dimanche 13 janvier 2019

Si belle




assise sur mon canapé
avec son regard intense et son sourire

elle me raconte son ex, comment il la traitait de connasse
à longueur de temps
lui reprochait d’avoir grossi pendant… sa grossesse
et le reste, comme
les fois où il la jetait contre les murs et celle où elle a cru y passer
car il voulait la pousser dans l’escalier
(on s’est battu pour que je réussisse à me dégager)

les gens lui disaient qu’elle était malheureuse
et elle restait et s’effaçait, faisait tout dans la maison
ne disait plus rien et ne savait plus ce que c’était de rire
le principe est toujours le même
enculé
enculé
enculé
ce type est une merde dit-elle

et elle ne s’aime plus, n’ose croire à sa beauté
et moi
avec au coin des lèvres, la bave du chien pour l’os
je mate son mini short noir, ses collants dessous
ses yeux avec cette flamme hypnotique dedans
manière étrange et brûlante qu’elle a de regarder
et qui pourtant, ne signifie nul désir

elle, comme un bonbon, quelque chose de chaud et sucré
et je vois bien la suite des opérations, elle va dormir dans mon lit
et moi sur le canapé, ce n’est pas si grave

et les hommes, de se dire, sont fous et méprisables
et je verse l’alcool dans les verres, ce soir
elle sait pourquoi elle veut boire et rire
et je vois les trucs cassés
et je voudrais être quelque chose comme du miel sur la plaie
pour empêcher tout ça de saigner


elle est tellement
et plus que ça

 -tu es si belle je dis, et ta façon de regarder… wow
- on me parle souvent de mon regard

Petite chose magnifique assise sur mon canapé gris
si belle, et les hommes ne l’ont jamais méritée

mercredi 2 janvier 2019

La ligne est terne (l’amour était une pute de plus sur un trottoir déjà bien encombré)

tout l’or que je serrais dans mes bras, je l’ai flambé
sur le tapis vert, le casino s’est rempli les poches
c’est ainsi
les hold-up ne font plus recette
dans mes yeux encore ce truc fou, comme des soleils
j’aimais quand tu mouillais à leur approche
mais je suis fatigué de n’avoir aimé que toi
fatigué de ressasser toujours le même « t’aime »
ceux que nous étions ne sont plus que de translucides fantômes
la vie nous change, les couples s’échangent, les esprits se dérangent
si je n’ai aimé que toi,
je conte d’autres corps et ça aussi, c’est des lingots pour le dingo et
il est temps de m’allonger sur un autre cœur
j’ai snifé les lignes de ma main pour effacer mon futur antérieur
je trace la déroute comme d’autre foncent vers les sommets
j’parle mal et j’écris vain
j’aime les petites culottes humides mais j’aime encore mieux
quand y a pas de petites culottes sous la jupe courte
peut-être qu’un jour j’ai léché les seins de la femme de mon pote
je ne suis pas un saint
je ne suis pas un diable non plus
c’est toujours ennuyeux d’être au milieu, la ligne est terne
entre le bien et le mal
la ligne est terne et rien n’est éternel
putain, faudrait que je choisisse mon camp
j’t’ai dit adieu il y a longtemps bébé
bien avant que les larmes ne sèchent
t’étais partie et j’en crevais et je savais déjà que jamais
je ne reviendrais, j’avais décidé que
l’amour était une pute de plus sur un trottoir déjà bien encombré
je sais je parle mal
et c’est pas bien
mais c’est pas rien
et c’est ainsi, c’est ce que je suis, t’aimais un salopard,
et ça te plaisait, c’est vrai que t’étais belle, plus belle que
toutes les autres pierres précieuses qui lestent mon âme et la retiennent
au fond du lac d’alcool dans lequel je l’ai noyée en
compagnie de ma santé mentale
si belle que tu m’as rendu laid, mais je t’en veux pas
c’est pas ce qu’tu voulais
c’est pas ce qu’tu volais
sans doute que j’ai mes torts mais
je suis trop tordu pour me courber sous le poids de la vérité
tu sais, j’t’ai tout pardonné sauf peut-être tous tes mensonges
quand c’était fini
j’étais pas aussi sombre que tu le racontais à qui voulait t’entendre
pour faire ta jolie victime, ô plaignez moi messieurs dames, il était si manipulateur
pas aussi sombre
mais maintenant si
quand t’as lâché ma main
il y a bien fallu que j’apprenne à serrer les poings
et maintenant les plaies sont refermées
et la souffrance, oubliée, tout ce qui reste, de pâles cicatrices inutiles
et
parce que la vie ne t’offre rien
l’urgence sera toujours de voler le bonheur
et soudain je revois la lumière
et je me souviens du plaisir qu’il y a
à lécher d’autres chattes, à s’évanouir pour un sourire

l’amour était une pute de plus sur un trottoir déjà bien encombré
                   et c’est là que moi, maquereau vicieux, je t'ai laissée

mardi 1 janvier 2019

Smiley ironique


Réveillon solitaire, par choix
Et maintenant 01 janvier
Le monde est toujours en guerre
Et j’ai perdu toutes mes batailles jusqu’ici

