samedi 18 janvier 2014

Une question de supériorité mentale

Les types me font la gueule
parce que j’embrasse des filles qu’ils n’embrassent pas

elle sont jeunes et belles,
            elles me laissent les embrasser
            elles me laissent leurs mettre des fessées
            toucher leurs seins
en public

Je ne baise pas toutes ces filles,
            mais ce n’est pas ma faute

les types me haïssent
principalement parce que ces filles
sont jeunes et belles et que ces filles…
Elles ne les laissent leur faire ça…
            tout ce que je fais en riant

Moi je me fous de ce que pensent ces types.
Moi je préfère me concentrer sur les filles et leurs jolies
bouches,

il y existe peu de types capables de faire ce genre de truc…
            comme ça.


Moi je peux    

La bouteille

en ce moment,
c’est une gamine qui est en train de m’expliquer la vie
La vingtaine à peine entamée, les dents blanches
elle gère vraiment bien et si je n’étais pas flingué
            par la vie, les putes et les cinglées, je serai
sans doute en train de lui courir après et elle pourrait
s’amuser à me tenir en laisse, comme un trophée à la gueule
cassée
heureusement, je suis le chien fou, incontrôlable, dingue,
et je me souviens, qu’elle m’a dit qu’il ne fallait pas courir
            et le truc chiant, c’est qu’aucune autre ne semble
tenir la route, et je me dis, merde, ça craint, tu risque de
te retrouver
en vrac pour une bouche en forme
de cœur,
or
je ne peux rien espérer, la vie lui appartient
            la mienne ne tient pas debout dans une bouteille d’alcool

La frime

Il y a ce gars,
            Axel B.

quand j’étais gamin,
            il a sorti sa chanson
cargo
avec sa casquette
de marin
            son t-shirt rayé
et son air de mauvais garçon
on aurait dit qu’il allait dévorer le monde
et je me disais :

            ouai, quand je serai grand
j’aimerai bien avoir l’air méchant comme ça
            je voudrais bien mordre la vie comme ça

Et bien des années plus tard, avec quelques-uns
de ses albums dans ma discothèque
ce gars là,
            le vrai
m’a envoyé un petit message encourageant
            sur ce que j’écris

et je me suis laissé aller à me dire
                                    merde, Axel B.
            t’a envoyé un mot

et je n’étais même pas assez soul pour avoir le courage de lui
répondre, non mec, celui qui fait des trucs vraiment bien, c’est toi !

            et je n’ai pas l’impression que lui ou moi soyons du genre

            à tailler des pipes hypocrites !


Eteindre

Des filles, avec des larmes dans les yeux
            celles qui viennent quand je suis en train de crever
                        la bouche ouverte
des filles brisées, prises dans le doute,

            arrêtez de vous haïr, aimez vous les filles
il n’y a pas de règles, on n’a que ce qu’on gagne, jamais ce
                                    qu’on mérite.

Des filles qui hurlent pour des mecs, hurlent pour la vie
            des filles que la douleur rend folles et moi
                                    aucun mot pour les aider
nu dans la vodka, incapable de sécher ces larmes
                        je devrai me haïr, mais je suis ce que
                        je suis, j’ai appris à survivre,
                        appris à m’aimer, à tort ou à raison

je voudrais qu’elles décident d’en faire autant, je voudrais

                        que leurs sourires éteignent les soleils des âmes impures

jeudi 16 janvier 2014

La fille avec la bouche en forme de cœur n’en finit pas de danser

La fille avec la bouche en forme de cœur appelle
            elle voudrait revenir faire la fête un soir
et dans ma tête égarée ressurgit
l’image d’elle et de sa petite culotte avec
des
sushis
dessinés
dessus
dans ma salle de bain

A mon âge avec ma folie, je devrais être
blindée contre les petites chattes au goût
bien propre

            les petites chattes au goût bien propre
            vous brisent un homme en deux sans effort,
            et tout d’un coup on se retrouve à vendre
            son âme au plus offrant sans se rendre compte
            que Dieu est trop pingre pour remporter la mise

            les petites chattes au goût bien propre
            sont l’étincelle qui flirte de trop près
avec l’essence de nos âmes
            et soudain, nous voilà, misérable tas de cendres
            fumantes, à prier pour que le vent ou le diable
            nous emporte

