samedi 18 février 2017

Inadaptation sociale

Elle aussi me vendait l’amour avec conviction,
Elle voyait bien ce que serait l’histoire
Nous deux avec
Une maison à crédit sur une parcelle
De 500M2 de jardin au milieu
D’autres maisons à crédit sur d’autres parcelles
De 500M2 dans une banlieue dortoir,
2,1 enfants,
Une bouffe hebdomadaire chez les beaux parents
Et
un boulot sur
Si possible de fonctionnaire avec 5 semaines annuelles
De congés payés dont 15 jours passés au bord de mer
Vers Perpignan dans une location pas trop loin de la plage
et pour tout ça,
elle me promettait
Un amour éternel et de la fidélité,
et je devais
Promettre pareil et m’y tenir ou ne pas me faire prendre
En flagrant délit de tromperie
et je ne savais
Comment lui dire que j’avais toujours eu peur
Des prisons, que je savais bien qu’une fois
Ma signature apposée sur le contrat
Nous n’aurions plus grand chose à nous dire
Et à rêver tant et si bien que
ses cuisses finiraient par ne plus s’écarter
Aussi souvent qu’à cet instant
qu’elle finirait
Par s’adonner à la nécessité de penser au voisin
Ou à son collègue de boulot, celui qui est si beau
Dans son costume cravate, ou au type croisé dans le bus
Ou au nouveau copain sexy de sa meilleure amie, celle
Qui est facile et ne se tape que des beaux mecs,
elle aurait
Besoin de ça pour humidifier sa jolie chatte lorsque
Je la prendrais vite fait avant de dormir tant
Elle ne supporterait plus mon odeur corporelle
Et mes ronflements
et bien sur, si je l’avais
Ecoutée ma vie aurait été meilleure, on baise plus souvent
En couple et finalement, on est moins seul, un peu
Moins seulement, mais c’est déjà ça pour affronter
Le gris de ce monde mais moi
Incapable de me projeter dans l’avenir
Une déception de plus pour tous ses espoirs
je cherchais un autre moyen
De m’ouvrir lentement les veines, de devenir
Dingue et de me taper la tête contre les murs,
Un truc comme l’alcool et la folie, l’écriture
Et l’auto flagellation à outrance, une raison
De m’inventer des larmes
Et si à l’arrivée, le résultat est similaire, dépression
Sensation de solitude
Et lente décrépitude physique
ce truc qu’elle me vendait
et qu’on m’avait déjà vendu, le rêve américain
Du français moyen,
            J’étais pas fait pour ça
                        Vraiment pas
                        Fait
                        Pour
                        ça
Je voulais hurler avant de crever

Et pendant tout ce temps je rêvais de devenir écrivain sans me rendre compte que je manquais de talent

Aujourd’hui c’est la saint valentin
Et moi, j’emmerde la saint valentin
            Mais peut-être est-ce juste de l’envie
Une basse jalousie, quoi qu’il en soit
            Je n’ai nul amour
Un cœur mort dans la poitrine
Peut-être un souvenir qui dort
Mais je prends garde à ne pas troubler
            Son cauchemardesque sommeil
(Qui es tu toi qui brillerait, auréolé de son parfum ?)
J’ai fui tout ça
Quand on m’a laissé KO pour le conte de fous
            Moi, j’emmerde la saint valentin et
J’ai veillé à ce que cupidon
soit trop bourré pour viser juste
                        Je n’ai nul amour
Et si j’ai du mal à respirer,
            C’est sans doute que j’ai vidé
Tout mon sang par mes veines tranchées
            Laisse moi du fric, car c est la liberté
Et je tracerai la route dans ma vieille BMW
            Et je lécherai des chattes
Tant que je pourrai mais plus jamais
Je ne lécherai la vitrine de mon magasin de souvenirs
Personnels
sinon
dans de larmoyants et pathétiques poèmes
Pour laisser croire à une légère sensibilité
            Masquer la vérité qui chante haut et fort que
plus rien ne vit en dedans
Il y en aura bien une qui se prendra au piège
            Du désir de me sauver de moi
Et quand tombera l’averse des larmes, je lui dirais
-Tu devrais le savoir
            J’emmerde la saint valentin
Et mes amoureuses avec leurs noirs cheveux
J’en ai trahi plus d’une,  depuis l’amour ne m’aime pas -
            Mais je le confesse, bien souvent, je ne valais pas qu’on tente
Le coup tiré, alors voilà, tu peux dire à valentin
Et cupidon d’aller se faire bien enculer, je n’ai rien d’autre
à foutre que de me racornir et de m’aigrir, mes ailes noires
replié autour de mon corps blafard pour me protéger de la lumière
grise
je n’ai rien d’un papillon, je ne connais que la défaite
            je suis le maquereau de mon âme la pute
pour 30 deniers pas plus je te la laisse pour une heure
                        sur le trottoir que tu choisiras
alors voilà
            en cette journée mondiale du pétage de cul
je me sens bien seul et j’ai la colère pour compagne
            et la branlette facile en terme de jouissance
mais ça aussi, la solitude, rien à foutre, j’ai appris
à apprivoiser la folie, je ne suis que ce qui me consume
            tant pis si tout ça finit avec ma cervelle étalée
            sur le miroir de la salle de bains, je ne mérite pas
l’amour, mais peut-être qu’un jour prochain, je le déroberai aux dieux
            comme on dérobe le feu et à mon tour
peu m’importera qu’ils crèvent de froid, ça fait bien longtemps
que la folie les a pris, eux aussi
                        croire que je pourrais être aimé sonne
comme un péché d’orgueil, je garde celui de la chair
            chaude contre ma peau,
                        il faut bien ça pour oublier
                        la glace dans la poitrine
            je vous souhaite à tous de baiser à en crever
            l’orgasme est un cri sans la souffrance du sentiment
alors si tu as un joli cul et les yeux verts et que tu penses
que l’amour c’est mourir, ramène toi près de mon pieu
            ce soir mais si tu en veux plus, quelque chose comme
des fleurs et du romantisme reste loin, je ne désire plus que la violence
            de l’étreinte, je me le suis promis entre deux suicides
Je ne verserai plus de larme de m’être fait violer le cœur

