vendredi 14 janvier 2011

Des larmes de sang noir

Il pleut des larmes de sang noir
Sur les pages déchirées de ma vie,

Du chagrin et des pertes
De la solitude

Il pleut des larmes de sang noir
Au creux de mes doigts

Je voudrais hurler
Mais un démon m’étrangle en riant
Mes ongles ne sont pas assez longs
Pour crever ses yeux de cuivre

Je suis comme les autres,
Incapable de regarder la mort en face
Ou de gouter le temps qu’il me reste

Il pleut des larmes de sang noir
Personne n’essuie mes joues

L’absente

Encore de la rage au bout des doigts
Du désir au ventre,

Je voudrais mordre ta peau
Mais tu n’es pas là

Il me faut des yeux verts
Et des griffures en guise de caresses
Des baisers au gout de lave brulante
De la drogue en chair et en os

Je pourrai te prendre et te posséder
Puis te laisser là
Pantelante
Sans un seul regard en arrière
Une fois passée
la porte de ta chambre
rose

Mais tu n’es pas là
Et je pourrai presque entendre
Ton rire qui se moque de moi
De là où tu es
allongée

mercredi 12 janvier 2011

Ma folie joue pour toi

J’ai perdu mon âme dans des déserts brulants
J’ai noyé mon cœur dans des sables mouvants,
ton sourire
Mon bébé
Troue la solitude
Comme une flamme bleue apaise
le regard du dément

J’ai brulé ma peau dans les cris des soleils
J’ai embrassé la déraison dans des nuits roses
Tes mots
Mon bébé
Sont comme une caresse sur le cœur
D’un marin fou

Ma folie ce soir,
Joue pour toi

Toujours seul

La mélodie au fond de mon cœur
Est triste et mélancolique
Comme un automne sans amour
Une méche de cheveux sur ton regard
Parfois suffisait
A me faire oublier
Qu’on est toujours
seul

Sarabande

Je suis fatigué de saigner sans raison
ce mal de vivre qui me tient au cœur
ronge mes chairs et mes tripes.
Toutes ces fois, où je dois me griffer
Me tuer
Pour hurler

Le feu brule et me dévore
je dois souffler dessus
Pour que jamais il ne s’éteigne

Je ne sais si mes anges sont tristes
Mes démons eux,
Dansent la sarabande

dimanche 9 janvier 2011

Souffle

Un démon perché sur ton épaule
Tatoué du signe de la folie
Tu cours encore après un rêve
Un mensonge,
Une chimère,

L’amour
L’amour
L’amour

Mais l’Amour n’existe pas
alors
Chacun de tes rires cache
Un cri de souffrance
Mais il est si facile de lire
Les entailles dans ton cœur de verre

Tous ces soirs où tu hurles sans
Jamais personne pour souffler doucement
Sur tes brulures
La lumière coule de tes yeux

Le bleu de la nuit

Encore une fois, mes démons
M’ont attrapé de leurs longs doigts

Toute la nuit j’ai dansé
Dans les flammes

Maintenant
Leurs visages rieurs se
Moquent de moi

Ma folie a marqué le point
De leur victoire

Moi,

Mon pire ennemi

Ma santé mentale rongée
Par l’alcool et le bleu de la nuit