lundi 4 mai 2026

Encore un poème où je dis trop souvent le mot putain

Putain, 
quand je lève les yeux, tout ce que j'arrive à voir, c'est la fin qui s'approche camouflée dans l'horizon et ça va surement pas être drôle
mème si je n'ai pas besoin de grand chose pour changer les choses
juste de rafler le pactole et de me tirer loin de ces rues qui puent non pas une mais toutes
mes défaites

et voici donc encore un poème ou je dis trop souvent le mot putain et peut-être pas assez le mot 
pute pour garder intact mon image d'enculé
faut aimer le gout du risque littéraire en ces temps troublés, c'est un coup à se retrouver
"cancel" diront certains, 
mais je m'en bats,
Parce-que
Depuis le début je savais bien que je finirais seul
j'étais déjà cancel avant que les woke ne mettent le cancel à la mode

Jamais invité aux anniversaires, ni aux suprises parties encore moins aux partouzes

en primaire, si jamais j'étais choisi en avant dernier dans les équipes de foot
ce n'était qu'un choix pragmatique du capitaine
le dernier était plus apprécié, seulement il jouait moins bien que moi.

plus je grandissais, plus les filles voulaient se taper mon meilleur pote le beau gosse
j'étais le moche du duo sans qu'il y soit pour quelques chose
ça a duré
jusqu'à ce que je mette avec une et qu'elles voient ses yeux et sa chaleur contre mon corps quand
je la plaquais contre
les murs du lycée

c'est comme ça qu'on apprend à vivre sans amour, sans en attendre
en se noyant dans le rejet que les autres vous témoignent
on croit qu'on fait partie d'un monde et la foule vous enseigne que non
souvent
on appelle amis des masques qui au final
ne sont jamais que des poignards de plus dans un dos déjà bien perforé

bien sur, tout n'est pas si sombre, il y a toujours un peu de lumière pour perforé l'obscurité,
encore faut-il la trouver.

on n'a que ce qu'on gagne, jamais ce qu'on mérite dis-je encore et toujours (conviction personnelle)

j'ai bougé dans le porno pour voyager
et me taper des filles de rêves
Je parlais fessées avant que ce soit à la mode et je léchais divinement bien, dixit une actrice
bisexuelle. (une opinion qui compte quand on parle de cunnilingus)

ce qui n'aidait pas, c'est que prétendre être fou était le seul moyen que j'avais trouvé pour survivre
dans la foule
et souvent, on devient ce qu'on simule,
au moins dans le regard des autres
donc
j'étais dingue, (mais moins que lorsque j'ai sombré dans la pathétique dépression dite du 
chagrin d'amour, on a tous une némésis, la mienne avait de long cheveux, un corps de tueuse et une faim insatiable pour les étreintes à bases de mots sales et de fortes claques sur le cul, le tout drapé dans une douceur infinie et magnifié par une lumière intérieure qui  jaillissait dans le milliards d'étoiles qui dansaient dans ses yeux de princesse. Il fallait bien que je meure de la main de mon bonheur, tout ce qui porte un ruban rouge dans sa chevelure est un assassin sous couverture)

dans le cul comme partout où j'ai bossé, fallait que je trime tel le perdu en bas de l'échelle que
j'étais
je suis le type sans carrière, j'ai rarement réussi à saisir le concept du long terme en amour comme
au travail, et de toute façon, je me suis planté sur tous les plans
avec la constance de l'abruti qui croit en la ligne droite sans se rendre compte qu'il habite dans un cercle

et parmi toutes celles qui suçaient devant une caméra pour s'en sortir, (on était tous là pour s'en sortir)
j'en ai aimé une pour de vrai
elle n'aimait pas qu'on la lèche, elle voulait juste la queue en elle, dans sa chatte
et sucer aussi
ouais....!

