vendredi 27 avril 2012

Puisque tout me parait perdu ce soir…


J’ouvre les yeux
J’ai 41 balais,
Les poches vides
De l’alcool et de la fièvre dans le sang,

Il y a eu un tour du monde,
Des actrices pornos dans le creux de mon lit
et d’autres,
aussi chaudes

Les unes et les autres

si belles,

Il y eu le sexe violent et fou,
Dans les avions, en voiture,
Dans les rues, les forêts, les hôtels,
les cinémas et même un restaurant,

à chaque fois que c’était possible
            à chaque fois que c’était dingue

Il y a eu ma tueuse et son ventre affamé,
            me consumer, me réduire en cendres
                        pour une histoire qu’on aurait voulu
                                    plus belle que les contes

Il y a eu tout ça,
la rage de vivre et le besoin de mordre

je voulais  aimer les corps et dévorer les cœurs,

et de tout ça, il ne reste rien,
ni famille,
ni amour,
juste un ventre mou,
un crane bientôt chauve,
quelques mauvais poèmes
mes mains tremblantes, effarouchées

et ce trou dans le regard me perce
de part en part et les voix hurlent
quand je sombre

Les dieux m’ont arraché les tripes
 et les femmes…

            …les femmes
me brûlent encore

du vert de mes yeux fous jusqu’au plus profond de l’âme

mercredi 25 avril 2012

Le feu de nos yeux, le feu de nos corps


C’était fini entre nous,
Je t’avais quittée car j’étais fou
Incapable d’en laisser une me sauver
et depuis tu habitais une autre ville
et moi aussi, mais un soir on s’est retrouvé quelque part
et
Tu t’es pointée  avec ton sourire et tes étincelles
et dans ta voiture de fonction, sur un parking
J’ai sorti mon objet et tu as dit
Oh non pas cette fois, tu ne m’auras pas comme ça
fait voir si elle peut grossir !
Et tu as posé ta bouche, puis on est allé
Un peu plus loin, dans un champ
à l’autre bout duquel il y avait un camp
de voyageurs endormi et je t’ai prise
dans la nuit glacée de novembre sur
le capot de ta voiture de fonction, et tu as dit
Pas trop fort la fessée il fait froid, déchire moi !

Le feu, le feu,
C’est toujours le feu
Qui fait la différence

La mer est si loin de nous


Il y a la réalité et la folie,
Quelque chose de triste dans
Chacun de nos regards,

tu rêves d’une autre vie,
Quelque chose de magique,
Des grands murs et des grandes vitres,
De l’eau bleu javel dans un carré de béton,
Des armoires remplies de parures

chatoyantes
pour illuminer tes jours,
Sombres pour habiller tes nuits,

Et peut-être que d’un autre amour
Tu couvres tes songes,

Et moi
Je suis là,
Je ne sais que te dire,
Je sais tout ce que tu ressens
Et cette angoisse au fond de ma gorge,

Tout cet amour,
Et cette incapacité
À tout changer

Et te perdre

            Tu sais bébé… la mer c’est loin…

dimanche 22 avril 2012

Balles perdues



7h22, dimanche matin,
mes yeux sont gonflés, collés par les larmes
d’une foutue allergie,
et mon âme saigne encore,
je suis reveille,
hier j’ai oublié de sortir dévorer
le feu et je n’ai noyé
ni la folie ni les lendemains
dans la vodka et
le jour se lève et
si mon esprit est égaré
 j’ai encore
quelques poemes qui brûlent de s’évader
autant de balles perdus tirées
avec l’espoir de toucher
au coeur

Je me demande sur quelle route tu marches


Tu étais celle qui disais que toujours
Tu serais mon amie,
Mais bien sur tu es grande
Et tu as ton amour
Et tu n’es pas là,
Tu n’appelles meme pas pour prendre
Des nouvelles,
Bien sur que je sais, que la dernière
Fois,
Tu m’as trouvé un peu trop fou,
Je prend un peu de place
Et je ne suis pas très fin
Avec mes gros sabots de bois
Qui résonnent sur les carrelages en marbre
Et je ne donne pas l’impression
De vouloir m’en sortir,
De chercher à changer
Mais j’écris mieux que jamais,

Ok, je ne suis pas écrivain
Et je ne donne pas l’espoir
De me voir publier un livre
Un jour,
Ni meme devenir riche,
De quelques manière que ce soit,
Et sans doute que je finirais
Fou seul et abandonné, mais

