mercredi 30 mars 2011

Du sang sous les paupières

J’ouvre les yeux
Coulent des larmes de sang

Se battre
Vivre
Arracher
Chaque clou
De ma croix

Chercher la
Liberté
Repousser l’étreinte
de la folie

Etouffer les ombres
Qui me rongent

Retenir
Mon âme
Retenir
Mon âme
Elle
Qui se meurt
En hurlant

Serrer les poings
Mordre le vent
Cracher la poussière

Le feu me dévore
Il y a du sang sous mes paupières
Mon cœur s’est ouvert
Les veines

La femme Dragon dans les bras du fou

Les lumières de Tokyo
Eclairaient le Dragon
peint sur ton dos
tes cris couvraient les
miens

J’aurais voulu que tes
Bras
Me gardent
M’emprisonnent

Ne jamais revenir
ici
Ne jamais revenir
ici

Laisser Tokyo
Et la chaleur de ton corps
Me voler
Embrasser
encore
Et
Encore
Ta douceur
Et le dragon
Qui couvre ton dos

Laisser le feu
Me consumer
Marquer ta peau
Et laisser la mienne
Se réfugier
Près de toi

dimanche 27 mars 2011

Succomberai-je un jour moi aussi à la tentation de croire que mon anus est en or et qu’il chie des lingots ?

Lors de mes diverses
pérégrinations
Je croise parfois
Des gens doués
Pour la musique
L’écriture
La photographie
La sculpture
La peinture
Ou autre activité
nécessitant une
Certaine sensibilité

Pas mal d’entre eux,
(Ceux qui ont réussit surtout)
se prennent pour une espèce
d’entité supérieure
à la race humaine.

Je suis un artiste disent-ils
avec une dose certaine
de suffisance
matinée d’arrogance.

Longtemps
Je me suis interrogé
Sur le sens profond
De ce mot de pouvoir

Artiste

Une chose est sure
L’artiste ne sert à rien

Il ne construit pas de route
Il ne fait pas de recherche médicale
Il ne cultive pas les champs

L’artiste n’apporte rien à la
Communauté.
L’artiste n’apporte rien au monde

L’artiste n’est que l’expression
D’une certaine liberté
Celle d’être inutile

Et tous ces types
Toutes ces gonzesses
Qui pètent
Plus haut que leur cul merdeux
Ne devraient jamais oublier
Qu’ils ne doivent
Leur réussite qu’à ceux
Que cette liberté
fascine

samedi 26 mars 2011

Le genre de soirée que j’adore

Dans la même soirée
cette blonde aux yeux bleus
me montre son sein droit

pourquoi le droit je n’en sais rien,
mais c’est un bonnet D

Puis cette brune aux yeux noirs
désire me prouver
qu’elle a des seins parfaits au bout
de cinq minutes de conversation

Elle raison et je dirais que c’est un
bonnet C

Moralité, plus tu vieillis
Plus la hausse de
l’alcoolisme chez les femmes
devient ton allié

Quand je bossais en interim

Je bossais bien

Pas par plaisir
On bosse rarement pour le gout
De son travail

J’avais besoin d’argent et
ça me procurait une certaine liberté
au boulot
Ils me laissaient dans mon coin
et ne m’emmerdaient pas
Mais revers de la médaille du travail
Ils me voulaient tous dans leurs équipes

Dans cette usine,
Il y avait ce contremaitre
Il venait me voir souvent pour
Me proposer une embauche

Donc
Souvent je refusais et
Il ne comprenait pas pourquoi

Moi je voyais les collègues
Ceux qui avaient signé
Leurs regards,
Leurs âmes effilochés
Les trois huit avaient eu leur peau
Et leur cœur

Dans cette autre usine
Ils voulaient m’intégrer au
sein du personnel
Mais il y avait ce gars,
Trente ans de sa vie
A passer le doigt dans des pneus
A la recherche d’un défaut
et il n’était pas encore devenu
fou
Je n’étais pas sur de tenir autant