elle adorait sucer et ses yeux étaient d'un vert merveilleux
et un soir à Riga j'ai baisé avec elle comme jamais, le lit en bois massif a reculé d'un mètre
et quand après plus de deux heures à la démonter sans relâche
elle s'est levée pour aller pisser, ses jambes se sont dérobées sous elle et elle s'est écroulée
contre le mur
et je me suis pris pour un homme, un vrai 

et la comme ailleurs
je n'ai jamais trouvé la paix
ni la réussite
ni un moyen de fuir

la vérité c'est que j'aurais jamais du écouter personne
ni les amours ni les putes aussi cinglées soient elles, ni les amis, ni la famille...
personne !
aucun de celles et ceux que je laissais approcher
laisser quelqu'un venir trop près, c'est presque toujours se jeter sur le pal en souriant et
le cul écarté avec ses deux mains

j'ai appris un truc sur les honnêtes gens, ce sont les meilleurs pour t'expliquer ce qui ne va pas chez toi
mais bizarrement, ça ne valorise qu'eux.
A la fin, tu es toujours en train de ramper dans ta propre merde la bouche ouverte.

Bien des fois,
le problème vient de ceux qu'on aime
parce qu'on les croit

et qu'on les croit encore quand ils nous mettent plus bas que terre

bon ok, j'avoue, ça ne sert à rien de prétendre que j'en suis là à cause des autres.
je suis responsable de mes choix
fussent-ils tous aussi mauvais qu'ils furent

 putain, je sais bien que c'est ma faute
 - n'écoute personne et va là où tu veux aller - C'est tout ce que m'a jamais appris mon père
et putain, j'aurais du m'en tenir à ça
et la fois aussi, la première, où mon amour le plus grand - ma tueuse - est sortie en hurlant de chez nous
à cause d'un rien, 
menaçant de me quitter
mais m'attendant en larmes dans sa voiture blanche
j'aurais du écouter la voix qui me disait, c'est maintenant, brise-là, vire-la comme une malpropre,
comme si elle ne comptait pas tellement plus que le reste et apprend lui le manque
de toi, parce que là, elle est complètement tox de toi et elle reviendra manger dans ta
main en suppliant
                         et jamais
jamais
jamais
elle ne te quittera, montre lui que tu es la douleur qu'elle ne pourra jamais 
jamais
oublier

mais je ne l'ai pas fait
je l'aimais

et elle a fini par me quitter parce que j'étai pauvre et... trop gentil 

et tout ça n'a plus d'importance

au final, je suis devenu ce que je ne voulais pas être
et
je suis la seule et unique erreur jamais commise dans mon existence

le reste n'est rien, sinon les remous de l'échec sur pattes qui porte mon joli prénom

et ce sont les dieux qui se marrent
et ce sont les diables qui se lèchent les babines
et c'est l'existence qui nous dévore morceau après morceau
il n y a ni couleurs
ni
noir
ni
blanc
juste un halo grisâtre qu'on prétend être notre âme

putain, il n'y a rien sinon la naissance et la mort
le reste c'est passer ses journées à dire putain
(putain c'est la merde
putain c'est bon de baiser)

J'ai aimé peu de fois
et j'ai parfois fait du mal à certaines qui m'aimaient plus que je ne le méritais
elles voulaient 2,1 enfants, une maison à crédit et j'aurais du les écouter
quand je les ai comprises, seules les maisons étaient encore à vendre

mais qu'elles souffrent ou qu'elles me dérobent quelque chose à l'intérieur
toujours
ce sont d'autres qui les ont brisées
et il est arrivé que certains utilisent les coups en plus du mensonge pour arriver à leur fins

moi, avec la classe du gentleman "cabrioleur", je garde ma violence dirigée contre moi
je ne veux que me briser en me jetant contre des murs pour sentir une douleur qui me prouvera que 
je suis vivant
juste un peu plus vivant que le reste de ce monde qui n'a jamais été autre chose que fou

et putain, c'est déja pas si mal pour moi

MOI

ce poète inconnu et merdique 
ce vieux pervers, as de l'imposture qui récupère parfois des photos de groupies nues et chaudes dans sa boite mail
femmes magnifiques dotées d'une folie sublime, toutes beaucoup trop bien pour le taré que je suis

