lundi 7 juin 2021

La genèse

Trop de gens confondent souffrance et passion, 
alors elle était de nouveau avec son ex
 
"ça s'est passé comme tu avais dit,  je l'ai revu puis je suis remis avec
 
au début, il était gentil comme il n'avais jamais été
 
puis au bout d'un mois, il est redevenu méchant comme avant,
 
je lui ai dit tout ce que as fait de bien pour moi quand on était ensemble et
 
il a répondu qu'il me le ferait payer"
 
je l'ai écoutée me raconter ça
et
le soir on a baisé
doucement

au matin elle est partie et
je n'avais déjà plus d'illusions
 
ses yeux démentaient ses lèvres sur ma bouche

elle 
est
 
retourné 
 
la fois de trop n'est jamais la dernière
 
Je ne crois pas avoir éprouvé le moindre désir d'être un type bien
depuis ce
jour
 
pas plus que je me souviens avoir commis un acte en ce sens

mais quelques années plus tard,
je me rappelle m'être tenu debout devant elle et lui dire que ça marchait mieux depuis
que j 'étais redevenu un salaud

elle a souri

elle le savait mieux que quiconque
 
que ça marche mieux
 


mardi 1 juin 2021

Gentleman cabrioleur

longtemps je suis resté persuadé que seuls les chiens auraient le courage de m'aimer
et aujourd'hui, à 50 ans passés, 
avec des convictions religieuses au point mort, (l'humain me fait croire au diable, le chien à dieu)
un optimisme pour le futur au niveau du zéro absolu
persuadé qu'un des problèmes majeur de ce monde est que le moindre enfant de pute
est persuadé d'avoir une âme et que (mème si cela était vrai), cela lui confère un droit divin
de vie et de mort
sur le reste de la planète
 
et après avoir consciencieusement raté ma vie professionnelle et avoir fait preuve
d'une égale constance de l'échec en ce qui concerne ma vie sentimentale,
pris dans mes névroses et mes dépressions chroniques mais toujours partant
pour la moindre folie, les virées entre potes et les trucs sexuels déviants avec des filles
qui ne parlent surtout pas d'amour,
il arrive qu'en plein milieu d'une nuit, je peine à conclure une de mes quotidienne branlettes, le désir 
émoussé
par toutes les rebuffades de ma vie et des femmes toujours trop belles pour ma sale gueule
de fou cassé en mille morceaux

alors, je plonge en arrière, dans des souvenirs de cul dingues et brûlants

et bien sur
 
c'est souvent la perfection de ton visage qui émerge, 
ta petite gueule de salope magnifique auréolée de
ta délicieuse bouche de suceuse un brin perverse, 
toi, amoureuse des insultes
ton gout prononcé pour les claques qui rougissent bien le cul,  presque toujours prête à baiser,
surtout la semaine d'avant et celle d'après tes règles, période bénie ou ton entrejambe
devenait un volcan d'où s'écoulait une abondante lave au gout merveilleux, fontaine tiède ou j'étanchais ma soif lubrique de toi
 
toi, presque toujours prête à te faire lécher
les cuisses écartées jusqu'au moment où il te devenait nécessaire de serrer ma tête entre
tes jambes toujours parfaitement épilées afin d'accompagner ton décollage quand le flash blanc
te prenait et t'anesthésiait, te laissait dans un état second où il te restait juste assez de force
pour murmurer un suppliant "prends-moi"

je repense à toi et sans que je choisisse, reviennent certains moments, 
comme la fois ou j'ai glissé quatre doigts dans ta chatte
et quatre autre dans ton cul et que j'ai défoncé fort et vite tout ça et que tu as dit, merde, tu m'as fait quoi,
c'est pas possible !!!
tout ça parce que pas plus que ses prédécesseurs, ton ex n'avait jamais réussi à t'enculer car cette pauvre merde
manipulatrice n'avait jamais compris comment préparer un cul tout comme il ignorait comment
prendre soin de ton cœur

et aussi, quand on a baisé dans la neige, où en roulant en voiture
quand tu m'as sucé rapidement au restaurant, quand dans le sud du pays,  tous les deux
à poil sur la terrasse en plein jour, toi penchée
sur la moto qui se trouvait là à gémir que j'étais fou pendant que je te défonçais,
quand je t'ai regardée te caresser pour moi dans une baignoire
ou toi à genoux en train de lécher mes couilles avec avidité... 
 
