lundi 28 décembre 2015

De la vaine souffrance

Je ne sais combien de milliards de personnes
Sont en train de crever en ce moment, la faim, les guerres, la folie
De vrais raison d’hurler, de ne plus croire en rien, de haïr, de tuer

            Alors, bien au chaud dans ma petite vie
planquée tranquille pépère, je ne sais pas vraiment pourquoi je souffre.
Certes… il y a la solitude, le manque d’amour, pas de chattes
à fourrer, et je fuis mon taf pour écrire de la pornographie
plus ou moins poétique. Ok, je n’ai rien réussi de ma vie
tout foiré dans les grandes largeurs avec entêtement
mais j’ai encore la santé paraît il malgré un peu de poumon
en moins
            je devrais réussir à payer la prochaine échéance
du crédit sur ma petite maison. Mon chien vieillit mais
il a toujours son manque de discernement qui le pousse
à remuer la queue en preuve d’affection dès qu’il me voit
            et parfois j’aime tellement la vie que j’ai l’impression
que je pourrais embrasser les pieds de Dieu pour le remercier

Alors d’ou vient cette putain de sensation de brûler debout ?
Merde, je passe mes journées et mes nuits à planquer mon âme
            Sous des murs de pierres grises avec le maigre espoir
que la vie
Va cesser de l’écorcher vive
pourtant
             Je crie toujours

Quand l’horoscope de la semaine est à chier

Les lundis me paraissent toujours froids et vides de sens
            Bordel, il faut se remettre au boulot
Oublier l’alcool du weekend, les chattes qu’on a pas pu
Baiser, lécher, doigter, avaler
            Se rappeler qu’on est déjà vieux et que la retraite
Est si loin
            Constater qu’on est pauvre, qu’on a rien réussi
Qu’ils sont fous, si nombreux, qu’on est seul, que la foule et les religieux
Ont la haine en commun
            Et merde. Je n’écris pas assez bien pour changer le monde
Et les femmes aiment les vainqueurs.
                         Encore une semaine qui s’annonce difficile

La défaite

On était dans la boite et il y avait cette fille
avec ses cheveux longs et noirs et je lui ai dit :

-       Tu es le genre qui aime qu’on la plaque contre un mur et qu’on l’embrasse
Sans lui demander.

Et elle a répondu oui et j’ai affirmé que j’allais la prendre par la main et
L’emmener danser et l’embrasser et elle a dit non, mais j’ai pris sa main
Et nous sommes enfoncés suffisamment loin dans la foule pour que les autres
ne nous voient plus et j’ai mis ma langue dans sa bouche, elle embrassait
bien, elle était chaude sous ma bouche
mais après elle a fait :

-       c’est dommage, mais je dors chez ton pote, alors je pense que je
vais coucher avec lui finalement, après tout c’est lui qui m’héberge pour le week end.

Et j’ai trouvé ça dommage aussi, enfin pas pour mon pote, mais je n’ai rien trouvé
à redire, je savais déjà tout de la défaite.

mercredi 16 décembre 2015

Il n’existe nul amour qui puisse me sauver de toi

Te souviens-tu ?
La nuit quand tu dors auprès
d’un cœur que tu ne connais plus,
            de ce garçon à la gueule cassée qui te faisait
danser sous la pluie, de son regard brûlé quand il changeait
Tes larmes en rires et de la folie en lui, ce feu dansant
 qu’il nommait son amour pour toi.
           
t’arrive-t-il?
quand un corps un peu trop rapide
                         bascule sur le côté d’avoir le ventre tordu
au souvenir de toute ces nuits
où je nourrissais ta dévorante faim
de ma langue et d’incessants coups de queue
jusqu’à ce que tu me supplie et me griffes pour que jamais
                                    je n’arrête

Insouciante et frivole
peut-être que tu t’en fous,
apeurée et sur le qui-vive, peut-être pas

S’il avait fallut voler le feu
J’aurai tenu ta main dans tous les enfers jusqu’à
            ce que tous les diables s’emportent

mais les prières sont inutiles et les flammes un beau matin
périssent sous le souffle glacé de spectrales peurs
tinte le glas, se déchire le velours
            des chaines
et les sourires se révèlent n’être être que de cruels mensonges
jetés en pâture à la démence des dieux

et plus rien ne résonne lorsque je déraisonne
il semble  bien qu’il n’existe nul amour pour me sauver de toi
mais peu me chaut, je vais crever et nos caresses ne sont plus rien
                                    sinon un vent froid oublié

