vendredi 30 novembre 2012

comme un éclat de vie planté dans un cœur mort


Puisque tel est le cadeau des Dieux
tous ces
Choix m’appartiennent,
Puisque le chemin est solitude et flammes
Alors il me faut accepter de brûler debout,
Regarder la mort en face puisqu’elle rit

Car
Elle
Sait
Bien
Que
Ses
Bras
Tendus
Seront
le
dernier
baiser

            quand tous auront trahi
ma voix résonnera
            Quand les masques ne tueront plus
les désillusions
mon regard illuminera
les clairs-obscurs,

            comme un éclat de vie planté dans un cœur
mort
            qu’importe de finir en cendres !

mercredi 28 novembre 2012

Nul doute que les femmes sont plus fortes que les hommes

un autre appartement, un autre lit,
une autre fille, elle était assise sur le lit
en train de lisser ses cheveux et nous fumions
une cigarette, avalant la mort lente par bouffées

(à chaque fois qu’elle avait joui
il fallait attendre une vingtaine de minutes
avant de pouvoir remettre ça, et donc) nous étions là,
avec un verre d’eau, et je ne pouvais
l’aimer car je n’aimais plus depuis celle qui
était partie
et elle ne pouvait m’aimer car elle aimait
encore celui qui était parti,

                        (Les hommes rendent les femmes
Malheureuses mais
Les femmes brisent les
Hommes car
Les femmes sont plus fortes que les
Hommes)

on s’entendait bien, on avait des rires
Et des sourires qui n’appartenaient qu’à nous, le sexe
c’était l’éclate total, mais nous ne pouvions faire
Mieux
Elle avait encore un cœur et il appartenait à un autre, moi
                                                                        Je n’avais plus rien de tout
                                                                                                            Ça

Tuer son cœur et reprendre sa colère là où on l’avait abandonnée


Les cafards auront la planète après l’hiver nucléaire et
Les mayas disent que la fin du monde est le mois prochain
Effectivement, il faudrait que je m’envoie en l’air, je me sens
Pathétique à écrire de la poésie pleurnicharde, est ce que quelqu’un
Baise mon amour ? bien sur que quelqu’un baise mon amour,
Et ou sont passés toutes celles que je pourrai aimer ? je n’en sais
Rien, quelqu’un doit bien les baiser aussi,
à chaque jour
Que Dieu fait la vie s’enfonce toujours
un peu plus profond
et me prouve que je n’aime pas être pris
Par derrière
il y avait cette fille, une de plus, qui aurait pu
Changer ce que je suis, mais elle n’est pas venu et je ne sais
Plus
Comment la séduire
Alors aujourd’hui, j’ai tué mon cœur et repris ma colère là
                                                            Où je l’avais
                                                                        abandonnée

Montre moi un immeuble avec ascenseur et je te montrerai une pute à chaque étage

 
Montre moi un immeuble avec ascenseur et je te montrerai
Une pute à chaque étage mais chez elle, il fallait
prendre l’escalier pour arriver là
où m’attendaient ses sourires, tous les deux
on aimait
bien baiser ensemble, et un jour, dans son salon, je lui ai demandé
de monter
les bras en arrière sur le montant de la cheminée qui ne servait plus
et les pieds sur le dossier du canapé, et je suis passé entre ses
jambes pour la besogner, et  la lumière de la chambre éclairait
la pièce
d’une lueur blafarde et sans doute que les voisins ont du aimer
le spectacle, la nuit était tombée depuis longtemps et elle
nous
appartenait

samedi 24 novembre 2012

Oui j’étais soul mais les flammes dans mes yeux brillaient comme un fleuve d’étoiles dans l’obscurité la plus profonde…