choix multiples des étreintes affolantes du
gentleman cabrioleur et de sa consentante victime

tellement d'images chaudes
qui me restent imprimé dans mon cerveau malade de dépravé frustré

peu importe ce qui revient de ce temps révolu,
 
le miracle s'accomplit, ça me reprend, ce désir violent que j'avais pour ton corps
et le plaisir que tu prenais en me laissant l'assouvir, tes yeux remplis de flammes
que je te traite de pute ou que je te dise des mots qui exprimait l'intensité de mon amour
pour toi 
 
et alors je jouis facilement, crachant le souffre et le foutre comme si ta bouche était là
pour avaler tout ça et que tu grimaces comme toujours à cause du goût dégueulasse de ma semence
 
et lorsque je rouvre les yeux, je reste à chaque fois pantois
à me demander comment et pourquoi, presque vingt ans après 
je bande toujours autant pour toi et ta petite chatte
alors mème que pour rien au monde, je ne voudrais t'approcher à nouveau
tellement j'ai cassé en moi tout ce qui serait susceptible de me laisser
aimer à nouveau qui que ce soit

mais, si je n'ai aucune réponse pour ce désir là, sinon peut-être que tu étais la meilleure baiseuse
que j'ai jamais connu, celle dont le corps et les fantasmes étaient moulés pour mon corps et mes
fantasmes
la question ne me taraude jamais longtemps
et tous les autres souvenirs, tout ce qui était bien, les rires et la complicité, les caresses et la douceur

tout ça est oublié depuis longtemps et les souvenirs qui remontent,
comme ceux qui ne remontent pas

tout ça finit au fond de la poubelle en compagnie d'un mouchoir en papier blanc
imbibé de mon sperme gluant
 
 
 


 



 
 



samedi 22 mai 2021

Ne m'aime pas quand je vacille

Toujours aussi stable qu'une verre de nitroglycérine dans les mains d'un parkinsonien
              il n'y a pas d'autres solution
il faut aimer la vie jusqu'à en mourir
mais ne m'aime pas quand
je vacille

putain d'envie de t'envelopper d'amour mais cela ne te protégerait pas
 
au petit matin
j'avais sorti ma queue et je pissais contre un arbre et mademoiselle fée qui passait par là s'est marrée
et une partie de moi s'est réconciliée avec l'autre
et devant son escalier elle a laissé le gout de ses lèvres sur les miennes
délicatesse d'une rencontre étrange
et un autre soir
ma queue encore, tu la suçais avec application pendant que je te drapais de la dignité des mots sales 
                  du désir
et je disais tu aimes qu'on te parle comme ça

et tu avalais mon membre
et les ombres ne masquaient aucune de nos lumières
 
il y a quelque chose qui nous dévore, nous sommes nos propres démons enfermés dans
notre enfer personnel
ma tête est une maison close où se prostitue mon âme
je voudrais tuer la pute en moi mais je ne poignarde que mon âme  
 
ne m'aime pas quand
je vacille
petite flamme obscure perdu dans la tempête
c'est la vie qui m'empale

dans mes veines,  la seringue du destin, rouillée en est l'aiguille
en manque de shoot, junkie facile, pour l'amour, je resquille
il existe des lieux ou je pourrais mourir doucement, disparaitre sans bruit et je ne voudrais
pas qu'on retrouve mon corps
tu sais, ça tape aux tripes, ça tape en dedans, cette vie qui brûle de s'évader
vivre fou, telle est mon ultime drogue
 
la jolie black m'a envoyé son joli cul en photo, elle a dit que dans d'autres temps, elle aurait baisé avec moi
j'ai aimé qu'elle puisse me vouloir sans connaitre mon visage cassé
je me suis vu dans la glace, je me suis trouvé vieux, encore plus laid qu'à ma création
je n'ai plus besoin d'amour, j'ai appris à me faire mal tout seul
je n'ai plus besoin d'amour, j'ai appris à survivre à mes déviances
boxeur des maux, j'ai éventré l'amour sur la feuille de papier blanc
il n'y a que toi qui puisse te sauver
il n'y a que moi qui puisse m'apprendre à m'aimer
cela parait joli mais ne tient pas la route quand j'éjacule du sang noir sur le visage d'un cadavre
 




