vendredi 29 novembre 2013

Le hurlement du loup nécessite la lune et la nuit


Recroquevillé contre un
mur, 
J’ai rêvé de tes yeux noirs
            et du goût rouillé d’un flingue
dans ma bouche,
            vivre c’est comme s’ouvrir les veines
            avec du fil barbelé,
dans la nuit, j’écris
                        comme je crie


Ton piRe ami

Je suis ton pire ami
            avec ma sale gueule
ma grande bouche et mes gros sabots
            jamais assez bien
toujours trop fou, obsédé sexuel
et autres folies,
            tu aimais ma lumière
mais les ombres ont gagné
                                    je me suis brisé et
            j’ai eu du mal à me reconstruire
toi, tu as passé tant de temps
            à tenter de tout remettre
dans l’ordre, déteste moi d’avoir
échoué, aime-toi d’avoir essayé
je suis chien
fou et électron libre dans la nuit
            et l’alcool, je
suis dehors à aimer le froid
            à me noyer loin du soleil
tu as sans doute raison,
            ne me pardonne pas
d’être ce que je suis,
            ne me pardonne pas
puisque
je suis ton pire ami
ton silence est ton droit mais
            peut-être devrions-nous
nous
en
parler
quand
tous
les
autres
t’auront
trahi
            tu sais il y a de l’amour dans l’étrangeté de mes
regards,
            la nuit parfois je te parle, je te demande
            si tu vas bien, les murs jamais ne répondent
            je pense toujours à toi
                        quand résonne la douce voix
                                                            de
                                                            Tori

lundi 25 novembre 2013

Bad boy

petite blonde aux yeux bleus
tu t’es penchée vers moi
            tu es mon secret as-tu dis,
            il n’y a que toi qui me fait ça
            qui me le fait comme ça,
peut-être mentais-tu, peut-être pas
un jour je t’ai tenue par la main
et on a baisé dans les chiottes d’un
avion et je t’ai oubliée comme j’oublie
tout ce qui ne me vole pas le cœur
est maintenant, bien des années plus
tard, tu es là, couchée sur le papier
offerte comme tu t’offrais à moi
dans un lit ou contre un lavabo
de plastique, je pense à toi
et ma queue est dure,   
            tu méritais
bien plus que ce que je t’ai donné
la sincérité vois-tu
ne rapporte rien dans ce
monde, moi j’avais besoin
de ce que je lisais dans tes yeux car
il faut qu’on m’aime pour que je
            puisse m’aimer
tu avais
juste choisi le mauvais garçon

Frustration et electro-pop

Jabberwocky – photomaton- à fond et
            en boucle sur l’ordi, besoin
d’un corps qui se déchaine sous le mien
            d’un regard où brillerait
            des paysages et des promesses
                        d’esclavage, besoin
besoin
besoin
envies et désir courent dans mes veines
            reprendre la route, reprendre
                        l’amour, rien que la solitude
à chaque réveil, parfois je crois que je pourrais
            tuer pour me sentir vivant, parfois
                        je me crois immortel
            mais ce ne sont que des mensonges
                        j’ai le cœur d’un enfant
            posé dans un monde qui ne veut
            guère de mon sourire,
j’ai péché et j’ai trahi jusqu’à moi-même,
le noir et les ombres se lisent sur les radios de mon âme
 je prend la route, je prends la vie
à bras le corps, à bras le cœur, j’ai connu des sourires
qui sonnaient tels des coups de fouets,
            j’ai su mentir mais je n’aime pas me cacher
            mes vérités sont mes erreurs et
les manches des couteaux émergent juste sous mon omoplate
gauche,
parfois quand j’ai
le souffle court, moi aussi je me donne
            moi aussi, c’est du désespoir
et alors
j’ai besoin d’un corps
qui se déchaine, d’un corps qui ne serait
pas une chaine, juste pour oublier jusqu’au
reflet du miroir,
juste pour ne pas penser, et rien au monde
ne devrait m’atteindre quand je m’endors
dans des bras chauds, le sexe est-il une drogue
            m’a-t-on demandé, son absence crée
le manque ai-je répondu, ça fait bien trop
            longtemps que je n’ai pas
                        griffé le satin d’une jolie
                                                peau

