samedi 10 juin 2017

Ma rolex et mon cœur sont en toc

Je rentre bourré parce que depuis le temps, ça me fatigue
d’être à jeun, il est 4 heures du matin
Sur le net
Une brune vraiment, mais alors vraiment magnifique
M’envoie un poke, aussitôt je change mon statut
            « quand on est aussi belle que toi, on ne me poke pas, on me parle »

mais c’est une autre brune qui vient me parler. On lui a dit de ne pas m’approcher
que ça ne collerait pas que je suis fou !!! les médisants sont ma meilleure campagne
de pub, qu’est-ce donc qu’elle fout là

elle me dit qu’elle n’écoute personne, je dis « tu as tort, ils ont raison »
elle répond ok, je relève en disant que je met un point d’honneur à mettre
la fessée plus fort que les autres, les femmes aiment les fanfarons
(vieille rengaine et vielle rengaine) et je m’assure d’être aussi
dingue qu’on lui a dit que j’étais, ça lui plait dirait-on

c’était une nuit une de plus où rien n’était prévu, alcool à foison
et sandwich en terrasse de bar à deux heures du matin. Je rêve de dormir
dans des bras chauds, mais la nuit c’est les flammes qui m’enlèvent
à la réalité

j’ai été rejoindre des amis, il y avait cette fille
qui me détestait. Elle disait que je n’étais pas un type bien
avec les femmes
ce que je peux comprendre et peut-être même confirmer
-La nécessité de savoir ce qu’on est devenu et pourquoi on l’est devenu-
mais ce qui me chagrinait plus ou moins c’est que j’étais à peu près sur
de ne l’avoir jamais rencontrée et qu’elle ne fréquente aucune des femmes
qui me fréquente. Verbale où non la violence me rebute et ce,
d’autant plus quand elle est gratuite. Il lui aurait suffit de m’approcher
pour avoir tant de bonnes raisons de me détester

« je suis venu avec un ami à toi dans ce restaurant où tu bosses
il m’a dit que travailles aussi
dans le porno et ta meilleure pote, l’asiatique (folle) trop belle, était avec toi
et je me suis dit que tu n’allais pas me regarder, que je n’étais pas assez bien
pour toi
alors je t’ai observé, j’aime
bien observer »
et quelque chose dans tout ça semblait l’avoir énervée, moi je pensais
que tout ça venait son ex qui bien qu’il me déteste s’entête à me sauter
dans les bras et à me faire la bise dès qu’il me croise, je relativise à chaque
fois, il n’est pas donné à tout le monde de connaître le vrai visage de l’hypocrisie
mais là, je me demande surtout pourquoi elle se dévalorise gratuitement
sans doute que pour la tenir enchainée quelqu’un lui a dit qu’elle n’était pas belle
et qu’elle a cru à ce mensonge
ou peut-être est-ce plus grave, il existe trop
de manipulateurs et au moins autant de violeurs, je devine quelque chose
qu’elle ne veut pas montrer, quelque chose
de sombre inscrit au burin dans la pierre noire tout au fond de ses yeux
là où personne ne regarde d’habitude
mais j’accepte de jouer selon les règles qu’elle impose :

ok, dis-je tu t’es arrêtée aux apparences, c’est pour ça que je ne t’aime pas
moi aussi, comment pouvais-tu penser
que je vais te montrer
quoi que ce soit de moi/vrai quand je bosse ?

