dimanche 13 décembre 2015

De l’impossibilité

Il existe des jours comme ça
des jours
            Où malgré tous ses efforts
            Il est impossible
                            d’éprouver de la colère          

Si loin des cris

« Allez vas y j’ai dit, tu veux faire ta salope et juste te faire tirer
            Mais dans trois jours tu seras accrochée à ma jambe
            A me supplier de te reprendre comme à chaque fois »

Et il y avait de la haine dans ses yeux quand la colère
Dans sa voix a répondu que je ne la reverrai jamais
Et elle s’est faite tirée et trois jours après elle était accrochée à ma jambe
            En me suppliant de la reprendre et comme un con, je l’ai repris
Comme à chaque fois jusqu’à la fois où je suis devenu assez fort
Pour survivre sans elle et  il y a deux semaines, on a déjeuné ensemble
            Et on a rit comme deux vieux amis, loin du fracas
Et des déchirures de ce qui fut notre histoire d’amour, le sang versé
                                                           Finit toujours pas sécher

Imposteur

Une nuit, retour de soirée folle, j’avais raccompagné cette fille
            Brune aux yeux verts, un pote était amoureux d’elle
Mais j’étais là et pas lui, elle avait choisi, je suis un ami de merde
            et j’ai sorti ses seins dans la rue et je les ai
                        Léchés et sa bouche était brulante sur la mienne
Et en bas de chez elle, elle a dit « je préfèrerais qu’on le fasse demain
            Quand tu ne regretteras pas ce que tu es en train de faire »
Et finalement on a jamais baisé et elle était tout en cul et nichons et folie pure
et elle savait bien que j’étais un imposteur

Piégé

J’ouvre les yeux perdu dans la lumière d’un soleil d’hiver
            Recroquevillé dans l’insensibilité d’une main divine
            Plein d’alcool, lendemain de nuits brulantes et autres
étranges immersion dans la folie
La rousse 23 ans m’a dit : j’ai couché avec ce type, il n’a fait que te dénigrer
L’autre rousse 20 ans, elle aussi ses lèvres étaient
Douces
(des caresses pour ma bouche)

Pourtant je rentre seul, et la démence rit et je sais bien qu’il n’y aura
                        Jamais rien que la solitude et la mort à l’arrivée
                  Comme seul récompense, je suis piégé et me crucifier manque de saveur

jeudi 10 décembre 2015

La fièvre et la folie tapies dans le coin sombre au fond de mon regard (Tant d’entre nous ont embrassé la folie pour se libérer de leurs chaines)

Il y a celle qui me demande « on part deux semaines au milieu de nulle part  juste toi
et moi ?» j’accepte avec l’empressement du frustré
            mais elle n’est pas sérieuse et cela me brise, elle est de celles qui prétendent
à haute voix que je suis un type extraordinaire
            Mais ne veulent pas de moi, pas plus que ça
            celles-là finissent par me faire plus de mal que de bien
            le gentil perd toujours et elles oublient la fièvre et la folie tapies dans le coin
sombre au fond de mon regard (Tant d’entre nous ont embrassé la folie pour se libérer
de leurs chaines)

Il y a celle qui m’écrit que les gens la prennent pour de la merde
            Et je réponds qu’ils essaieront toujours de l’atteindre d’une
Façon
OU
D’une autre
Le genre humain a toujours entretenu une bassesse certaine
            Et je lui fais « aime toi et concentre toi sur ceux qui t’aiment
                                    Les autres, il faut s’en foutre, ils ne comptent
            pas, ne sont rien que des visages transparents aux âmes vides »
Tous les deux, il arrive qu’on se mélange. Elle est souvent triste car
les hommes lui mentent à chaque fois si elle ne leur perce pas le cœur en premier
                        je trouve ça malheureux, que l’amour soit si rare pour elle aussi
« tu ne le sais pas, mais tu donnes de l’affection ! » dit-elle

Il y a celle qui m’appelle en arrivant chez elle « j’ai reçu ton recueil de poèmes
mais je ne le lirai pas  ce soir » fait-elle
Et elle m’envoie une photo de ses seins pour me souhaiter bonne nuit
            on en a fait des folies elle et moi, avant, de vrais trucs de dingues
            sans foi ni loi, enfin si, avec un foie en kevlar,
plus jeune, un homme l’a brisée car il avait peur d’elle, mais elle rit
à chaque phrase, elle a eu sa revanche depuis

Deux nuits d’étranges conversations avec trois jolies filles

            Et je n’ai plus de tripes, plus de colère, plus de merde à jeter sur les papiers
Ma poésie bande mou dirait-on, récemment Ronda Rousey s’est fait descendre d’un coup de pied en pleine tête
            Et il lui faudra encore au moins six mois avant de pouvoir croquer une pomme
à cause des ses dents branlantes, pour les légendes la chute est toujours plus dure,
elles tombent de plus haut
            C’est l’avantage du poète solitaire, il rampe déjà au sol et mord aux chevilles

J’aimerais baiser plus souvent mais
La plupart du temps, je bois sans retenue afin que mes yeux deviennent assez fous pour
                        effrayer l’amour

mardi 8 décembre 2015

Garde tes bas jolie putain

Garde tes bas jolie putain
            Et viens plus près
Et donne moi tout

            Tout  ton
amour
                        c’est la dangereuse cocaïne
            que réclame mon âme affamé

et tout ton joli corps
            c’est la lave en fusion
            qui tue ce froid en moi

Garde tes bas jolie putain
            Et allume une cigarette
            Si l’envie t’en prend
            Je t’accorde un si léger sursis

Gardes tes bas jolie putain
            Maintenant
            Mon corps
            Dévore
            Le tien

Et tes gémissements bientôt
            J’en ferai des cris
            Des cris
            Bébé

Des cris
            pour réveiller le Dieu endormi
            qu’il se souvienne que toi et moi
            nous sommes amour
            là où il a baissé les bras

            et ouais
            jolie putain
            c’est comme ça
            je dicte ma loi

Garde tes bas quand je griffe ta peau
pour unir les flammes et le sang

La complainte du chauve soûl et un peu trop gras (Part 1)

Je commence à trop bien connaître
            Les brulantes joies de l’autodestruction

Rempli d’alcool, dingue, mon putain de cerveau en roue libre dans la nuit
il y avait cette jolie
Fille, sa peau noire était mon aimant, mais, dérisoire amant,
elle n’a pas désiré
                        l’ivresse de ma folie pour finir la nuit, on vieillit, on ne remporte
plus la mise, je suis usé jusqu’à la corde avec laquelle je me pends
à tes basques jolie fille
Et j’ai la colère pour toutes les fois où je bois
            Je voudrais vivre un million d’années
Mais qu’est-ce qu’une éternité sans amour sinon…
            Sinon de la glace autour du cœur jusqu’à ce que cessent
Ses
Désordonnés
            battements
Et je laisse une empreinte de sang sur le carreau
De ma cellule mentale, ah ah ah,
Ne parlez pas de rédemption
Ni de Dieu
Rien n’est vrai
            Tout meurt
Et dans ce monde où je trébuche jour après jour
            Souviens-toi
                        c’est Judas qui s'est goinfré la récompense !