samedi 30 avril 2011

La vie a déjà eu ma peau

Ecorché vif

        Brisé par mon Amour

Les reflets aciers
De mon regard
Sont ceux de la lame

         Qui perce mon cœur

Que devient l’Âme
Quand le cœur cesse

         De respirer ?

Les femmes sourient
à d’autres corps

        sous d’autres caresses

Il y a du sang sur la route
D’autres sont déjà morts

         ici

Et ces larmes sont les
Leurs,

         Les nôtres,

Je suis de ceux
Qui prennent la vie

         De plein fouet

vendredi 29 avril 2011

Et toutes les nuits les grillons chanteront pour nous car l’été durera éternellement

Assis près d’une rivière
Quelque part
Tu seras là

Je caresserai
Ta longue chevelure
ta peau aura le gout
De la fraise et
tes lèvres
couleur grenadine
réclameront un million
de baisers fous

L’Amour sera
Ton sourire posé sur
ma peau frêle
Un rire et des
lumières folles dans
chacune de nos caresses
Tes cheveux
virevoltants
dans
le vent d’été
une flamme bleue
Au bout de nos regards
De la musique douce
jouée sur un piano rose

Les blessures appartiendront
à d’autres et les cicatrices
Seront pâles

Je me pencherai
Vers toi pour murmurer
A ton oreille

           Nous sommes tous fous
          Nous sommes tous morts
         Ne les laisse pas m’arracher
       Le Cœur


Peut-être qu’en souriant
Tu décideras de me
Sauver

à moins que tu ne préfères
Fumer doucement
une cigarette

jeudi 28 avril 2011

Il y a longtemps, la béatitude

Je me suis assis
dans ce bar
Sur le port
De La Rochelle,
Et j’ai rêvé
D’une histoire
Que je pourrais
Ecrire
D’une fille que
Je pourrai aimer

J’étais jeune
Mais
pas moins fou
Moins brisé
certainement

Le vent soufflait,
Et j’étais seul
En terrasse

Nous étions en
Octobre
Ou novembre
Et moi
Je buvais un chocolat
Chaud
Et beaucoup
De choses
Me semblaient
Sans valeur
Ou
Tout simplement
Pas faites
Pour moi
Et je me
Sentais bien

Elle dort contre moi

        Au petit matin
Elle dort contre moi
177 centimètres
de jambe de cul et de seins
(bonnet D)

        Elle se frotte à moi
Pose ma main sur sa poitrine

        Plus tôt
je l’ai enlevé
Du bar où nous buvions
Pour éviter que six ou sept
types ivres
Ne la violent sur le comptoir

        Elle était trop
brulante pour leurs
nerfs fragiles

        Elle est la fille
la plus difficile
Que je connaisse

        Elle abandonne
son corps au
premier venu
et aux suivants aussi
ne dédaigne jamais
Une jolie fille
(Les jolies filles ne lui disent
jamais non)
Mais jamais
Personne
N’atteint son cœur

        Plus jeune,
Un garçon qu’elle aimait
la brisa
En mille morceaux de cristal
Elle dut faire de même
Pour survivre
Et plus jamais,
Elle n’aima

        Depuis
Son cul est son arme
Mais c’est sur elle
Qu’elle la pointe

        Si tu pouvais voir
La beauté et la douceur
Derrière la folie
Si tu pouvais
Caresser son cœur

        Son cul est l’arme
avec laquelle elle ouvre
Ses veines et son âme

        Elle tue
l’Amour
Car l’Amour l’a tuée

       Je connais
toutes les larmes
Que verse son
        Âme

mardi 26 avril 2011

L’amour a toujours eu les cheveux longs et des flammes dans les yeux

Je me demande pourquoi
Mes amours ont toujours eu besoin
De plus

Il leur en fallait toujours
Plus

Plus d’argent
Plus de maisons
Plus d’enfants
Plus d’avenir
Plus de carrière
Plus de ci ou de ça
Plus de quelque chose

La folie des hommes
Tuera ce monde
Avant mon amour
Pour toi
Disais-je

Mais elles tuaient mon amour
Avant que la folie des hommes
Ne règle son compte au monde

Je n’étais jamais assez

Et je reste seul
Avec des intestins
Un foie
Des yeux
Un cerveau
De la chair
Pour abriter une âme

Et je reste seul
Avec des souvenirs
De la solitude
De la folie
Des émotions
De quoi bruler cette âme
Emprisonnée
Trop près de mon coeur

