samedi 9 juin 2018

Laissons tomber les bières et amenez vos petits culs


Ca y est,

on dirait bien que j’y suis arrivé

Les groupies veulent coucher avec moi

Juste parce qu’elles ont lu des trucs
Où j’explique que je suis un enfoiré avec les femmes
Sans même vraiment savoir à quoi je ressemble
Tout ça me laisserait croire,
Que je jouis d’un certain talent

Propriétaire heureux d’un blog que presque personne ne lit
Où je couche névroses, dingueries et autres vulgarités plus ou moins pornographo-poétique
je songe que les éditeurs devraient se bousculer à ma porte

si mes textes font mouiller des petites culottes
Il y a là un putain de potentiel malgré mon manque évident de
                                                            Romantisme
et mon entêtement à violer les règles de ponctuations

Mais tous les cinglés du net, celles et ceux qui écrivent parce que c’est en eux
que ça les dévore et les pousse dans les bras acides de la folie
Savent bien que les éditeurs sont nuls
Et qu’on vit mieux sans eux

et

Elles m’envoient des messages
Et des photos presque nues parfois
Et elles sont plus jeunes et

Elles disent :
  on baise ?... je te veux au fond de ma bouche
Des trucs brulants comme ça

Je trouve ça cool
ça m’excite
Je m’abandonne à l’idée du :

ça y est, je suis un vrai poète maudit
Et dingue
Une lumière noire qui envahit leurs bas-ventres
Et colle là un désir violent à coup de mots

                                                Ça flatte mon égo
                                                De me la jouer comme ça
                                                J’y prends goût


Et je me branle en pensant qu’on baise et je me demande
Si tout ceux qui écrivent en pleurnichant sur l’amour ont ça
Des filles qui veulent juste baiser
Etre nues et me laisser faire ce que j’ai envie
Tant que cela les fait jouir

ma poésie est malpropre et dévergondée car
La douceur est utopique, le désir
s’assouvit dans une certaine forme de violence consentie

je vais sur mes 48 balais et
Je ne bande plus comme à 20 ans
« Mais je connais un bon dealer de viagra indien »
Dis-je

Et l’une répond, tu en prendras un le samedi et un le dimanche
Et l’autre répond, les hommes et les femmes, nous n’avons pas les mêmes problèmes
(Le pragmatisme féminin ne cessera jamais de m’impressionner)

et si la poste existait encore
je voudrais recevoir une enveloppe blanche
avec à l’intérieur, une petite culotte rouge et sale
Et un bristol où une main féminine et manucurée
aurait écrit à l’encre bleue, « pense à moi !» et
à côté, dessiné avec assurance
Un cœur, joli

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