Tu sais,

Je sais que je te dois la vie
Et que chacun de mes pas,
T’appartient, alors
Ce n’est pas grave,
Prend ton temps,
Tu peux tout te permettre avec moi,

Meme de ne pas revenir,
Mème de m’oublier à tout jamais,
Je n’aurais jamais la force de detester,
Et tu es déjà toute pardonnée
            (souviens t’en si je tombe avant l’heure,
toute pardonnée car il n’y a rien à pardonner)

Et tu as plutôt intérêt à vivre ta vie,
Dévorer chaque seconde, comme si c’était
la dernière, t’emerveiller de
chaque instant, comme si c’était le premier
si tu ne veux pas que je me pointe, (vivant
ou mort peu importe)
pour botter ton cul de lesbienne
car c’est ainsi, je sais
que chaque sourire sur mon visage
est à toi depuis toutes ces nuits
où tu tenais ma tête hors de l’eau
quand l’acide de la folie noyait mes poumons
et mon âme

et donc, je veux juste que tu saches,
            que tu me manques  petite pute
avec tes yeux marrons verts, ton
absence de poitrine et ton caractère
qui peut parfois se reveler plus merdique
qu’une soirée sans vodka, ni jolies filles
tu me manques vraiment

jeudi 19 avril 2012

griffer la Vie jusqu’au sang juste pour l’entendre crier

La doctoresse a merdé
Elle s’est trompée de pommade
et ce qui n’était qu’une lègère rougeur
Au dessus de mon bel oeil vert,
s’est transformé en un visage gonflé
comme si je venais de passer
quelques minutes sur un ring avec
mike Tyson juste après avoir insulté
sa mère
mais cela ne m’a pas empêché de
sortir me souler
et de regarder couler ma vie entre
mes doigts
nous étions six et
il y avait trois filles
à un moment elles ont relevé leurs
t-shirt pour comparer la taille de leur
seins et féliciter celle qui avait les
plus gros
puis elles se sont embrassées sur la bouche
et ont échangé leur soutien gorge
mais ça c’était après avoir joué à
“vince tu enlèves un bouton de chemise
on montre un nichon”
et bien sur j’ai fini torse nu malgré
mon gros bide car je voulais
voir les six tétons
et le patron de la boite de nuit n’a pas l’habitude
que ce soit aussi enflammé en milieu de semaine,
mais j’imagine que nous étions tous
animé du meme désir,
griffer la Vie jusqu’au sang
juste pour l’entendre crier

L’autre jour une fille m’a demandé comment je me portais et je lui ai répondu




je meurs, mon âme est en flamme, et j'ai l'impression que l'on m'a arraché la peau vivant juste pour m'entendre hurler sous la lune de printemps, bref  ca va

lundi 16 avril 2012

un million de putains finiront bien par t’effacer (les putains sont moins dangereuses)


Ça fait maintenant des années,
(Huit ce mois-ci)
que tu t’es barrée,  
disparaissant de ma vie
dans le soleil d’un après-midi
de printemps et
j’ai beau avoir guéri de toi,
tu restes malgré tout,
la seule pour laquelle j’aurai pu
            (de mon propre chef)

vendre,
Donner,
Gaspiller
mon âme et mon sang,

La seule à avoir fait battre si fort
ce coeur perdu,
Bien que tout ça,
            (cet Amour insensé
que je nourrissais pour toi)
            n’ait jamais servi à rien
mais
 (crois-moi sur parole jolie tueuse)
Cela m’emmerde plus qu’autre chose,
Qu’il n’y en ai jamais eu une autre,
qui soit venue assez près
pour me faire basculer
(tomber dans le vide la tête
la première en chantonnant)

il me faudra peut-être encore un million
De putains pour t’oublier,
Mais un million de putains seront
toujours mieux

Que m’ouvrir les veines sur une plage
de sable blanc
ou sucer le canon rouillé d’un vieux revolver
jusqu’à ce que vienne le courage d’appuyer sur
la détente et faire gicler un peu
de moi sur le vieux papier peint de ma
chambre

toi et moi, nous savons bien
Que le probleme entre nous
C’était surtout le fric,
Mon manque d’avenir,
et tout ce qui va avec

