventures du fou
plus qu'à l'inédit, j'aspirais à l'intensité
emprisonné dans des bras brûlants c'est là que je m'évadais, forçais mon destin de paria à s'agenouiller

je ne vais pas implorer un pardon pour celles que j'ai brisées
ni pleurer pour celles qui m'ont abandonnée, l'existence réclame un vainqueur 
et le vainqueur marche toujours sur un cadavre, moi aussi je suis mort plusieurs fois
et cela n'excuse en rien mes quelques victoires

ma souffrance n'était pas une rédemption, la vie apprend à s'endurcir puis le temps nous retire
la force
toi et moi, c'était joué d'avance, nous étions fait pour être collé mais j'étais le seul à vouloir guérir

toujours rejeté, quand enfin on m'approchait, on finissait toujours pas se lier
toi aussi il t'a suffit de ne pas détourner le regard
sous la laideur, quelque chose de magnétique, des rires et une magie dans les caresses

sur la piste de transes, je valais mon pesant d'or parait-il
mes yeux rougis par le vent perçaient les armures, dévoilaient les recoins obscurs des âmes pécheresses
sans que je sois juge ou bourreau, ça comptait

puis les mains des amazones se sont tendues pour d'autres
de nouveau seul équilibriste sur un fil tendu en croix, je trébuche et enjambe avec maladresse le feu de l'enfer

bébé, sublime traitresse,
j'ai joué je t'ai perdu
la nuit, la lumière puis de nouveau la nuit, cette routine m'entraine
et m'assassine, Seigneur c'est mon sang que tu draines à petit feu

ce soir, une autre, tellement intelligente, splendide sorcière, sur que les femmes jalousent sa liberté
et sa capacité à repousser les limites, elle a le gout du sang, la voila dangereuse
elle ne dit pas bisous mais baisers et j'adore ça, la délicatesse me touche au cœur quoi qu'on en pense
c'est pour des comme elles que j'existe, des qui sucent des inconnus et chavirent pour des mots

je me souviens, plus jeune, dehors je voyais des types trop vieux pour les dancings
ils sortaient tard pour fuir la solitude qui les attendait sagement sur leur canapé
et je me disais que  pour rien au monde je voulais finir comme eux et j'ai été pire,
plus vieux, plus dingue, chaque comptoir était un ring crasseux, chaque bouteille vidée était un combat 
de trop
et quand j'écris, je ne me dis que je ne veux pas finir poète décrépit vautré dans sa suffisance, le genre
à envoyer une photo de sa vieille queue à une femme trop jeune qui ne l'aura pas demandé

bien sur que je serai ça, j'ai un talent pour devenir mon pire cauchemar

mais quand ils diront - il voit les femmes comme des trophées - renaitra le sourire mauvais
et la pureté de la rage
et tout au fond de moi, se dissimulera la vérité, chaque baiser accordé
me suffisait
quand bien mème chaque étreinte offerte me
sauvait de tout ce que j'imaginais pour me crucifier

une fois, tout aurait pu changer, 
je n'étais pas le premier mais je priais Dieu pour être le dernier 
Seulement Dieu n'a pas obligation de résultat et je suis doué pour décevoir
















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