dimanche 10 avril 2011

Un rayon de soleil au travers de la folie

Une de ces nuits
Avec la rage de me faire mal
Complètement ivre
Et fou

Je vois cette fille
Le visage incroyablement
Beau
Des cheveux blonds
Coupés courts
Des yeux verts

Je l’accoste et
Elle me parle de sa vie
De son rêve de devenir
éditrice
Et moi
Je brule mon corps
A la vodka
En buvant ses mots

Et autour de nous
Il y a une ex
Une prétendante
Leurs amies
Folles
Soules
Jalouses

Elles passent
M’embrassent
Sur la bouche

Finalement
Elles ont raison
De la patience
De la fille
Trop belle

Une jeune fille
Qui aime les livres
ne boit pas
D’alcool
et TOUTE cette
Douceur qui
émane d’elle

Comme
Un rayon de soleil
Dans ce nuages
De cinglées
Qu’est ma vie
sentimentale

vendredi 8 avril 2011

En allant au concert de Morcheeba

Je monte dans la voiture
Il ne va pas fort malgré
Son sourire

Lui et moi on ne sera
Jamais tranquille tant
qu’on n’aura pas trouvé
Une fille équilibrée

AH AH AH AH

Il a peur qu’il n’en existe pas

Je connais la réponse
mais je la garde pour
moi

La dernière lui a pressé le
Cœur
Comme une éponge
et il reste sur le carreau
vidé de tout ce qui est
lui

Elles sont ainsi
A ne pas savoir ce qu’elles veulent
A le quitter quand elles l’ont
A changer sans cesse d’avis et
de mec
Il n’est qu’une victime de plus
Sur leur sanglant chemin

Morcheeba joue en ville
Ce soir
et le soleil se couchera
sur de la belle musique
et nos nuits sans amour

jeudi 7 avril 2011

Après réflexion, je vous laisse les filles normales

Cette fille parle avec moi
Sur internet
Je ne la connais pas plus que ça
Juste un ami me l’a présenté
Et on a échangé trois e-mail

Au bout d’une heure
J’ai deux photos érotiques
D’elle
Dans mon téléphone

J’aime ce genre de conversation

Les choses sont simples

Je lui dit qu’elle est
folle
Infidèle
Intelligente
Carrossée comme
Une voiture
de sport

Je prends tout ça comme un compliment
Répond-elle

Continuez à m’en présenter
des comme elle

dimanche 3 avril 2011

Paper Slam

J’ouvre les yeux
Après deux nuits passées à boire

J’ai
des graffitis sur le visage
pas vraiment mal au crâne

Mon équilibre hésitant et moi
Nous nous dirigeons vers les toilettes

Le vendredi et le samedi
je bosse
Dans une brasserie
Et là je pisse mon salaire
De ce weekend

Ça pourrait être pire
Je ne suis pas en train de le vomir

Tu devrais te concentrer
Sur la poésie
Et la photographie
Pas que tu sois doué
Mais c’est peut-être moins
Dangereux
Pour ta santé mentale
Que la fréquentation
Des cinglées
et de
La vodka

me dis-je en contemplant mon
Visage bariolé dans la glace
Et
Songe aussi
A choper une chatte
Et à la garder
Le sexe régulier
Diminue les risques
De cancer de la prostate

Remarque numéro une
Ça marche aussi avec la
Mastubation je crois.

Remarque numéro deux
Tant mieux

Je décide d’appliquer
Mes conseils illico presto et
je viens donc taper ce poème
Qui ne changera ni la face du monde
Ni ton dimanche après midi
Et je me dis que je devrais
Peut-être rebaptiser mon style
Un truc genre
Slam sur papier
En anglais
« Paper slam »
Ça sonne bien je trouve

Car soyons clairs
Dire que j’écris des poèmes
Aux filles
Me fait plutôt
Passer pour un ringard sur
Le retour
Je suis sur que si j’étais un
Slammeur
Ma vie sexuelle s’envolerait
Vers le paradis sur terre
car
J’en suis persuadé,
Les petites chattes de 25 ans
Aiment les « slammers »

Aussi fou
Vieux
Pervers
Puis je être
Ça me laisserait une chance

Non ?

