samedi 8 décembre 2012

Un besoin d’amour un peu plus pressant que chez les autres


Tu sais bien qu’il ne sera pas facile
De me faire revenir
Sur le droit chemin
Dresser mon âme
à revenir le soir,
bien avant que le loup en moi
ne soit à hurler sous
la lune
rouge
            ton joli sourire
peut bien enchainer
mon cœur, la liberté ne cesse
de tendre ses lèvres pleines
            il te diront tous de me fuir
ils me prétendront fou et dangereux, laid
                        sans doute auront-ils raison
            moi
            je veux juste vivre un peu plus fort

mardi 4 décembre 2012

Le soleil aussi ne laisse que des cendres

 
on avait baisé
toute la fin de la nuit et
Je n’avais dormi qu’une heure.
il me restait près de
quatre cent bornes
à conduire
quand la fille a ouvert son jeans
j’ai commencé à la branler et
elle s’est mise à sucer ma queue
je bandais dur
dans sa bouche et
je trouvais le moment plutôt cool
surtout
que sur le siège arrière
une autre dormait
à poings fermés
et  comme rien ne dure
la fille est partie
dans un avion blanc
et celle qui dormait aussi
et j’ai été cassé dans une
autre vie et
des oiseaux et des fourmis
ont joué au chat et à la souris
sur le ventre de la terre
et les
deux filles ont du m’oublier
quand moi
je suis là, brulé aussi bien
par les mensonges que
par les sourires
et les caresses
tout à un prix et
il y a du vin et des putes
dans les magasins
- le bon vin et les belles
putes ont une
valeur marchande
certaine -
déteste-moi
d’aimer
            la nuit
si cela te rend les choses
plus
            faciles
ce sont les chaines qui ont
marqué mes poignets
et
mes chevilles,
elles aussi, il m’a fallu
les briser mon âme est libre
mais je sais que je ne gagnerai pas

Il leur faut un mensonge pour me croire


Je suis un poète underground j’ai dit
crânement,
Et la fille a explosé de rire
                        Toi ?
Ouaiiii j’ai fait, (ivre et fou, l’œil rouge
Comme le vent d’hiver) MOI !!!

Elle ne m’a pas cru
et peut-être qu’un
Jour
Viendra l’heure d’être arrogant
Mais même là je ne saurai pourquoi
C’est si simple de leur mentir
ni d’où provient mon stupide entêtement
à leur offrir tant de
vérités
inutiles

Parfum solitude

à genoux encore une fois
            Le sol est froid
le cœur est glacé, je me demande
Ce que je fous
Ici
Perdu
Entre la réalité et mes rêves
Est-ce si dur de comprendre
Que tout est fini ? qu’il n’y aura
Plus d’amour, jamais
Ce que les Dieux ont donné,
ils l’ont
Repris, le tonnerre et les éclairs
Brisent et brûlent et toi tu t’es pointée
Et je n’ai eu qu’envie
de te faire tournoyer et danser
                        jusqu’à
Ce que tes yeux brillent,
Lécher tes seins et te crier
épouse-moi sous un orage
d’été, mais seules
la froidure de la pierre
Sous mes genoux et la glace autour
De
Mon
Cœur
            répondent

La fille qui refuse d’être (trop) soumise


Je lui dis qu’elle aime se faire tirer les cheveux
Et claquer le cul pendant l’amour,
tout comme elle déteste
Ceux qui rampent à ses pieds
Et elle répond
«humm ça se joue…
pffff tu es nul de tout comprendre »
Et
« c’est vrai tu me connais bien »
Et c’est ainsi
Que je gagne
Son respect

Ben voilà, c est parti

* Souscription en cours -
Genre : poésie / 13x20 / 45 p. / 8 € port inclus.
Disponibilité : 2ème quinzaine de décembre.
Souscription auprès de : blchimeres84@gmail.com

dimanche 2 décembre 2012

Et ma mère ne pleure pas

Je regarde ma mère
Rongée par la maladie depuis
plus de trente ans
Seconde après seconde, maintenant
incapable
De se lever, incapable de pisser
Seule, ne se souvenant pas d’une phrase
Prononcée quelques minutes avant,
Je la regarde et elle sourit,
Ton frère et toi, ensemble ce soir,
C est mon cadeau, je vais bien,
Je ne peux pas me plaindre
Il y a pire que moi

Et moi,

            Moi je me sens vain