Et dans la laiterie,
Un gaz fuyait me piquait les yeux et
me décolorait les cheveux
Je finis par devenir si roux
Qu’une coiffeuse me prit
Pour un irlandais
Il y avait de l’eau partout
Tant et si bien que des champignons
se sont mis à pousser
Sur mes bras
mes pieds
mes cuisses
mes mollets
Et eux, ils me voulaient
Toutes les semaines un
Responsable différent
Venait me proposer
Une embauche
Tandis que je pourrissais
Sur place
Car un employé comme moi
C’était rare

Et tous ces types
Pleuraient pour du bon
Personnel

mais tous ceux là
Ne voulaient rien cracher

Tu bosses vraiment bien
Disaient-ils
Ok, combien tu veux payer
Pour un type qui bosse
Vraiment bien ?
Je répondais

Ils s’étouffaient et
M’expliquaient
Qu’au vu de la conjoncture
Une stabilité professionnelle
Etait de la plus haute
Importance et
qu’un salaire minimum
était une offre intéressante

J’ai trois propositions
de mission par semaine
alors même que je bosse
Pour toi
Et je gagne vingt pour cent
De plus que ton salaire
Minimum
J’ai une putain de stabilité
Professionnelle
Reconsidère ton offre

Mais ils ne reconsidéraient jamais
et tant mieux car sinon j’aurais été
incapable de leur expliquer
Pourquoi
j’avais toujours préféré
Mes méthodes de suicide
aux leurs

vendredi 25 mars 2011

Un poignard dans la gorge de mon dentiste

Trois heures du matin
Les tripes à l’air
Allongé pour le compte
Sur le canapé du salon
En train de saigner

Où sont passées les
Jolies filles ?

Je voudrais baiser cette magnifique
Brune
Et la rousse aussi
Pourquoi ne viennent-elles pas ?

Il y a des nuits comme ça
Où l’on rêve d’égorger son dentiste
Des nuits où le sommeil
Est rare
Comme l’or
Les diamants
Les émeraudes
Les billets de loterie gagnants

Je devrais arrêter de trembler
Et peut-être me mettre à boire
pour de bon
reprendre la cigarette pour
perdre quelques kilos

La nuit dernière j’étais ivre
Et c’était une nuit de chance,
Il y avait des lèvres douces

Mais qui baise la jolie brune ce soir ?
Et la jolie rousse ?

L’amour est mort
Bukowski est mort
Fante tient la cadence
L’attente est une toile d’araignée
Rose

Peut-être que la brune et la rousse
Sont en train de baiser ensemble ?

Je rêve d’un cul parfait au bout d’un
Dos fin où coulerait une indomptable
chevelure noire ou rousse et d’un poignard
Dans l’arrogante gorge
de mon dentiste

Quelques mères de familles dans les rayons

Dans le supermarché
Les filles sont trop concentrées
Pour vendre leur cul.
Les boites de petite pois,
Les plaquettes de beurre
La sauce tomates et
Les plats surgelés
Monopolisent leur
Attention
Elles fuient les regards
Des hommes
Ne montrent pas
Leur string
En se penchant
Elles sont sur leurs gardes
Et ne jouent pas

Je marche entre les rayons
Et cherche leurs yeux, mais
Seules les boites
De conserve
Ont leurs faveurs

mercredi 23 mars 2011

Leurs impossibles Amours et ma sale gueule de laissé-pour-compte

L’amour est impossible en ce moment
Les hommes sont infidèles
Les femmes sont infidèles
Et ni les unes ni les autres ne savent
Ce qu’ils veulent

Autour de moi je ne vois
que du sang et des larmes
des mensonges et ceux et celles
qui les croient

Je voudrais les laisser
S’ouvrir le cœur entre eux
Mais ils m’appellent toujours
Quand tout s’écroule

Ma vie sentimentale est un échec
Leur dis je pourquoi m’appelez-vous
Je ne crois ni en l’Amour ni aux femmes et
Encore moins aux hommes ?
Mais ils s’en foutent