finalement elle dit « je t’aime bien »
et à mon pote le beau gosse elle confirme, « je l’aime bien »
et il répond : « on aime tous Vince quand on le connaît »
mes potes sont des amis en or massif et je ne sais toujours
pas ce que je peux faire pour mériter des amis comme eux
et mon pote le beau gosse
qui est aussi
un enfoiré avec les femmes est fou d’elle  et elle est folle de lui
mais ils ne savent pas s’accorder, bordel, c’est tellement chiant l’amour
ils ont baisé ensemble tellement de fois qu’on devait les marier d’office
-       j’ai souffert pour lui tu sais
-       tu aurais du rendre coup pour coup dis-je
Puis :
-       le beau gosse veut me niquer encore une fois et son pote veut me niquer avant lui et le troisième veut avoir raison, et toi, tu n’en as absolument rien à foutre de tout ça
et son jugement me semble équitable
et
elle affirme ne pas vouloir baiser avec moi et je lui dis qu’elle devrait
arrêter de se la jouer, si j’avais voulu baiser avec elle, je n’aurai pas été
aussi sympa et elle ne se défend pas, tous les deux nous savons qui elle est
et merde, pourquoi c’est toujours la même histoire, l’amour
c’est un truc de roman, le mensonge des mots et des regards, derrière
le cul réclame une violence qui exclut
la mièvrerie des sentiments
et la fille qui ne me déteste plus va aller en boite
elle veut se taper un serveur bien qu’elle soit persuadée qu’il a une petite bite
et je me dis que finalement, la taille de ma bite ne m’aide en rien
mais c’est une réflexion personnelle et hors sujet
et ne crois pas que je frime, je n’ai pas 22 cm non plus
mais bon ça va et
ici à cet instant le sang ne coule pas, c’est juste que le bonheur est une chimère
                        la trace intangible du doigt de dieu dans le bleu inaccessible
                        du ciel, c’est comme embrasser le vent et avoir une érection
                         tout ce qui est irréel ne soulage pas
et je pense qu’on s’en fout qu’elle se tape le serveur ou pas, à 6 heures du matin
c’est mon pote le beau gosse qu’elle voudra, et peut-être qu’elle l’appellera
lui dit-elle pour confirmer mes pensées intimes, moi
je la regarde et je me demande encore ce qui l’a brisée, je n’ai aucun doute
que quelque chose l’a brisée, on dirait qu’elle vit avec un couteau
planqué dans la manche pour poignarder un dos, crever un regard, ouvrir
une gorge et elle semble capable de le faire pendant ton sommeil
et je bois comme
quand j’étais encore jeune il y a six mois
et quand je rentre je pense à celle qui a allumé quelque chose en divers endroits
de moi (poitrine ?)
cet après midi dans son supermarché,
je me répète comme un mantra bizarre que ma Rolex est en toc, j’encule Séguéla
et maintenant, la brune magnifique ne vient toujours pas me parler
Quelle aille se faire foutre avec son poke de merde
Elle aussi sait où me trouver !!!
et
Rien ne semble décidé à me sauver de tous ces sévices secrets que je m’inflige
mon venin coule encore dans mes veines mais lorsque j’ouvre les yeux
je suis celui qui entend le désespoir dans chaque rire

vendredi 9 juin 2017

Les flammes de 17h17 environ, ce jour

Dans le supermarché
Trois citrons bio
Un sac d’oranges bio
De la lessive non bio
Je suis un homme de contradictions

J’arrive à sa caisse
Elle me lance un « ça va chéri »
Se penche et m’embrasse sur la bouche
Voilà les flammes qui se rallument

« c’est moi qui te perturbe ? »

oui ma puce, c’est toi
je me souviens de cette voiture
la mienne, des années en arrière
sous la neige
tes seins incroyablement vrais et lourds
ta peau cuivré et tes yeux dorés
le feu qui dicte sa loi et le son de ton plaisir

et la, si près mais intouchables
ton joli petit cul et
le reste de ta perfection physique
ta manière de jouer
tu m’as à ta botte ma puce
tu sais juste trop bien y faire

            je connais ton art pour les dérobades
            c’est toi qui choisiras s’il y aura un autre
            où et quand
            et d’ici là, tu joues/je ronge mon frein
            et je noie mon désir dans les souvenirs

17h17 environ ce jour,
en plein supermarché
Je voudrais qu’ils crèvent tous
Que les mouches dévorent leurs cadavres
Et que nous restions
Seuls toi et moi ici ou n’importe ou
            Rue/parking/océan/suite présidentielle…

et je lécherais chaque centimètre carré
de toi

tu me rends dingue ma puce, vraiment dingue

Sous le soleil tout doit briller, j’étais si laid quand vous étiez si beaux (Dieu réside dans l’éphémère battement d’ailes du papillon blanc)