L’amour t’étrangle comme
Le bourreau et son lacet
Dans le soleil du matin

La solitude
N’est qu’un des visages
De la patience

Comme si je n’avais rien appris
Je pense à cette blonde
Aux yeux dorés,

Mais
je ne l’attend pas

J’ai appris

lundi 25 avril 2011

Sens-ibilité

La pluie a un sens
Le soleil a un sens

Les fleurs, les abeilles,
L’araignée…
Elles ont toutes un sens

Les mouches et les asticots
Sur le cadavre d’une biche
ont un sens

Où que je regarde, chaque
Chose semble à sa place
Justifiée
Nécessaire à la vie
quand moi je tourne en rond
Sans savoir quel sens
Est le mien

Et
les étoiles rient
En pariant
sur l’instant
De ma chute

samedi 23 avril 2011

Et ce cœur ne bat déjà plus

Blondes ou brunes
mes âme-sœurs
S’en sont allées depuis fort
longtemps

Et je reste fou
Vide d’amour

Un mannequin de paille
Juché sur sa montagne
De déséquilibres

Les amis trahissent
On trahit ses amis

Le vent souffle et
attise les flammes

Laisse moi un fauteuil
Un jardin, un chien
De la poésie brulante
Garde la vodka
Et partageons nous
les filles aux âmes
dévorées et aux corps
chauds

Je suis celui qui
attend la mort
en sachant qu’après
Seule l’attend
La solitude

Et ce cœur ne bat déjà plus

Billard, Fléchettes, alcool, amis et une jolie fille autour

Il y a longtemps,

Une nuit et cette
fille aux yeux
Remplis de colère,

Nous avions tellement bu
Et nos rires résonnaient
Jusqu’aux étoiles

Nous jouions au billard
Dans Paris
Les barmen étaient mes potes
Ils refusaient
Qu’on paye

Le gérant était mon pote
Il refusait que je paye

Il a fallut que je menace
De me vexer
Pour qu’ils encaissent au moins
ma tournée
Ils sont ainsi,
Mes Potes

J’ai perdu au billard
Puis on a joué aux fléchettes
Avec des vigiles de discothèques
Des gars des pays de l ‘est
Que rien n’effrayait
A l’amitié solide et fière
Et je ne me souviens plus
Qui a gagné aux fléchettes
Surement pas moi

Mes nuits étaient comme ça
A cette époque
Avec de l’alcool et des amis
Parfois des filles aux yeux
Remplis de lumière et
D’émotions

Je laissais la vie courir dans mes
Veines
L’illusion de croire que je serais
Assez fort
pour la dévorer en premier

vendredi 22 avril 2011

Le cafard bleu enroulé autour de mon cœur

Une carcasse vide
où se bouscule quelques mots
Une âme en fuite
Un cœur en morceau
Même plus de feu dans
Le regard
L’armure est rouillée
la lame est émoussée

Je suis comme un gamin
A qui on aurait appris
Que le ciel n’est qu’un
Fleuve
De boue grise et
Que la pluie
jamais
ne lavera
ses péchés

Ils ont fini par avoir ma peau
Tous ces bouts d’existence
Liés par le fil
De ma vie

jeudi 21 avril 2011

Les femmes sont passées et il ne reste pas grand-chose

Je suis comme une prairie
dévorée par un incendie,
Un tas de cendre grises
insensible au plus beau
des soleils

C’est mieux ainsi
Dit l’artiste
En moi
Ta poésie est meilleure
Quand tu es seul

D’accord, si on veut

L’auto encensement est
Bon pour le moral

Le manque d’amour pousse à l’alcoolisme
Il pousse aussi à croire
Aux illusions et
La première qui pointe le bout
De son soutien gorge ressemble
à Marylin
Jusqu’au jour où les masques
Volent en éclat

Le manque de sexe pousse au viol ou
à la fréquentation des prostitués ce qui
n’est pas bien différent pour celles
qui subissent l’un ou l’autre

Pour toutes ces raisons
Et d’autres
Plus ou moins valables
inavouables
je me ferais bien sucer
Ce soir
Et demain aussi
Par une jolie fille aux yeux verts
Avec un tatouage sur la peau

