dimanche 15 juillet 2018

La beauté du geste ne propulse pas toujours le héros dans la légende




On m’a raconté qu’elle est si malheureuse en ce moment
Qu’il m’arrive de me demander si elle ne pourrait pas
Maintenant
En arriver à
M’aimer
Pour toutes les raisons qui dans le temps,
L’ont poussée à ne pas vouloir de moi.

Rien à aimer
Personne à baiser

D’accord, mais
Pourquoi je pense à elle ?

je suis le cinglé qui écoute de la musique métal
A 3h24 du matin et
Qui écrit de la poésie ou presque
Et en lit un peu pour se mettre dans l’ambiance
Mais elle ne sait rien de ça
Elle n’a jamais posé de questions
Jamais cru à mes réponses

mais

Une simple photo avec une jolie fille
Peut la déclencher
elle déteste que certaines filles m’approchent
elle croit que je vais aux putes
ou que mes conquêtes sont easy

quand je l’entends
je rigole comme rigole celui qui se souvient
Que la seule qui l’a quitté pour sa pauvreté
Etait française
Propre sous tout rapport
Toujours bien épilée et maquillée
            tellement juste dans le rôle de
La parfaite victime de la méchanceté masculine
Avec de magnifique yeux noirs
Et une petite gueule ciselée par un Dieu amoureux

Comme quoi, les filles de l’est
Tout comme
Les filles qu’on dirait faciles
sont bien sous évaluées
Dans l’imaginaire de celles qui croient me vouloir du bien
Celles qui ne m’ont jamais jugé assez bien
Pour elles mêmes

Je suis ce qu’elles ont fait de moi
Elle et d’autres
(Un fou
Un pervers
Un type effrayant)

Laisse moi te dire un truc bébé,
Tu as bien raison de craindre le monstre que tu as engendré

J’ai passé ma vie à finir rejeté
Je sais faire avec
J’ai un gout certain pour la solitude
Et la folie, disons que
Je connais cette douleur, je sais l’affronter
Garde haute et poings serrés, rester en mouvement
Et tenir le centre du ring

Dans ma tête, des néons rouges éclairent des trottoirs déserts

Je la chasse de mes pensées pour la remplacer par cette blonde russe
Aux seins énormes
Connue des années plus tôt
lors d’une soirée dingue dans une boite de nuit à Budapest

J’aimais beaucoup le bleu de son regard

J’apprendrai d’un citoyen bien informé qu’un
milliardaire lui avait proposé un appartement et 4000 euros de pension mensuelle
Juste pour la baiser un weekend par mois au grand maximum.

Elle avait refusé et couchait avec lui gratuitement
elle le trouvait cool

Et à moi,
Elle avait dit, avec du désir flamboyant dans les yeux,
Mais putain, tu es qui toi ?
Et par son sourire, je savais qu’elle me voulait

Puis elle m’avait détesté,
j’avais fini par trop boire
La beauté du geste ne propulse pas toujours le héros dans la légende

lundi 25 juin 2018

Ode à une tueuse


Il flottait des cadavres dans les eaux sombres de ton regard
Et ton sourire magnifique
N’était que la partie émergée de l’iceberg

dimanche 24 juin 2018

L’amour est une incorrigible petite salope


Posé sur le canapé
Je relis Nick Hornby, haute fidelité,
Ça me renvoie à l’amour
Cette incorrigible petite salope

A mes ex

J’ai pas eu que des filles tordues
Et je n’étais pas TOUJOURS le moins barré
Au sein des couples que j’ai formé

elles espéraient mieux que ce que j’offrais
Mais toutes ont essayés de me sauver
Principalement de moi même

Les femmes ont ce truc, chercher en toi
Ce que tu as de meilleur
Et moi, esprit farceur, j’ai toujours voulu fuir leur regard inquisiteur

J’ai appris tôt à me protéger de ceux que je voulais aimer
Parfois à tort
Mais pas toujours

Le canapé est gris comme l’absence
Les murs blancs conduisent à la folie
Ça en devient trop facile de
Poétiser  BÊTEMENT mon salon

est-ce que je pourrais coucher avec une fille
qui lit du Guillaume Musso ?

Bien sur que je pourrai
Tout part de la perfection du cul
Et je n’ai aucun amour propre

C’est une opinion personnelle qui explique
En partie pourquoi
J’ai été fou amoureux d’une fan
De Céline Dion
(l’étincelle du regard étant une des parties manquantes de l’explication)

même que je l’ai emmené à un concert de Calogero
la fan de Celine Dion

(je relis ce que je viens d’écrire
et je m’aperçois qu’on peut ruiner soi-même
sa prétendue crédibilité artistique)

Mercredi une russe aux yeux noirs me textait toute la nuit
Pendant que son mari dormait
Elle voulait faire l’amour
Disait m’aimer et je lui disais de se souvenir
Qu’il ne fallait pas m’approcher
Et elle ne me croyait pas
Elle veut espérer en ma rédemption personnelle
M’offrir une absolution
Et sans doute que maintenant elle me hait
Et je dois le mériter
Mais elle ne vit pas dans l’étrangeté de mes pensées intimes

L’amour, je suis porteur (mal)sain
Et crois-moi on n’en guérit jamais
L’amour on se dit que c’est la venue de l’aurore
Sur sa nuit intérieure
Mais ceux qui connaissent le soleil
Savent bien que ses premiers rayons sont toujours pâles

L’amour c’est surfait disais-je quand j’étais soul
Est-ce que quelqu’un veut baiser avec moi ?

Bien sur
Personne ne voulait

Pourtant je préférais quand je buvais
Et que j’effrayais de délicieuses demoiselles propres sur elles
Avec des chattes presque neuves qui tombaient amoureuses
De fils de pute
Bien plus menteurs et retors
Que ne l’est ma folie

Et ouais,
Ma grande leçon philosophique de ce samedi soir
Parfumé aux relents de solitude putréfiée
« Brûle tes livres de Musso et souviens-toi
Que la folie est une forme certaine
                                                            De sincérité »

samedi 23 juin 2018

Wouuuuuu


Une nuit
Le spectre de l’obscurité
Ne semble plus si lointain
faut dire ce qui hait
et la colère aussi

je commence à accumuler les kilomètres au compteur
toutes ces années folles
j’ai mis pas mal de nitro dans le réservoir
J’croyais que je rêverais plus vite

Une nuit
Je pense à mes ex
Et je me demande à quoi ressemble
Le placard où elles rangent leurs tampons
Depuis moi

Puis je réalise
Qu’elles s’en sont mieux sortis
Sans moi

Elles ont un boulot des gosses
Un mari ou quelque chose comme ça
Une voiture
Parfois un chat ou un chien
Moins peur de demain

Une nuit
ou une voix dans ma tête
m’assure
que je continue à écrire
pour ne pas m’avouer que j’ai échoué

Diamant brillant de mille feux de joie
Quand les femmes tiennent ma main
Morceau de charbon sombre et salissant quand elles la lâchent

Je voulais être le meilleur ou le pire
Rien entre les deux
Car on n’oublie jamais un de ces deux là

Une nuit
Noyé dans l’attente d’une caresse
Je suis encore le chien enfermé dans la cage
Avec dans les yeux le désespoir de celui qui
a cessé de se croire loup