A mon âge on devrait fuir les petites
chattes
au gout bien propre, mais je suis dingue
et je dit, ok bébé,  tu ne m’effraies pas, je suis mon pire ennemi
                        viens jouer avec mes nerfs
                        viens danser sur mon cœur
                        avec des hauts talons, ,
                        viens rire et chanter dans le désert,
                         enseigne moi que j’ai encore quelque chose à perdre

-       c’est trop tard Vince, tu as eu ta chance
chante la voix de la fille avec la bouche en forme de cœur,

je me souviens avoir laissé l’alcool
gâcher notre nuit et j’ai le désir de laisser
mes dents
ronger mes veines, envie du canon froid
d’un revolver sur ma tempe

la fille avec la bouche en forme de cœur se fout
de mes états d’âme comme de sa première petite culotte sans
sushis dessinés dessus, elle aime rire et s’amuser
            n’est jamais ennuyeuse

ce soir, je suis encore soul, dehors dans la ville
j’ai senti la chaleur courir dans mes veines,  maintenant
            incontrôlable et dingue, couché sur le clavier
sans doute ai-je plus de génie que le robinet
de la cuisine
plus de génie que le fer à repasser,
            plus de génie que n’importe quelle poubelle bleue
            mais le génie se fout de l’amour et de la lumière
le génie aime la folie et les ombres,                 
et mon démon, (écrire…saigner) se repait des mes états d’âmes
                        se repait de ma solitude

pas de fille ardente avec la bouche en forme de cœur
            dans le lit
pas de filles lascives avec ou sans culotte assise sur le fauteuil
du salon
pas de filles
pas de filles
pas de filles
            pas de chattes au goût bien propre pour crier
au scandale,
pas de chattes,
pas de chattes,
pas de chattes

            et c’est comme respirer avec une flèche planté dans le poumon

Certains baisers résonnent comme des morsures

Elle me demande pourquoi je bois autant
            elle soupçonne un problème sexuel
et je ne me vois pas lui expliquer que je n’ai
            plus grand chose à perdre sinon la vie
mais, on a tendance à l’oublier dans l’alcool, la vie
c’est plus que tout,
plus que toi et moi
            réunis pour l’éternité dans les bras l’un de l’autre
            et c’est sans importance vu que je ne sais pas qui
tu es,
qui je suis
qui court après le vent,
            ok, je sais bien que je ne suis plus fait
            pour la folie des nuits bleues
pour la lave en fusion versé dans les veines
mais où veux tu que j’aille ? mon âme est une pute
facile,
pas chère et
            ici ou ailleurs tous les trottoirs sont gris
moi je veux bien clouer mon cœur sur le blanc papier
manier le marteau
            n’est qu’une question de précision

            je me souviens aussi de ma bouche sur la tienne
et toi
                        te souviens tu ?
je ne crois pas quelqu’un ou quelque chose viendra me sauver
dans cette vie là, le rock’n roll a déjà versé ses larmes
            j’ai déjà cru à ce genre de mensonges
            j’ai déjà payé le prix, il ne reste plus grand chose
à jeter par les fenêtres pourtant quitte à brûler je préfère flamber
                        j’étais dans Barcelone, dévoré par un amour
qui n’en finissait pas de mourir et il y avait cette russe blonde
            je voulais l’aimer et elle disait non non non
et j’ignorai que j’avais encore suffisamment de vie en moi
            pour continuer et mon amour est mort pour de bon
la russe aussi m’a oublié
                        me voilà avec mon cœur éclaté jusqu’au étoiles

ce matin, ta jolie chatte humide
collée à ma bouche me suffirait, la musique de tes gémissements
 raviraient l’aube, ma queue serait dressée et tu me supplierais
            d’oublier tous les mots d’amour, tu me regarderais
le temps de laisser le plaisir fermer tes paupières, je pourrais
alors oublier que mes veines sont ouvertes dans le
sens de la longueur, peut-être qu’en m’appliquant, avec un peu
de concentration et de bonne volonté
pourrai-je t’écrire un million de beaux poèmes mais pas un seul
            ne reflèterait la folie de la vie, là ou il n’y a pas de sang
                        il n’existe que d’utopiques mensonges
certains baisers doivent résonner comme des morsures