samedi 23 avril 2011

Billard, Fléchettes, alcool, amis et une jolie fille autour

Il y a longtemps,

Une nuit et cette
fille aux yeux
Remplis de colère,

Nous avions tellement bu
Et nos rires résonnaient
Jusqu’aux étoiles

Nous jouions au billard
Dans Paris
Les barmen étaient mes potes
Ils refusaient
Qu’on paye

Le gérant était mon pote
Il refusait que je paye

Il a fallut que je menace
De me vexer
Pour qu’ils encaissent au moins
ma tournée
Ils sont ainsi,
Mes Potes

J’ai perdu au billard
Puis on a joué aux fléchettes
Avec des vigiles de discothèques
Des gars des pays de l ‘est
Que rien n’effrayait
A l’amitié solide et fière
Et je ne me souviens plus
Qui a gagné aux fléchettes
Surement pas moi

Mes nuits étaient comme ça
A cette époque
Avec de l’alcool et des amis
Parfois des filles aux yeux
Remplis de lumière et
D’émotions

Je laissais la vie courir dans mes
Veines
L’illusion de croire que je serais
Assez fort
pour la dévorer en premier

vendredi 22 avril 2011

Le cafard bleu enroulé autour de mon cœur

Une carcasse vide
où se bouscule quelques mots
Une âme en fuite
Un cœur en morceau
Même plus de feu dans
Le regard
L’armure est rouillée
la lame est émoussée

Je suis comme un gamin
A qui on aurait appris
Que le ciel n’est qu’un
Fleuve
De boue grise et
Que la pluie
jamais
ne lavera
ses péchés

Ils ont fini par avoir ma peau
Tous ces bouts d’existence
Liés par le fil
De ma vie

jeudi 21 avril 2011

Les femmes sont passées et il ne reste pas grand-chose

Je suis comme une prairie
dévorée par un incendie,
Un tas de cendre grises
insensible au plus beau
des soleils

C’est mieux ainsi
Dit l’artiste
En moi
Ta poésie est meilleure
Quand tu es seul

D’accord, si on veut

L’auto encensement est
Bon pour le moral

Le manque d’amour pousse à l’alcoolisme
Il pousse aussi à croire
Aux illusions et
La première qui pointe le bout
De son soutien gorge ressemble
à Marylin
Jusqu’au jour où les masques
Volent en éclat

Le manque de sexe pousse au viol ou
à la fréquentation des prostitués ce qui
n’est pas bien différent pour celles
qui subissent l’un ou l’autre

Pour toutes ces raisons
Et d’autres
Plus ou moins valables
inavouables
je me ferais bien sucer
Ce soir
Et demain aussi
Par une jolie fille aux yeux verts
Avec un tatouage sur la peau

Et si elle n’est pas tatouée
Et que ses yeux sont dorés
Aucune importance

A certains moments
Les caresses et les mots tendres
deviennent NÉCESSAIRES

De la pure douceur
à verser délicatement
sur les plaies
De ceux que l’Amour
a brulé vif

mercredi 20 avril 2011

Celles qui commencent ainsi sont toujours celles qui pleurent le plus fort pour le salopard que je suis

Elle m’a regardé et m’a dit
C’est toi Vince ? Je sais qui tu es !
d’une voix aussi froide que son
Regard vert
Avant de s’asseoir sur les genoux
Du type qui la voulait si fort
En me tournant ostensiblement le dos

Visiblement, on l’avait prévenu

Alors j’ai mis en pratiques ce que les putes
Et les cinglées m’avaient appris
Les petits trucs pour parvenir à
Ses fins
J’avais toute la soirée pour ça.

Au petit matin
Dans sa voiture blanche
Sur le parking d’une station de lavage
J’avais une main dans sa culotte
Et ma bite dans sa bouche
Tandis que le type qui la voulait si fort
Devait se branler
En pensant à elle

Une semaine après, elle prenait
Un appartement avec son homme
Et je venais pendant qu’il travaillait
La baisant dans le salon,
Le lit et sur le plan
De travail de la cuisine
Car personne ne l’avait jamais
Prise sur n’importe quel plan
De travail
De n’importe quelle cuisine

Parfois, le soir, je la rejoignais
à la sortie de son travail
et nous buvions un verre
de menthe ou un chocolat
chaud
dans un bar discret
en souriant comme des
enfants
je caressais ses cheveux noirs
et je savais que je l’aimais
bien

