jeudi 17 mai 2012

Poème pour une boxeuse (laisse ta main dans la mienne)


Deux yeux verts perchés sur un 1m53 de chair brûlante disent
           
J’étais un bébé mort-né de cinq mois
Mais j’ai survécu,
Et depuis, je ne fait que ça,
survivre
J’ai eu deux cancers
et là ils me font un traitement
préventif
de peur que ce ne soit
de retour,
mais je n’ai plus envie de
me battre, je veux juste
baisser les bras, m’endormir
et ne pas me réveiller,
c’est chiant d’être forte
la nuit quand je suis toute seule,
je craque, merde, j’ai meme pas
30 piges

Deux yeux verts noyés dans 1m80 de vodka répondent

Tu ne vas pas baisser les bras,
Sinon je vais botter ton cul jusqu’à ce que ton
Trou vienne embrasser tes lèvres

Elle laisse échapper un rire, mais mes mots n’arrêtent ni
Les cancers ni les guerres, la pluie aura toujours un
don pour tuer le soleil et tous les deux, nous savons bien que
Dieu est un menteur

lundi 14 mai 2012

Micro climat


Nulle lettre d’amour au réveil
Nul sous-vêtement féminin abandonné
au pied du lit,
Aucune trace de rouges à lèvres sur les
verres vides.

Seule la vie griffe ma peau

moi


Du fond de mes nuits
Je brûle,

Ivre,
Fou,
Rongé par l’alcool

Je crève de cet envie de vivre
Ce besoin d’amour

mais
Incapable d’aimer
Livré à moi-mème
Attendant le coup de grâce

Laissez moi la folie


Tant de regards résignés
Et moi…

            qui préfère
la folie

Promesse


Toutes les larmes
Et tout le sang
Versés

            jamais

n’éteindront le feu
Qui me dévore

jeudi 10 mai 2012

Laisser s’évaporer le sang


cette fille plus belle que la lumière
m’envoit un message l’autre jour

            je desire ton corps depuis si longtemps
que je désespère

Ses cheveux ont des reflets cuivrés
Et il y a du noir dans son regard,

Mais ce soir elle n’est pas là,
Ni elle, ni une autre,

Les femmes nous abandonment
Les amis nous trahissent
Les amiEs haïssent nos femmes,
Lesquelles le leur rendent bien

J’ai saigné si souvent que j’ai fini
par aimer la solitude.

Il me suffirait de pas grand chose
Pour trouver la paix,

Fermer les yeux et ne penser à rien
                                                            ni personne

et tant pis si ton soleil ne se lève plus sur ma folie


Et tu me dis qu’il faut grandir,
que je n’ai ni avenir ni réussite
Et qu’il serait temps de vivre
dans la réalité
Et je sais que tu as sans doute
Raison,  mais je connais
La réalité,
Comme je te connais toi,
Et dans ton monde, tu verses
des larmes de sang et tes pleurs
Il n’y a pas si longtemps,
avaient besoin de sécher près
De mon Coeur,
Et moi je dis,

La folie, c’est mon île,

(Pas un récif,
il y a toutes ces fleurs,
et une ou deux strip-teaseuse)

Et de là,
            Du haut de ces immenses falaises
Qui protègent tout ce qui n’a pas été arraché
de moi,
Je vois venir l’ennemi
Et je peux tirer des obus
Si l’idée lui prend d’approcher

Et d’ici,
Je peux hair les dieux,
Rire de moi et de l’amour,
Dévorer tes seins et ton Coeur,
Ou simplement,
te laisser t’enfuir

Et tout ça, sans déchirer un seul morceau
 de ce qui reste de mon âme