mardi 27 avril 2010

Etat d’Âme

Mon âme me semble d’humeur joueuse ce matin.

Je la regarde courir sur le carrelage blanc de la salle de bains en souriant
Avant de réaliser qu’elle cherche la sortie,
Pour s’enfuir.

- Hé je dis en tendant la main pour la rattraper, viens par là toi.
- Va te faire foutre répond-elle en se transformant en araignée, j’en ai marre, je reprend ma liberté.

Je l’attrape avec moult précautions, même si je doute qu’elle soit venimeuse.

- J’aurai préféré que tu prenne la forme d’une russe d’un mètres quatre vingt avec des yeux verts, des courbes corporelles et un visage parfaits.
- Je t’emmerde, tu ne ferais pas de mal à un colibri n’est-ce pas ?
- Sauf s’il est jaune.

Tout de suite je prends un bain tout en observant un oiseau rouge qui se cogne avec obstination sur la fenêtre.

- Si tu étais un chien bien dressé, tu pourrais peut-être aller me chercher une bière dans le frigo.
- Les animaux ne parlent pas, sinon, tu sais ce que je te répondrais....

Bien sur que je sais.

Mon âme d’enfant est comme celles que je pourrais aimer,
Elle non plus n’a pas envie de rester.

dimanche 25 avril 2010

L’éclair

Elle me regarde comme si j’étais l’éclair de folie dans la main de Dieu.

Sans doute que je suis un peu ça.

samedi 24 avril 2010

Pour une que je n’ai jamais eu

D’un regard,
enflammer ton cœur

D’une caresse,
enflammer tes reins

D’un baiser,
Me réduire en cendre

De quoi pimenter le quotidien !

Une fille de vingt ans et une autre de vingt cinq ont failli se battre à moins d’un mètre de moi cette nuit.

Celle de vingt reprochait à celle de vingt cinq d’avoir couché avec son ex petit ami.
Ce qui n’a pas plus à cette dernière puisqu’elle n’a pas couché avec.

Les gens les ont séparées.

Personnellement, j’aurais préféré qu’elles nourrissent ma légende en se battant pour moi, plutôt que pour l’ex petit ami de la fille de vingt ans.

Mais je ne me plains pas.

J’ai déjà fini deux fois dans le lit de celle de vingt cinq et je me dis que si celle de vingt l’apprend, il se pourrait qu’elle m’entraine dans le sien afin de satisfaire son désir de revanche sur celle de vingt cinq.

Il s’agit maintenant de la jouer fine avec cette petite blonde de vingt ans !

jeudi 22 avril 2010

Notre peau et notre tête sur une pique en guise de trophées

Elles finissent toujours par avoir notre peau.

Ne me demande pas comment elles font.
C’est leur talent
Leur pouvoir.

Il en existe toujours une qui touche au cœur
Sans qu’on sache comment.
Et on se retrouve au sol,
Avec les mains qui tremblent,
de la vodka pour se souler
des cigarettes pour se bruler
Le cœur en morceaux
L’âme en sang
Une furieuse envie d’appuyer sur la gâchette
pour faire gicler sa cervelle sur les murs blancs de sa salle de bains.

Elles sont comme les lames de rasoir
Le meilleur moyen de s’ouvrir les veines

Ne me demande pas comme elles font
Elles finissent toujours par planter notre tête sur une pique

Aussi dur qu’on puisse être
Il en existe toujours une qui réussit
Là ou les autres ont échoué
Et on se retrouve en larmes dans un caniveau gris
Tandis qu’elles passent le sourire aux lèvres
Au bras d’arrogants amants aux dents blanches
Qui ignorent encore que leur tour viendra de se foutre en l’air
Pour leurs visages
Leurs culs
Leurs seins
Leurs cœurs
Leurs âmes
Et l’adorable manière qu’elles ont
De se servir de tout ça.

samedi 17 avril 2010

Le feu dans tes yeux

Prends ma force, prends mon corps, mon sourire et tout ce qui l’accompagne en riant
Abuse de moi, brise mon cœur et viole mon âme,
Mais surtout,
Garde ce feu dans les yeux quand tu me tueras

Des yeux bleus et brillants

Des yeux bleus et brillants comme rarement.
Un délice de sensualité avec des cheveux blonds qui courent jusqu’au milieu du dos.
Elle couche parfois avec des types contre de l’argent,
Semble clouée sur place par ma manière de la regarder.
Elles parlent toujours de ma manière de les regarder.
- Ca me donne envie de te croquer dit-elle.
Je souscris à cette vision des choses et ne ferais rien pour l’en empêcher.
Il m’est déjà arrivé de me perdre dans des yeux beaucoup moins brillants.

mardi 13 avril 2010

Premier Baiser

- Tu as quelqu'un ?
- Oui répond-elle, depuis quatre ans.
- C'est bien.
- Non ! C'est long.