Et si elle n’est pas tatouée
Et que ses yeux sont dorés
Aucune importance

A certains moments
Les caresses et les mots tendres
deviennent NÉCESSAIRES

De la pure douceur
à verser délicatement
sur les plaies
De ceux que l’Amour
a brulé vif

mercredi 20 avril 2011

Celles qui commencent ainsi sont toujours celles qui pleurent le plus fort pour le salopard que je suis

Elle m’a regardé et m’a dit
C’est toi Vince ? Je sais qui tu es !
d’une voix aussi froide que son
Regard vert
Avant de s’asseoir sur les genoux
Du type qui la voulait si fort
En me tournant ostensiblement le dos

Visiblement, on l’avait prévenu

Alors j’ai mis en pratiques ce que les putes
Et les cinglées m’avaient appris
Les petits trucs pour parvenir à
Ses fins
J’avais toute la soirée pour ça.

Au petit matin
Dans sa voiture blanche
Sur le parking d’une station de lavage
J’avais une main dans sa culotte
Et ma bite dans sa bouche
Tandis que le type qui la voulait si fort
Devait se branler
En pensant à elle

Une semaine après, elle prenait
Un appartement avec son homme
Et je venais pendant qu’il travaillait
La baisant dans le salon,
Le lit et sur le plan
De travail de la cuisine
Car personne ne l’avait jamais
Prise sur n’importe quel plan
De travail
De n’importe quelle cuisine

Parfois, le soir, je la rejoignais
à la sortie de son travail
et nous buvions un verre
de menthe ou un chocolat
chaud
dans un bar discret
en souriant comme des
enfants
je caressais ses cheveux noirs
et je savais que je l’aimais
bien

Mais je suis celui qui ne croyait
En rien
Et ne voulait rien
Alors au bout d’un mois
Je lui ai demandé de choisir
La date de notre séparation
Mais elle ne put se résoudre
à trancher et je décidai
pour elle, lui laissant
trente jours supplémentaires pour se
défaire de ma peau et son odeur
qui lui dévoraient le cœur
dans le dos de son homme

Et donc,
Deux mois pile après
Notre première et sulfureuse
Rencontre
je la quittai comme promis
alors qu’elle avait mis sa plus belle
lingerie pour
notre dernière fois
qui fut horriblement raté
car j’étais malade
comme un chien galeux
que je suis

Après ça,
Elle m’a appelé une fois
Pour savoir si j’allais mieux et
me dire qu’elle était
Triste et que j’étais un enfoiré
Et je n’ai pas bien su quoi répondre
car
Elle avait déclaré qu’elle SAVAIT
Qui j’étais,
Et aussi fou et dur que j’étais,
Je n’avais jamais prétendu
Etre un autre
Et je lui avais même dit que ça
Se passerait ainsi
Et elle avait éclaté de rire

mardi 19 avril 2011

Le poignard

Toi et moi,
Nous savons bien que la
Folie,
Parfois,
n’est qu’un bout de métal
planté dans le cœur

le poignard
de l ‘amoureuse
à laquelle tu as montré
ton dos

lundi 18 avril 2011

Un gout de métal dans la bouche

Encore une fois
J’ai laissé parlé ma colère

Je suis ainsi
Je finis toujours par faire du mal
à ceux que j’aime
ceux qui m’approchent
et je finis
toujours par me détester

tout juste bon à sentir
le gout du métal dans ma bouche
le canon froid d’un flingue en acier
il ne me resterait plus qu’à
appuyer sur la détente

Il n’y a que le gout du sang
Dans ma bouche quand
Ma cervelle devrait gicler
Sur le papier peint

Dehors les chiens pissent sur
Les lampadaires
Les filles avalent le sperme de
Leurs amants
Les maris cocus pensent à cocufier
Leurs voisins avec leurs femmes
aux culs emprisonnés
Dans des robes moulantes

Plus loin
Des guerres tuent les enfants
Et les rêves
Le soleil brule la terre et la peau
Des affamés

Ici
Il n’y a que le gout du sang
Dans ma bouche quand
Ma cervelle devrait gicler
Sur le papier peint

dimanche 17 avril 2011

Les femmes mariées rentrent chez elle

Je me souviens de ton prénom
Et de tes cheveux noirs et courts

Une des premières choses que je t’ai
Dit était que je préfère les femmes
Mariées
Car elles rentrent chez elles
Et plus tard
Tu m’as demandé pourquoi
J’étais si fou
Et je t’ai répondu que si tous les
Amis de ton homme n’étaient pas
Autour de nous dans la discothèque
Nous aurions déjà conclu ensemble
Et je t’ai planté là
Mais tu m’as suivi et tu as posé
Tes Lèvres affamées sur les miennes