L’autre jour, j’avais plus de 39
De fièvre
Mon téléphone a sonné deux fois
Alors que j’agonisais enroulé
Dans une couverture sur mon canapé
Rouge

Une ancienne fiancée et un ami
Deux problèmes de cœur

La fièvre me ronge, je
suis en train de mourir
Ai-je dit

Il a quand même fallu qu’ils racontent
Et je les ai écouté
En crevant sur place
De maladie et
de
solitude

Dialogue dans la galerie marchande d'un supermarché

        Tu n’es pas un vieux pervers
        Il faut juste gratter un peu
        Apprendre à te connaître

Il faudrait qu’elle répète ceci
A une assemblée d’étudiantes
en fin de faculté.

        Il faut se protéger dans vie
        Pour éviter de se faire mettre en pièces
        Es-tu heureuse ?

Je la crois quand elle dit oui
car, même si c’est toujours
Plus simple de croire les gens,
Elle fait construire une maison
Avec son copain
Ne sors plus se souler
S’offrir au premier venu
Et son sourire semble
reposé

Il n’y a pas si longtemps
Quand l’Amour l’avait
brisée
On faisait parfois la fête
Ensemble

Un soir,
elle portait une minijupe
et j’avais
Tenté de passé ma main
Entre ses cuisses tout en
Lui murmurant des choses
A l’oreille

        Hé, il ne faut pas me parler comme ça
        Tu vas me faire mouiller

Elle avait fugué car sa sœur
N’était pas loin
Or sa sœur
Ne laisse jamais un type comme moi
L’approcher

Nous avons discuté
Encore quelques minutes
Puis nous avons repris nos routes
Et j’ai oublié de crier
Qu’elle était une fille bien
Et que plus jamais,
Elle ne devrait laisser
Un homme lui faire du mal

Orientation professionnelle

Lorsque je bossais dans
Les usines
J’étais considéré comme un
Looser

A titre d’exemple,
Il était une fois où
Je me levais tous les matins
Pour bosser dans un entrepôt
J’étais arrivé tout en bas
Et six mois après la responsable
Avait fait de moi son assistant
pourtant,
Celle que j’aimais à en mourir
M’a quitté en me disant

        Si je reste avec toi, je n’aurai
       Jamais rien,
       Ni maison ni enfant,
       J’aurai du être fière de toi
       C’est tout ce qui m’a manqué
       C’est tout ce qui T’a manqué


Ce qui me valut, une dépression
Cinq tentatives de suicides et
quelques autres désagréments
comme un certain recul vis à vis
de l’Amour Fou avec un grand F et
la perte d’un emploi somme toute
assez salissant

Alors, je suis retourné dans le porno
Et aujourd’hui,
Je passe mes journées à monter
Des vidéos avec des corps
Qui s’emmêlent

Contrairement à la version officielle des
journaux et
Autres consensuelles télévisions
Les gens réagissent plutôt bien
A mon métier

Les hommes veulent tous être
Mon meilleur ami
Principalement car ils imaginent
Que je sors toujours le soir
Avec douze ou vingt quatre
Nymphomanes dans chaque poche

Et les filles…
Beaucoup ne sont pas épanouies
Sexuellement parlant et
leur parler des actrices
Avec lesquelles j’ai couché
m’a apporté quelques chaudes
aventures
Ce qui tend à démontrer que
le marketing a ses réussites

La morale de tout ça reste la
Même

Dans ce monde, ne soit jamais
En bas de l’affiche

lundi 21 mars 2011

Un crucifié de plus assis sur le fauteuil en face de mon canapé

Mon pote est largué
Sa copine le rend dingue

Pourtant il n’est pas né de
La dernière pluie,
Il sait que les femmes, l’amour
Et l’absinthe rendent fou