J’attends des photos de vous nues les filles
Et j’envoie mes vœux

Et 1M77 de chair brulante me dit qu’elle vient dans 3 semaines
Pour le premier calin de l’année
Et ça veut dire qu’on ne sera toujours pas un couple
Et ce sera toujours bien comme ça

et la blonde qui  a concouru pour Miss
France et fait un bon score il y a plus d’une décennie, me dit
On se capte cette semaine ?
J’avais prévu de commencer un régime, mais ses yeux sont verts
Et c’est une putain de beauté entretenue trois fois par semaine minimum
à la salle de sport
et je n’ai aucune volonté
Et j’accepte
(elle ne voudra pas coucher avec moi, enfin je crois, mais j’ai une règle
Quand une bombe comme ça veut me voir, je vais toujours la voir, on ne sait…

…jamais)

Et la fille qui avait dit qu’elle me sucerait un dimanche mais ne l’avait pas fait
a 30 ans maintenant et toujours son joli petit corps et le reste  qui va avec et elle
m’apprend qu’elle est de nouveau célibataire et qu’elle va m’appeler pour boire un café et le gout de sa bouche me revient, délicieux

« J’ai beaucoup repensé à ce que tu m’avais dit, continuer à rire et à sourire et à aimer la vie quoiqu’il arrive »

merde, je ne dis pas que des conneries, je savais bien que ça me retomberait
sur la gueule,
il s’agit de faire bonne figure,
je réponds donc un truc intelligent ou presque

« fais ce que tu veux de ton cul, mais ton cœur tu ne le donnes qu’à quelqu’un capable
de te faire danser
sous
l’
orage »

La suite de la conversation m’oblige à lui confier que moi
Sous
l’
orage
Je fais
L’amour

Et ceci n’est pas un mensonge et a le don de la faire rire.
(mais à l’époque j’étais jeune et laid)

 (j’écris #crevard, elle répond #crevardattentionné, merde je deviens honnête,
#crevardattentionnémaiscrevardquandmême)

- le monde brûle mais tu n’es pas pompier, me dis-je,
rappelle ton dealer de viagra et
essaie de baiser un max tant qu’il est encore temps –

(incendiaire a écrit la jolie artiste de cirque)

Et dans le miroir, je contemple avec satisfaction
ma jeunesse enfuie
Mes cheveux disparus
Mon gros bide apparu
Et je me dis qu’avec un peu de prudence et de discernement
Cette année encore
Je pourrais peut-être continuer
à tromper mon monde

(smiley ironique)

jeudi 27 décembre 2018

putain j'suis là à écrire de la merde alors qu'en fait...


la France est en jaune et botte le cul de la petite pute de la finance
Noël est passé et les vendeurs de cadeaux se frottent les mains
je me présente je m'appelle 20/100 et je voudrais bien réussir ... laisse tomber on s'en fout
j'ai du sang sur les mains mais j'ai frappé personne
J'ai arrête de boire depuis hier, je pense rechuter demain
je claque mon pognon plus facilement que les culs
et pourtant
j'suis pas riche
j'ai des amis qui sont des couteaux sous l'omoplate
ouaip, l'homo plate en fait partie, je disais toi ma sœur
elle disait toi mon frère, comme quoi, même de cœur la famille c'est surfait
quelle merde de ne plus croire en rien, les couilles pleines, la tête remplie de voix
pour le reste, je t'explique, je suis une coquille vide
où résonne le vent quand il souffle
Je connais cette fille, elle vit avec son mec, dieu sait qu'il l'aime, elle n'a plus de libido
je connais cette autre fille, elle disait qu'elle m'aimait à tout jamais, elle vit avec son mec
je suis la lesbienne pâle dont rêve ta femme quand elle te tourne le dos dans le lit
je suis la folie transparente de la vodka dans ton coca
bordel, c'est si facile d'écrire n'importe quoi,
laisser courir les mot en espérant qu'ils t'ouvrent des cuisses
des fois je sais faire
mais la plupart du temps, je ferais mieux de me taire
putain, c'est la frime
voilà que je fais des rimes
pour masquer la dissolution chronique de mes expectations
dans le vide abyssal d'expériences transcendantales
rien ne vaut l'anal dit le pornographe, ceci dit, il est toujours derrière
je m'évide par la porte arrière de la poésie et
quand je m'évade, c'est toujours en solitaire
l'onanisme sentimental, ça casse pas des barres, faut faire avec
je rêve de de mots crus adressés à de longs cheveux qui caresserait un joli cul 
allongé dans mon plumard noir,
en attendant
J'évite les questions existentielles, mais il arrive que je m'interroge, genre, quelle espèce de fils de pute suis-je donc ? 
et parfois, j'aime bien mes réponses
j'ai repensé à cette fille, on avait baisé derrière une butte, près d'un chemin
et tandis que ma queue s'enfonçait en elle, je voyais passer
le haut du crâne des marcheuses du jeudi
et je les entendais dire  en riant "ils y en a qui s'amusent pas loin"
le lendemain elle m'a quitté pour la première fois
il n'y a pas de morale à cette histoire
sinon peut-être
les gens ne te veulent pas tous du mal
et
peu importe la longueur de ta queue ou ta manière de sucer
ceux qui t'aiment finissent par te laisser
alors
prépare toi