Plus tard,
Dans le couloir qui menait aux
Toilettes
J’ai ouvert ton pantalon et glissé
Ma main dans ta culotte rose
Et tu ne te foutais pas
D’être vue
Mais le désir était plus fort

J’aimais tellement ta manière
d’embrasser et de me serrer
dans tes bras
oh putain oui,
tu embrassais si bien

Je me souviens de ton prénom
Et de cette nuit
Et je sais que si ton connard
De mec ne t’avait pas
trompé en premier,
DEUX fois,
Il ne se serait sans doute rien passé
tu aurais résistée
Car
Tu avais raison
J’étais Fou, incontrôlable et effrayant


Mais les hommes sont stupides
Et la plupart ne savent même pas
lécher une Chatte correctement

Incapable
De se rendre compte du prix inestimable
Qu’une fille comme toi valait
Le tien ne faisait pas exception

Il ne méritait,
pour le mal qu’il t’avait fait,
que de finir brisé et haché menu
par une Pute froide et calculatrice
quand toi tu aurais trouvé le Bonheur
parfait et magique, ce qui j’espère
t’es arrivé depuis cette nuit
ou tes lèvres aspiraient mon âme
et mon cœur par ma bouche

Je me souviens de ton prénom
du gout de tes caresses et de la couleur
de tes cheveux
tu méritais mieux que ton homme,
tu ne méritais surement pas
Ma Folie
Et ce poème
n’est qu’une maladroite manière
de te remercier de m’avoir
laissé
caresser ta peau et ta
petite culotte rose,

me baigner doucement
dans ta Lumière Or et Feu

samedi 16 avril 2011

Dieu a laissé les clefs sur la porte avant de partir se souler avec le Diable

Je n’ai nul besoin d’allumer
Ma télévision et de regarder
Les meurtres, les guerres,
Les affaires politiques au flash
D’informations
Ou de lire les faits divers dans
Les journaux
De regarder les photos des enfants
Crevants de faim
De croiser les regards troués
Des prostitués qui arpentent la rue
La nuit
De voir les arcades bleus
Des femmes battues
De tenter de calmer un junkie
Rendu fou par le manque de drogue

Nul besoin
D’écouter le récit du viol d’une femme ou
D’un enfant
De consulter le rapport d’autopsie de l’assassinat
D’un innocent
De verser des larmes pour cette vieille dame
Rouée de coups à son domicile

Nul besoin
de contempler le sang
Qui coule
D’entendre les cris
De m’asseoir au milieu des cadavres
De respirer l’odeur de la corruption
Pour connaître la vérité

L’homme n’a rien d’humain

Et si
Dieu ou un quelconque membre de
Sa famille n’ont pas foutu les pieds
Sur terre depuis plus de deux mille ans
C’est bien que
Le monde n’est pas un endroit où il fait bon vivre

Pour autant que je sache, même le Diable
préfère nous laisser faire son boulot

mercredi 13 avril 2011

Dans les flammes de son enfer personnel

Cette sensation
étrange
de n’être jamais à sa place
nulle part
d’appartenir à un autre monde

Comment font-ils tous
pour tenir
pour ne pas perdre
la raison ou sortir dans la rue
s’immoler dans la lumière
du matin,
Résister à la tentation
de s’ouvrir la gorge
sur les marches grises
des églises
en remerciant Dieu ?

Nos chaines nous autorisent
si peu de Liberté
De quoi serrer les poings
lever les bras
mais impossible de courir
Aussi fort que soit notre désir
D’étrangler le bourreau
le collier étouffe
les cris au fond de
nos gorges

Si souvent
on aimerait
Planter sa lance
Dans le flanc du Christ
Enfoncer les clous
Un peu plus profond
Et ne pas s’en laver
Les mains

Appelle ça de la rage
De la colère
De l’incapacité à
S’adapter
Le vent souffle et emporte
Tes mots
Et les miens
Seuls résonnent les rires
Des Fous

Ce monde brule
L’incendie nous dévore

Il faut du cran pour tenter
L’éjac faciale sur la
Sainte Vierge

Certains osent

Parfois la nuit,
Je rêve d’un orage
de lave en fusion
Sur un océan de feu
Une fin du monde
En rouge et or
Sur fond de musique douce