Or, il ne boit pas d’absinthe
Mais ne peut se contenter
D’aventures sans lendemain
Il a besoin qu’on l’aime
Et celle là l’aime trois jours
puis
hésite les trois jours suivant
Se fait pardonner le septième
Et c’est reparti
Et ça dure depuis des dizaines
de semaines

        Elle ne sait pas ce qu’elle veut
        Je suis fatigué d’être son psychiatre
        Je veux juste être son amant
        Dit-il

         Les femmes nous brisent les couilles
        Quand elles sont là et le cœur
        Quand elles s’en vont,
        Tu devrais te remettre à peindre
        Je réponds

Les Françaises les Russes et les Tchèques

Les Françaises ne me parlent jamais
De poésie
Les française ne lisent plus,
Et quand bien même le feraient-elle
Qu’elles se sentiraient supérieur
Et je ne les aimerais pas
plus

Les Françaises connaissent par cœur
Les séries américaines,
Pleurent pour un type qu’elles conseilleraient
A leur meilleure amie de quitter,
Détestent la coupe de cheveux de leur
Collègue de travail
Trouvent que la fille magnifique qui
marche
Dans la rue est habillée comme
une pute

Je n’aime plus que les russes
Et les tchèques.

Les russes connaissent la poésie
Aiment la peinture,
Les russes boivent trop,
Elles sont folles
Et peuvent te planter un couteau
Dans l’œil
Si tu regardes de trop près
La jolie fille qui marche dans la rue,
Mais ce sont les meilleures
Pour le sexe

Ha ha ha

Les tchèques sont un mélange de douceur
Et de dureté
Elles boivent moins que les russes,
Et ils ne faut pas leur en faire une
Non plus
C’est un risque pour toi
Si tu l’oublies
Mais les tchèques sourient
Et posent leurs lèvres sur les tiennes
Sans que tu aies eu besoin
De leur offrir un verre

Je vous laisse les Amélie, Catherine,
Françoise, et aussi, les Marine, Marion,
Elodie
Donnez moi des Angelika, Loulia, Yulia, Nada, Petra
Leurs yeux verts ou bleus et leurs cheveux jusqu’au bas
Du dos,
Donnez moi leurs caresses et leurs corps parfaits
le soir au fond de mon lit
Et j’écrirais peut-être des poèmes
Ou l’Amour aura sa place

Lettre à ma Dévoreuse de Touffes qui remue son joli petit cul à Odessa en ce moment

Ma petite Lesbienne préférée

J’écris de la mauvais poésie en
Ce moment,
Mais ce n’est pas si grave
Plus personne ne lit de
Poésie

Comment se passe l’Ukraine ?
Dévores-tu toutes les chattes
Qui passent à portée de bouche
Ou restes-tu fidèle à ta biélorusse ?
Je te connais,
Tu n’es pas moi
Tu es suffisamment droite
Pour ne pas trahir
ton amour

Les femmes
Auront notre peau tu sais
Elles en ont déjà
Utilisé une bonne
Partie
Pour s’en faire des abats jours
Alors surtout
Ne les laisse pas t’arracher
Le cœur
Ni noyer ton âme
dans ton propre
sang
mais l’amour
c’est ce qu’il y a de mieux
alors j’imagine
qu’elles danseront
sur nos cadavres le
temps de séduire leur
prochaine victime

Il est tard ici
Et je dors encore seul
ça me préserve
Des souffrances
Des cicatrices
De la folie
Mais si tu savais
Comme je rêve d’avoir
A nouveau
Vingt ans avec cette fois
suffisamment de
Talent
De force
Et de courage pour m’offrir
Le monde
Et un vol long courrier
Rempli de brunes aux yeux verts
D’alcool et de sexe à outrance
pour l’autre bout
De la planète

Mais la vie c’est avancer
Et parfois
Quand on a de la chance
Les jolies chattes humides sont
Comme une tarte aux fraises et un jus
D’orange frais au petit déjeuner
Et quand on n’a pas de chance
Et bien…

