mardi 16 janvier 2018

Vampire

J’ignorais qu’il n’y aurait que l’orage
Des nuits d’éclairs et de folies
Ce cœur qui bat trop vite
Un cheval emballé dans l’obscurité
J’ignorais qu’il faudrait tenir
Debout contre soi-même
Dans le froid d’un monde impitoyable
Mais maintenant j’ai appris et
Demain je violerai la vie et le lendemain
Je ferais de même avec la gloire
Et dans un subtil esprit de revanche
je les soumettrai
à ma loi
et mon amour se demandera si je l’aime encore
et je lui jurerai « je t’ai toujours aimé »
mais ce sera un mensonge pour tous ses mensonges
quelque chose m’a brisé
mais ce n’est plus elle
quelqu’un m’a aimé
mais ce n’est plus elle
et je sais que lécher le sang des plaies
donne gout au sang
et voilà ce qu’il me faut maintenant
du sang
toujours plus de sang

La conspiration des enfants de putains

C’est quand même dingue, tu as beau débarqué
Gentiment, avec un sourire sur le visage
Et de l’amabilité à revendre
Partout où tu fous les pieds
Il y a toujours un fils de pute
Qui te traite comme si TOI, tu étais le fils de pute
Un type arrogant et provocant qui vient te gonfler
Sans autre raison que de donner libre court à son autosuffisance
Parce que te les briser menu renfonce son estime de soi
Et le conforte dans l’idée de sa toute puissance
Le genre de type qui vendrait en soldes sa petite sœur de douze ans
à un réseau pédophile
peu de temps après avoir refourgué sa mère à des trafiquants
de chair humaine afin de ne plus entendre ses constants reproches
sur son égoïsme viscéral
Et toi tu es là
Tu le regardes
Tout en regrettant que parmi des millions de congénères
Spermatozoïdes
C’est cet enculé là qui a nagé plus vite que les autres
Et tu maudis ta vie de t’avoir laissé te retrouver
à moins d’un mètre de lui dans une soirée d’anniversaire
Où tu ne connais quasi personne, à un guichet de la préfecture
Ou de la poste alors que la brune à côté semblait si souriante
Et apte à répondre à ta demande,
Et tu résistes tant bien que mal à la tentation de
Lui enfoncer plusieurs fois de suite un styo Bic dans la carotide
Avec une frénésie certaine
De lui arracher la gorge avec les dents
De lui crever les yeux avec les doigts
Avant de pisser sur son cadavre encore chaud histoire d’exprimer
Ton soulagement qu’il ait enfin et définitivement fermé sa grande gueule
Et si quelque fois, il arrive que ce fils de pute soit une fille de pute
Ça ne rend pas la rencontre meilleure
Putain merde, c’est une conspiration ou quoi ?
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lundi 8 janvier 2018

Si j’ai je le choix je ne dormirais pas quand je serais mort

Viens le moment où il faut arrêter de rejeter la faute
Affronter ses responsabilités
j’ai donné peu de raisons à Dieu de croire en mon émoi
Faut pas que je lui en veuille, j’ai foiré seul son plan pour moi
J’sais pas trop où j’enfuis ma carcasse
Enfoui dans l’obscurité de mes errances
Il arrive que je fasse des rimes pour oublier comme je trime
Mon crâne est une prison, un quartier haute sécurité où je crève enfermé
Mais un jour je vivrais dans un monde où les femmes seront libres
En attendant je n’ai plus rien du gentleman, oublié le prince charmeur
si j’ai brisé ton cœur, c’est par erreur, c’est ton cul que j’visais
m’en veux pas, j’suis comme ça, il y a du sublime dans une bonne baise
et
J’fais plus l’amour depuis que je suis en guerre avec moi-même
Tu méritais mieux, j’ai vu tes yeux
Tu portes en toi des mondes que je ne visiterai jamais
je suis l’incendie hors de contrôle qui rend dangereux  ton été
Ravagé, la raison en lambeaux, je rêve de corps nus
Tracer une ligne de poésie sur de jolis culs
La brulante brune arrive dans trois semaines
Elle dit, tu seras sucé léché câliné tu vas vite demander pitié
J’aime la promesse de sa violence annoncée
Puis elle repartira
Je suis percé de part en part
et j’ai le rire du dément seul face à une armée
au fil des batailles on apprivoise la défaite
je vous laisse les promesses, les voitures de sports
et les plans de carrières
mais je garde sous le coude quelques filles faciles
une ou deux cinglées en manque d’amour et les épouses infidèles
pour tromper l’attente et l’ennui du quotidien
le monde est dur
les Van Gogh meurent dans la misère que procure
le génie immortel
j’écris avec un poignard dans ma manche
il vaut mieux être paré à toutes les éventualités
je ne sais rien de ce qui s’approche dans mon dos
si tu savais comme j’ai peur du vide en moi
m’enverrais tu des photos de toi nue ?
Les poètes sont damnés
y a t il encore des diables de poètes ?
Dieu ne croit plus en moi
si j’ai le choix, je ne dormirais pas quand je serais mort
                                                              je préfèrerais baiser

