samedi 23 mars 2019

Mon chien c est MadMax et
j'ai appelé ma vieille bmw princesse
mon vieux dax Le terrible

j'ai une baignoire en fonte dans mon jardin et parfois
l'été quand je prends un bain frain sous le soleil
je songe que je pourrais m'ouvrir les veines
ou laisser
mon coeur s'arréter

mais je sais bien que cela fait longtemps
que mon coeur ne bat plus

je consulte les désastres

les chattes ont neuf vit

danses étranges

une caresse pour tes longs cheveux

ta nuit sonne comme un sacrifice
j'aurais du t'avouer
qu'il suffirait de décrocher ton téléphone
pour me trouver
j'ai beau être perdu, je ne suis jamais loin
le couteau dans ma main n'est pas pour ton dos

moi aussi je sais que l'alcool est une traitrise
le feu nous nourrit
le feu nous dévore
à la fin, nous laisse froid et

rien ne réchauffe

oublier est une utopie/se souvenir c'est se laisser rattraper
c'est horrible de réaliser sa solitude, moi aussi
je hais la sobriété
mais c'est peut-être le meilleur chemin
pour te souvenir que le truc
c'est dans l'cœur que tu l'as
et qu'il est

                                  précieux

je t'envoie des rivières noyées de soleil
pour étancher ta soif de lumière

lundi 18 mars 2019

il faut séparer le bon grain de l'ivresse

ange éphémère
hier ou pas loin, il faut séparer le bon grain de l'ivresse
j'étais encore soul et j'effrayais les enfants devenus grands
et aujourd'hui
l'armure se fissure et laisse passer le froid glacé de la mort lente
et il n'y a nul pardon pour celui qui ne se repent pas
et les serpents sont colériques et affamés
je ne t'aime pas peut-être parce que personne ne m'aime
personne ne danse avec moi
personne ne danse avec moi
les carreaux sont sales et masquent nos peurs qui trépignent devant la porte
vieillir, c'est ne plus oser
affronter l'unique vérité, celle qui clame à raison
que nous sommes seuls du début à la fin
je suis noyé dans l'angoisse si réelle
aime-moi je crie
aime-moi je crie
quelque chose va venir et il me prendront tout et je devrais
vendre chèrement ma peau, le despérado d'un jour
mourra le colt à la main
et je voudrais écrire encore
je ne peux arrêter d'écrire
l'hypertrophie des prostates, les seins qui tombent
l'alcool, les dépressions n'éloignent jamais
des mots les âmes déchirées, écrire c'est hurler en silence
sans déranger les voisins
je rêve de longs cheveux et de mots doux
je rêves de caresses sur une peau de pêche
mais je suis maladroit dans le discours de séduction
ma pudeur m'enjoint de taire les plaies mais je me demande
combien d'entre elles se seraient mises nues si elles avaient lu mes maux
je t'offre un rire mais tu es si sérieuse, la folie effraie
je peux comprendre, je suis devenu dingue pour que personne n'approche
trappeur blessé par son propre piège
j'avance masqué par les brumes de l'errance
je voudrais tant m'apaiser, marcher dans la rue
et espérer le retour du soleil plutôt que de craindre la lumière




jeudi 14 mars 2019

toi, je ne t'aime pas

toi, je ne t'aime pas,

tu es la meilleure chose qui ne me soit pas arrivé

tu peux garder tes cheveux longs, tes magnifiques yeux bleux
et donner ton cul au premier connard venu qui en profitera pour vider ses couilles
sans remplir ton cœur

toi et moi
on ne s'aime pas

et crois moi, je n'ai aucune réponse à t'apporter
et ton immense chagrin, ta solitude intérieure, j'en ai rien à battre
et si tu devais crever
cela n'enchanterait pas ma journée
mais ne l'attristerait pas non plus

et notre copine en commun, blonde aussi, pense que, putain, je suis dur de penser ça
pourtant, ça me parait simple et justifié
ton arrogance me répugne



vendredi 8 mars 2019

Le branleur et l'objet du désir

elle marche quelque part dans sa ville avec son homme
et je les imagine main dans la main, rires et sourire, parfait petit couple
quand qu'elle m'écrit

et moi,

je suis malsain

et je lui dit, dis que tu es ma pute, et elle dit, bien sur que je suis ta pute,

Nous aimons tous les deux ces mots, moi les prononcer, elle les entendre
peu importe que cela froisse ta vision d'un monde sans sexisme
c'est la violence de certains désirs que nous abordons ici

et je parle de la gifler et elle avoue qu'elle aime ça et les insultes la font mouiller
Elle veut lécher mes couilles
et elle dit, tu pourrais aussi me pisser dessus, j'aimerais expérimenter cela

et je pourrais le faire ,
                                                              facilement

je l'imagine à quatre pattes et je promets de fouetter son cul à coup de ceintures
avant de la prendre sur mon carrelage et je lui envoie tous ces mots qu'une mère
ne voudraient pas qu'on dise à sa fille, et

                                                               "ça me plairait d'être ton objet dans le sexe et la perversion"