Des déchets, des charniers
Des âmes aux regards déchirés
Arpentant
Des rues vides de sens
Dieu réside dans l’éphémère battement
D’ailes du papillon blanc et
Le bleu de cette terre est un cache misère
Dessous tout est sang
Et poussière
C’est ici que je dis, vagues
Et marées usent la muraille
De pierres précieuses qui emprisonne
Quelque chose que je trouvais
Beau
Que je croyais pur, oublieux de ma facilité
            à me fourvoyer
Dans les méandres de mon esprit avide
de sa propre reconnaissance et vient l’instant
où à se niquer
soi-même, on efface la vérité de son reflet dans les yeux
qui nous aiment
et quand tout s’écroulera, j’affronterai
mon vrai visage seul dans le miroir
avec mes fêlures pour combattre
les cicatrices et les brûlures
à verser sur les plaies, et la lune
et les loups hurleront ma revanche
j’assénerais des coups d’estoc et de tailles
sous pavillon noir
Pour mes ennemis, des punchlines comme des balles
de 9 mm dans leur têtes stupéfaites de mon nom
sur l’affiche, d’eux j’ai tout appris
l’oseille c’est la liberté des plages privées
la cirrhose aux cocktails, le cancer aux cigares de Cuba
Un jour ma vie
sera ma chienne
Obéissante et amoureuse au bout de la
lèche
En attendant je distribue les crochets
aux mensonges
avec la vigueur du fou déchantant
quand il comprend
que l’amour
c’est du toc
            (ouais bébé,
            l’amour ça rend faible, ment !)
Sous le soleil, tout doit briller
Je suis champion du monde sans scrupules
            Le roi du crépuscule à la couronne serti d’une âme obscure
Souvenirs d’en face, maigrichon en manque d’amour
je cherchais en vain une place où m’asseoir
sur le banc d’essais et voici qu’il
m’a fallut si peu d’existence pour réaliser
- attention, maquillage de circonstance -
la laideur se cache au jour le jour
mais
cruelle infamie si tu la portes
sur ton visage, l’innocence disparaît
étranglée dans les moqueries adolescentes,
Hier les arrogantes top modèlent mes larmes jusqu’à en faire une arme
Quand la nuit tombe, je brise les dents blanches de leurs
Trop confiant amants
            Apprenez mes beaux
            la beauté n’est qu’un répit
            que la roulette rustre
n’accorde jamais au laid, retenez la leçon
mes belles
la beauté
n’est jamais que le début
D’une lente agonie, tout devient
Vieux et
Rien n’est jamais mieux
Sinon le passé
car le passé
est illusions d’optique
S’il veut survivre, le chien doit mordre
Mais surtout ne pas semer le désordre
Sous peine de finir abattu sans débats
J’ai compris et subit les marques
au fer rouge de honte
Vous aviez le nombre et quelque chose
Que je n’ai jamais eu
J’ai serré les poings au fil vos guillotines
et mes mâchoires
Blanchissent quand je me souviens
De l’arrogance et du mépris
Vous m’avez si souvent jugé
Quand mon péché était de vouloir
Vous ressembler
Et d’autres auxquels j’ai cru
m’ont si souvent trahi
Quand je leur offrais mon flanc
Pour protéger leur suite
            Vous aviez la beauté et vous aviez l’argent
            Mais la beauté n’est qu’un répit
            Un jour vous aussi
            Vous serez laid,
                        Laid à l’image de ces Dieux qu’on utilise impunément
                        Pour justifier tant de crimes, il vous restera
Peut-être l’argent mais
            Votre beauté sera oubliée et je vous offrirais mes rires moqueurs en guise
                                                            De cercueil
                                                            Quand je vous enterrerai vivants
                                                                                    Vous qui étiez
                                                                                    si morts
                                                                                    Quand mon péché
                                                                        était de vouloir vous ressembler

