j'aurai sans doute du
t'aimer
te donner plus de prix
t'offrir ce que tu méritais et prendre le risque que cesse l'illusion qui rejoignait ton lit en riant
mais j'étais lâche et égoïste
oh dit l'homme qui aspirait à vivre et mourir sans s'excuser
je suis désolé
j'avais si peu d'amour pour toi
je croyais que la gloire viendrait et que les femmes la suivraient
je croyais que j'étais doué, je croyais que j'étais fou
je croyais qu'une m'était destinée et que lorsque je la trouverais jamais elle ne s'enfuirait
la sueur collait tes cheveux autour du bleu de tes yeux, après l'amour
et tu voulais
des choses excitantes, la lumière allumée pour que les voisins s'excitent en nous regardant planqués
derrière leur rideaux
tu aimais qu'on te regarde
et j'aimais ça
il n y a eu ni gloire, ni femme, ni rien pour moi
et quand je te croise tes yeux ont encore la bonté de briller
comme si tu connaissais un secret sur moi que tant d'autres ignorent
comme si malgré toutes les raisons que tu aurais de le faire, tu as décidé de ne pas me détester
(la lumière dans le bleu de tes yeux en guise de pardon)
oh dit l'homme qui aspirait à vivre et mourir sans s'excuser
je suis désolé
j'ai eu si peu d'amour pour toi
moi, l 'homme tel la drogue qui parcoure les veines et disparait en ne laissant qu'un manque
moi, l'animal, la bête infidèle, qui se nourrissait de ton corps
et cette nuit là, juste avant que l'étreinte nous éreinte, nos peaux nues collés l'une à l'autre
dans ton salon, la colère était dans ta voix quant tu me demandait
est-ce qu'elle te fait l'amour comme moi, est ce qu'elle te suce comme moi ?
et tu faisais tout ça en mème temps sous la lumière jaune et ce sexe là était dingue et
tu étais si belle et je ne savais pas te le dire
mon dieu, que les hommes sont lâches et menteurs et je suis l'un d'eux
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