Je n’ai nul besoin d’allumer
Ma télévision et de regarder
Les meurtres, les guerres,
Les affaires politiques au flash
D’informations
Ou de lire les faits divers dans
Les journaux
De regarder les photos des enfants
Crevants de faim
De croiser les regards troués
Des prostitués qui arpentent la rue
La nuit
De voir les arcades bleus
Des femmes battues
De tenter de calmer un junkie
Rendu fou par le manque de drogue
Nul besoin
D’écouter le récit du viol d’une femme ou
D’un enfant
De consulter le rapport d’autopsie de l’assassinat
D’un innocent
De verser des larmes pour cette vieille dame
Rouée de coups à son domicile
Nul besoin
de contempler le sang
Qui coule
D’entendre les cris
De m’asseoir au milieu des cadavres
De respirer l’odeur de la corruption
Pour connaître la vérité
L’homme n’a rien d’humain
Et si
Dieu ou un quelconque membre de
Sa famille n’ont pas foutu les pieds
Sur terre depuis plus de deux mille ans
C’est bien que
Le monde n’est pas un endroit où il fait bon vivre
Pour autant que je sache, même le Diable
préfère nous laisser faire son boulot
samedi 16 avril 2011
mercredi 13 avril 2011
Dans les flammes de son enfer personnel
Cette sensation
étrange
de n’être jamais à sa place
nulle part
d’appartenir à un autre monde
Comment font-ils tous
pour tenir
pour ne pas perdre
la raison ou sortir dans la rue
s’immoler dans la lumière
du matin,
Résister à la tentation
de s’ouvrir la gorge
sur les marches grises
des églises
en remerciant Dieu ?
Nos chaines nous autorisent
si peu de Liberté
De quoi serrer les poings
lever les bras
mais impossible de courir
Aussi fort que soit notre désir
D’étrangler le bourreau
le collier étouffe
les cris au fond de
nos gorges
Si souvent
on aimerait
Planter sa lance
Dans le flanc du Christ
Enfoncer les clous
Un peu plus profond
Et ne pas s’en laver
Les mains
Appelle ça de la rage
De la colère
De l’incapacité à
S’adapter
Le vent souffle et emporte
Tes mots
Et les miens
Seuls résonnent les rires
Des Fous
Ce monde brule
L’incendie nous dévore
Il faut du cran pour tenter
L’éjac faciale sur la
Sainte Vierge
Certains osent
Parfois la nuit,
Je rêve d’un orage
de lave en fusion
Sur un océan de feu
Une fin du monde
En rouge et or
Sur fond de musique douce
Hélas,
toujours
Je me réveille
étrange
de n’être jamais à sa place
nulle part
d’appartenir à un autre monde
Comment font-ils tous
pour tenir
pour ne pas perdre
la raison ou sortir dans la rue
s’immoler dans la lumière
du matin,
Résister à la tentation
de s’ouvrir la gorge
sur les marches grises
des églises
en remerciant Dieu ?
Nos chaines nous autorisent
si peu de Liberté
De quoi serrer les poings
lever les bras
mais impossible de courir
Aussi fort que soit notre désir
D’étrangler le bourreau
le collier étouffe
les cris au fond de
nos gorges
Si souvent
on aimerait
Planter sa lance
Dans le flanc du Christ
Enfoncer les clous
Un peu plus profond
Et ne pas s’en laver
Les mains
Appelle ça de la rage
De la colère
De l’incapacité à
S’adapter
Le vent souffle et emporte
Tes mots
Et les miens
Seuls résonnent les rires
Des Fous
Ce monde brule
L’incendie nous dévore
Il faut du cran pour tenter
L’éjac faciale sur la
Sainte Vierge
Certains osent
Parfois la nuit,
Je rêve d’un orage
de lave en fusion
Sur un océan de feu
Une fin du monde
En rouge et or
Sur fond de musique douce
Hélas,
toujours
Je me réveille
La fille aux yeux qui changeaient de couleur
La fille aux yeux qui changeaient
de couleur
avait vu son père
Découper un sein à sa mère
à coups de couteaux