            

mardi 15 décembre 2015

Après la sombre arnaque du feu dans le cœur

Les éclats de mon cœur éparpillés jusque dans les yeux
            Je vis en chute libre,
                        Descendu en plein round, j’avale la boue
et la poussière sous les cris haineux de la foule
et toi tu ris mais quand vient la nuit,
je viens à poil sur le papier, là, rien ne m’effraie
            pas même ce goût étrange pour ma sale et lente mort
Je crève trop de nuits de cette vicieuse vérole que je me colle, l’alcool
                        mais c’est l’amour et sa boiteuse absence qui ont ouvert
d’une jolie danse le macabre bal
du suicide

            Moi tous les soirs, c’est mon âme qui s’étiole
Dans ma sanglante farandole, l’amour c’est maquiller de fausses promesses
                                    une simple histoire de fesses

Je vous laisse toutes les prières et tous les miracles
                        Dieu est déjà plus soul que moi
quand
brulé par le feu de la vodka je met en scène ma propre débâcle
            Et je me brise sur des fétus de pailles
les sourires d’anges et les peaux lisses des amazones de comptoir

Si tout au fond de la pénombre je me cache
De tes sourires troués
je te le jure, un jour j’éteindrai le soleil
et peu importe la façon retiens bien ce que je dis

                                    Nul soleil n’est éternel
                                               
                                    Moi tous les soirs, c’est mon âme qui s’étiole
Dans ma sanglante farandole, l’amour c’est maquiller de fausses promesses
                                   une simple histoire de fesses

dimanche 13 décembre 2015

De l’impossibilité

Il existe des jours comme ça
des jours
            Où malgré tous ses efforts
            Il est impossible
                            d’éprouver de la colère          

Si loin des cris

« Allez vas y j’ai dit, tu veux faire ta salope et juste te faire tirer
            Mais dans trois jours tu seras accrochée à ma jambe
            A me supplier de te reprendre comme à chaque fois »

Et il y avait de la haine dans ses yeux quand la colère
Dans sa voix a répondu que je ne la reverrai jamais
Et elle s’est faite tirée et trois jours après elle était accrochée à ma jambe
            En me suppliant de la reprendre et comme un con, je l’ai repris
Comme à chaque fois jusqu’à la fois où je suis devenu assez fort
Pour survivre sans elle et  il y a deux semaines, on a déjeuné ensemble
            Et on a rit comme deux vieux amis, loin du fracas
Et des déchirures de ce qui fut notre histoire d’amour, le sang versé
                                                           Finit toujours pas sécher

Imposteur

Une nuit, retour de soirée folle, j’avais raccompagné cette fille
            Brune aux yeux verts, un pote était amoureux d’elle
Mais j’étais là et pas lui, elle avait choisi, je suis un ami de merde
            et j’ai sorti ses seins dans la rue et je les ai
                        Léchés et sa bouche était brulante sur la mienne
Et en bas de chez elle, elle a dit « je préfèrerais qu’on le fasse demain
            Quand tu tu ne regretteras pas ce que tu es en train de faire »
Et finalement on a jamais baisé et elle était tout en cul et nichons et folie pure
et elle savait bien que j’étais un imposteur

Piégé

J’ouvre les yeux perdu dans la lumière d’un soleil d’hiver
            Recroquevillé dans l’insensibilité d’une main divine
            Plein d’alcool, lendemain de nuits brulantes et autres
étranges immersion dans la folie
La rousse 23 ans m’a dit : j’ai couché avec ce type, il n’a fait que te dénigrer
L’autre rousse 20 ans, elle aussi ses lèvres étaient
Douces
(des caresses pour ma bouche)

Pourtant je rentre seul, et la démence rit et je sais bien qu’il n’y aura
                        Jamais rien que la solitude et la mort à l’arrivée
                  Comme seul récompense, je suis piégé et me crucifier manque de saveur

jeudi 10 décembre 2015

La fièvre et la folie tapies dans le coin sombre au fond de mon regard (Tant d’entre nous ont embrassé la folie pour se libérer de leurs chaines)

Il y a celle qui me demande « on part deux semaines au milieu de nulle part  juste toi
et moi ?» j’accepte avec l’empressement du frustré
            mais elle n’est pas sérieuse et cela me brise, elle est de celles qui prétendent
à haute voix que je suis un type extraordinaire
            Mais ne veulent pas de moi, pas plus que ça
            celles-là finissent par me faire plus de mal que de bien
            le gentil perd toujours et elles oublient la fièvre et la folie tapies dans le coin
sombre au fond de mon regard (Tant d’entre nous ont embrassé la folie pour se libérer
de leurs chaines)