Mais je suis celui qui ne croyait
En rien
Et ne voulait rien
Alors au bout d’un mois
Je lui ai demandé de choisir
La date de notre séparation
Mais elle ne put se résoudre
à trancher et je décidai
pour elle, lui laissant
trente jours supplémentaires pour se
défaire de ma peau et son odeur
qui lui dévoraient le cœur
dans le dos de son homme

Et donc,
Deux mois pile après
Notre première et sulfureuse
Rencontre
je la quittai comme promis
alors qu’elle avait mis sa plus belle
lingerie pour
notre dernière fois
qui fut horriblement raté
car j’étais malade
comme un chien galeux
que je suis

Après ça,
Elle m’a appelé une fois
Pour savoir si j’allais mieux et
me dire qu’elle était
Triste et que j’étais un enfoiré
Et je n’ai pas bien su quoi répondre
car
Elle avait déclaré qu’elle SAVAIT
Qui j’étais,
Et aussi fou et dur que j’étais,
Je n’avais jamais prétendu
Etre un autre
Et je lui avais même dit que ça
Se passerait ainsi
Et elle avait éclaté de rire

mardi 19 avril 2011

Le poignard

Toi et moi,
Nous savons bien que la
Folie,
Parfois,
n’est qu’un bout de métal
planté dans le cœur

le poignard
de l ‘amoureuse
à laquelle tu as montré
ton dos

lundi 18 avril 2011

Un gout de métal dans la bouche

Encore une fois
J’ai laissé parlé ma colère

Je suis ainsi
Je finis toujours par faire du mal
à ceux que j’aime
ceux qui m’approchent
et je finis
toujours par me détester

tout juste bon à sentir
le gout du métal dans ma bouche
le canon froid d’un flingue en acier
il ne me resterait plus qu’à
appuyer sur la détente

Il n’y a que le gout du sang
Dans ma bouche quand
Ma cervelle devrait gicler
Sur le papier peint

Dehors les chiens pissent sur
Les lampadaires
Les filles avalent le sperme de
Leurs amants
Les maris cocus pensent à cocufier
Leurs voisins avec leurs femmes
aux culs emprisonnés
Dans des robes moulantes

Plus loin
Des guerres tuent les enfants
Et les rêves
Le soleil brule la terre et la peau
Des affamés

Ici
Il n’y a que le gout du sang
Dans ma bouche quand
Ma cervelle devrait gicler
Sur le papier peint

dimanche 17 avril 2011

Les femmes mariées rentrent chez elle

Je me souviens de ton prénom
Et de tes cheveux noirs et courts

Une des premières choses que je t’ai
Dit était que je préfère les femmes
Mariées
Car elles rentrent chez elles
Et plus tard
Tu m’as demandé pourquoi
J’étais si fou
Et je t’ai répondu que si tous les
Amis de ton homme n’étaient pas
Autour de nous dans la discothèque
Nous aurions déjà conclu ensemble
Et je t’ai plantée là
Mais tu m’as suivi et tu as posé
Tes Lèvres affamées sur les miennes

Plus tard,
Dans le couloir qui menait aux
Toilettes
J’ai ouvert ton pantalon et glissé
Ma main dans ta culotte rose
Et tu ne te foutais pas
D’être vue
Mais le désir était plus fort

J’aimais tellement ta manière
d’embrasser et de me serrer
dans tes bras
oh putain oui,
tu embrassais si bien

Je me souviens de ton prénom
Et de cette nuit
Et je sais que si ton connard
De mec ne t’avait pas
trompé en premier,
DEUX fois,
Il ne se serait sans doute rien passé
tu aurais résistée
Car
Tu avais raison
J’étais Fou, incontrôlable et effrayant


Mais les hommes sont stupides
Et la plupart ne savent même pas
lécher une Chatte correctement

Incapable
De se rendre compte du prix inestimable
Qu’une fille comme toi valait
Le tien ne faisait pas exception

Il ne méritait,
pour le mal qu’il t’avait fait,
que de finir brisé et haché menu
par une Pute froide et calculatrice
quand toi tu aurais trouvé le Bonheur
parfait et magique, ce qui j’espère
t’es arrivé depuis cette nuit
ou tes lèvres aspiraient mon âme
et mon cœur par ma bouche

Je me souviens de ton prénom
du gout de tes caresses et de la couleur
de tes cheveux
tu méritais mieux que ton homme,
tu ne méritais surement pas
Ma Folie
Et ce poème
n’est qu’une maladroite manière
de te remercier de m’avoir
laissé
caresser ta peau et ta
petite culotte rose,

me baigner doucement
dans ta Lumière Or et Feu