La nuit dernière, une fille magnifique avec un prénom
Tout aussi magnifique, m’a refusé ses lèvres
Peintes en rouge, il est temps de se faire
Une raison, je suis trop vieux, trop fou,
Trop laid,
Et si j’avais été encore jeune et un peu beau
Elle m’aurait embrassé et dit je t’aime
Dans la minute qui suit car mes rires
enflammaient ses regards,
Mais je suis dingue et usé, son prénom
Est le titre d’une chanson de PJ Harvey
Qui parle, je crois d’une prostitué,
Mais j’ai gardé cette information pour moi
Même si
Bien
Sur
J’adore cette chanson, je ne suis pas sur
Qu’elle aurait
Aimé
L’allusion et je n’ai jamais embrassé
Une fille
Avec un aussi joli prénom,
Ses yeux avaient du vert, et moi j’avais
Envie
De lui crier
Prend moi et aime moi, mais ne me fait
Pas de mal,
Elles m’ont déjà brisé,
Mais ce n’était pas ce qu’elle attend d’un
homme,
Et toujours
Dit-elle
Elle tombe sur les salauds, et moi
à chaque fois, je les connais, elles
lui ressemblent toutes,
Elles passent à côté de moi,
Sans baisser les yeux et je reste
Allongé pour le compte sur le trottoir gris
Percé de part en part,
saignant des yeux et de partout,

J'ai volé ça

J'ai volé ça à coup de capture d'écran sur le facebook de la revue Népenthès (cliquer ici). J'en suis tout rouge et tout ému. Un grand merci à eux tous.

jeudi 22 novembre 2012

Fuir l’amour de peur qu’il me rattrape


Après ma tueuse, ( celle qui me contrôlait
avec la douceur
de sa voix, son cul parfait et ses yeux
remplis de flammes avant de m’expédier
au sol pour le compte)
la dépression m’a enveloppé
Comme le linceul se noue autour du cadavre
Je me réveillais le matin en pleurant d’être
Encore
Vivant,
C’était comme si chacun de mes battements
De cœur
Charriait
De l’acide non dilué dans mes veines, la douleur
à chaque inspiration, et il m’aura fallu arriver
(et survivre)
à la cinquième tentative de suicide tout
seul dans mon coin gris comme un grand
pour envoyer
chier
les cachets et la défaite, enfin enrayer ma chute libre
en enfer, et vendredi une brune aux yeux bleus
m’a dit « tu es surprenant vincent, vraiment…
je ne pensais pas »
et samedi j’ai vu la blonde aux yeux dorés
ça faisait un moment qu’on ne s’était pas croisé
et pour la première fois, nous avons parlé
sérieusement et elle a conclu
que j’étais doué et aussi un vrai salopard
et elle a souri en le disant puisque les femmes
aiment les salauds et s’il est sur que je me sois
relevé, je suis seul ce soir, fuyant l’amour comme
la peste, car bon, d’accord, je vais mieux - je
suis de
nouveau dingue - et sans doute fallait-il que je sois brisé
pour écrire
vrai, mais quand même, il s’en est fallu de peu
            que je ne paye plein tarif pour cette histoire
                                                                        de fous
                                    le GRAND AMOUR

petite victoire


j’étais descendu au bar de l’hôtel quand la fille
s’est pointée et m’a reconnu, on était
en été il devait être entre 8 ou 10 heures du matin
elle avait rendez vous avec un photographe
de l’équipe pour discuter d’un contrat,
elle était en avance et
elle a commandé une bouteille d’eau sans bulles
elle était chargé à plein,  drogue et alcool
ses yeux brillaient comme
des phares de locomotive, elle avait passé
la nuit dehors à faire la fête et elle n’avait
pas dormi

Elle s’est approchée
de moi et a collé sa bouche sur la mienne
d’un coup, puis elle s’est décollé et a dit
« vincent, j’ai envie »
et j’ai fait « wow » mais j’avais
compris en la voyant s’approcher
son regard était un mélange
de désir et d’amour, (le résultat d’un savant
mélange chimique dans des laboratoires non
autorisés)

elle a remis ça,  m’enfonçant sa langue
qui fouillait et tournait
autour de la mienne, elle était comme un
cocktail Molotov enflammé entre mes mains
            « emmène moi dans ta chambre je t’en supplie »
Mais j’ai refusé
            « Juste cinq minutes j’ai trop envie »

elle avait des cheveux roux
et j’ai oublié la couleur de ses yeux, elle était grande
et c’était une des plus chaude que j’ai jamais rencontré
je suis sans doute trop con de pas l’avoir baisé, mais
je savais bien
que la drogue de bonne qualité n’aurait pas été ma victoire

Cairns

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Cairn, mis en page par Jean Louis Millet, avec que des gens bien autour de ma sale tête !