Il y a celle qui m’écrit que les gens la prennent pour de la merde
            Et je réponds qu’ils essaieront toujours de l’atteindre d’une
Façon
OU
D’une autre
Le genre humain a toujours entretenu une bassesse certaine
            Et je lui fais « aime toi et concentre toi sur ceux qui t’aiment
                                    Les autres, il faut s’en foutre, ils ne comptent
            pas, ne sont rien que des visages transparents aux âmes vides »
Tous les deux, il arrive qu’on se mélange. Elle est souvent triste car
les hommes lui mentent à chaque fois si elle ne leur perce pas le cœur en premier
                        je trouve ça malheureux, que l’amour soit si rare pour elle aussi
« tu ne le sais pas, mais tu donnes de l’affection ! » dit-elle

Il y a celle qui m’appelle en arrivant chez elle « j’ai reçu ton recueil de poèmes
mais je ne le lirai pas  ce soir » fait-elle
Et elle m’envoie une photo de ses seins pour me souhaiter bonne nuit
            on en a fait des folies elle et moi, avant, de vrais trucs de dingues
            sans foi ni loi, enfin si, avec un foie en kevlar,
plus jeune, un homme l’a brisée car il avait peur d’elle, mais elle rit
à chaque phrase, elle a eu sa revanche depuis

Deux nuits d’étranges conversations avec trois jolies filles

            Et je n’ai plus de tripes, plus de colère, plus de merde à jeter sur les papiers
Ma poésie bande mou dirait-on, récemment Ronda Rousey s’est fait descendre d’un coup de pied en pleine tête
            Et il lui faudra encore au moins six mois avant de pouvoir croquer une pomme
à cause des ses dents branlantes, pour les légendes la chute est toujours plus dure,
elles tombent de plus haut
            C’est l’avantage du poète solitaire, il rampe déjà au sol et mord aux chevilles

J’aimerais baiser plus souvent mais
La plupart du temps, je bois sans retenue afin que mes yeux deviennent assez fous pour
                        effrayer l’amour

mardi 8 décembre 2015

Garde tes bas jolie putain

Garde tes bas jolie putain
            Et viens plus près
Et donne moi tout

            Tout  ton
amour
                        c’est la dangereuse cocaïne
            que réclame mon âme affamé

et tout ton joli corps
            c’est la lave en fusion
            qui tue ce froid en moi

Garde tes bas jolie putain
            Et allume une cigarette
            Si l’envie t’en prend
            Je t’accorde un si léger sursis

Gardes tes bas jolie putain
            Maintenant
            Mon corps
            Dévore
            Le tien

Et tes gémissements bientôt
            J’en ferai des cris
            Des cris
            Bébé

Des cris
            pour réveiller le Dieu endormi
            qu’il se souvienne que toi et moi
            nous sommes amour
            là où il a baissé les bras

            et ouais
            jolie putain
            c’est comme ça
            je dicte ma loi

Garde tes bas quand je griffe ta peau
pour unir les flammes et le sang

La complainte du chauve soûl et un peu trop gras (Part 1)

Je commence à trop bien connaître
            Les brulantes joies de l’autodestruction

Rempli d’alcool, dingue, mon putain de cerveau en roue libre dans la nuit
il y avait cette jolie
Fille, sa peau noire était mon aimant, mais, dérisoire amant,
elle n’a pas désiré
                        l’ivresse de ma folie pour finir la nuit, on vieillit, on ne remporte
plus la mise, je suis usé jusqu’à la corde avec laquelle je me pends
à tes basques jolie fille
Et j’ai la colère pour toutes les fois où je bois
            Je voudrais vivre un million d’années
Mais qu’est-ce qu’une éternité sans amour sinon…
            Sinon de la glace autour du cœur jusqu’à ce que cessent
Ses
Désordonnés
            battements
Et je laisse une empreinte de sang sur le carreau
De ma cellule mentale, ah ah ah,
Ne parlez pas de rédemption
Ni de Dieu
Rien n’est vrai
            Tout meurs
Et dans ce monde où je trébuche jour après jour
            Souviens-toi
                        c’est Judas qui s'est goinfré la récompense !