mardi 15 janvier 2013

La sordide beauté du sang frais sur le carrelage blanc d’une salle d’attente

La jolie fille pense que je connais
Trop bien les femmes
            et sans doute qu’elle aussi
je l’ai effrayée, dommage, j’aurai
aimé que sa bouche murmure doucement
mon prénom
et tout l’alcool
dans mes veines
bleues
noie chacun de mes cris, l’amour est
un
faux
artistique sculpté par le
geste
précis
du
menteur, il y a du sang sur
tous
les murs, quelques gouttes
oubliées sur le carrelage blanc
de la salle d’attente
m’appartiennent
            j’ai ce sourd besoin
de boire jusqu’à tomber
loin
de
toi
            puis je jetterai l’encre
            sur le papier pâle
les mots ont le pouvoir de rendre
le sordide
beau
et
fou

Penché sur mon cadavre, j’ai un regard étrange


je suis si souvent ce chien
errant qu’on chasse à coups
de pierre,
            serait-ce parce que je sais
que les putes sont vicieuses et
te quittent
pour un billet de 50,
que les hommes sont lâches
et
la foule assassine ?
(la voix de la raison est toujours mal perçue
par le nombre)
ils ont percés mes veines
mais la flamme blanche brûle
encore, penché sur mon cadavre
j’ai un regard étrange,  l’amour
se cache
mais
il y aura  d’autre nuits
où d’autres main caresseront
ma peau
Les anges ne chantent pas seulement pour les
                                                            morts

lundi 14 janvier 2013

Il y a toujours une fille facile qu’on oublie de sauver


Quelque part son enfant dort
Elle est au comptoir et moi aussi
brune aux yeux verts de 20 ans,
elle couche avec tout le monde,
Je me demande si elle aime le cul,
ou si elle ne cherche qu’à se faire mal tant
elle se détesterait
Mais je ne sais plus sauver les âmes, je ne
Lui
Pose
Pas
La
question

Sertie dans une robe noire et blanche
Qui met en valeur son opulente poitrine, elle boit
un verre et ses yeux brillent,

-       tu es très belle habillée comme ça je lui dis
ça te va bien
-       et tu n’as pas tout vu, je n’ai rien d’autre qu’un
soutien gorge en dessous.
-       fais voir
-       attends il y a des gens qui passent dans la rue

Je regarde par la vitrine et deux ou trois gars passent
Puis elle écarte les jambes, soulève légèrement le tissu
et tout est
Là,
Une fente bien dessinée, qui donne envie de lécher
La  douce chair

Elle finit son verre et part en discothèque, ce soir
Elle est pour un autre et certains me disent
vouloir
Vivre ma vie, avoir des moments comme celui-ci
Quand moi, je vois des destins incompris,
de la solitude
dans les regards, et je rentre toujours seul, le prix
à payer pour un instant aux reflets d’or et je suis
sur qu’elle se découpe le cœur et j’ignore ce qui
motive un tel besoin d’amour  mais
je sais que comme les autres, immonde parmi les immondes,
j’userai et abuserai de ce corps si jamais
elle décidait
de me l’offrir

mardi 8 janvier 2013

C’est la douleur qui guide nos doigts sur le piano


Je passe trop de temps allongé sur
Le canapé jaune et bleu
Seul
Sonné par l’existence, il faudrait que
J’arrête
De me dévorer jusqu’à l’os

            La folie jamais ne s’apaise
La rage et le chagrin jamais ne
S’enfuient, la poétesse
Si douée
m’a dit, surtout n’arrête jamais
d’écrire, elle sait bien ce qu’il en
coute, le noir
de son sang versé sur le blanc
du clavier,
quand
chaque nuit, enveloppée dans la
moiteur de l’alcool, elle
cloue la fragilité
de son être
sur la croix des mots

                        Et nos âmes
N’en finissent pas de se consumer
et mon corps est usé
Et l’amour n’existe pas
Et je suis seul
Et je finirais seul
Sans un seul ami
Sans un seul amour
Rongé par la fièvre et le
Gout sucré de l’autodestruction
            Mon cœur a battu si fort
Qu’il en a brisé mes côtes, depuis
J’ai le souffle court, tous les boxeurs
finissent par avoir un combat de
                                    trop

dimanche 6 janvier 2013

nous marchons tous sur un fil et la chute nous guette


Je l’ai baisée dans la chambre
d’un hôtel du Kenya, jolie blonde aux yeux
Bleus, elle aimait que je claque son gros cul
Et que je pince ses seins,
Elle me regardait avec des yeux remplis
D’amour,
Et je ne pouvais aimer personne d’autre
Que
Moi
Elle disait, toi seul me fait des trucs pareils
Tu es mon secret,
J’étais surement dingue et peut-être
Mentait-elle, je l’ai prise aussi
Dans les toilettes d’un avion de ligne
aux blanches ailes, elle aimait bien
l’aventure, la vie c’est ça,
Il faut la dévorer et ne rien
Regretter,
(ni les cœurs que l’on brise
Ni le sien qu’on jette au loin pour ne plus
Souffrir), nous marchons tous sur
Un fil
Et la chute nous guette, je reconnais
avoir griffé des peaux car
j’aime la couleur
du sang

Mon sang maculera le mur blanc au bout de la route


Ok ok,
J’ai essayé d’être le gentil,
Le type bien
Travailleur en usine, levé à cinq heures,
Bleu de travail et folie tenu en laisse,
Tête baissé, acceptant mon sort,
Et mon amour tenait les flammes
Loin
De mon
Âme,
Mais mon amour s’est barrée
Elle avait ses propres démons
J’ai repris la route, le chemin
Du porno,
J’ai vécu ailleurs, puis là,
Connu d’autres bras,
Les flammmes sont là et je brûle
Et trop souvent, c’est la vodka
Qui dicte sa loi, et maintenant
La folie a rongé le cuir de la laisse,
            Je ne suis pas sur de faire long feu
Mais je brûle vite et fort          

Une sacrée fête de nouvel an


Ils avaient collé un peu partout
sur le corps de la blonde des
bouts de papier où il était écrit
qu’elle ne devait surtout pas oublier
de coucher avec moi, et au petit
matin, il y avait dans les toilettes
de la discothèque
l’un d’eux qui gisait sur le sol
à côté d’une capote,
mais je n’avais pas sauté la blonde
ni meme la rousse
qui a pissé en meme temps
que moi, ou presque, enfermés là
tous les deux comme deux bons
amis.
 j’étais vraiment bourré,
j’en veux pour preuve, quand en début
de soirée l’heure est venu,
            - immuable rituel -
 d’aller pisser

sur la porte du magasin de l’ennemi
pour la seconde fois de la nuit, il
m’a bien fallu une bonne minute
pour realiser que j’étais
en train d’arroser la mauvaise
porte, (celle d’après) et
que je punissais un innocent
d’un crime
qu’il n’avait pas commis
certes, je me suis trouvé drole
dans l’erreur et je suis trop vieux
pour ces conneries (l’alcool, pas le sexe
avec la blonde) mais il faut bien
aller affronter la réalité et la nuit
pour garder brulante l’écriture
et soit dit en passant, c’était une sacré
fête de nouvel
an