J’imagine qu’on dort seul
En se persuadant
Que c’est mieux
Car la compagnie des cafards
et des araignées,
la voisine folle et les mouches
qui tapent aux carreaux
Sont un moindre mal
Comparé aux
pertes de santé
Mentales
Qui accompagnent
Nos femmes
Quand elles claquent la
Porte
Derrière elle
En nous laissant des traces
de leur parfum sur les draps
rouges du lit conjugal
et le souvenir de parties
de baises déjantées
aux quatre coins
de l’appartement
pour nous branler
en attendant la suivante
qui n’aura rien de plus
que l’ancienne
mais espérons le,
rien de moins non plus

Crois-moi sur parole
Les hauts talons
Les bas
La lingerie fine
Et tout ce qu’il y a dessous
sèchent les blessures
ou entaillent les coeurs
suivant le côté
où retombe la pièce
Et la folie nous guette
En mangeant de la guimauve
car
Elle sait bien qui aura
Le dernier mot

Ici,
Il est 2 heure 08 du matin
J’ai mis quarante quatre minutes
pour écrire ces lignes
je devrais dormir
depuis longtemps
Et je vais aller
faire chauffer des petits pois,
cuire
deux ou trois steaks
et je boirai un verre de vin
blanc
pour faire mentir
Toutes les fois
où je dis
Ne pas boire d’alcool
Chez moi
puis j’imagine que je me
gratterai les couilles
lâcherai un pet
Et que rien de tout cela
ne changera la face
du monde

Ne jamais oublier de serrer son poing

Cette fille que j’ai
Connu intimement
Dans le temps a
rarement
eu droit au bonheur
et sans doute
que cela provient
de son entêtement
à se tromper de
combat pour
livrer de
mauvaises
batailles
sans oublier
bien sur
toutes les fois
où elle n’a pas
serré ses poings
avant de crier
bien fort

Coup bas

Tu as fini par y arriver

Tu as posé tes magnifiques
fesses
Dans une belle voiture
Tu as eu ta maison
tout ce que tu voulais et
un paquet de types sont
Fou de toi et ton
Incroyable Beauté

Mais permet moi
De rire

Car je connais le prix
Que valait ton cul
Et celui auquel
Tu l’as bradée

Et ceci fait partie
De tout ce que tu ne
désirais pas

samedi 19 mars 2011

Il y aura une nuit

Il y aura une nuit
De chaleur et
De caresses
Et la musique de
Tes lèvres sur ma peau
Sera la plus douce
qui existe

Quand on perd la partie

Il n’y aura plus de main
posée sur mon cœur
La nuit pendant mon sommeil

Il n’y aura plus de voix pour
chuchoter
« tu ne seras plus jamais seul »

Il n’y aura plus de corps brulant
pour m’éloigner de la folie
de mes nuits

Il n’y aura plus personne
pour me protéger
de mes peurs et de moi

Tout est joué
l’Amour n’existe pas

Ce sont mes Amoureuses
qui m’ont enseigné
cette cruelle
Vérité

jeudi 17 mars 2011

Elle dévorent ton cœur comme toi un hamburger

Elles te bouffent le cœur
Si facilement

Tu es là, assis en train
De siroter une vodka,
Un café
Elles passent
Et tu es mort

Crucifié par un cul
Asservi par un sourire

Le vent souffle,
La pluie tombe
Mais tu n’as pas froid et
rien ne te touche
Sinon la douceur
De cette peau de pêche

Elles sont là et mordent
ton cœur
Avalant morceau
Après morceau
Sans que jamais
Tu n’esquisses le moindre
Geste de défense

Puis elles disparaissent
Et tu restes seul
Avec un trou dans la poitrine
Des mains qui tremblent
Des larmes dans ton
regard fou,
Le gout amer du sang versé
Dans la bouche

Il y en a toujours une qui touche
Toujours une qui danse
Sur ton cadavre
Qui fait de toi une loque
Larmoyante aux yeux
rougis
Toi qui te sentais
Si fort et invincible
Hier encore