 
 


mardi 11 mai 2021

il existe des lieux où l'on enferme les gens comme moi

La beauté des femmes est un délicieux supplice
 
quoi qu'il en soit,
Ne reste pas près de moi
dans mon monde tout ce qui brille est ordurier
 
la foule refuse la différence à laquelle elle n'octroie jamais une tranquille indifférence
ils m'ont déjà crucifié
je ne les crains plus et quand ils viendront pour me pendre avec leurs regards vides
et la certitude de leur bon droit, mes rires seront autant de libertés qu'ils ne pourront tuer
 
on est mardi et il faut vraiment que je baise autre chose que mes mains
on est mardi et le sang coule sur les trottoirs, coule de mes yeux fous
tu peux te voiler la face, mais je sens les vapeurs de ta petite culotte
à des kilomètres de moi, je sais que parfois, tu penses à ma queue en toi, que ça t'arrive quand tu t'endors
que peut-être tu touches ta moiteur avec mon visage en filigrane de tes coupables désirs
je le sais comme je sais
que tu ne peux le confesser à personne, 
 
pas même à
moi

j'ai changé, là où tu voyais de l'obscurité il n'y avait que du désespoir
et maintenant, là ou tu verrais du désespoir, il n'y a que de l'obscurité 
 
indépendamment de ma séraphique déchéance,
Mes nuits sont ensoleillées
les portes de mon esprit s'ouvrent et derrière je ne perçois qu'un enfer
de plus

bizarrement, je songe à la stripteaseuse américaine qui suçait si bien
à sa chatte si parfaitement épilée qu'elle ferait hurler les féministes d'aujourd'hui

tout est bon pour rester loin du danger
croyons nous, voilà pourquoi nos solutions ne sont souvent qu'un échec de plus
 
(y compris se détruire sciemment
y compris se frapper
y compris graver d'étranges poèmes à la lame de rasoir sur sa peau blême)
 
ô
à quoi bon s'inventer des Dieux puisque nous sommes si doués
pour nous maudire tout seul

faut vraiment que je baise,
tout vibre en moi
tout tend à redevenir si... déraisonnable
je ne sais pas comment je tiens en équilibre au lieu de sauter dans mon vide intérieur 
mais putain
recommencer les dingueries
serait un agréable prétexte pour me prétendre vivant

la beauté des femmes, bébé, elle me sauve de toi
mais elle ne me sauve pas de moi
j'attends celle qui me tuera pour de bon
et ce n'est ni toi
ni ma blonde âme sœur à la vie si parfaite sur mon réseau asocial
j'attends celle qui me tuera pour de bon
et en l'attendant faudrait que je baise
une angélique putain voudrait-elle me prendre sous son aile ?
 
il existe des lieux où l'on enferme les gens comme moi mais cela ne m'effraie pas   
 



 

 

 


