jeudi 10 mai 2012

Juste un morceau un morceau de soi quelque part sous les coups



Les amantes folles ont pris
Tout ce qu’il y avait à prendre,
Et la vie a brulé les murs de ma raison,

Chaotiques soumissions,
Existence désordonnée,

Pourtant, il y a coin de mon
Âme qui garde
 un peu
de ce qui fut moi,
un soupçon de mes rêves
quelques larmes de rage,

juste un petit recoin,
quelque part en moi,
comme un ilot,
un morceau de terre sur un ocean
de folie,
et c’est de là,
forcement,
que tout reviendra,
et à nouveau
je saurai serrer les poings

lundi 7 mai 2012

Comme si le paradis n’avait pu faire taire mes démons

On était une équipe de tournage,
Et dans l’avion qui nous emmenait
aux Seychelles,
j’ai baisé dans les toilettes avec
cette blonde aux seins énormes et
aux yeux noirs,
Elle adorait la fessée et un soir
Dans l’hôtel elle est venu
dans la chambre
vêtue uniquement d’une serviette
            blanche nouée autour
de sa taille et je dormais
quand elle est arrivée
Et je lui ai dit de ne plus
me réveiller, et même de ne
plus revenir, j’étais jeune
et je croyais que l’arrogance
aurait de quoi se nourrir
jusqu’à ma mort, mais
j’ai vieilli
Et aujourd’hui, je me maudis
Car je sais que

                        seuls les milliardaires fous
rendent une pépite à la rivière

J’aurai du arracher le morceau
de coton blanc et l’avaler
des mamelons à la chatte,

Et je me souviens de l’eau pure
d’elle
du gout des fruits
du soleil et
du sourire de tous ceux qui vivaient là
           

                                    Comme si le paradis
n’avait pu faire taire mes démons

jeudi 3 mai 2012

Le perdant n’en finit pas de chuter

Je ne sais pourquoi je suis encore debout,
toujours incapable d’expliquer
comment j’ai fait pour rater chacune
de mes tentatives de suicides,

pourquoi, à conduire trop vite,
je n’ai pas fini encastré dans un
mur,

ou bien

le coeur et le cerveau éclatés par un trop-plein de vodka
lors d’une de mes nuits sans lune

Et je ne suis vraiment pas sur
Qu’il y ait une raison à tout ça,

Et encore moins que cela soit l’expression
D’une volonté divine ou une promesse de gloire,
D’amour et de richesse

ce putain de temps passe
sur ma gueule cassée avec ses chaussures à clous
et la souffrance et le mal de vivre sont ancrés dans ma chair

Tout de suite je songe à cette fille,

maintenant ses cheveux sont roux
mais  elle ne veut pas de moi
alors que je donnerai tout pour gouter sa chatte et ses seins
m’enfoncer en elle et écrire d’immortels poemes
qui raconteraient sa peau et tout ce qui la brûle

À se griffer (tes cris et tout ton amour)




Tu répétais souvent que si tu me quittais,
Tu reviendrais quand meme pour le cul,

Mais tu m’as quitté
Et tu n’es jamais revenue qu’une seule et
unique fois, (mais c’était plus
une hesitation qu’une quelconque
envie pure et dure de sexe)

Et de temps à autres,
Le sourire aux lèvres,
je me demande
S’il t’arrive de glisser une main
entre tes cuisses et de t’endormir
avec le souvenir
de toute ces fois où on a baisé comme
des dingues,

ces nuits entières passées à nourrir ton ventre
d’innombrables coups de queues, quand chacun de tes cris
                                    et tout ton amour
repoussaient mes ombres et ma folie

reçu tout à l’heure


Il y a ce gars très sympa
que je n’ai jamais rencontré,
aujourd’hui
il m’envoie
un contrat et une mise en page
pour un de mes poèmes lequel
sera transcrit en français et en
anglais
dans sa revue

d’après le contrat,
Je vais recevoir
deux euros pour la publication
et c’est plus que je n’avais jamais
imaginer gagner le jour
où j’ai decide de plonger
la tête la première dans
cette plaie béante,
 - mon existence -
pour en coucher quelques bribes
sur des feuilles papier blancs

Dans la nuit dernière



C’est vers deux heures du matin
Que la fille a débarqué avec un pote
à elle au restaurant
où on avait bouffé avec des amis et elle m’a dit
Je te connais, je t’ai déjà embrassé
Et j’ai répondu non, on se connait c’est tout,
Et du coup quand je suis parti
Elle m’a embrassé
Sans doute pour être sur de ne pas se tromper
la prochaine fois qu’elle me souriera

Une lame parfaitement aiguisée


Comme un couteau d’acier dans le coeur,
Tes putains de yeux noirs me transperçaient
Tandis que je dansais aussi mal que toujours,

je t’ai fait signe
De venir
Et tu m’as fait signe de venir,

Je me suis assis près de toi, t’accordant
La victoire et tu étais comme une apparition
dans l’obscurité, déesse sombre aux yeux de flammes

C’était
Ton regard indomptable et
            ce corps de déesse,

(Tes jambes si fines, comme des brindilles
Ta peau brune où couraient des étincelles
tes cheveux de jais jusqu’au bas
Des reins)

Et aussi ta voix rauque et ta manière
de faire qui n’appartient qu’à toi

J’en connais qui auraient tué pour te posséder,
Et
en d’autres lieux
en d’autres temps
            rien que pour ta beauté
On t’aurai  brûlée vive sur un bûcher
sous les cris jaloux de la foule

Sous tes fenêtres,
tu as parlé de toi, de ton enfant,
évoqué d’éventuels cambriolages
auxquels tu aurais participé dans ta jeunesse
car il faut survivre puis tu as volé ma bouche
et la tienne était le paradis,
la lumière au bout du chemin,
un millier de caresses sur mes plaies

ca devient chaud entre nous, as-tu dit
mais il y a ma fille la haut avec la baby sitter
et je ne te ferai pas monter je la protège,
mais je t’aurai bien ramené, tu embrasses bien,
appelle moi, c’est vraiment chaud là, je
dois m’en aller

reste encore un peu ai-je supplié
mais tu t’es montrée intraitable
si je reste, c’est pour aller au bout,
et ce ne sera pas ici,
pas ce soir

Tu es partie sans te retourner, marchant
Comme une reine et la nuit s’est prosternée devant toi

Tu avais la classe, tu étais brulante comme le danger
et sur mes lêvres trônait encore un peu de ta magie