A la fin, pour beaucoup, nous finissons fous et usés,
et d'ici là, nous voila, tous traitres, infidèles et menteurs
tout est questions d'images et de fantasmes
et l'amour est un mot pour désigner un masque
douceur et tendresse dissimulent désirs frustrés et attraits pour la perversité
notre part sombre aussi, réclame sa pitance... et elle est affamée

tant
de parfaites épouses offrent leur cul sur des capots de voitures à un inconnu
et les gentils maris ne sont pas mieux
parfois tout ça me brise le souffle
parfois tout ça m'excite à mort

la vie est ainsi
un jour j'ai regardé une fille dans les yeux
j'avais connu trop de trahisons pour ne pas apprendre l'art de la traitrise
et j'avais du surement tout foutre en l'air, j'étais partie avec une autre
jusqu'au toilettes de la discothèque pendant qu'elle travaillait au comptoir
elle n'avait rien vu, mais j'avais avoué un coup de couteau dans son joli dos
car mentir c'est pour les lâches,
Assez vil pour tromper, j'ai l'inconscience de m'en vanter
je suis une ordure honnête mais
ça ne me rend pas moins pire que les autres

et  devant ma misérable vérité
celle là s'est parée d'un regard triste, tu avais dis qu'avec moi tu ne serais pas infidèle
et j'étais désolé pour elle, je pouvais ressentir sa peine
mais je ne regrettais rien
c'est toujours en dedans que la vie et les autres nous tuent en premier
et, devenu incapable d'aimer, incapable d'être fiable, devenu tout
sauf le solide pilier sur lequel construire une existence à deux
je lui enseignais une leçon que j'avais moi-mème durement appris auparavant

et maintenant, j'écris ce poème la bite  là main,  penses-y si tu dois le relire
une seconde fois,
je
me branle en pensant aux seins énormes de celle qui m'écrit aujourd'hui
et si tu ne vois pas une certaine forme de poésie réaliste la dedans
je ne peux rien faire pour ta sensibilité artistique

je suis le branleur
elle est l'objet du désir


















jeudi 7 mars 2019

Jeudi matin

Il y avait ton regard
j'avais déchiré le ciel en deux et je me nourrissais de tout ce qui coulait de là
Je t'entendais chanter le cantique

immuable indifférence, le jeu de la vie se déroule sur le tapis
tout ce qui s'ouvre se referme
les plaies
et les chattes
tout ce qui coule sèche

j'écoute de la musique triste
je songe à une fille trop jeune
trop belle
elle ne boit pas, ne prend pas de drogue

j'en ai eu une comme ça, longtemps
elle ne m'a pas sauvé
elle non plus

les chutes ne m'ont rien appris
je reste persuadé que j'aurai du boire plus

Jeudi matin
j'ai besoin d'une fille nue
et de tout ce qu'elle peut offrir

Je suis suffisamment lâche pour souhaiter mourir dans les bras de quelqu'un



mercredi 27 février 2019

Ta chaude petite bouche enroulée autour de ma queue

Ta chaude petite bouche enroulée autour de ma queue
c'est de l'or
et ça vaut plus que toutes les réussites
je laisse au monde les stocks options, les dollars et les lingots d'or
pour tes pipes monumentales et goulues

ta petite gueule de pute en chaleur qui adore sucer
enroulée sur ma vieille queue de pervers fou
ça vaut plus que toute la folie ironique de Wharol
plus que tous les incroyables tags de Banksy

et ouais BB

moi, si creux, c'est quand tu m'vides que je m'remplis
c'est quand t'es là pour en tirer un que j'vaux l'coup

pas de fric et no futur, punk prostituable de la poésie sale
je manque de ta bouche d'héroïne sexy, j'te veux en intraveineuse
t es mon manga à moi, la touche artistique à toutes mes formes de déviations

j'peux profiter de ton sommeil pour renifler tes p'tites culottes sans m'sentir coupable
Dieu sait bien que c'est excitant d'être malsain quand on baise
Dieu bande quand il te regarde sucer

reine et roi là où toutes les morales ont échoué
faudrait que tu te pointes pour me confirmer
dans ma certitude que tous mes mariages qui n'ont pas eu lieu
auraient été foireux
que tous mes échecs professionnels et artistiques sont une forme étrange de réussite
que chacun de mes pas était nécessaire pour que je puisse finir
dans ta brulante cavité buccale

j't'en prie BB, j'sais pas où t'es, j'sais pas ce que tu fais ni qui tu baises
et je m'en fous, ni toi, ni moi, sommes faits pour ces chaines là
                         mais tu m'rends vivant quand tu t'approches
                         et que tu colles ta peau sur la mienne
et là, j'voudrais que tu te pointes avec ton sourire et tes yeux allumés
viens lécher mes couilles et mon âme
et j'te dis ça avec tout le pas d'amour entre nous dont j'suis capable
tous ces trucs qu'on se fait
ta bouche et mordre tes seins et le reste
ce sont de saines occupations pour ma santé mentale
ça me garde en équilibre sur le fil du rasoir
ça maintient ma trajectoire
là où tes mes histoires sentimentales n'ont jamais su, finalement, me rendre meilleur

tant de gens s'endorment auprès de leur amour en rêvant de baises dépravées
pas nous BB
pas nous...