Hélas,
toujours
Je me réveille

La fille aux yeux qui changeaient de couleur

La fille aux yeux qui changeaient
de couleur
avait vu son père
Découper un sein à sa mère
à coups de couteaux
Et quand je marchais près
d’elle
dans la rue
il suffisait
que j’en mate une autre
pour qu’elle se mette aussitôt
En rogne et me fasse une scène
prétendant
Que je la dévalorisais, car
même si nous n’étions pas
ensemble
la fille sur le trottoir
l’ignorait et pas de doute,
cette « pute » de passante
était ravie que je reluque
ses jambes, ses seins et
son visage
alors même que j’étais
accompagné

Un soir on a visité Paris
Bu de l’alcool et
Joué au billard en riant
Puis plus tard dans la chambre
Il semblait possible
d’embrasser ses lèvres
et baiser tout son corps
à ceci près qu’elle refusait
catégoriquement
De mettre sa langue dans ma
Bouche
Car cela aurait signifié qu’elle
m’aimait
Et bien sur
Le lendemain
Une fois qu’un avion blanc l’eut
déposée
à 1000 kilomètres
de moi
Elle me téléphona pour
me dire
Qu’elle regrettait de n’avoir
jamais
entrouvert ses lèvres

La folie de ceux que la vie
a marqué au fer rouge
coulait dans ses veines
Comme un poison brulant
Et ses yeux changeaient de couleur
Passant du noir au vert
Selon qu’elle voulait me tuer
Ou qu’elle éclatait de rire

Je la voulais et
La vouloir,
c’était comme voler
Le feu
Aux Dieux

Tout reste derrière

J’ai rippé sans faire attention
D’un nom
Dans le répertoire de mon
Téléphone mobile

Et bien sur c’est elle que j’ai appelé

Oh tu vas bien, alors qu’est ce que tu deviens ?
J’ai appris que tu voyageais beaucoup

Tu as une vie extraordinaire

(A ma droite, la nouvelle
Ecoutait
La conversation
Avec beaucoup d’intérêt)

Les voyages et les filles faciles sont
Les avantages de mon métier


Lorsque j’ai raccroché
La nouvelle m’a dit

On dirait deux personnes en train
De se regarder de chaque côté d’un
Fossé sans qu’une seule n’ose traverser


Pour ma part, j’étais persuadé que
Nous avions brulé tous les ponts

Mais dans le doute
j’ai repensé
à toutes les fois où j’avais plongé
en elle, ce volcan chaud et accueillant
à tout cet amour que je nourrissais
Pour son cul, son regard, son cœur
Et son âme
Pour conclure que c’était aussi
Stupide que de
Pisser contre le vent
un jour de tempête

Le temps passe et il n’emporte rien
Tout reste derrière

lundi 11 avril 2011

Peut- être de quoi tenir un round de plus

Dans un train, cette fois là,
Il y avait sur le siège à gauche, en face,
Cette fille aux yeux et cheveux noirs

Je devais avoir treize ou quatorze ans
Et elle aussi

J’observais à la dérobée
Sa manière de bouger les mains
Sa peau matte
Les paillettes sur ses lèvres roses

Elle a perforé mon cœur
Alors même que son regard
Ne s’est jamais attardé plus
D’une seule seconde
Sur moi
Celui que toutes
Trouvaient si laid

J’ai rêvé pour elle
d’aventures
de baisers fous
d’étreintes
L’imaginaire histoire
De nous deux

Pas un nom
Pas un mot
Ni mème un sourire
Jamais je ne l’ai revu
Juste une inconnue
Dans un train de province

C’était comme tomber amoureux
D’une image

Tout ce temps
où elle a couru
Dans mes veines

Sans doute avons nous tous
Au fond de nos cœurs
Cachés derrière nos souffrances
Un visage
Un instant
Un sourire
Quelque chose qui nous tient

Peut-être de quoi tenir un round de plus
Quand on n’en finit pas de crever sur place
Rongé par l’absence d’un vrai amour

Un peu de lumière qui remonte à la surface

Je suis officiellement une Charogne

Si tu es là,
que tout ça te plait et
que tu en veux plus,
alors clique sur le lien
dessous
Dans la revue
Charogne numéro deux
se trouve un poème inédit de ma pomme à moi.

http://www.charogne-magazine.blogspot.com/


Et si tu n'aimes pas ce que tu lis ici,
ce que je comprends tout à fait,
clique quand même car
Charogne est remplie de gens talentueux et
fou comme on les aime.