samedi 30 décembre 2017

Rejeté (J’aurai voulu recoudre ces plaies que tu caches au fond de tes yeux)

Planqué sous l’orage
J’attends que l’amour passe

Je n’ai jamais eu assez de courage
Pour t’avouer la vérité, la plus mauvaise
De mes intentions

être la seringue
Plantée dans ta veine bleue de junkie
En manque d’amour

mercredi 27 décembre 2017

fantasy

Petite pute
Je t’emmènerai sur une autoroute
Et nous rêverons d’Amérique

Miami… dirai-je

… nous offrira des ponts de cocaïne
et des bottes en peau
D’alligator et

(Scandaleux)

nous tenterons
Notre chance d’un magique
Et définitif Fuck you lors
D’un show télévisé

Il n’y a bien que les femmes pour croire en l’amour
là où tant d'hommes vénèrent le pouvoir d'un mensonge

Je rêve de lécher ta chatte dans un jet privé

En plein vol

Dégouttée par ma sombre laideur
Adossée à la carlingue
Une main glissée dans sa petite culotte rouge
L’hôtesse se caresserait
En te regardant jouir   

Et tu boirais du champagne entre deux gémissements
Et tu dirais :
quelle délicate façon de mourir

Et moi…
Et moi…

Loin de l’amour
Et des good bye
La coupe aux lèvres
Je te jurerais que rien ne dure mais que tes cris sont éternels

                        Et tu crierais
                        Petite pute
                        Tu crierais J

lundi 25 décembre 2017

le rire du joker quand s’termine la partie d’poker

faut accepter l’idée qu’j’ai rien de la p’tite fiancée de l’Amérique
Et j’m’d’mandais ce qui te gardais si près collée
Et je sais pas quand t’as perdu pied « Bébée »
Quand t’as plus voulu que je t’nique
Quand t’as plus supporté la chaleur de mon corps
Dans le pieu à coté de ton joli cul
Quand tu t’as senti qu’t’en pouvais plus
Qu’notre amour n’valait plus son pesant d’or
Fallait qu’tu tires, que tu t’enfuies, me laisse dans le noir
Ça t’paraissait ton seul espoir

Pas grave tout ça
Pas grave du tout
J’ai survécu
Comme on survit
En serrant les poings et en crachant sur c’qu’était beau
En pissant debout contre le vent
En prétendant que c’est drôle pour cacher la souffrance

Y’a eu un matin
D’un coup de lame de rasoir, j’ai ouvert mes lèvres
Jusqu’au milieu des joues
J’suis pas plus laid qu’avant
et maintenant c’est sur, tu pourras rien y faire
j’cesserais jamais de sourire

Et toi tu disais que t’étais ma meilleure amie
Que tu viendrais m’voir même derrière les barreaux
Si je devais tomber un jour ou une nuit pris par les flics où la folie
Qu’t’aurais assez de force pour t’foutre d’mes défauts
Toi aussi, t’es qu’une éraflure de plus sur le blindage
J’ai appris à m'protéger des départs sans m’prendre en otage
J’tourne dans ma cage jusqu’à ce que j’ravale ma rage
Et j’trouve plus rien dommage, j’mérite de meilleurs hommages
                                                                                                               