Putain tout ce que je ponds n'est que la
description sordide d'une réalité distordue créé par un esprit dérangée et déviant, celle du salaud
à l'âme corrompue qui écrit
la queue à la main et la bave aux lèvres
parce que

putain, quand comme ce soir, ma rage et ma colère 
se déchainent
j'enchaine les mots avec l'avidité du junkie en manque qui plante sa seringue dans le bleu océan
d'une veine, je brise le sceau de mon esclavage 
défie le destin et les divinités 
enivré d'une liberté qui n'existe que dans ma création où aucune créature ne doit en tuer une autre
et s'en nourrir pour survivre, putain, vu comme ça, je ne suis donc qu'amour et dingueries
quand je jette sur l'écran mes tripes, mon sang, un peu de foutre au gout dégueulasse comme
autant de mes obscures déviations

c'est comme se faire tailler une pipe par Dieu 
et qu'ELLE avale en souriant

écrit le
poète de merde aux yeux verts qui arrachent leur ailes aux anges déçus

et sur l'écran noir comme sur le papier blanc,
j'écris et je cris aimez-moi, aimez-moi, aimez-moi et pour les plus jolies d'entre vous, baisez-moi
baisez-moi
baisez-moi
je suis dingue et je n'en vaux pas la peine
mais baisez-moi quand mème
je suis si vide, remplissez moi

je parle mal et je le sais
light my fire and love me wrong c'est le romantisme maximum auquel je peux prétendre
mais quand je parle mal il arrive que j'écrive bien 
mème si bien sur
je sais bien que ce n'est pas comme ça que je vais me payer la pute qu'est la gloire 

tant pis

les maisons d'éditions, les belles journalistes de télévision moulées dans des tailleurs Chanel,  
Hollywood et
ses actrices célèbres ne sont jamais
venues ruiner sauvagement la peinture rouge de leur lèvres
sur une queue que je garde pourtant propre au maximum pour elles comme pour la mère
de famille que j'ai fait sourire au comptoir du bar-tabac cet après-midi
et ce n'est pas bien grave

les écrivains célèbres ont tous fini par remplir le rectangle d'une tombe avec le mème talent
que les écrivains pas célèbres
ce qui prouve bien
que l'immortalité reste encore l'illusion préférée de ceux qui craignent la mort et 
l'oubli qui l'accompagne avec discrétion

j'ai beau prétendre en riant que je ne ne tombe amoureux que des putes, je sais bien que ce sont les hommes les enfants de pute

j'ai trop besoin des femmes pour faire autre chose que les aimer, ma drogue aura toujours eu des seins fiers,
un regard
profond et une chatte très humide pour masquer un cerveau bien supérieur au mien (oui les femmes avancent masquées, c'est ce qui arrive quand on doit composer jour après jour avec des personnes
bourrées de testostérone et qui pèsent souvent au minimum 20 kg de plus)

résultat : une défaite pour chaque essai non transformé

cependant,

Les femmes sont tout(es) ce qui vaut la peine d'être vécu

(alors laissez-moi les plus intenses)

il y a décennies
que j'ai compris
que rien n'égalera jamais
le regard d'une femme qui trouve le mien pendant 
qu'elle me lèche les couilles avec l'application infernale
de la salope qui adore sucer et se repait de ce moment précis où ses lèvres et sa langue enroulées autour
d'une queue tendue sont le quand et le comment le corps et l'âme d'un homme lui
appartiennent dans leur entièreté, le plus parfait des crimes passionnels

Ce sublime regard dans lequel le désir est la brûlure qui pousse au cri
ce regard
où la vie et la mort enlacées dans une danse à l'érotisme impétueux échangent de passionnés baisers 
ce regard
où se mélangent le feu de l'enfer et le paradis sur terre dans une sarabande or et orange
ce regard
où se dissimule
la subtile et perverse interrogation qui habite toute divine suceuse :

serait-il bienvenu ou non qu'elle glisse un doigt timide dans mon trou de balle sale ?

(A chacun sa définition du bonheur)












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