 Cathy Garcia, Anna Jouy, Isabelle Le Gouic, Carole Saint Louis, Werner Lambersy, Jean-Louis Millet, Le Rien quotidien, Bruno Toméra,

À cet instant précis, planté sous une euphorique voute céleste, sans la moindre goutte d’alcool dans le bleu de mes veines


La vodka ne tue plus les voix dans ma tête,
La poésie ne les dompte pas,
Les drogues sont pour les esclaves,
L’amour n’existe pas, Dieu est bien silencieux
Et mon ange gardien tourne en rond
dans une prison sans murs,
Il aurait suffit que tu me regardes et
à cet instant précis,
Je pourrai griffer ta peau et te dire que
Je t’aime et il n’y aurai ni mensonge
ni arrogance dans ma voix,  juste une
                                    Vérité simple
Comme d’autres se réveillent
Le sourire aux lèvres, prennent leur douche
En chantant et partent joyeux au travail
(il existe vraiment des gens comme ça )
mais tes regards sont pour d’autres et
            je dois juste l’accepter et
                                                t’oublier
parfois la vie paraît facile quand on regarde les
autres, leurs maisons, leurs professions, leurs crédits
sur des voitures et des épouses d’occasions
Je me suis fait boire le sang et l’âme par bon
Nombre
D’entre eux
Et les femmes n’étaient pas en reste,
Et je crois que tout ce qui me différencie d’eux
                                    et d’elles
à cet instant précis, planté sous une euphorique voute
céleste, sans la moindre goutte d’alcool dans le bleu
de mes veines
            C’est cette certitude de n’être rien
                                    De ne valoir
                                                            rien

Dans un de ces vieux livres qu’on jette aux flammes en hiver pour se rechauffer

Je suis vidé ce soir, ma peau est  lourde comme un manteau
Trempé,
J’aurai pu aller embrasser du regard la fille aux yeux noirs
Mais je suis resté là, enfermé dans ma propre prison
Si elle avait voulu de moi elle aurait appelé bien avant
La mort de l’été,
Je suis patient comme le serpent sous le buisson,
Et mon regard est de nouveau dangereux, mais
Pas
Ce soir
Je sais bien que je suis dingue, c’est le prix
à payer
quand tu décides de laisser tes flammes en liberté mais
Je ne connais plus assez les règles pour réussir à les briser,
il suffirait d’un souffle de vent pour m’emporter au loin
mais le vent pleure
lui aussi
tous les deux nous savons bien que l’amour
                                    n’existe que dans des vieux livres aux pages
                                    jaunies

Vivre

l’enfer et le paradis sont pour les morts
moi qui suis vivant
                        je veux vivre

dimanche 18 novembre 2012

Mon ange je t’ai haïe dit la chanson


Si souvent
j’ai révé de déchirer ta peau
de mes ongles sales,
            arracher ton cœur de mes dents
jaunies
            j’ai parfois en moi
cet amour immodéré pour le feu de
            la vengeance
je suis là et je suis dingue, il m’arrive
si souvent d’être malsain
            ce serait mentir de me prétendre
innocent et de ne pas aimer l’idée
            qu’un jour tu verses pour moi
autant de larmes que j’en ai versé
pour la douceur
de ton regard

samedi 17 novembre 2012

Je rêvais d’une façon étrange de te dire je t’aime


Ma gueule cassée sous la pluie,
Mon gros bide sur le lit,
Ma folie vissée dans le regard,
                        Il y a ton absence
J’ai envie d’une cigarette et de jouer ma vie
à pile ou face sous le regard vert d’une inconnue,
juste pour oublier tous ces baisers que nous n’avons
jamais échangé
ma gueule cassée sur le lit
mon gros bide sous la pluie
Ma folie chevillée au cœur
            Ton image comme un fantôme
Imaginer le gout sucré du rose de ta bouche
Tout ça finira bien par se révéler inutile
 je sais, rien n’est plus insolite
Que l’idée de la mort quand on sent le gout
De la vie sur le bout de sa langue, moi
            Je rêvais d’une façon étrange de te dire je t’aime


