lundi 6 juillet 2020

Mes "je t'aime" sont sans valeur

petite fille triste,
mes "je t'aime" sont sans valeur, je suis doué pour le mensonge
et tu détestes croire aux mots
les mots s'envolent et seules, restent les chaines de l'asservissement qu'ils dissimulent

petite fille triste
ton corps se love au mien
embrasser doucement la peau délicate de ton cou de femme fatale
de mes mains, prononcer des caresses qui déshabillent ta beauté
voici venu l'instant d'esquisser un pas de danse lent
sous la lune pleine

petite fille triste
du sacré dans nos baisers, nul venin dans nos morsures
nos deux corps s'entrechoquent sous couvert de la chimique étreinte de nos âmes
tu dérobes un peu plus de moi à chacune de tes griffures
moi dont l'obscurité ne mérite aucun de tes cris de désir


vendredi 3 juillet 2020

révérence de clown triste de ton absence (Incipit insipide)

Incipit insipide
Il y avait quelque chose de fou dans nos mains qui se tenaient
il y avait quelque chose de doux dans nos regards qui s'étreignaient
tristesse infinie de ce qui est mort
tristesse infinie et je ne suis pas dehors à vouloir me noyer dans mes propres angoisses
délicatesse de l'instinct de survie

parfois je fais de l'équilibre sur la corde raide mais le reste du temps je songe à me pendre avec
tu es une moitié de rien me dis-je, ça ne fait pas grand chose à haïr mais c'est encore trop de moi

donne-moi une valse je suggère langue pendante à la fille aux yeux verts
et une autre me parle avec des mots que je ne comprends pas, on ne devrait pas me croire intelligent et cultivé parce-que j'écris, quoi qu'il en soit peut-être que ça la rassure, lui permet de maitriser
ma vulgarité passive/agressive laquelle a fait fuir un autre écrivain hier, (j'en ris encore),
mais je comprends qu'elle n'aime pas ma façon d'exprimer ce qui me dévore salement
mais je considère comme une sale manie de vouloir que je dise les choses comme on les dirait
à ma place
moi je suis dingue et je pose des mots ici pour me retenir d'acheter un flingue
moi je suis libre et je pose des mots brûlants  et orduriers pour éviter les compromis
ne crois pas que je me justifie
l'obscurité ne s'excusera jamais de voler ta lumière

révérence de clown triste de ton absence pour meubler le silence de la nuit
yeux verts, il y a par là des femmes qui parlent comme des dictionnaires et d'autres
qui mouillent et ressentent bien que l'un n'empêche pas l'autre
voyance itinérante, je lis des morsures dans l'avenir de ta peau près de moi
tandis que je songe à m'étrangler dans mon sommeil,
miami ne me fait pas rêver, mais ta chatte oui
trop de similitudes reptiliennes avec le genre masculin ancrées dans ma poésie
mon ange, gardien de ma prison mentale est un rôle trop lourd à porter, un rôle dont personne ne veut
ne m'aime pas, moi mème, je préfère me détester, question de simplicité, désir de prévisibilité
mais je veux bien être la pornographie sale de tes fantasmes les plus intimes et
de toute cette violence que tu réclames
avec véhémence
tout en caressant ta brûlante humidité à l'autre bout de la ligne
et, tout bien réfléchi, ça me semble plus important et nécessaire que tout le reste












jeudi 2 juillet 2020

Ta mère est surement une pute comme les autres

il ne faut pas croire toutes ces choses que les hommes racontent
sur les femmes
comme "toutes des putes sauf maman"
parce que tu vois, les hommes sont des salauds et
ta mère est surement une pute comme les autres

ça fait du bien de se dire des trucs comme ça des fois
de se rappeler que Dieu et son amour sont absents
s'ils existent
que tu marches seul
que tu crèves seul
que la plupart des heures qui passent tête baissée, tu vis seul