Et pendant tout ce temps je rêvais de devenir écrivain sans me rendre compte que je manquais de talent
Je vivais avec cette fille aux immenses yeus verts
et on ne baisait plus
Je dormais dans un autre chambre, je bossais les soirs
Dans un fast food belge
Et quand je finissais à 21h, je restais à boire des cafés
dégueulasse
Jusqu’à 23h juste pour
Etre sur qu’elle dorme quand je rentrerai
J’avais pas 25 ans que déjà ma vie sentimentale
Ressemblait à 60 ans de mariage, l’arthrose et les
Rhumatismes en moins.
Parfois je ramenais la blonde qui voulait quitter
Son mec mais pour un truc sérieux, du coup
Je ne lui ai jamais léché les seins sur le siège
De ma 2cv mais je suis sur qu’elle a désiré
Que je le fasse
et parfois l’autre blonde au corps
Parfait me ramenait et elle me laissait l’embrasser
Parfois sur le menton, parfois sur un sein, parfois
Sur une lèvre, et j’étais dingue d’une brune
Qui en aimait un autre
Et je voulais baiser la châtain clair avec ses yeux verts
Qui me laissa passer la main sous sa jupe
Une fois,
à table, pour le jeu et mettre ma langue
Dans sa bouche une autre fois sur un parking gris
dieu qu’elle embrassait
Bien, et j’ai noué
Quelques amitiés là et  désiré
D’autres corps et pendant ce temps là
Sans doute que la brune aux yeux immenses
Yeux verts s’endormait en pensant à d’autres bras
Et peut-être qu’elle me trompait plus que je ne le savais
Et on a finit pas se séparer et elle a pleuré
Et je lui ai laissé le chat et la voiture
Puis je suis parti dans le porno, un boulot
Merdique d’assistant mais je prenais l’avion
Pour aller bosser sur des plages de sable
blanc
Et je baisais avec des russes et des hongroises
            Des filles de magazines
Comme j’en avais rêvé à quinze ans
Et j’en ai aimé une aux yeux verts, russe
Et belle jusqu’au bout de ses ongles peints
            Et puis je suis rentré
Et j’ai connu les usines et les entrepôts
Qui vous dévorent l’âme, le subtil
Esclavage moderne du capitalisme qui avait
Eu raison du communisme et divers formes
De fascismes, et la tueuse aux yeux noirs
Remplis d’étoiles
S’est pointée, m’apportant le bonheur
Et sa chatte brulante dans mon lit noir
Et elle aussi a fini par foutre en l’air
Ma vie pour toujours alors que j’aurai
Très bien pu y arriver tout seul et
Je suis retourné dans le porno et
Mon âme sœur, on dirait bien
Qu’elle est blonde aux yeux bleus et
S’est mariée à Prague, a fait deux enfants
Et possède la vie dont elle rêvait dans une
Jolie maison, elle a pris des cours
De photographie et elle réalise
de très jolies
Photos très sage, (beaucoup trop
Sages) et tout ça
                        Sans que je ne
Sache, si parfois, elle se souvient de moi
Mais je pense que non

