dimanche 27 septembre 2026

(il existe des paradis qui portent un prénom)

ma vie est un tel bordel qu'avec le recul, il parait normal que je sois déjà tombé amoureux d'une pute
et il y a toujours du sang qui coule de mes yeux lorsque j'affronte le soleil
le feu, depuis lontemps à fait de moi des cendres grises et

je bois tranquille ma citronnade au comptoir du bar de quartier

et te revoila
et je dis tu as le temps de boire un couP ?
et tu acceptes une bière
et je suis toujours trop vieux pour toi, mais tu t'en es toujours foutu

Morceaux de paradis
ton petit nez,
ton petit corps
cette petite bouche bouche où j'ai mis ma langue dans le temps
et cette petite chatte où j'ai mis un doigt ou deux en le faisant, en plein milieu d'une boite de nuit
ces parcelles de toi où il étais si bon de renaitre à la vie

bordel
tu me donnes chaud tu sais
bordel
tu es comme un pain au chocolat tout juste sorti du four, j'ai envie de te croquer

tu parles de toi et je pense à baiser
et je sais que tu sais, 

comme tu n'ignores pas que je suis fou, que je suis pervers

et ton pouvoir sur moi... oui tu le connais

je te poursuivais dans la rue en riant et en criant que je voulais que tu sois mon esclave
et tu répondais non non non, vincent, je ne veux pas être celle là
et la bite à l'air, je te regardais démarrer ta voiture en disant, 
suce moi par la vitre s'il te plait, tout ça n'est que du jeu
et
tu t'enfuyais
mais tu ne me détestais jamais d'être ivre et si fou

et je savais que tu pensais à tout ce qu'on t'avais fait, les blessures de ton âme
déjà, tu avais appris
à la dure et depuis longtemps la vérité : croire
les promesses des hommes revient à attraper le vent avec ses mains

et comment donc aurais tu pu faire confiance à ces yeux rendus encore plus dingues par la vodka
et les plaies que le temps n'avaient pas refermées

et assise près de moi
tu es tellement
tellement
belle

tu me parles de ces choses qui me sont étrangères comme un mari et des enfants
et moi
près de toi
j'aime être là
car c est ici que la vie me brûle
près d'une femme aux yeux rieurs que je n'effraie pas

et l'air de rien, je te vois prendre mon numéro, et t'entends dire je t'appelle pour boire un café
et, désir et flammes au fond de mon être, tout ce qui me dévore 
crois-moi je songe à beaucoup de choses depuis que tu l'as fait

(il existe des paradis qui portent un prénom)



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