je n'ai rien à te dire
sinon peut-être
essaye de vivre mais ne tue pas
mème s'il est plus important de réussir sa mort
ça dure plus longtemps
il parait

putain j'suis là à écrire de la merde alors qu'en fait
                                                         j'ai juste envie de baiser

c'est dingue, cette sensation sournoise d'être déjà mort

samedi 15 décembre 2018

Ecrire revient à répondre à des questions que les autres ne se posent pas


Tous debout au comptoir
J’ai passé ma main dans les cheveux rose de celle qui a les cheveux rose
Juste comme j’aurais juré qu’elle aime
Et elle s’est cambrée et elle a dit oh putain
et maintenant elle sait qui je suis
                                    (trop singulier pour avoir été créé à l’image d’un Dieu pluriel)



j’ai besoin d’une salope allumée une qui morde
Une qui parte avant le lever du soleil
Mais
Reste loin de moi mon amour, il ne me manque rien de toi

Kovacs s’est fait tatouer « cheap smell » sur la peau parce qu’elle
Voulait nommer ainsi son album et qu’elle pensait que c’était le meilleur moyen
Pour que la maison de disque ne refuse pas le titre
Nous avons tous notre propre logique
Elle dit - je suis comme ce parfum bon marché, je ne dure jamais longtemps
On me quitte toujours -
Je saisis parfaitement sa folie et l’étendue de son propos

Les groupies n’inondent plus ma boite de photos d’elles nues
Plus de cam qui s’allument, plus de doigts qui s’enfoncent
Nous aurons toute la mort pour ressasser nos larmes
D’ici là
Donnez moi encore des seins superbes sur papier glacé à lécher

48 ans en 2018
il devient vital d’avoir des buts dans la vie,
alors
sans payer parce que sinon ça ne compte pas
j’aimerais assez baiser avec une fille né en 2000

                                                            j’ai raconté, (histoire vraie)
                                                            au japon j’ai couché avec cette fille magnifique
                                                            son dos était entièrement tatoué
et on la voit dans le
                                                            générique d’un film de Steven Seagal
                                                            tu connais beaucoup de mecs qui se sont tapés le
                                                            générique d’un film de Steven Seagal ?
je n’ai pas osé avouer que j’aurai pu l’aimer

Ecrire revient à répondre à des questions que les autres ne se posent pas    
la poésie est l’imposture qui me permet de réfuter la culpabilité

jeudi 13 décembre 2018

Syndrome du type qui ne croit plus au Paradigme des sentiments


Syndrome du type qui ne croit plus au Paradigme des sentiments
Je crois bien que ça m’exciterait que tu aies fait la pute
Que des types t’aient filée du fric
Et que tu les ais laissé t’abimer en échange, te jouir du venin sur la peau

Faut pas m’en vouloir, j’ai ce truc vicié en moi, une
            Fascination pour la perversité
J’aime les visages parfaits et les âmes  aux contours déchirés
Je me lie aux ombres cachées dans le fond d’un regard
                        Les cassures me font bander

Des fois j’regarde tes yeux et
Je ne vois rien qui saigne
Des fois j’regarde tes veines et
Je ne vois que du bleu
Mais si je baisse les paupières, j’entends tout ce qui hurle à l’intérieur de  toi