Quatre murs autour de mon cœur et mon âme

ELLE se prépare sous mes yeux
  
         C’est fini entre
        nous
        c’est TOI qui a choisi

Maquillage, sous vêtements,
Vernis à ongles…

         TOI qui a tout arrêté

Ce soir un type l’invite au
restaurant

          Je suis sur qu’il s’agit d’un
         gars bien et TOI
         il te reste les larmes et
        la solitude à venir

Je ne possède pas suffisamment de
Mauvaise FOI
pour nier l’exactitude
De ses reproches

         Chérie, tu es trop
         Belle
        ne te met pas nue devant moi

Mais bien sur elle ne m’écoute
pas et remue
son cul et ses seins à
Trois mètres de moi
que je comprenne bien ce que
JE quitte, ce que
JE perds

Alors je me lève du canapé pour
la prendre contre la glace de l’armoire
Sans qu’elle résiste vraiment
Je claque son joli cul et
elle me traite de salopard
Tout en gémissant

Après
ses yeux sourient
mais elle râle car elle doit
tout recommencer
la douche,
le maquillage,
les sous vêtements
en moins de CINQ minutes

Cette fois JE la laisse faire

Son téléphone sonne
Il est dans la rue

Elle me demande
De lui laisser un peu d’avance pour
Qu’il ne me voit pas et j’attends
En fumant une cigarette en bas
De l’escalier qui mène à son appartement
Quand elle revient, un énorme bouquet
de fleurs dans les mains,
du rouge sur les joues

          Je dois poser ça, laisse moi quelques
         minutes de plus, s'il te plait

         Tu es magnifique, il va t’aimer
         en une seconde, il doit DÉJÀ
         être fou amoureux


Le soir, elle m’envoie un message
Il est parfait mais elle ne vibre pas

Et moi
il me reste ma prison

         Quatre murs autour de mon âme
         Quatre murs autour de mon cœur


Exactement comme elle me l’avait prédit

Déjà elle m’adore

Tu es un enfoiré déclare-t-elle

Le pire de tous je dis
Mais ce sont les femmes
Qui ont fait de moi ce que je suis
Les putes et les cinglés m’ont
Tout appris
Et une règle de base
C’est que quand une femme
me traite d’enfoiré
Il y a de grandes chances
Qu’elle finisse par tomber
Folle amoureuse
De moi

Jamais de la vie répond-elle.

Déjà elle m’adore.

mardi 15 mars 2011

Le premier amour

Elle et moi
Les assiettes volaient souvent

On était jeune et fou
On ne savait pas aimer
On était bon
Pour l’infidélité,
La jalousie,
Les cris
Se griffer l’âme et
Le cœur

Mais elle avait les
Plus beaux yeux verts
Que j’ai jamais vu

Des yeux à trouer le soleil

Et j’aimais quand ils se voilaient
Juste avant
Que je la pénètre
Quand le désir
Lui brulait les reins
Et que le mien
Tendait mon corps
Impatient

Ça et toutes les fois
Où ses lèvres
Disaient m’aimer
A en mourir

Repartir

Il faudrait que je m’évapore
Encore une fois
Au loin
Sur une plage
Manger du poisson
Des fruits
Aimer des seins bronzés

Oui loin
D’ici
Je suis fatigué
Le temps passe
Les culs passent
(moins souvent qu’avant)
Rien n’arrive

Encore un de ces matins
Où le sang coule
Dans les rues grises
Des morceaux de cœur
Des morceaux de bravoure
Tout part dans les égouts

Le vent balaye les fleurs
La pluie emporte les souvenirs

Et je sais que quelque part
Le soleil éclaire une mer d’huile

lundi 14 mars 2011

Des clous rouillés plantés au cœur de mon âme folle

Encore à me taper la tête
Contre
Les murs

La solitude
C’est un pain de cyanure
A déguster lentement

J’ai fait une erreur dans le temps
Dis-je aux déesses
Cette brune avec un bonnet B,
1 mètre 68 de chair brulante