ça donne envie de s'ouvrir les veines mais
ça remet les choses en perpective
et je sais depuis longtemps que baiser est préférable au suicide
même si je ne baise plus assez depuis longtemps
mais je ne me suicide plus depuis encore plus longtemps

il fut un temps j'avais l'âge et le corps pour emballer des jolis ptits culs
une bite de bonne taille parait-il (je l'ai toujours) et un cardio correct pour que l'après l'amour soit une pluie de sourires
mais je n'avais pas la gueule de l'emploi
ça ne m'aidait pas
mais quand je ramenais, c'était souvent la plus belle, mais je ne saurais
t'expliquer
pourquoi

on a tous eu une apogée
on a tous eu une chute,
putain d'existence qui donne corps à nos craintes d'enfants
putain d'avenir qui nous rend anxieux
mords ma peau jusqu'au sang, je me sens vivant quand je cris

et ses yeux verts lisent mes textes sans connaitre mon visage
et elle mouille et se caresse et me l'écrit, "si ça se fait (nous deux) écrit-elle, soit violent, pas
de
tim
idi
té" (la jouissance n'est  que subjective, la douleur est plus forte dit-elle
je veux bien tenter de lui donner tort)

et ça me va et je lui donne un mot code pour qu'elle garde le contrôle
si
et
uniquement
si
ça
se
fait,
bien sur,

et plus tard, j'ai pensé à elle en me touchant, à ses seins plus gros qu'avant
à son refus de m'envoyer une photo nue ou habillée, à sa façon de ne pas pouvoir s'empêcher
d'approcher, malgré sa peur
je ne sais combien d'hommes l'ont touchée mais je sais que trop d'entre eux l'ont cassée

et hier j'étais en ville, dans un magasin, et une gamine de genre 18 ans me jetait des regards en coin
chauds
je ne comprenais pas bien, je me disais merde, c'est leur putain de masque anti covid
ça n'arriverait pas si je ne le portais pas, elle verrait que son père doit être plus jeune que moi, et
j'ai souri tout seul, ça fait toujours plaisir mème quand tu sais que c est un quiproquo,
mais je n'ai rien cherché
à ma place, d'autres n'auraient pas fait pareil
nous ne sommes pas tous semblable, nous, les fils de pute

C'est l'été et ça ne change rien, je fais toujours des insomnies les yeux ouverts









dimanche 28 juin 2020

celle qui fuit

tes yeux sont verts et tu es un miracle de beauté sur les morceaux
de photos
que tu
me
laisse
voir

et moi
des milliards de cellules composent mon être pour qu'en définitive
la volonté divine m'apparaisse comme une forme d'enfer

tu es morte de peur, peur de vivre, peur de souffrir
et les peurs n'éviteront pas les échecs, n'effaceront pas les salauds du passé
mais je ne suis pas un type bien
je suis laid, et ce qui coule de moi ressemble à une araignée dans la douche et t'effraie

je comprends
un type incapable de se sauver de lui-même ne te sauvera pas de toi

j'ai été délinquant, j'ai été alcoolique
je suis monstrueux dans tant de regards
je dois composer avec la musique infernale dans ma tête
tu peux m'appeler psychopathe, ça me fait sourire
je pourrais caresser ton cœur du bout de mes lèvres
ta chatte du bout de ma langue
tu douterais encore de moi
c'est un des prix que je paye, celui qui chante que
ma laideur  physique n'est que l'écrin où se dissimule ma folie

tu dis, je ne sais pas pourquoi tu es seul

mais moi je le sais, je ne laisse personne approcher
je meurs caché pour mourir heureux jour après jour

et toi, la violence de tes désirs semblent t effrayer
et tu as déjà écrit l'histoire avant qu'elle ne commence, - il y aurait pu
avoir une aventure, un moment donné -
(tout est joué, mélodie sourde)

mais tes désirs sont inamovibles, ils sont toi
et tu peux feindre de les ignorer et tu peux les fuir
mais tu ne fuis pas le malheur, tu fuis juste ton être
(psychologie à deux balles du cinglé pervers qui a écumé trop de comptoirs)

peu importe nos choix
peu importe ce que l'on cherche
il y a toujours quelque chose qui nous trouve
il faut faire avec

tu dis, j'aime ce que tu écrit et ta lucidité
et sans doute a-t-il fallut que je sois brisé
pour en arriver là, et surement
ai-je du faire autant de mal qu'on m'en a
fait
Nos états d'âme nous laissent dans un sale état, bébé
et c'est à nous de tout reconstruire
















vendredi 19 juin 2020

Bel exploit

j'ai fini aux urgences complètement bourré
ce qui est pas mal pour un type qui ne boit plus, bel exploit
et l'infirmière m'a dit rien de grave et elle s'est rendue compte qu'elle habitait dans mon quartier
et prenait son pain dans la boulangerie à 100 mètres de chez moi, elle
s'en est rendu compte juste avant de m'enfoncer un tuyau dans la bite
j'avais déjà rencontré des filles d'étranges façons mais c'était une première
Néanmoins il y a mieux et j'ai préféré ne pas lui demander son numéro