mercredi 5 mai 2021

Des rêves sales

Nos turbulences horizontales sont depuis longtemps retombées dans l'oubli
et les cendres de moi sont froides, oh mon amour, j'en suis là ou tu m'as laissé
heureusement, j'en ai aimé d'autres avec moins de réussite,
et ce soir je frime, je dis je fais de plus mal avec mes centimètres qu'avec les sentiments
la fille se marre
je l'ai léchée il y a longtemps
j'ai des flammes dans mes regards de faux jeton de casino
j'fais des pompes sur le plancher
tels des problèmes de mafieux colombien, j'ai des kilos en trop/j'en ai perdu dix
ça m'apprendra à ranger mes affaires
les âmes sont vides de vie, les laissés pour cons sont ok pour le conte mais KO pour le compte
j'tire un coup sur une ambulance pour soulager ma conscience éphémère
branlette passagère d'un mental qui tend à une furieuse folie
l'équilibre est précaire sur le fil du rasoir, j'laisse une lame de fond courir le long de ta gorge de
poupée rustre
tu m'as crevé mon bébé, au propre comme au figuré
pour la beauté d'un geste indécent
j'ai éclaté une bulle de savon sur le mélo croupi d'histoires sans rires qui tendent
à me garder vers les bas-fond
je voulais effacer l’iridescence de tes yeux fuyants dans la lumière de nos dénis
c'est la nuit qui me nuit quand je laisse libre cours à mes penchants de salaud masochiste
vous être nombreuses dans mes vers et ça m'a poussé à me noyer dans l'hiver froid de divers
bouteilles en verres, je le sais depuis l'ennui des temps, je ne devrais pas me laisser aller
à aimer, ce qui est beau me tue
ce qui me tue zombifie mon cœur pâle
turbulences horizontales, il me reste des rêves sales
sur l'écran blanc des souvenirs enfouis s'inscrivent en lettres de sang
j'revis les tempêtes cathodiques aux reflets pas catholiques de nos vieux films de gangster d'amours vaches
laisse moi là où tu ne m'a pas trouvé 
j'étais déjà perdu avant même d'être éperdu
des rêves sales pour habiller les murs décrépis de ma prison mentale
des rêves sales
et des désespoirs de mâle
c'est ce qui cours dans mes veines caves d'alcoolique qui déteste se repentir
 

 

 

mardi 27 avril 2021

Quand le vent souffle sur mon âme

il y a des gens qui décident d'ouvrir les yeux
mais quand ils le font, ils ne vous voient jamais
 
ce que nous sommes vraiment ne s'inscrit jamais dans le regard des autres
ou si peu
apologie du spectre translucide dans la prunelle de la fille qui croit à la beauté intérieure mais ne
la reconnait pas quand elle se tient debout devant elle, à moins d'un mètre
(et je ne parle pas de ma beauté intérieure, c'est une généralité, je suis laid en dedans aussi) 

même ceux qui nous aiment nous voient à leur manière
et des fois, on préfèrerait ne pas être aimé mais compris
 
je suis un type secret
je ne crois pas en grand chose, il arrive que je fasse ce qui me semble juste
mais ce n'est pas toujours juste, ni  beau, ni bien

En vérité, la plupart du temps ce que je fais, je le fais mal,
et on ne me le pardonne jamais
comme quand je disais aimer mais que je pensais à une autre
 
après réflexion, on ne pardonne pas vraiment ce que je fais de bien non plus
comme quand je disais aimer mais que je ne pensais pas à une autre

mais parfois je reste surpris par le genre humain
 
comme  par mon pote carrossier qui, parce que je suis son pote,
répare gratuitement des trucs que le fils de pute d'expert pas vraiment
indépendant n'a pas voulu inclure dans le devis de l'assurance

comme par ma pote incroyablement belle
qui m'envoie des photos d'elle nue pour me punir parce que je ne suis pas sage
 
des trucs comme ça me réconcilient avec une partie de l'humanité
 
mais il reste du travail pour me réconcilier avec moi-mème
 
quand le vent souffle sur mon âme, il n'enlace que des cendres
je suis trop fragile et ceux qui m'approchent finissent toujours par trouver un truc à casser
l'alcool était un bon moyen de les repousser, un sale type bourré n'intéresse personne,
 
apologie de la self-défonce comme mode de protection
 
mais ça aussi, j'ai préféré arrêté, une femme qui vous tue vous laisse une chance de la 
reconquérir,
l'alcool se contente de vous détruire
 
toute une vie à chercher des échappatoires à moi-mème et j'en suis encore  au 
même
point de
non retour

j'ai appris à boxer, je me suis mis à écrire de mauvais poèmes, je me branle en pensant
à des filles qui ne seront jamais un danger émotionnel mais
ça aussi ne suffit pas alors

je m'enferme pour ne pas devenir fou
 
 

samedi 17 avril 2021

punch(lin)eur/tenir le centre du ring la garde haute et prendre le titre

le destin me traque, impossible de casser la baraque
j'ai manqué de baraka
ma volonté est un frêle esquif qui tangue dans la tempête des marchands de sable