Elle me tenait par le cœur
Et les couilles
Avec sa beauté et sa jolie chatte,
sa manière de ne jamais hurler
quand je rentrais tard
les fois où elle pleurait de
bonheur dans mes bras
Les nuits entières à baiser
Et ses cris d’AMOUR

On ne devrait jamais aimer
Comme j’ai pu aimer

Le vide…

Après la perte
Après la douleur

Tout cet espace
sans vie…

C’est tout ce qui reste
Une fois qu’on a réussi
à tuer ses larmes et son cœur
à coup de vodka, de temps,
De petit culs serrés

Putain
Je me demande bien pourquoi
Je ne peux pas tomber amoureux
De la première qui passe

J’en connais des comme ça
qui succombent dès qu’une bouche
s’entrouvre sur une langue
agile
C’est alors plus facile pour oublier

Mais moi non

Ça ne marche pas comme ça,

La pluie ne lave pas mes plaies
et
je dois continuer aussi seul
que Jésus sur le chemin du
Golgotha
sous les cris de la foule
Noyé dans un million
De souffrances

ET

Chacun de mes poèmes
Est un clou rouillé
Que je retire de la croix où
agonisent mon âme et
sa folie

Nés pour Mourir

Jour après jour
c’est le manque d’Amour
Qui nous tue

la solitude
Qui nous pousse
Dans les bras de la
Folie


L’âme rongée et
Déchirée
De l’acide au fond
De la gorge
Nous sommes nés pour
Mourir
A petit feu

Les veines ouvertes
Il ne sert plus à rien
De crier

samedi 12 mars 2011

Le temps et les intempéries ont eu raison de mon âme

Je suis un caillou usé
Dans une ruelle sale

Il y a des trous dans le goudron
Des putes sur le trottoir
Des junkies cachés dans l’ombre
Des portes cochères

Ici le soleil ne brille pas
Et jamais la pluie n’emporte
La poussière

Voilà ce que je suis
Juste un caillou usé
Dans une ruelle sale

Le temps et les intempéries
Ont eu raison de mon âme
Il ne reste plus que
l’attente

L’alcool ne m’aide pas à trouver l’amour

Au comptoir
Elle me dit

        C’est dingue le charisme
        Que tu dégages
        J’ai envie que tu me niques
        Ce soir

J’ai connu
Des filles
Qui parlaient plus mal
De moi

J’ai connu des moments
Plus solitaires

Je mets ma langue dans sa bouche
Avant de répondre

        J’ai trop bu bébé
        Je ne vais pas te faire grand mal

Inutile de me voiler la
Face,

Elles arrivent
Toujours trop
Tard lorsqu’il
S’agit de me
sauver

jeudi 10 mars 2011

La solitude encore

La solitude encore
Est là
Assise dans le salon
Avec ses ongles manucurés

Elle me parle de la mort
Et sa conversation
Est ennuyeuse
Et mon cœur
Est triste
Vide

La solitude encore
Pas d’amour
Pas de bière
Le chien voudrait
Sortir
Et moi
Je désire crier
Pour tuer
La solitude
encore

Il m’arrive de prier les Déesses et les Dieux

Vous ne devriez pas me laisser
M’ouvrir les veines
Aussi souvent
Ce n’est pas bon pour ma santé mentale

Vous pourriez peut-être me trouver
Un joli cul
Bien chaud
Pour me tenir
Me calmer

Oui sans doute qu’une accueillante petite
chatte
Etroite et bien dessinée
Pourrait me garder
Enfermé chez moi
Loin de la rue
Des bars et des vodkas

Vous ne devriez pas m’envoyer
Tous ces amis, avec leurs problèmes
De cœurs
De femmes
D’hommes
Ça ne m’aide pas à croire
A la vie
A l’amour
A toutes ces choses merveilleuses qui
Au final
Ne sont qu’une poignée de clous
Au fond de la gorge.