Et quand je marchais près
d’elle
dans la rue
il suffisait
que j’en mate une autre
pour qu’elle se mette aussitôt
En rogne et me fasse une scène
prétendant
Que je la dévalorisais, car
même si nous n’étions pas
ensemble
la fille sur le trottoir
l’ignorait et pas de doute,
cette « pute » de passante
était ravie que je reluque
ses jambes, ses seins et
son visage
alors même que j’étais
accompagné
Un soir on a visité Paris
Bu de l’alcool et
Joué au billard en riant
Puis plus tard dans la chambre
Il semblait possible
d’embrasser ses lèvres
et baiser tout son corps
à ceci près qu’elle refusait
catégoriquement
De mettre sa langue dans ma
Bouche
Car cela aurait signifié qu’elle
m’aimait
Et bien sur
Le lendemain
Une fois qu’un avion blanc l’eut
déposée
à 1000 kilomètres
de moi
Elle me téléphona pour
me dire
Qu’elle regrettait de n’avoir
jamais
entrouvert ses lèvres
La folie de ceux que la vie
a marqué au fer rouge
coulait dans ses veines
Comme un poison brulant
Et ses yeux changeaient de couleur
Passant du noir au vert
Selon qu’elle voulait me tuer
Ou qu’elle éclatait de rire
Je la voulais et
La vouloir,
c’était comme voler
Le feu
Aux Dieux
de couleur
avait vu son père
Découper un sein à sa mère
à coups de couteaux
Et quand je marchais près
d’elle
dans la rue
il suffisait
que j’en mate une autre
pour qu’elle se mette aussitôt
En rogne et me fasse une scène
prétendant
Que je la dévalorisais, car
même si nous n’étions pas
ensemble
la fille sur le trottoir
l’ignorait et pas de doute,
cette « pute » de passante
était ravie que je reluque
ses jambes, ses seins et
son visage
alors même que j’étais
accompagné
Un soir on a visité Paris
Bu de l’alcool et
Joué au billard en riant
Puis plus tard dans la chambre
Il semblait possible
d’embrasser ses lèvres
et baiser tout son corps
à ceci près qu’elle refusait
catégoriquement
De mettre sa langue dans ma
Bouche
Car cela aurait signifié qu’elle
m’aimait
Et bien sur
Le lendemain
Une fois qu’un avion blanc l’eut
déposée
à 1000 kilomètres
de moi
Elle me téléphona pour
me dire
Qu’elle regrettait de n’avoir
jamais
entrouvert ses lèvres
La folie de ceux que la vie
a marqué au fer rouge
coulait dans ses veines
Comme un poison brulant
Et ses yeux changeaient de couleur
Passant du noir au vert
Selon qu’elle voulait me tuer
Ou qu’elle éclatait de rire
Je la voulais et
La vouloir,
c’était comme voler
Le feu
Aux Dieux
Tout reste derrière
J’ai rippé sans faire attention
D’un nom
Dans le répertoire de mon
Téléphone mobile
Et bien sur c’est elle que j’ai appelé
Oh tu vas bien, alors qu’est ce que tu deviens ?
J’ai appris que tu voyageais beaucoup
Tu as une vie extraordinaire
(A ma droite, la nouvelle
Ecoutait
La conversation
Avec beaucoup d’intérêt)
Les voyages et les filles faciles sont
Les avantages de mon métier
Lorsque j’ai raccroché
La nouvelle m’a dit
On dirait deux personnes en train
De se regarder de chaque côté d’un
Fossé sans qu’une seule n’ose traverser
Pour ma part, j’étais persuadé que
Nous avions brulé tous les ponts
Mais dans le doute
j’ai repensé
à toutes les fois où j’avais plongé
en elle, ce volcan chaud et accueillant
à tout cet amour que je nourrissais
Pour son cul, son regard, son cœur
Et son âme
Pour conclure que c’était aussi
Stupide que de
Pisser contre le vent
un jour de tempête
Le temps passe et il n’emporte rien
Tout reste derrière
D’un nom
Dans le répertoire de mon
Téléphone mobile
Et bien sur c’est elle que j’ai appelé
Oh tu vas bien, alors qu’est ce que tu deviens ?