Pas grave tout ça
Pas grave du tout
J’ai survécu
Comme on survit
En serrant les poings et en crachant sur c’qu’était beau
En pissant debout contre le vent
En prétendant que c’est drôle pour cacher la souffrance

Y’a eu un matin
D’un coup de lame de rasoir, j’ai ouvert mes lèvres
Jusqu’au milieu des joues
J’suis pas plus laid qu’avant
et maintenant c’est sur, tu pourras rien y faire
j’cesserais jamais de sourire

C’est pas demain la veille que j’vais être mur pour une nouvelle capture
J’ai pas perdu la foi, je l’ai juste mise de côté et j'reste sur mes gardes
J’crains plus les coups de couteaux, les fausses promesses et les ruptures
J’étais doué pour tout casser mais je savais aussi tout donner
J’ai appris à la dure à m'dandiner sur les chemins de ma propre sauvegarde
J’ai juste besoin d’assez de fric pour rouler jusqu’au bout de la planète
Et tant pis si j’ai pas l’air net, j’connais des postes frontières faciles à soudoyer
C’est moins cher payé que d’jouer honnête
Tu crois qu’on peut oublier le gout du sang ?
J’en suis pas sur à 100%
Pas sur à 100%

D’un coup de lame de rasoir, j’ai ouvert mes lèvres
Jusqu’au milieu des joues
J’suis pas plus laid qu’avant
et maintenant c’est sur, tu pourras rien y faire
j’cesserais jamais de sourire

j’t’avais bien dit que j’m’en sortirais à la Arsène lupin
qu’j’avais pas b’soin de faire l’tapin
c’est la fin d’nos parties de poker
t’entends pas rire l’Joker ?

vendredi 15 décembre 2017

Quand tu regretterais presque de boire beaucoup moins qu’avant

Et maintenant j’apprends
ma chambre obscure et le silence
                        qui la meuble
Et voilà donc à quoi ressemble la vie
Quand on tente de lâcher la vodka et les comptoirs

À jeun aussi, j’ai du mal à m’intégrer
à ce monde
Je me demande d’ou vient cette étrange sensation
De décalage fiché en moi, d’aussi loin que je me souvienne
Je marche avec elle
Et bien longtemps j’ai cru
Que les gens étaient le problème
Mais je suis le problème
Et les gens font ce que fait toute meute
pour le bien de la meute
            Ils rejettent la différence

            Et je comprends que mes amours sucent d’autres queues
            Avec l’avidité de celles qui ont préféré m’oublier

            Et de n’avoir rien fait de cette vie
            Je rêve de redevenir barge comme au bon vieux temps
            Mais avec plus de volonté (et de talent)

Seulement je dois faire gaffe à mes prochaines analyses
Et prendre en compte qu’un jour ou l’autre on finit
Par ne plus bander, ce qui induit de penser à la retraite,
trouver un plan
Pour faire du pognon afin d’acheter un bateau pour partir pécher
Merde,
plus je réfléchis, plus je déteste la voie de la raison

alors j’ai repris la boxe thaïlandaise
à vivre seul, les conversations avec soi même deviennent vite ennuyeuses et
Prendre des coups détourne mon attention, je n’aime pas me souvenir que
Je me voyais lancé dans la vie tel un boulet de canon que rien n’arrêterait
quand au final
Je ne suis qu’une balle perdue qui a fini sa course dans le premier mur venu

            Tu devrais faire dominatrice dis-je à la brune aux yeux verts
            claquer la gueule des mecs, leur fourrer
            Des godes dans le cul et pisser dans leur bouches suppliantes
            ça paye plus que ton boulot de serveuse
et elle rit, mais tout au fond, elle sait bien que j’ai raison
tout comme je sais, qu’elle pourrait le faire

je n’ai guère de respect pour la plupart des hommes.
Ils sont capables de payer une fille pour coucher avec elle
Et trois minutes plus tard, quand ils ont jouit
ils croient encore en la toute puissance de leur bite

et quoi que tu en penses
j’aime les femmes
            certaines d’entre elles sont capables de briser un homme d’un seul regard
            les autres ont besoin d’un peu plus de temps

                        j’ai beau entrouvrir les yeux avec la prudence de celui qui craint
            de se brûler le regard, rien ne change, d’où que provienne la lumière
                        la réalité est une chose étrange et sordide