dimanche 2 juin 2013

Un paradis bientôt perdu

Un corps de flammes contre le mien
            une bouche de feu qui gémit
mon prénom,

je n’ai jamais vraiment su tuer,
et je le regrette,
je sais maintenant ce qu’ils lui ont fait
            mes bras sont trop faibles
            ils n’étoufferont jamais sa douleur
           
son corps de flammes, tout ce qu’elle donne,
de l’amour physique en guise d’issue de secours
            afin que mente la chanson de Serge, voilà
sa fuite

            tes mains… c’est un truc de malade dit-elle
                        j’aime bien quand tu me parles en me caressant

            un corps de flamme contre le mien, le miracle
des femmes danse dans ses yeux dorés,
                        elle partira si elle ne m’aime pas
                        elle partira si elle m’aime
 je mords
la peau de son épaule avec l’envie violente de la marquer
                        et je sais que cela
                        ne la retiendra pas
Il y a du noir en moi prétend-elle
            mais je sais que même son obscurité est une lumière

Divagations sur le fil du clavier

 
Il y a des matins où je voudrais apprendre
la souffrance à une fille de riche, effacer
un sourire d’un visage parfait au maquillage
couteux et le remplacer par
des larmes et un masque de
douleur
mais verser le sang
ne sèche jamais celui qui coule de nos
cœurs, dehors il y a de la folie qui chasse
j’ai souvent offert mon flanc à
la
                        lance et je sais
à quel point certains sont seuls
            les illusions sont un voile
noir posé sur le soleil, quand il tombe
les yeux brûlent jusqu’au
cendres,
 je voudrais
qu’un corps de flammes se lie
au mien et
que la lumière
            du jour
se teinte
de
            bleu pâle

samedi 1 juin 2013

Encore et encore (poème à ne pas mettre entre les mains de toutes les chiennes de gardes)


Écrit encore et encore me dit celle qui se prétend
garce, un matin où trainent sur sa peau les traces
de mes ongles,
(autant de douces griffures sur le
blanc de son dos)
et là je suis assis, du feu au bout des doigts
envie de frapper, de cogner, d’ouvrir mon
ventre blême pour arracher et poser
mes tripes fumantes et malodorantes sur la table
avant de tout jeter au visage du premier venu,
            envie de soumettre un corps de liane à ma loi
                        et que ce soit violent et dingue
            j’aime baiser fort, j’aime qu’elles crient
                        « je suis ta pute »,
on dit que je suis fou, on dit que je suis malsain
            c’est oublier toutes les fois,
                        où je les vois telles des princesses
            mais c’est sans doute le prix à payer
                        la morsure au creux de ton épaule
                                    voilà ma signature jolie fille

L’amour (l’acte)


On connaît tous le goût du sang
            on a tous un amour
            et une fascination pour la mort
comme si tout ça n’était qu’un jeu
comme si tout ça n’était qu’un feu, mais
            la vie, c’est ce qui nous brûle
            J’ai passé du temps à m’enfuir
mais je connais tes cris d’amour,
            j’aime le son de mon prénom
dans ta bouche gémissante,
            bébé je peux griffer et mordre
            claquer ton cul, faire de toi ma pute
où t’aimer comme une princesse de conte de fées
                        au gré du vent inconstant
            rien n’est vrai, rien ne dure et je m’en fous
puisque tout doit mourir, je dévore chaque seconde
                                    au creux de ton cou
                                    au creux de tes cuisses
Voici, ce qui est VRAI

            … et chacun de tes cris est une naissance

jeudi 30 mai 2013

Il faut refuser le quotidien dès les premiers baisers (Poème pour une princesse)

 
On était quelque part au dessus de la mer
            entre Sydney et Séoul,
On était comme la plupart
            entre la vie et la mort
et
(il faut refuser
                        le quotidien dès les premiers baisers)   
j’avais un doigt ou deux dans ta chatte étroite

superbe hongroise
au cul parfait, dur
comme du bois à force de t‘échiner des
            heures et des heures
dans une salle de sport,
tu venais de passer
quinze jours à sucer des bites
devant une caméra pour de l’argent, tu
embrassais comme une princesse et c’était
                                    toi qui m’avait choisi

je ne rêvais
que de te pourfendre de part en part avec ma queue
on se branlait de concert sur les sièges
en tissu de ce puissant avion de ligne et
les autres passagers dormaient,

mouillée jusqu’au vert de tes yeux
tant tu me désirais, tu retenais tes gémissements
tu murmurais I want you
à mon oreille, je bandais
dur
                                                    et
                                                            je voulais
                                                            mordre
                                                            ta peau
                                                           

Poème sur un trou du cul qui fumait trop

Dieu est irréel mais, cadeau
                                    empoisonné
Dieu nous a refilé la réalité
avec dans mon cas,
 la solitude en
guise de bonus,           
et j’aurai préféré un car de
stripteaseuses russes et
            nymphomanes au fond
du jardin et je me souviens
je devais avoir dix ou douze
ans et un surveillant m’a dit
que je resterai à jamais le même
et
vu sa vision de moi,
ce n’était pas flatteur
(vraiment pas) et
aujourd’hui, ce même gars
doit sans doute avoir la vie
triste et monotone qu’il
s’est choisi
            et moi j’ai baisé
des putes gratuitement
 et payé le prix fort pour des filles
            soi-disant… parfaites
et tout ça aux quatre coins
du monde et j’écris des poèmes
teintés d’une certaine
arrogance bien
qu’aucun peintre
n’ait immortalisé
mon visage
            et
je n’ai rien et la folie
me guette tel un lynx affamé
            attendant dans l’ombre
son innocente proie cependant
à chaque fois
que je souris
j’ai quand
même un peu l’impression
d’enfoncer mon majeur dans le
trou du cul de cette enfoiré qui
fumait trop
même si, en vérité,
je m’en fous pour de vrai
           
la vie finit toujours
par nous baiser et je suis sur
que lui non plus n’a pas été
                        épargné

mercredi 29 mai 2013

Un rayon de soleil dans le gris d’une matinée somme toute pas très gaie


On va vous enlever un dixième du poumon,
            peut-être deux dixième, c’est quand même rare
            ce qui vous arrive mais estimez vous heureux
            vous avez fumé, vous pourriez avoir un cancer,
            je suis d’accord avec ma collègue, il vaut mieux
            opérer
           
            Pas de souci, mes entrainements de boxe reprennent
            en septembre, on peut faire ça le plus vite possible
            s’il vous plait ? Combien de temps pour récupérer ?

Puis je suis dehors, le temps est gris mais demain
je vois la fille qui croit à mon génie, hier, elle me disait
que je n’écrivais pas assez en ce moment, en attendant
les infirmières
que j’ai croisé étaient moches et je suis persuadé qu’aucune
d’entre elles n’était nue sous sa blouse