J’ai appris que tu voyageais beaucoup
Tu as une vie extraordinaire
(A ma droite, la nouvelle
Ecoutait
La conversation
Avec beaucoup d’intérêt)
Les voyages et les filles faciles sont
Les avantages de mon métier
Lorsque j’ai raccroché
La nouvelle m’a dit
On dirait deux personnes en train
De se regarder de chaque côté d’un
Fossé sans qu’une seule n’ose traverser
Pour ma part, j’étais persuadé que
Nous avions brulé tous les ponts
Mais dans le doute
j’ai repensé
à toutes les fois où j’avais plongé
en elle, ce volcan chaud et accueillant
à tout cet amour que je nourrissais
Pour son cul, son regard, son cœur
Et son âme
Pour conclure que c’était aussi
Stupide que de
Pisser contre le vent
un jour de tempête
Le temps passe et il n’emporte rien
Tout reste derrière
lundi 11 avril 2011
Peut- être de quoi tenir un round de plus
Dans un train, cette fois là,
Il y avait sur le siège à gauche, en face,
Cette fille aux yeux et cheveux noirs
Je devais avoir treize ou quatorze ans
Et elle aussi
J’observais à la dérobée
Sa manière de bouger les mains
Sa peau matte
Les paillettes sur ses lèvres roses
Elle a perforé mon cœur
Alors même que son regard
Ne s’est jamais attardé plus
D’une seule seconde
Sur moi
Celui que toutes
Trouvaient si laid
J’ai rêvé pour elle
d’aventures
de baisers fous
d’étreintes
L’imaginaire histoire
De nous deux
Pas un nom
Pas un mot
Ni mème un sourire
Jamais je ne l’ai revu
Juste une inconnue
Dans un train de province
C’était comme tomber amoureux
D’une image
Tout ce temps
où elle a couru
Dans mes veines
Sans doute avons nous tous
Au fond de nos cœurs
Cachés derrière nos souffrances
Un visage
Un instant
Un sourire
Quelque chose qui nous tient
Peut-être de quoi tenir un round de plus
Quand on n’en finit pas de crever sur place
Rongé par l’absence d’un vrai amour
Un peu de lumière qui remonte à la surface
Il y avait sur le siège à gauche, en face,
Cette fille aux yeux et cheveux noirs
Je devais avoir treize ou quatorze ans
Et elle aussi
J’observais à la dérobée
Sa manière de bouger les mains
Sa peau matte
Les paillettes sur ses lèvres roses
Elle a perforé mon cœur
Alors même que son regard
Ne s’est jamais attardé plus
D’une seule seconde
Sur moi
Celui que toutes
Trouvaient si laid
J’ai rêvé pour elle
d’aventures
de baisers fous
d’étreintes
L’imaginaire histoire
De nous deux
Pas un nom
Pas un mot
Ni mème un sourire
Jamais je ne l’ai revu
Juste une inconnue
Dans un train de province
C’était comme tomber amoureux
D’une image
Tout ce temps
où elle a couru
Dans mes veines
Sans doute avons nous tous
Au fond de nos cœurs
Cachés derrière nos souffrances
Un visage
Un instant
Un sourire
Quelque chose qui nous tient
Peut-être de quoi tenir un round de plus
Quand on n’en finit pas de crever sur place
Rongé par l’absence d’un vrai amour
Un peu de lumière qui remonte à la surface
Je suis officiellement une Charogne
Si tu es là,
que tout ça te plait et
que tu en veux plus,
alors clique sur le lien
dessous
Dans la revue
Charogne numéro deux
se trouve un poème inédit de ma pomme à moi.
http://www.charogne-magazine.blogspot.com/
Et si tu n'aimes pas ce que tu lis ici,
ce que je comprends tout à fait,
clique quand même car
Charogne est remplie de gens talentueux et
fou comme on les aime.
Merci d'avance
que tout ça te plait et
que tu en veux plus,
alors clique sur le lien
dessous
Dans la revue
Charogne numéro deux
se trouve un poème inédit de ma pomme à moi.
http://www.charogne-magazine.blogspot.com/
Et si tu n'aimes pas ce que tu lis ici,
ce que je comprends tout à fait,
clique quand même car
Charogne est remplie de gens talentueux et
fou comme on les aime.
Merci d'avance
dimanche 10 avril 2011
Le déséquilibriste
Mes mains tremblent
Les voix dans ma tête
Me demandent d’où
vient mon gout pour
ma propre souffrance
Au bout de mes doigts
Goutte à goutte
Coule mon âme
Ouvrir mon ventre
Sortir mes tripes
les dévorer
Encore chaudes
Le bien et le mal
Se mélangent, se
Confondent
Je trouve ça beau
Il m’est alors
impossible
De croire que
Je devrais cesser
De me clouer
Contre les murs
De ma prison
mentale
Les voix dans ma tête
Me demandent d’où
vient mon gout pour
ma propre souffrance
Au bout de mes doigts
Goutte à goutte
Coule mon âme
Ouvrir mon ventre
Sortir mes tripes
les dévorer
Encore chaudes
Le bien et le mal
Se mélangent, se
Confondent
Je trouve ça beau
Il m’est alors
impossible
De croire que
Je devrais cesser
De me clouer
Contre les murs
De ma prison
mentale
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