Merci d'avance

dimanche 10 avril 2011

Le déséquilibriste

Mes mains tremblent

Les voix dans ma tête
Me demandent d’où
vient mon gout pour
ma propre souffrance

Au bout de mes doigts
Goutte à goutte
Coule mon âme

Ouvrir mon ventre
Sortir mes tripes
les dévorer
Encore chaudes

Le bien et le mal
Se mélangent, se
Confondent
Je trouve ça beau

Il m’est alors
impossible
De croire que
Je devrais cesser
De me clouer
Contre les murs
De ma prison
mentale

Un rayon de soleil au travers de la folie

Une de ces nuits
Avec la rage de me faire mal
Complètement ivre
Et fou

Je vois cette fille
Le visage incroyablement
Beau
Des cheveux blonds
Coupés courts
Des yeux verts

Je l’accoste et
Elle me parle de sa vie
De son rêve de devenir
éditrice
Et moi
Je brule mon corps
A la vodka
En buvant ses mots

Et autour de nous
Il y a une ex
Une prétendante
Leurs amies
Folles
Soules
Jalouses

Elles passent
M’embrassent
Sur la bouche

Finalement
Elles ont raison
De la patience
De la fille
Trop belle

Une jeune fille
Qui aime les livres
ne boit pas
D’alcool
et TOUTE cette
Douceur qui
émane d’elle

Comme
Un rayon de soleil
Dans ce nuages
De cinglées
Qu’est ma vie
sentimentale

vendredi 8 avril 2011

En allant au concert de Morcheeba

Je monte dans la voiture
Il ne va pas fort malgré
Son sourire

Lui et moi on ne sera
Jamais tranquille tant
qu’on n’aura pas trouvé
Une fille équilibrée

AH AH AH AH

Il a peur qu’il n’en existe pas

Je connais la réponse
mais je la garde pour
moi

La dernière lui a pressé le
Cœur
Comme une éponge
et il reste sur le carreau
vidé de tout ce qui est
lui

Elles sont ainsi
A ne pas savoir ce qu’elles veulent
A le quitter quand elles l’ont
A changer sans cesse d’avis et
de mec
Il n’est qu’une victime de plus
Sur leur sanglant chemin

Morcheeba joue en ville
Ce soir
et le soleil se couchera
sur de la belle musique
et nos nuits sans amour

jeudi 7 avril 2011

Après réflexion, je vous laisse les filles normales

Cette fille parle avec moi
Sur internet
Je ne la connais pas plus que ça
Juste un ami me l’a présenté
Et on a échangé trois e-mail

Au bout d’une heure
J’ai deux photos érotiques
D’elle
Dans mon téléphone

J’aime ce genre de conversation

Les choses sont simples

Je lui dit qu’elle est
folle
Infidèle
Intelligente
Carrossée comme
Une voiture
de sport

Je prends tout ça comme un compliment
Répond-elle

Continuez à m’en présenter
des comme elle

dimanche 3 avril 2011

Paper Slam

J’ouvre les yeux
Après deux nuits passées à boire

J’ai
des graffitis sur le visage
pas vraiment mal au crâne

Mon équilibre hésitant et moi
Nous nous dirigeons vers les toilettes

Le vendredi et le samedi
je bosse
Dans une brasserie
Et là je pisse mon salaire
De ce weekend

Ça pourrait être pire
Je ne suis pas en train de le vomir

Tu devrais te concentrer
Sur la poésie
Et la photographie
Pas que tu sois doué
Mais c’est peut-être moins
Dangereux
Pour ta santé mentale
Que la fréquentation
Des cinglées
et de
La vodka

me dis-je en contemplant mon
Visage bariolé dans la glace
Et
Songe aussi
A choper une chatte
Et à la garder
Le sexe régulier
Diminue les risques
De cancer de la prostate

Remarque numéro une
Ça marche aussi avec la
Mastubation je crois.

Remarque numéro deux
Tant mieux

Je décide d’appliquer
Mes conseils illico presto et
je viens donc taper ce poème
Qui ne changera ni la face du monde
Ni ton dimanche après midi
Et je me dis que je devrais
Peut-être rebaptiser mon style
Un truc genre
Slam sur papier
En anglais
« Paper slam »
Ça sonne bien je trouve

Car soyons clairs
Dire que j’écris des poèmes
Aux filles
Me fait plutôt
Passer pour un ringard sur
Le retour
Je suis sur que si j’étais un
Slammeur
Ma vie sexuelle s’envolerait
Vers le paradis sur terre
car
J’en suis persuadé,
Les petites chattes de 25 ans
Aiment les « slammers »

Aussi fou
Vieux
Pervers
Puis je être
Ça me laisserait une chance

Non ?