à la faveur de ta moiteur, je dévorais le monde à toute heure
ton jeu était truqué ma catin
t'avais un as dans ta manche quand je planquais un couteau dans la mienne
j'ai manqué de courage pour t'éventrer
et tu danses sur mon cadavre
le sourire aux lèvres
 
Il y avait cette fille et cette soirée,
j'avais dis jupe courte et pas de culotte
mon ange était exhibitionniste et salope sur commande, elle adorait ça,
sa chatte était fort jolie, l'air de rien, filles et garçons se sont rincés l’œil autant qu'ils voulaient et
près de 20 ans plus tard 
mon pote qui était parmi les heureux spectateurs s'exclame qu'il s'en souvient encore

nous sommes une semaine presque morte, 
toi ou une autre,
divine putain, si tu lis mes mots, rêves-tu que je griffes ton cul ou vois-tu ma laideur
entre les lignes ?
j'ai des mots d'amour pour la douceur de ta peau mais ne me demandes pas de combler
le vide de ton cœur, je suis invisible quand tu me croises dans les rues de ton monde à toi
et je ne l'oublie pas
mais si à la nuit tombée tu veux t'encanailler, je suis la guérilla urbaine qui incendie ta ville grise
 
mes héros sont morts ou devenus riches ce qui revient au mème
et moi je saigne par tous les trous 
bizarrement, je m'en fous, je fais des pompes sur le plancher noir et je racle les fonds de tiroir pour
poser des maux sur le blanc écran, la poésie je la déflore la queue bien dure
je serais jamais le petit garçon au propos bien littéraire qui présente bien, j'aime trop le danger pour ça
j'ai jamais eu la gueule du jeune premier et j'ai pas de talent pour les seconds rôles
la liberté est ici, pas dans leurs moralités bien pensantes, bien pesantes
si je crache, c'est jusqu'au ciel

opposition du discours et de la réalité, il n'y pas d'honneur chez les voleurs sermonne le prêtre pédophile
voilà à quoi je pense quand je laisse courir une lame aiguisée le long de mes veines bleues
mais je retiens mon geste pour la beauté du vice caché
je vis planqué dans le ventre pâle d'une chanson triste à mourir
les mots m'en évadent, 
les vers tels des rafales de kalachnikov communistes dans la poitrine d'un parfait américain
apprivoisent mes angoisses de puceau immature
Je n'ai jamais que mon jeu de jambes de boxé pour me permettre de passer entre les gouttes de foutre
que Dieu éjacule sur ma face de taré pas beau
 
j'ai de la douleur à revendre, alors pourquoi m'entêter à me faire autant de mal ?
la souffrance n'est pas une auréole et mes cicatrices mal recousues ne soulignent nulle magnificence
complice de mes déchéances j'espérais tourner le dos à tout ça dans les bras de la fille de l'air mais
l'espoir fait de toi quelqu'un qui à quelque chose à perdre, alors j'oublie jusqu'à mes sages décisions
 
la nuit est là,
je n'ai pas mangé, j'écris et
J'écoute en boucle une musique au rythme enflammé, 
ça y est j'ai le pas de danse du punch(lin)eur,
distribue les coups fourrés puis encaisse la monnaie de singe dis-je
et garde la simplicité en tête, le challenger s'en tient au plan de combat :

                                              tenir le centre du ring la garde haute et prendre le titre
 
punch(lin)eur
punch(lin)eur
punch(lin)eur
punch(lin)eur

Sais-tu à quel point il serait salvateur pour ton serviteur de mordre avec ferveur le cou offert d'une 
amante aux yeux d'amandes durant l'étreinte ? rien de tel qu'une jolie petite chatte humide
pour trouer l'obscurité de mes pensées déviantes
mes mots aussi, parfois, te touchent et
tant mieux si tu mouilles, mais  préserve de moi ton cœur de verre brisé,
 
je suis comme tous les poètes de pacotille, je bande mieux quand je pense à moi