dimanche 15 décembre 2013

Il existe une fille avec toute la vie devant elle qui dit en riant qu’elle m’aime bien

Nous sommes assis dans un restaurant,
            c’est le début de l’après midi
et nous avons dormi ensemble au petit matin,

il nous a fallu un peu de temps pour en arriver là
            les femmes comme elles ne se donnent
                        jamais facilement aux hommes comme
                        moi, elles doivent décider du moment, s’assurer que
            jamais nous ne les oublierons, il existe trop peu de
femme comme elle, les autres font trop d’erreurs, trop souvent
            les mêmes

            Et toi, comment étais-tu à 20 ans ?

Bordel, elle a 21 ans, moi au moins 21 de trop.
toutes les nuits de solitude sont effacées
            par une nuit comme celle là,
bon,
ok
le désir brisé par l’alcool, je suis sur que
si
le
souvenir
qu’elle
en
gardera
sera impérissable, ce n’est pas dans le sens
            que je souhaitais, mais j’ai eu
            ma chance et il y a eu des rires
            et des gémissements, et du désir
            des éclats de lumières plantés dans ses yeux

dans le temps j’aurai pu tuer pour une femme comme elle
aujourd’hui c’est moi que je tue, avec l’alcool et mes plongées
dans la folie mais si mes rivières charrient du sang
certains sourires sont des morceaux de soleils

Il y a des réveils ou je pourrais facilement arracher les ongles du type qui à écrit « peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse »

« J’aime les claques sur mes fesses, vous, les mecs
            vos premières fois sont toujours bidons »

il y a le petit matin, sa chair brulante
entres mes bras, l’alcool qui tue le membre,
pourtant, ses lèvres sont du feu et je suis
dans sa bouche,
elle est les flammes,
je goute le volcan,

« Vince, tu pouvais m’avoir et tu as choisi l’alcool,
                        putain je te jure que si rien ne se passe,
                        tu n’auras pas d’autre chance »

            elle a eu très peu d’hommes, mais elle connaît
le jeu,
            elle pourrait briser n’importe quel homme
                        en un claquement de doigt,     
            je souhaite que rien, jamais, ne la casse,
et sa beauté…
ah… sa beauté !

C’est une femme avec un cœur,
            c’est une femme avec une bouche en forme
                        de cœur,

            « depuis le temps qu’on se veut toi et moi… »

Je vais écrire un poème sur les pannes d’érection, je réponds

elle soupire, rie, ne me croit pas, ne me pardonne pas
                        elle est plus dure que la plupart

Quelque chose d’angélique

Je connais la douceur de tes lèvres,
le parfum de ta peau,
le goût de ta chatte

j’ai entrevu
            ton cœur et

je sais le désir entre tes cuisses
j’ai vu
            le plaisir changer
                        ton regard

- je n’aime pas que ce soit trop doux, dis-tu, sinon je m’ennuie -

Je suis un type chanceux

vendredi 6 décembre 2013

La douce musique

Il existe des regards et des instants
            qui confinent au sublime
comme si la magie brulait au creux
de ta main et le ciel soudain s’embrase
et le goût de tes lèvres est une promesse
tenue,
une douce caresse sur les larmes d’un regard
            ravagé, il existe des nuits
où je pourrais aimer les soldats
            et leurs armes à feu,
des nuits où le couteau laisse de côté
                                    la menace,
il existe des flammes qui ne brûlent
                        ni la peau ni les yeux
                        ni les cœurs, c’est
la quiétude du voilier sur une mer d’huile
            c’est la paix du lion endormi
l’espoir de celui qui croit à un monde
                        meilleur, la folie
de celui qui rend ce monde meilleur,
                        je songe au bonheur
                        quand d’autres songent
                        à la guerre,
                        je songe au bonheur
                        quand d’autres cèdent
                        à la peur, dans le vert
de mes yeux                
brillent mille milliards d’étoiles

Résonne l’exemple

Nelson s’en est allé cette nuit,
            des années en prison à
                        casser des cailloux
et nul désir de vengeance,
            un manteau d’innocence,
ce monde est fou, on vénère
            les gangsters,
on immole des moines
on lapide des femmes
                        on viole des enfants
            on assassine pour une couleur de
                                    peau
            l’argent est roi
l’argent achète l’Amour
les religions tuent
et Dieu…
            Dieu est tellement silencieux

la route s’assombrit, quand disparaissent
                        les porteurs de Lumière
            des années en prison
et nul désir de vengeance,
            avons-nous appris de lui ?

Nelson s’en est allé,

reste le son de son courage
résonne l’exemple

vendredi 29 novembre 2013

Le hurlement du loup nécessite la lune et la nuit


Recroquevillé contre un
mur, 
J’ai rêvé de tes yeux noirs
            et du goût rouillé d’un flingue
dans ma bouche,
            vivre c’est comme s’ouvrir les veines
            avec du fil barbelé,
dans la nuit, j’écris
                        comme je crie


Ton piRe ami

Je suis ton pire ami
            avec ma sale gueule
ma grande bouche et mes gros sabots
            jamais assez bien
toujours trop fou, obsédé sexuel
et autres folies,
            tu aimais ma lumière
mais les ombres ont gagné
                                    je me suis brisé et
            j’ai eu du mal à me reconstruire
toi, tu as passé tant de temps
            à tenter de tout remettre
dans l’ordre, déteste moi d’avoir
échoué, aime-toi d’avoir essayé
je suis chien
fou et électron libre dans la nuit
            et l’alcool, je
suis dehors à aimer le froid
            à me noyer loin du soleil
tu as sans doute raison,
            ne me pardonne pas
d’être ce que je suis,
            ne me pardonne pas
puisque
je suis ton pire ami
ton silence est ton droit mais
            peut-être devrions-nous
nous
en
parler
quand
tous
les
autres
t’auront
trahi
            tu sais il y a de l’amour dans l’étrangeté de mes
regards,
            la nuit parfois je te parle, je te demande
            si tu vas bien, les murs jamais ne répondent
            je pense toujours à toi
                        quand résonne la douce voix
                                                            de
                                                            Tori