dimanche 4 juin 2017

Deux jolis seins débordant d’un soutien-gorge rouge

J’ai bien reçu la photo de tes seins l’autre matin
et j’ai eu des réveils pires
et des nuits amplement plus difficiles
que d’ouvrir les yeux et regarder
ce délicieux et délicat message
sur mon téléphone
                        - deux jolis seins débordant d’un soutien-gorge rouge -
et je songe que
t’avoir eu une fois ou deux
dans mon lit ou ailleurs
et dans ma vie de déglingué
toi, ta jeunesse et ta beauté stupéfiante
C’était comme gagner au loto
Se faire sucer par une star de cinéma
            dans les toilettes du palais du festival
de cannes pendant la cérémonie de remise
des  prix
            toi, baume apaisant versé sans restrictions
sur les brûlures à 40 degrés de ma vie ethylique,
le remède miracle à
toutes mes gueules de bois et à mes dépressions
            chroniques
et savoir que de temps à autres
au moment que tu choisiras
avec ta manie de contrôler
tout ce qui est notre jeu secret
tu vas m’envoyer une photo
de ton joli corps et me dire
« il n’y a que pour toi que je fais ça »
c’est traverser la nuit en sachant
qu’il y aura une lumière au bout
du tunnel, une pièce de monnaie
glissé dans la main du mendiant
ô divin bordel, je suis le plus chanceux
des fous, tu existes et tu penses à moi
et je reste pantois parce qu’il n’y a jamais
eu un prix à payer pour tout ça, toi, tes rires
et tes selfies plus ou moins nus et je sais que chaque
seconde de toi est une étincelle de sincérité
tu n’as jamais su simuler l’intérêt et il n’y avait
aucune nécessité à m’approcher de près ou de loin
et putain, t’es venu vachement près
si près que tu n’aurais pas eu besoin
de la moindre lame pour m’ouvrir
le cœur en deux afin d’en ôter
ce qui restait de souffle de vie
et je reste fasciné par l’incessant manège
de tes cheveux longs et je sais
que je ne pourrais jamais oublier le gout
de tes lèvres et le son merveilleux de ton plaisir
et quand le temps m’aura tout pris pour de bon
tu resteras ma victoire secrète
mon imméritée récompense
une erreur de la banque céleste en ma faveur
que le divin caissier aurait oublié de régulariser
et les putes peuvent se trouver un autre trottoir
que mon existence
pour traquer le micheton, tu as rendu terne
jusqu’aux cinglées psychopathes à la jalousie
dévorante et dangereuse
            et j’ai fait en sorte de ne pas te le dire
            par crainte plus que par pudeur
            mais tu sais ,
depuis que tu as eu la bonne idée de croiser ma route
et de laisser une empreinte de toi dans le creux de mes draps
            j’ai beaucoup moins froid

vendredi 2 juin 2017

Un jour j’habiterai pas à Los Angelès

Un jour j’habiterai pas à Los Angelès
Sans doute parce que je suis trop vieux
Pour la coke et que la vodka est devenu
Plus forte que moi
Mais j’aimerais bien rouler là-bas
Sur un vieux V-Twin, tracer la route
Jusqu’à Las Vegas
Ou me perdre quelque part
Dans les terres navajos
Et aussi me faire sucer la queue
Par Amber Heard, ouais rien que ça
Les jaloux diraient, putain elle a eu johnny
Et maintenant elle est avec ce type
Qui écrit des trucs mauvais, qui est laid
Même pas riche, mais qu’est qu’elle lui trouve
            Il paraît même qu’il aurait couché
Avec des actrices pornos et que les françaises
L’indiffèrent, pas de doute, ce type est dingue
Et pervers
Et les jolies américaines, se demanderaient
Quel est mon secret, et je leurs dirais
Que je met la fessée plus fort que les autres
en incluant Johnny
Et  pour la plupart, elles aussi finiraient par me détester
mais pas toutes
et j’écris ce truc
Parce que des fois, j’en ai rien à foutre
                                    De redescendre
Sur terre
            il y a trop de morts inutiles dans le gris sordide
                                                 de votre réalité