Ethyliques Regrets

Le problème c’est ta gueule
Me dit la lesbienne aux yeux verts
Tu as vraiment une sale gueule

C’est pas grave je réponds
Toutes mes ex sont magnifiques
Et j’ai le meilleur cunnilingus
De la ville


Non, moi j’ai le meilleur cunnilingus
De la ville,
Je suis une femme,
Je sais ce qu’il faut faire


Elle a l’air si convaincu
que j’en regrette presque
d’avoir un phallus au lieu
d’un clitoris.

vendredi 1 avril 2011

Mon âme est fatiguée de s’ouvrir les veines avec les dents

Encore besoin d’une jolie chatte
Pour en faire mon terrain de jeu
favori, sinon
La solitude et la folie
Auront gain de cause
Comme l’usine a eu mon âme
Comme cette brune a eu mon cœur
Comme l’Amour a eu ma peau

Bon OK
je n’aime plus que les putains
Et les folles
Les nymphomanes
Les filles faciles
Tout ça ne tend pas vers une notion
Idéale
De la stabilité

Mais,
à chercher un truc équilibré
Dans un monde qui ne tourne pas
Rond
les filles normales
Sont les plus cinglées
Et ce sont les plus tristes
Et je ne réponds pas vraiment
à leur critères de normalité

Tu bosses dans le porno disent-elles

Merde, les filles devraient remercier
Le porno d’avoir démocratisé la
Fessée

Quand je bossais en usine
Je passais pour un perdant
Maintenant que je monte
Des vidéos porno sur mon
ordinateur
Je passe pour un
pervers, mais
ma vie sexuelle
étant meilleure,
On peut conclure que
Les femmes aiment les pervers
Celles avec lesquelles je couche
En tout cas

Il en faudrait une
Qui soit allongé près de moi
Après l’amour
Et qui dise
Putain, on vieillira
On crèvera
Et on saura
Que seuls des moments comme
Ceux là valaient le coup

Mais celles là sont rares et en règle générale
Elles ne restent pas longtemps
Elles ont un mari et sont revenues
De tout

Bref tout ça ne règle pas mon problème.
Où sont les catins de ma jeunesse
Les filles qui venaient avec le champagne
Et le feu au cul
Celles là ne mentaient pas

Que les politiciens, les dictateurs, les terroristes
Les religieux, les révolutionnaires
fassent péter la planète
Laissez moi une ou deux putes
Aux yeux verts,
Aux corps parfaits et
Brulants
Allongées près de moi
Qui ne demandent rien de plus
Que ce que je peux leur donner

Et si ma vision de l’Amour
Te semble simpliste
Ou stupide
C’est peut-être que tu n’as jamais
Connu la routine du quotidien
Ou les tentatives
De suicide pour un joli cul
Personnellement mon âme
est fatiguée de s’ouvrir les veines
avec les dents

La folie peut prendre différente
Formes
Et la mienne ce matin
Est de ne plus croire
A tout ce qui m’a consumé

Pour ce que j’en sais,
C’est mieux quand les cœurs
Ne saignent pas

Pourquoi je suis devenu un des meilleurs bouffeurs de chatte de ma génération

Tu connais ma devise

Si tu ne leur bouffes pas la chatte,
Tu auras toujours un ami fidèle
Pour le faire à ta place

A ce sujet
je voudrais te conter
une petite anecdote surgie
de mon lointain passé

On venait de faire l’amour
Et j’étais assez fier de moi

(Il faut dire que j’étais jeune
A l’époque
Et débutant dans les choses
De sexe
Malgré de nombreuses
Oh oui
Nombreuses
Lectures)

Avant le deuxième
Round
Elle a pris un papier
a dessiné un truc
qui ressemblait
à une foufoune
avec un point
vers le haut
qu’elle a montré

         Tu voix ce truc là
        C’est un clitoris
       Et un clitoris
      Ça se lèche !


Ce jour-là
j’ai compris que la fierté
est illusoire et que
les femmes avaient beaucoup
plus à m’apprendre
que les hommes