mardi 14 février 2017

J’emmerde la Saint Valentin

Aujourd’hui c’est la saint valentin
Et moi, j’emmerde la saint valentin
            Mais peut-être est-ce juste de l’envie
Une basse jalousie, quoi qu’il en soit
            Je n’ai nul amour
Un cœur mort dans la poitrine
Peut-être un souvenir qui dort
Mais je prends garde à ne pas troubler
            Son cauchemardesque sommeil
(Qui es tu toi qui brillerait, auréolé de son parfum ?)
J’ai fui tout ça
Quand on m’a laissé KO pour le conte de fous
            Moi, j’emmerde la saint valentin et
J’ai veillé à ce que cupidon
soit trop bourré pour viser juste
                        Je n’ai nul amour
Et si j’ai du mal à respirer,
            C’est sans doute que j’ai vidé
Tout mon sang par mes veines tranchées
            Laisse moi du fric, car c est la liberté
Et je tracerai la route dans ma vieille BMW
            Et je lécherai des chattes
Tant que je pourrai mais plus jamais
Je ne lécherai la vitrine de mon magasin de souvenirs
Personnels
sinon
dans de larmoyants et pathétiques poèmes
Pour laisser croire à une légère sensibilité
            Masquer la vérité qui chante haut et fort que
plus rien ne vit en dedans
Il y en aura bien une qui se prendra au piège
            Du désir de me sauver de moi
Et quand tombera l’averse des larmes, je lui dirais
-Tu devrais le savoir
            J’emmerde la saint valentin
Et mes amoureuses avec leurs noirs cheveux
J’en ai trahi plus d’une,  depuis l’amour ne m’aime pas -
            Mais je le confesse, bien souvent, je ne valais pas qu’on tente
Le coup tiré, alors voilà, tu peux dire à valentin
Et cupidon d’aller se faire bien enculer, je n’ai rien d’autre
à foutre que de me racornir et de m’aigrir, mes ailes noires
replié autour de mon corps blafard pour me protéger de la lumière
grise
je n’ai rien d’un papillon, je ne connais que la défaite
            je suis le maquereau de mon âme la pute
pour 30 deniers pas plus je te la laisse pour une heure
                        sur le trottoir que tu choisiras
alors voilà
            en cette journée mondiale du pétage de cul
je me sens bien seul et j’ai la colère pour compagne
            et la branlette facile en terme de jouissance
mais ça aussi, la solitude, rien à foutre, j’ai appris
à apprivoiser la folie, je ne suis que ce qui me consume
            tant pis si tout ça finit avec ma cervelle étalée
            sur le miroir de la salle de bains, je ne mérite pas
l’amour, mais peut-être qu’un jour prochain, je le déroberai aux dieux
            comme on dérobe le feu et à mon tour
peu m’importera qu’ils crèvent de froid, ça fait bien longtemps
que la folie les a pris, eux aussi
                        croire que je pourrais être aimé sonne
comme un péché d’orgueil, je garde celui de la chair
            chaude contre ma peau,
                        il faut bien ça pour oublier
                        la glace dans la poitrine
            je vous souhaite à tous de baiser à en crever
            l’orgasme est un cri sans la souffrance du sentiment
alors si tu as un joli cul et les yeux verts et que tu penses
que l’amour c’est mourir, ramène toi près de mon pieu
            ce soir mais si tu en veux plus, quelque chose comme
des fleurs et du romantisme reste loin, je ne désire plus que la violence
            de l’étreinte, je me le suis promis entre deux suicides
Je ne verserai plus de larme de m’être fait violer le cœur

dimanche 12 février 2017

Le jour ou je me suis pris pour Charles Bukowski (autopsie du fantasme de l’écrivain maudit et de la muse bien trop jeune pour lui)

tu vois, internet est une étrange religion,
on est en Février et je reçois
Sur ma page facebook des messages
D’octobre alors je réponds aux gens
Que je suis désolé pour mon absence de réponse
Et la fille avec la jolie forme de bouche
Qui écrivait qu’elle aimait bien mes textes
vient me parler et on discute et c’est cool
comme un peu de vodka dans les veines
et
elle dit :

je t’ai un peu fantasmé à cause de tes écrits, en Octobre
je ne t’ai pas envoyé de messages sans attente…
mais je suis au début d’une histoire amoureuse alors
je ne tenterai rien mais j’aime bien discuter
avec toi

et
elle pose des questions, dont une
qui parle fellation, sodomie et dents jaunes
dans la même phrase, je me sens en phase
avec la conversation