samedi 23 novembre 2013

Cette sorcellerie

J’ai lancé la voix de Tori  et la musique
m’a pris
comme seul(e)s l’amour ou la folie peuvent te prendre
Clermont-Ferrand la nuit, je suis encore
            soul, je sais le prix de la quiétude
mais je n’aime que le goût de l’intranquilité, mon âme
            se complait dans les brûlures, mon corps
s’oublie dans la luxure,
Clermont-Ferrand la nuit, ici ou ailleurs
            nous finissons bien par mourir
certains le font en silence
            d’autres préfèrent crier,
j’ignore si tu te souviens de ce regard
            lorsqu’il vrillait ton cœur, moi
je pense à celle qui pourrait remplacer hier
- ah si seulement elle voulait -
ne me pardonne pas mon amour
            si je ne peux t’aimer à jamais
pour toujours tu m’as cassé le cœur
            le souffle du vent disperse les cendres
ne me pardonne pas si tu as brisé nos chaines
                        j’ai dévoré mes veines
jusqu’à rendre chaque seconde vaine
il y a en moi un appel qui résonne, le lion
s’endort ce soir, je rêve de tes lèvres comme
d’une mise amor, je rêve d’une fuite, mais
toujours
toujours
toujours
je ne peux plus aimer, je ne sais plus
                                                désirer
            Clermont-Ferrand la nuit,
            peu importe que je meurs,
                        peu importe que je crie
d’un doigt distrait, je dessine parfois des symboles
étranges
            sur des peaux offertes
                        l’amour est un parfum de sorcière

dimanche 10 novembre 2013

Je me souviens de Vous

Je me souviens de toi nue
à quatre pattes sur le siège arrière de la voiture
et moi
debout dehors, le pantalon sur les chevilles
 en train de te défoncer
            au bord de cette route
            nationale
et tu criais, « vas-y encore, oui, comme ça »
tandis que la lueur des phares blancs
de voyageurs pressés
éclairaient par intermittence la perfection de ton
cul rougi par la violence
de mes claques
je me souviens de toi et de ta chevelure
longue,
comme je me souviens d’elle et d’elle
et d’elle et des autres et des nuits et
de l’ivresse et des matins et
des sourires
je me souviens de mes folies
et des corps chauds
je me souviens de mon amour fou
quand j’étais comme mille soleils, en train
de courir à ma perte sans le savoir,
et je me souviens des flammes
qui finirent par dévorer mon âme et je porte
des cicatrices mal recousues dans
le fond brumeux des mes yeux alcooliques
et dingues hantés par des nuits brunes et blondes
et rousses, caresses intangibles
                        posées sur les brisures
                        de mon visage
je me souviens des parfums volés
                        des baisers dérobés
des cris de plaisirs dans des avions
dans des rues grises, contre des murs et
le désir…
                        ah oui… le désir
je me souviens de l’alcool qui brise
            les étreintes, je me souviens
de celles qui disent « frappe-moi »
je me souviens de celles qui disent
                        « aime-moi »
je me souviens de toi, je me souviens
de tes jupes courtes sans culotte
dessous dans des cinémas
                        aux sièges rouges
des boules
                        de geishas enfoncées par
ma perversité dans ta chatte humide et de ton impérieuse
                        envie
            de me sucer là sans te soucier
des spectateurs captivés par
des films dont j’ai oublié
le titre,             
je me souviens
de griffures sur ma peau, de mots d’amour
            murmurés à mon oreilles, criés pendant
                        l’amour, je  me souviens
de regards verts, bleus, noirs, je me souviens
de sang mal venu, je me souviens
de morsures, de menottes, de rage de vivre,
d’appétits ataviques, de parties de baises,
de relations adultères, de jeux et
de rires, je souviens de mes mains glissées
dans des fentes offertes, de mes doigt dans
des culs serrés, je me souviens que rien
n’est beau, rien n’est propre dans
            ce monde, que l’or n’est jamais
                        que du vernis
mais le plaisir est vrai
            le plaisir se prend
                        le plaisir se donne
                        et les femmes s’offrent
je me souviens de vous, brûlantes amantes,
dans chacune
de mes nuits solitaires quand je dois
faire dormir les morceaux de ce cœur éclaté
                        par sa quête du divin
je me souviens que la morale
n’est pas pour moi mais que la langueur
            et les gémissements m’appartiennent
je n’existe que pour le «oui» enflammé
                        des lèvres peintes, pour l’ardent
            abandon des dames et de leur
beauté
pour
les culottes mouillées et les bouches avides
et je n’éprouve ni culpabilité ni repentir
puisque je possède le courage de ne pas mentir
            et voilà donc mon crime,
ma nécessité d’amour fou,
                                    moi que la solitude
brise

