Et maintenant
mon coeur est mort
mon coeur est mort
et une femme qui ne m'a pas vu depuis au moins 18 ans se rappelle
que j'étais un beau blond
et moi de mes yeux fous, je songe que j'ai grandi en croyant que l'insouciance était une arme
mais que rien ne m'avait préparé à ce que je suis devenu
le temps rend la laideur encore plus effrayante
j'ai finit par aimer la sublime tristesse de la musique classique
et quand vient l'heure du pas de danse
je veux me souvenir que la rage me tient debout bien après que la nuit soit tombée
et tout ce qui souffle sur ma peau, c'est le vent et pas ton souffle
et tout ce qui souffre sous ma peau, c'est du vent et pas ton soufre
Les étoiles continuent de briller après leur mort me dis-je, et il est bien que l'on m'oublie avant
la mienne
il y a quelque part une jolie trentenaire
je songe à sa peau et au rose qui lui va si bien, son cul est une oeuvre d'art et elle aime qu'on la fouette
ses yeux me rendent amoureux
elle est dangereuse et j'aimerai jusqu'à la fin recevoir ses mots parfois sales dans la nuit
et celle que je baise dit qu'elle prend gout une certaine violence et que les autres lui semble ternes
et celle que j'ai plaqué contre un mur il y a longtemps me demande si moi, j'aime la violence
et je réponds que j'imagine que je pourrai y prendre gout
l'intensité, l'intensité, mon défibrillateur personnel
ce que j'ai léché m'a laissé et je ne laisse rien au monde, sinon quelques misérables poèmes en
guise de témoignage d'une vie aussi inutile que la fatale disparition qui la conclura
et maintenant mon coeur est mort mais les femmes sont toujours aussi belles
et je connais des instants où
je ne me suis jamais senti aussi vivant, je n'aime pas la bagarre mais j'ai toujours aimé boxé