et maintenant ca va bien et je me souviens de mon ami le beau gosse
qui me racontait qu'un pote à lui prenait un pied monumental à voir une alliance
au doigt de la plupart des femmes avec qui il couche

les hommes, nous sommes tous des salauds, mais les femmes ne sont pas des anges
nous ne trompons pas uniquement nos épouses
avec d'ingénues célibataires croyant au grand amour dans nos bras

vie étrange
monde de merde
l'après confinement a tombé son masque
rien n'a changé
les peuples se déchirent pour une religion, une couleur de peau, une place de parking...
ça ne me dérange pas que la race humaine se détruise (tant que c est loin de mes murs)
mais je n'aime pas l'idée qu'elle entraine la planète dans sa perte

la fille avec des yeux verts comme ceux d'un félin trouve étrange que je sois seul
que pas une femme ne marche avec moi jusqu'à mon lit à barreaux noirs pour tromper l'attente
du dernier souffle
L'amour est un truc rare bébé, je ne connais toujours pas ton visage et vivre solitaire
ne m'oblige pas à m'aimer, c'est plus facile

Les politiciens sont des enfants de salauds
les dentistes me font chier
les facture d'électricité me font chier
les bien pensants me font chier
les femmes qui ne sucent pas me font chier
les femmes qui ne ME sucent pas encore plus
si on réfléchit bien
la vie est super emmerdante, tant qu'on ne contrebalance pas sa vision des choses
avec la perpective d'une mort proche

merde, je comprends que tu me fuis, mais ta voix de femelle en chaleur m'excite tu sais,
         j'ai envie de baiser avec toi, tes yeux verts et tes ongles peint en rouge
ensuite, tu pourras m'oublier
et me laisser tel que je suis à cet instant
                     seul comme l'est n'importe quel ivrogne dans les allées du paradis





vendredi 5 juin 2020

Sur le pourquoi je lèche des chattes et autres variations

Sur la bande son de l'histoire d'A :

Quand l'amour s'est fait la malle et que je me suis retrouvé
à chercher le meilleur moyen de me tuer en guise de hobby
il m'était impossible d'écouter la chanteuse Anouk dont l'album
urban solitude avait illustré tant de nos moments intimes.
Heureusement pour moi, il est rare de l'entendre à la radio en France
morale de l'histoire : j'aurais beaucoup plus souffert si nous avions été fan de Calogéro

Sur la création :

J'ai souvent constaté que
Ceux qui pensent avoir compris les artistes
sont persuadés qu'il faut boire et/ou se droguer pour créer
personnellement, j'ai tendance à croire
que les artistes créent parce que boire et/ou se droguer ne suffit pas toujours pour oublier la douleur

Sur ce que la drogue révèle du plan divin :

On prend de la drogue pour s'évader de la réalité
en gros, tu absorbes la mort pour supporter la vie
si tu réfléchis à la stupidité de l'acte, tu finis par te dire que l'être humain,
contrairement à ce qu'il est persuadé, ne peut-être qu'une anomalie du plan divin
la désastreuse conséquence d'une capote percée dans le vagin de la destinée lors d'un coït
créationniste

Sur le quotidien des prostitués :

pendant le confinement les maisons closes sont restées ouvertes

Sur le pourquoi je lèche des chattes :

Le plupart du temps
le genre humain m'indiffère, je préfère la compagnie des chiens et lorsque j'ouvre les yeux
et que le matin est là sans en avoir rien à foutre de moi,
seul m'importe véritablement de lécher une chatte offerte
et toute la peau autour,
mais j'en lèche trop peu, je ne plais à personne et je ne fais pas d'effort
parce qu'il est plus facile de prétendre qu'il y a tellement de chattes et si peu d'âmes

Sur une qui mentait mieux que les autres :

je dois confesser que bien des fois,
tu m'as donné plus d'amour que Dieu mais
J'espère qu'à l'arrivée
mes rêves tueront les tiens

La mort, c'est tout ce qu'offre la vie, le reste, il faut le prendre.


mercredi 27 mai 2020

Le geste parfait pour faire mouiller une chatte parfaite

tu réclames et d'une langue habile
j'ai le geste parfait pour faire mouiller ta chatte parfaite

ta chatte...
est le délictueux judas par lequel je contemple les tréfonds de ton âme impure

puis te voilà
divin enfer brûlant au bout de ma queue dure