samedi 9 novembre 2013

Mon cœur sur le papier loin de ton regard

Si tu connaissais mon cœur, tu l’aimerais
            à la folie,
mais tu ne vois que mon visage cassé, les cicatrices
                                    dans mes prunelles
mes mains autour d’un verre, quand tu me croises
la démence court dans mes veines telle une drogue
                        enragée et l’amour je n’en veux pas
                                    quand la dinguerie dicte sa loi
            mais tu sais, j’ai rêvé
de toi la nuit dernière, et c’était bien, nous étions
            heureux de nous embrasser, comme si nos cœurs trouvaient la paix
mais voilà,
            maintenant je suis réveillé, la réalité me brûle
            tu ne penses pas à moi et je dois vivre ainsi
                                    condamné solitaire cloué sur sa croix
hier j’ai croisé une amie ivre qui hurlait « je n’ai pas de culotte »
                        dans un bar, il n’était que midi,
            et le soir j’était soul et fou, il valait
mieux que tu ne me voies pas, et maintenant il fait jour, je saigne de
haut en bas et je rêve encore à toi, je voudrais
            m’allonger près de toi et laisser ta peau
            réchauffer mon âme, mais ce soir c’est
            avec une autre brune que j’ai rendez-vous
                        je songe à mordre sa peau, peut-être me laissera-t-elle faire
si seulement tu savais comme je peux aimer
                        est-ce que cela changerai la donne ?
sans doute que non,  l’amour offert ne suffit pas,
il en faut toujours plus
            je devrais peut-être bruler ton cœur
et en faire des cendres pour que tu me regardes, plus jeune je savais faire ça
            j’étais fait de glace, je connaissais trop
les tromperies de parts et d’autres pour croire
aux regards et à la douceur qui suivent l’étreinte
l’amour n’est que le mensonge
                                                qu’en font ceux que la solitude effraie
moi je préfère mourir de froid en attendant l’incendie
                        tu m’as dit un jour que je connaissais trop bien
                        les femmes mais tu te trompes, ce sont les femmes qui ne me connaissent
                        pas assez bien,
elles ignorent que mon démon, ce sont les mots sur le papier, que pour le nourrir
                        je fuis les intérieurs calfeutrés pour affronter les flammes
                                    de l’alcool et des nuits,
Là où je sombre les lumières
            sont factices, l’ombre et le silence protègent les secrets des morsures
et du venin
                        c’est ici que je me cache
si un jour tu oses t’approcher
griffe ma peau jusqu’au sang, fais moi crier jusqu’à ce que je me souviennes
                                                que je suis encore vivant
puis ferme les yeux et endors-toi sans peur, j’embrasserai tes paupières
                        et je veillerai sur ton sommeil jusqu’au soleil

la vérité
de l’amour est une caresse, jamais une brûlure,

souviens-t-en
                       

lundi 4 novembre 2013

on apportait bien des bières à Bukowski

Je traine dans les bars et les discothèques
            parce-que c’est là que se trouvent
le vert des regards, je traine dans les verres
                        là où la vodka brûle
tu sais ici, tu te demandes bien quoi vivre
            quand l’amour n’existe pas
tu te demandes comment te tuer, mais
            la mort m’effraie, je ne devrais pas l’oublier
je traine dehors et je draine ma misère, parfois
la nuit, je suis sur que mon sommeil m’entend hurler,
            il y a quelques heures, je tenais la main
                        de cette fille intouchable
                        et j’étais comme un voleur face
aux lingots d’or dans
                        le coffre de la banque 
            parfois Dieu s’amuse à te montrer
un peu du paradis, juste après tu replonges
dans l’enfer,
            aujourd’hui débarquent deux amies
                        avec du chocolat à la barbe à papa et leurs sourires
et je me dis on apportait bien des bières à Bukowski,
            j’ai droit à ma part de chocolat à la barbe à papa et aux sourires
                                    des jolies filles
et j’ai encore de la vodka dans le corps, trois nuits
de cuite, la première, j’ai fait pleurer une fille et à l’arrivée elle me trouve drôle
            plus je suis dingue, plus elles m’aiment, je ne trouve
pas la paix avec celles-là, il faut toujours laisser flamber la folie
et le soleil est pâle derrière les nuages ce matin
 je voudrais un corps
                                                où battrait un cœur,
un corps
            qui me réchauffe et me pousse à oublier les blessures et le sang
noir, mon âme broyée, hier on a déposé
les cendres d’une amie dans une tombe et je ne savais
comment lui dire
au revoir, j’aimerais
affirmer que j’ai bu pour ça, mais ce serait mentir
            je n’ai besoin d’aucune excuse pour me crucifier
                        le nécessaire besoin de me déchirer la peau suffit
                        si un soleil couchant caresse ton cœur
                        crois-tu que tu pourrais m’aimer, moi le fou furieux ?
                                    ils te diront tous de me fuir
                                    ils te diront tous de me haîr
                                    et tu finiras par les écouter
(vous finissez toujours par les écouter,
plus ou moins vite)
                                    mais d’ici là,
tu connaitras le goût de la passion et cela te manquera
                                    dans d’autres bras et cela te tuera doucement
            toutes les nuits où tu ne m’appartiendras plus
mes caresses, c’est du feu bébé, du feu entre tes mains
crois moi quand je prétends n’aimer que la lumière
                        si ma vie est un non-sens
                        Il y a surement une déraison à ma folie
On ne capture pas une flamme, on l’éteint ou on en fait un incendie

dimanche 3 novembre 2013

Le bleu des larmes

une perfection physique,
                                    je pourrais tuer pour ce cul et ces seins
mais cela ne servirait à rien, elle en aime d’autres aux corps
            plus jeunes.


ses yeux bleus sont remplis de larmes et la nuit fait partie de ce qui la
brûle

            étrange me dis-je que parfois une chose doive être cassée
                        pour que se révèle
                                    sa beauté