mercredi 23 février 2011

Condamné Amor

L’amour est le poème
Qu’écrit avec son sang sur le mur
De sa cellule
Le condamné Amor

L’apprentissage

Je me souviens
De l’école
Des études.

J’étais relativement doué
Pour les trucs où il fallait écrire
Mais je n’aimais pas

J’étais trop fou pour les copains
Trop laid pour les filles
Je portais parfois des fringues
démodées
Ayant appartenu à mon frère
Et on se moquait de moi
Ce qui m’a appris
Que naitre près des riches
Ne fait pas de toi un des leurs

Il fallait aller là-bas, tous les jours
C’était mon enfer personnel.
Je n’étais pas assez fort pour frapper
Tous ceux qui m’agressaient
Mais je parlais bien,
Ce qui en tenait quelques-uns à l’écart,
Pas ceux qui tapaient vraiment

Ils ne m’aimaient pas,
Je le leur rendais bien,
Pourtant le problème
Le mien,
C’était juste ça,
Un manque et un viscéral besoin d’amour

Voilà comment,
J’ai appris à vivre seul et sans Amour
Voilà pourquoi je tiens
Là où d’autres s’écroulent

Chacune des fois où ils m’ont mis en pièces
M’a rendu plus fort
Plus seul
Plus fou
Plus dangereux

mardi 22 février 2011

Foudroyantes femelles

Les femmes sont les meilleures
Je ne sais pas comment, elles font
Mais elles nous mettent toujours K.O.
Je veux dire vraiment K.O.

A croire que leur crochet droit est plus
foudroyant
que celui de Mike
que celui de Marvin
que celui de Georges

Elles sont comme Ali,
A danser dans les cordes
Eviter nos attaques en riant
Et nous descendent pour le compte
Quand elles le désirent
Comme elles le désirent
En un coup

Puis elles piétinent
Nos cadavres
En chantant et
Partent boire du champagne
Avec des guignols en costume
cravate
S’éclater avec des cowboys
Aux dents blanches comme
Dans la publicité

Et le perdant reste au sol
Au milieu d’un tapis de larmes
Et de sang,
Son propre sang
Ses propres larmes
Et aucune envie de remonter
Sur le ring

Des jolies fesses sur un tabouret en bois

Elle débarque au bar où je travaille le week end
Et pose son joli cul de 26 ans, ses seins magnifiques,
Imposants,
Sur un tabouret et me commande
Une bière

Elle a quelqu’un depuis quatre mois,
Elle ne l’a pas trompé, mais n’en peux plus
Elle est comme ça,
Elle se préserve en cassant tout avant
Eux
Nous cherchons tous un moyen de ne pas se taper
La tête contre les murs
Dans son cas, ce sont souvent
Les hommes qui trinquent,

Elle a une fille et trois boulots pour s’en sortir
Elle ne compte sur personne
Et fait ce qu’il faut pour avancer

Bien sur elle est dingue, (toutes
Celles qui m’approchent le sont plus ou
Moins)
Plus dingue que la plupart
Mais sa peau est chaude et
Elle me caresse le dos pendant mon
Sommeil

Ses yeux brillent et elle m’embrasse
Sur la bouche quand elle part rejoindre
Ses amis en me disant a plus tard
Mais je la connais
Et comme prévu, la nuit est longue
Et elle m’oublie et j’en cherche une autre
Jusqu’au petit matin et là elle m’envoie
Un message qui dit qu’elle est loin,
Trop loin pour moi et j’éclate de rire
Et je rentre me coucher et maintenant
Ca fait bien trois semaines
Qu’elle ne m’a pas donné de
nouvelles

Rester avec une que je n’aimerais pas ?

Je passe beaucoup de temps
A me demander ce qui serait le pire

Rester avec une que je n’aimerais pas
Au risque de lui infliger souffrance sur
Souffrance si jamais, elle tombait
Amoureuse pour de vrai comme elles ont
Tendance à le faire quand on leur échappe,

Ou

Ces moments de solitude plus longs
Qu’un train de marchandises américain
Ce désert jaune et brulant
Où j’attends en comptant les mouches
Sur le mur
Que mon téléphone sonne et que ce soit
Autre chose qu’une enquête téléphonique
Qu’un vendeur de surgelés,
Qu’un ou une de mes amis plongés
Dans les problèmes sentimentaux
Jusqu’au cou.

La branlette possède ses avantages,

On n’a pas besoin de parler
Avant ou après
Et encore moins
D’écouter.

Le sexe à deux possède ses avantages,

Des fois on peut se mettre sur le dos
Et regarder l’autre travailler,
Se faire masser,
Entendre des mots flatteurs, surtout
Quand elles simulent

L’amour c’est ce qu’il y a de mieux
Enfin jusqu’au moment où on se suicide
Pour un cul qui pourtant n’est plus aussi
Ferme qu’au début,
Il faut bien l’avouer
Mais l’amour est rare,
Encore plus rare qu’un banquier honnête,
Tellement rare que mon paradis sentimental
Ressemble au Sahara en moins humide


De toute façon,
je ne sais pas pourquoi je me pose toutes
Ces questions.
Je suis seul face à mon ordinateur
et mon téléphone
a décidé de ne pas sonner et on est
Mardi et je ne pense pas que mercredi
Sera différent donc…

Ai je le choix ?

lundi 21 février 2011

Quelques millions de cafards et mes états d’âmes

Il y a des millions de cafards
Qui courent dans les égouts
Pas si loin que ça,
Pas si loin de moi,
Et mon amour est mort
Et sur le mur
Je vois du sang et une araignée
Pas d’issue de secours
Les guerres auront la peau
De ce monde
Ou ce sera les terroristes
Ou ce sera les gouvernements
Où est la différence ?
Et moi
Je suis épuisé
Et mon amour est mort
Et assise sur mon canapé
la solitude
S’amuse à compter les points
Un score
qui ne laisse présager
Rien de bon
Quant à mes chances
De victoire

Quand trouver des cheveux de ton ex au fond de la douche découpe un morceau de ton cœur

J’ai fait pas mal de boulots pourris au cours de ma vie

Dans les laiteries
Les usines,
Les magasins
Les fast food
Les entrepôts

Et j’ai rencontré un bon paquet de connards et
pas mal d’enfants de putains sur ce
Long
Laborieux
Chemin

Et j’ai aussi eu des femmes avec des prénoms
Aux étranges consonances pour mon oreille française
Jeannette, Mireille, Orsholya, Ramona…

ET JE NE SUIS JAMAIS DEVENU RICHE
ET L’AMOUR EST COMME UN PIEU
PLANTE DANS MON CŒUR
ET MON CUL

Je dois avancer ainsi
Au milieu de la folie de ce monde

Et finalement,
Les Putes et les Cinglées ne sont pas le plus lourd
Fardeau

Non !

La foule et sa haine arrivent
En bonne place dans ce qu’il
Faut redouter

Puis viennent
Les boulots pourris qui
T’étouffent à petit feu

et un des pires trucs,
C’est quand l’amour se barre
Et que tu restes seul
Avec ta souffrance alors que  
TU SAIS
        que ce n’est rien
en comparaison de ceux qui doivent affronter de vrais problèmes (comme
Des maladies qui les tuent de manière irrévocable)
        que ce n’est rien
Car il y a une femme avec un joli cul à vendre
à chaque coin de rue
        que ce n’est rien et
        que ça finira par passer 
MAIS
        que ça ne passe pas et
        que tu ne peux t’empêcher
d’écrire en lettres de Sang
sur le carrelage blanc de la salle de
        bains
le prénom de celle qui t’a ouvert le
        Coeur