            Rien qui ne t’ai jamais rendu fière
                                    de       
                                                moi
Pour le reste,
(Notre parfaite entente sexuelle
et nos rires)
Cela valait peut-être un peu plus que
le modeste prix que tu m’as accordé,
           
Mais je confesse n’avoir jamais
réussi,
            (pas un seul jour)
à te donner ne serait-ce qu’un aperçu
de la vie dont je rêvais pour nous
alors que ton insolente
et parfaite
beauté
aurait pu t’offrir le monde

je n’étais qu’un looser de plus
sur ta route et
depuis nous,
tu as fait bander une bonne partie
de la population masculine de la ville
quand tu bossais derrière le comptoir de
cette boite à la mode
(comme quand tu te contentes
de marcher dans la rue)
et tu as parcouru un sacré bout de chemin

et si je sais ce que t’ont fait
les autres
(avant ou après moi)
et si la vie n’a jamais été tendre
pour toi,

Tu as fini par obtenir, je crois,
tout ce qu’il te manquait

            Ton 4X4
                        Ta maison
                                    Ton enfant,
           
pourtant,
quand je te croise, je ne retrouve plus
Celle que j’ai aimé jusqu’à la folie
(comme si une nuit sans étoiles
avait envahi ton regard)
mais
je ne suis
(je ne me sens)
en aucun cas responsable de la colère
ou de la rancœur qu’il me semble déceler
au fond de toi

Pour ma part j’ai continué,

Libre,
(Sans règles ni chaines,)

Et toutes ces nuits que je passe à coucher
De la pornographie plus ou moins poétique
Sur du papier blanc rendent mon sourire
étincellant,

et sans doute
que ma vie de dingue et seulement
950 000 putains
suffiront
pour
finir par t’effacer pour de bon
toi et le goût
       sucré
  de ta jolie peau

On the sofa


samedi 14 avril 2012

rendre l'âme

Oh tu sais,
bientôt je vais rendre l'âme,
et laisser les limaces dévorer
tout ce qui restera de moi,

        ce coeur
         ce corps
          cet esprit rongé par la folie

et des larmes, verseront les soleils
et des rires, secoueront les diables

et toi
beauté parmi les beautés
oracle en ton domaine
usée par la démence
mais encore rieuse,
la cigarette arrogante glissée
entre tes doigts jaunis

        ne me déteste jamais plus
        que tous ces soirs
        où l'on s'est tant
                               aimé

                déchirants nos peaux de nos ongles
                                      affamés

vendredi 13 avril 2012

Noyé dans la démence


Sur ma nuque,
            (douce caresse)
le souffle chaud
de la folie et
sans doute, ainsi,
            cesserai-je d’avoir froid !

Noyé dans la démence,
            Reprendre ma respiration

mardi 10 avril 2012

S’ouvrir les veines loin du vent


Bébé, les anges encore une fois
volent trop haut et
Je rampe bien loin de leurs doux
baisers
L’amour est mort et Dieu n’entend jamais
les larmes, dis moi,
J’aurai besoin d’un peu d’adrénaline
En as-tu à revendre ? il faut que je file
plus vite que le vent, mais
Je me sens aussi inutile qu’un revolver vide
Et donc, je me fiche de perdre le nord
puisque je nage derrière la caravane,
Tout comme je me fous de la couleur
De tes cheveux ce matin
Laisse moi juste allongé à gémir
sur le sol, je crois bien
que le vrai danger,
- celui qui te descend pour le compte -
Ce serait
de laisser battre mon coeur
au fond de ton regard
il faut que la vérité soit laide
pour qu’on puisse croire aux mensonges

Quelque chose coule de mes yeux


On finira tous par crever,
la plupart brisés en deux dans les
mains de la vie,
Fauchés en plein vol pour les plus
Chanceux

Quelque chose coule de mes yeux
Et ne ne sont pas des larmes

J’ai posé une dague
Sur le canapé
les dagues sont pour moi comme  les jolies femmes
j’aime ce qui peut percer le Coeur

Et je me dis, ce serait si simple
Puisque je ne peux me souvenir
d’avoir aimé ces dernière années

Quelque chose coule de mes yeux
Et ce n’est que du sang

Parfois je mens
Parfois je pleure
Parfois je meurs

Quelque chose coule de mes yeux

Je voudrais tout ton amour,
mais
tes lèvres sur mes paupières
n’empêcheraient pas mon regard de crier