et je me dis ça y est, je suis Charles Bukowski
les femmes arrivent, elles vont inonder
ma boite mail de photos d’elles nues
et provocantes sur des canapés rouges et
            bientôt suivront la gloire
et l’argent et mon amour la pute sera fière de moi
du fond de ses prisons mentales mais il sera trop
tard je l’ai déjà oubliée et les salopes dangereuses
et déglinguées rangeront leurs couteaux et
mouilleront leurs culottes pour se toucher
en imaginant que leurs caresses seront mes caresses
 et les rires dans mon
dos s’estomperont et je pourrai sortir ma queue
à table
dans des restaurant étoilés pour me branler dans des carpaccios
hors de prix
et on n’appellera pas ça de l’exhibitionnisme
mais une performance artistique improvisée et je refuserai
la légion d’honneur tout comme d’être nommé
chevalier des arts et des lettres pour continuer à pisser
à la raie des politiques et en me lisant les honorables
membre de l’académie française éprouveront
un vif désir de s’ouvrir les veines et franchement
je n’en aurais rien à foutre, tant pis
si mon talent éclabousse leurs
certitudes, je me sens intouchable, ce mois-ci
j’ai acheté une vieille BMW car je suis suffisamment
barge pour croire à l’évasion par la route et je dis
à la fille avec la jolie forme de bouche que j’aurais surement
léché sa chatte et elle répond qu’on va arrêter là
que ce n’est pas bien de parler comme ça alors
je ne lui dis pas que j’aurais sans doute léché
ses seins aussi et je me demande comment elle
embrasse, si elle aimerait enrouler ses jolies
lèvres sur mon sexe, jusqu’ou pourrait
aller son désir à elle et quel goût peut bien
avoir sa mouille,
et mon dieu je suis dingue me dis-je
mais Dieu ne répond pas, je prends son silence
poli pour
un complice acquiescement à la question
de mes désordres mentaux, je
suis vieux et fou, j’ai du bide mais ma poitrine
et mes aisselles sont épilées, certaines
aiment ça, autres temps
autre mœurs, il faut vivre dans l’art du tempo
certains jours
je peux écouter
de la musique pendant des heures allongé
sur mon lit noir et les observateurs
jugeraient que je ne fais rien en omettant
d’inclure mon caractère trompeur en guise
de variable, maintenant il fait nuit , je ne vais pas tarder à
me branler et je résiste vaillamment au sourd désir
d’ouvrir la fenêtre pour hurler au désert
de la rue que je suis Charles Bukowski
parce que la rue ne me croira pas et elle
aura raison
et voilà à quoi ressemble ma vie
depuis que je ne bois plus, putain
faut vraiment que je baise
et que j’écrive mieux, mais pour l’un comme pour l’autre
            je ne fais pas d’effort, voilà c’est dit,  je suis une pute bon marché

vendredi 20 janvier 2017

Je dois confesser ta beauté (écrit en écoutant confessions de kid loco/Parov Stelar remix)

je suis celui qui a crevé les yeux
            de l’amour
Avec la mathématique précision de l’assassin
Affublé d’une sociopathie sentimentale certaine
C’est tellement simple de se voiler les sentiments
Jusqu’à l’étouffement
En prétendant que les femmes vendent leurs culs
et les hommes leurs âmes
De prétexter que le résultat du divin plan pousse le chaland
à porter attention à l’offre de satan,
sans rire,
porté par une ténébreuse colère qui dévore jusqu’à l’ambition
d’écriture, je préfère le mot pute à « amour de ma vie »
et la sournoise envie fait place aux subtils désirs, l’obscurité noie
la lumière sans états d’âmes, délaissé et lassant
je suppute
le mal à chaque endroit de peur qu’on me la fasse à l’envers
donne une patinoire à un pingouin, il chiera sur la glace
Il se pourrait qu’un jour à nouveau
Je m’obstine à lécher des seins et adorer une bouche
qui dirait qu’elle m’aime à en « mourir mais pas avant
d’avoir eu son plaisir »
quand tant d’autres ont abandonné bien avant
d’en arriver là, fuis devant la folie qui anime
mon regard quand il faut
boire pour tuer l’ennui des nuits
et je volerais le cœur léger
riche de cet amour dingue dérobé sans dérobades
mais je reste celui qui a crevé les yeux de l’amour
            d’un geste cynique
je me suis vu juge inique, sans doute une histoire de jalousie
                        rien de plus,
quelque chose comme une guerre intérieure que j’ai déjà
perdu,
lécher une fente humide au rythme
d’affamés gémissements peut
se révéler une
délicate et nécessaire torture qu’implore l’objet
de ses attentions
            mais moi je suis celui
qui eut l’impudence de rêver les yeux de l’amour,
Mortel erreur
et vint l’heure du châtiment, c’était
un samedi et le soleil brillait, le crime nécessite un décor
et une victime, je préfère m’arracher le cœur
            plutôt que de verser une larme de plus mais
            je dois confesser ta beauté
alors si toi aussi tu décidais de m’ouvrir les veines
            Fais-le d’un délicat baiser de vampire
Dans tout meurtre réside une part de sincérité
                        J’imagine en souriant que
                        Le faux blond de tes cheveux
                                              en est la preuve
t’ai-je déjà confié l’indécence de tes refus ?