Ethyliques Regrets

Le problème c’est ta gueule
Me dit la lesbienne aux yeux verts
Tu as vraiment une sale gueule

C’est pas grave je réponds
Toutes mes ex sont magnifiques
Et j’ai le meilleur cunnilingus
De la ville


Non, moi j’ai le meilleur cunnilingus
De la ville,
Je suis une femme,
Je sais ce qu’il faut faire


Elle a l’air si convaincu
que j’en regrette presque
d’avoir un phallus au lieu
d’un clitoris.

vendredi 1 avril 2011

Mon âme est fatiguée de s’ouvrir les veines avec les dents

Encore besoin d’une jolie chatte
Pour en faire mon terrain de jeu
favori, sinon
La solitude et la folie
Auront gain de cause
Comme l’usine a eu mon âme
Comme cette brune a eu mon cœur
Comme l’Amour a eu ma peau

Bon OK
je n’aime plus que les putains
Et les folles
Les nymphomanes
Les filles faciles
Tout ça ne tend pas vers une notion
Idéale
De la stabilité

Mais,
à chercher un truc équilibré
Dans un monde qui ne tourne pas
Rond
les filles normales
Sont les plus cinglées
Et ce sont les plus tristes
Et je ne réponds pas vraiment
à leur critères de normalité

Tu bosses dans le porno disent-elles

Merde, les filles devraient remercier
Le porno d’avoir démocratisé la
Fessée

Quand je bossais en usine
Je passais pour un perdant
Maintenant que je monte
Des vidéos porno sur mon
ordinateur
Je passe pour un
pervers, mais
ma vie sexuelle
étant meilleure,
On peut conclure que
Les femmes aiment les pervers
Celles avec lesquelles je couche
En tout cas

Il en faudrait une
Qui soit allongé près de moi
Après l’amour
Et qui dise
Putain, on vieillira
On crèvera
Et on saura
Que seuls des moments comme
Ceux là valaient le coup

Mais celles là sont rares et en règle générale
Elles ne restent pas longtemps
Elles ont un mari et sont revenues
De tout

Bref tout ça ne règle pas mon problème.
Où sont les catins de ma jeunesse
Les filles qui venaient avec le champagne
Et le feu au cul
Celles là ne mentaient pas

Que les politiciens, les dictateurs, les terroristes
Les religieux, les révolutionnaires
fassent péter la planète
Laissez moi une ou deux putes
Aux yeux verts,
Aux corps parfaits et
Brulants
Allongées près de moi
Qui ne demandent rien de plus
Que ce que je peux leur donner

Et si ma vision de l’Amour
Te semble simpliste
Ou stupide
C’est peut-être que tu n’as jamais
Connu la routine du quotidien
Ou les tentatives
De suicide pour un joli cul
Personnellement mon âme
est fatiguée de s’ouvrir les veines
avec les dents

La folie peut prendre différente
Formes
Et la mienne ce matin
Est de ne plus croire
A tout ce qui m’a consumé

Pour ce que j’en sais,
C’est mieux quand les cœurs
Ne saignent pas

Pourquoi je suis devenu un des meilleurs bouffeurs de chatte de ma génération

Tu connais ma devise

Si tu ne leur bouffes pas la chatte,
Tu auras toujours un ami fidèle
Pour le faire à ta place

A ce sujet
je voudrais te conter
une petite anecdote surgie
de mon lointain passé

On venait de faire l’amour
Et j’étais assez fier de moi

(Il faut dire que j’étais jeune
A l’époque
Et débutant dans les choses
De sexe
Malgré de nombreuses
Oh oui
Nombreuses
Lectures)

Avant le deuxième
Round
Elle a pris un papier
a dessiné un truc
qui ressemblait
à une foufoune
avec un point
vers le haut
qu’elle a montré

         Tu voix ce truc là
        C’est un clitoris
       Et un clitoris
      Ça se lèche !


Ce jour-là
j’ai compris que la fierté
est illusoire et que
les femmes avaient beaucoup
plus à m’apprendre
que les hommes