Et bien sur je suis d’accord
Pour une maison sur une plage
Et suffisamment d’argent pour
Pouvoir passer mes journées
A écrire des poèmes tristes et fous
Tandis que la jolie chatte bronzera
Sa jolie peau à l’Or du Soleil
En lisant des magazines féminins ou
de la Poésie
Une cigarette pincée entre ses lèvres
peintes
Avant de refaire son vernis à ongle
En me demandant ce que je souhaite
Manger le soir

Les retrouvailles

Ça faisait plusieurs mois,
Qu’elle était retournée avec son ex,
Celui qui la torturait,
Quand elle m’a envoyé un message
Pour me revoir

On s’est donc donné rendez vous
En pleine nature
Je suis venu avec ma dépression bien
Cachée
Et une bouteille de champagne.

Il n’y a que toi qui sait faire ça
a-t-elle dit
Un peu après, elle m’a embrassé

Le soir je lui ai fait l’amour
Tendrement
Je crois même que jamais
Je ne lui ai fait l’amour
Aussi
Tendrement.

Trois jours plus tard,
Je l’ai perdu pour de bon
Et il m’a fallu pas mal de temps
Pour retirer de ma peau
Et mes veines
Tous les éclats de verre
De mon cœur brisé

mercredi 9 mars 2011

Une goutte de sang sur la route

Les veines ouvertes à tout vent
Il faut parfois avancer
En se vidant de son sang
Face aux brumes
Aux nuits
Sans lumière
Ni espoir
Quand il ne sert à rien de
Se demander
Où on se perd

Il est si bon parfois
D’hurler
De mordre

J’ai griffé des cœurs
Juste pour protéger le mien

Perdu mes paris
Oublié mes amours
Le temps a saigné le long
De mon chemin
Tortueux

Fou et dangereux pour moi même
bien sur
Qu’elles s’en foutent
Toutes celles pour
Lesquelles
Je suis mort
Un peu
A chaque fois

Comme une goutte de sang versée
sur
la route
tout finit par sécher

jeudi 3 mars 2011

Dévore le monde

Tu es encore là
À te taper la tête contre les murs
Tes boyaux entre les mains
La fièvre dans les yeux
Seul
Sans Amour
Sans envie

Et tu hésites encore
A finir le boulot
La vie mène à la mort
Par la grande porte

Et tu te dis
Que le soleil ne se lève pas
Pour toi
Ni pour ta folie
Où tes mains tremblantes

Pauvre fou
Avec des voix dans la tête
Assassin de ton âme
Bourreau de ton cœur
Tranche ce qui te ronge
trouve de quoi dévorer
ce monde

mercredi 2 mars 2011

Bébé

Tu dois avoir 25, 26 ans,
Tu es encore jeune
Et tu ris
Tu as l’arrogance

Et moi je suis sur le retour
Quelques cartouches à tirer
Puis viendra l’heure d’écrire
Des poèmes nostalgiques
ennuyeux comme la conversation
D’un cadavre
Le chien couché sur mes pieds
Un thé fumant sur le bureau

Mais tu devrais quand même
Te méfier
Et cesser de tortiller ton joli cul
Si près de mes mains
J’en ai aimé des pires que toi

mardi 1 mars 2011

Mon pire ennemi

Bon d’accord,
Je suis égoïste
Et fou
Et allumé
Mon pire ennemi

Le loup en moi
Me pousse
A courir
Hurler
Griffer

Il fallait bien qu’il
Y en ai une pour me
Mette à genoux
Ce n’est que justice
Car malgré
Ma mauvaise foi
Il n’y pas eu
Que des putes sur
Ma route

Et bien sur,
Celles là ont souffert
Plus que de raisons
Pour un type comme moi
Dressé à mordre
Instable,
Infidèle,
Toujours prêt à pisser
Sur le cul des dieux
De l’amour
De tout ce qui est beau
Juste pour pouvoir prétendre
Qu’il ne croit en rien