mardi 1 septembre 2026

défibrillateur personnel

Et maintenant 
mon coeur est mort

et une femme qui ne m'a pas vu depuis au moins 18 ans se rappelle
que j'étais un beau blond

et moi de mes yeux fous, je songe que j'ai grandi en croyant que l'insouciance était une arme
mais que rien ne m'avait préparé à ce que je suis devenu
                                                  le temps rend la laideur encore plus effrayante

j'ai finit par aimer la sublime tristesse de la musique classique
et quand vient l'heure du pas de danse
je veux me souvenir que la rage me tient debout bien après que la nuit soit tombée

et tout ce qui souffle sur ma peau, c'est le vent et pas ton souffle
et tout ce qui souffre sous ma peau, c'est du vent et pas ton soufre

Les étoiles continuent de briller après leur mort me dis-je, et il est bien que l'on m'oublie avant
la mienne

il y a quelque part une jolie trentenaire
je songe à sa peau et au rose qui lui va si bien, son cul est une oeuvre d'art et elle aime qu'on la fouette
ses yeux me rendent amoureux 
elle est dangereuse et j'aimerai jusqu'à la fin recevoir ses mots parfois sales dans la nuit

et celle que je baise dit qu'elle prend gout une certaine violence et que les autres lui semble ternes
et celle que j'ai plaqué contre un mur il y a longtemps me demande si moi, j'aime la violence
et je réponds que j'imagine que je pourrai y prendre gout

l'intensité, l'intensité, mon défibrillateur personnel

ce que j'ai léché m'a laissé et je ne laisse rien au monde, sinon quelques misérables poèmes en
guise de témoignage d'une vie aussi inutile que la fatale disparition qui la conclura

et maintenant mon coeur est mort mais les femmes sont toujours aussi belles
et je connais des instants où
je ne me suis jamais senti aussi vivant, je n'aime pas la bagarre mais j'ai toujours aimé boxé