Après les larmes


Sac de larmes, j’ai regardé cette
Fille et je lui ai dit :
            De tout ce qui aurait pu me tuer, j’ai toujours
préféré que ce soit toi qui le fasse,
                                                mais aujourd’hui je suis vivant
alors que nous étions tous sur que plus jamais je ne pourrai rire

Laisser nager mon regard dans le bleu de ses yeux


« je ne mettrai pas ma langue dans ta bouche car
tu mets ta langue dans la bouche de toutes les filles, tu es
surprenant Vincent, je ne pensais pas, tu as beaucoup de
charme, je n’aime pas mon corps quand je suis nue, les gens
doivent se demander qui tu es vu que tu nous embrasses 
toutes les deux depuis tout à l’heure, bien sur que j’aime
quand on me tire les cheveux… »

            je suis ce que je suis, parfois les plans se
déroulent sans accrocs et ses yeux bleus
sont magnifiques, une fois, elle a connu un amant parfait,
mais nul n’a jamais dominé son cœur

lundi 12 novembre 2012

Trois filles


J’ai embrassé trois filles sur la bouche
En guise d’au revoir et j’ai quitté la boite de
Nuit
Sous
Les regards étranges
Des jaloux,

trainant ma gueule cassé
Dans la rue, mon regard fou brûlait puisque
jamais
les flammes ne cessent de
dévorer
cette âme
            déchirée
La solitude me tendait les bras et je
suis rentré vautrer mes cicatrices
dans la froidure
            de son corps

Je t’ai laissé mon amour


Je t’ai laissé mon amour
à d’autres bras à d’autres cœurs
à d’autres combats, à d’autres chagrins
Et rien n’a plus le même gout,
Et si tu as voulu partir loin de moi
Je t’ai laissé
Vivre
D’autres folies, connaitres d’autres parfums
Et moi
Je suis là, seul sous la pluie
pris dans le vent et la tempête
Et dans d’autres bouches j’égare mon âme
Chaque battement de cœur résonne
Comme s’il était le dernier
Je t’ai laissé mon amour
J’ai guidé mes pas loin de ta route
je leur laisse tes rires et tes larmes
je t’ai laissé mon amour, aussi fort que toi
                                                tu m’as laissé

jeudi 8 novembre 2012

Aucun flingue dans le tiroir en bois de ma table de nuit

Il aurait suffit d’un flingue dans le tiroir en bois de
ma table de nuit
Pour me faire éclater
le crâne,
(Tout seul comme un grand) et
repeindre le mur en « cervelle rouge sang »

Ma pute (mon Amour) s’était barrée
Emportant dans le coffre de sa
                                    voiture
au milieu des cartons bruns, la meilleure
partie de moi
ainsi que ma raison,
Et j’en étais là, à me jeter
contre les murs, afin de simplement, ressentir une AUTRE
douleur
le temps qui guérit refusait de passer et
            je ne voyais pas comment un jour
il me serait POSSIBLE, à nouveau,  de rire,
            alors j’ai fait avec les moyens du bord,
avalé tout un tas de cachets blancs, et cette nuit,
 huit ans plus tard
après cinq tentatives de suicides pour ce
cul
un peu
plus
parfait
que
les autres, c’est sans doute
un (heureux) miracle
que je sois encore
vivant, occupé à écrire
ce que je nomme avec une certaine prétention
 ma pornographie poétique,
tout ça parce qu’il n’y avait aucun flingue
dans le tiroir en bois de ma table de
                                                            nuit