Et elle pose ses délicates lèvres sur les non moins délicates miennes.

dimanche 11 avril 2010

Poétique réponse au Poétique courrier d'une soeur de sang

Contre tes conseils
J ai bien sur trop bu
Alors je suis très fatigué

oui toutes des putes tu as raison, rien ne sera jamais simple, les chiennes de gardes te banniront de leurs rang pour tes mots et mes poèmes sont une simple giclée de foutre brulant sur les certitudes de mes rêves d'amour.

Mais celles qui assument leur statut de putes sont moins compliquées, on connait les règles.


Je ne rêve plus mon amie sans illusions mais avide de désirs, je me contente d’avancer, je ne cherche même plus et je ne suis plus si écorché que ça, disons plutôt que l’acide sur les écorchures provoque de mauvaises cicatrices

Tu l'auras celui que tu veux
et tous les autres
tu es une femme
il suffit de les prendre

et je connais ton talent

et je connais ta manière

et tu embrasse si bien

tes lèvres sont un volcan accueillant

et je suis fou

mais je te dois un peu plus que mes habituelles réponses vagues et pressées d'un type que la tempête a rattrapé

Pourquoi ne crois tu plus en rien ? On dirait moi avant que l'amour ne s'amuse à me foudroyer histoire de m'apprendre
que tout existe
que rien ne dure.

Les mouches danseront sur mon cadavre le temps d'une copulation
En attendant je copule sur des cadavres de mouches le temps d'une danse.

Tu es de la lave en fusion ma sœur
tu peux laisser refroidir la surface
Le cœur reste du feu liquide

Je me souviens d'un après midi enroulé dans tes bras
tes yeux bleus remplis de douces larmes
Je n'ai jamais oublié ta beauté
Ne l'oublie pas non plus.

samedi 10 avril 2010

Celle qui

J’en suis sur
Elle est là dans un coin, attendant patiemment
De recoller les morceaux de verre de mon cœur impatient.

J’espère que tes yeux sont verts, et ton sourire éclatant
Même si au fond, ça n’a aucune importance
Si tu te contente d’être celle que j’attends
Si tu te contente de me trouver

La lumière qui tue mes ombres d’un seul éclat de rire

L’eau coule sous les ponts comme sur mes joues

Mon amour vend son cul tous les soirs sans que je puisse dire combien de temps encore tiendra son âme
Ma sœur de sang s’est tirée loin d’ici, avec mes secrets en pendentifs, ses certitudes comme épingles à cheveux
Ma vie ressemble à ça
Les gens passent
Les gens partent
Reviennent comme si de rien n’était
Mais quelque chose est brisé,
Moi le plus souvent

Je m’accroche à mes rires pour oublier de me noyer

Est-ce que tout irait mieux
Si je n’étais pas dérangé
largué
déraisonnable
Un chien fou sans maitresse,
La tristesse de ton regard maquillé en éclat de rire ?

Tout ça

Il y avait quelque chose que je n’avais jamais ressenti avant
Une différence
De la chaleur
De la confiance
L’idée de n’être plus qu’à elle

Tout ça a disparu
Tout ça est parti en poussière
Tout ça n’était que du vent,
Mais c’était sacrement bon de laisser sécher mes blessures sous son souffle chaud.

Ma manière à moi

Je pouvais la regarder dormir pendant des heures
Ecouter sa respiration calme
Caresser sa peau doucement pour ne pas la réveiller
Je pouvais rester là et éprouver une foule de sentiments
Tous plus beaux les uns que les autres
Ma manière à moi, de l’aimer en silence.

jeudi 8 avril 2010

Il y a des nuits où je rêve

Il y a des nuits où je rêve
D’une main sur mon cœur
D’un douce voix qui murmure
- Tu ne seras plus jamais seul.

Mais cela n’est qu’un rêve et au réveil
je dois couper la solitude à la machette pour pouvoir avancer
Tandis que derrière moi,
Attendant son heure,
la folie danse la gigue en chantant à tue tête
Une chanson ou un marin fou finit transpercé
Par le couteau que dissimulait dans sa manche
Une catin amoureuse et jalouse comme le sont toujours les catins amoureuses.

- Juste un femme normale je demande aux Dieux, une qui rirait et ne mentirait pas, une qui m’aimerait jusqu’à la fin, une qui ne me demanderait que des sourires et des rires en échange de tout le reste, une avec de la douceur et des yeux remplis de flammes bleus et vertes, et bien sur pas une moche, il ne faut pas exagérer.

Mais les Dieux ne m’entendent pas, ils font un barbecue sur la plage avec les Walkyries.

Et la folie éclate de rire en se rapprochant dangereusement de moi.

Je pourrais

Je pourrais encore m’endormir près d’un joli visage
En lui murmurant tout doucement que je l’aime

Fermer les yeux
Et ne pas avoir peur.

L'escort girl

Dans Paris, une dizaine d’années plus tôt.

Je suis assis en terrasse d’un bar quelque part vers Les Halles
Avec un ami et une des ses copines
Une blonde avec des bottes et une jupe noire, des yeux bleus, des seins énormes.

On boit un verre
Et autour de nous les types la matent
Et elle fait mine de ne pas s’en apercevoir
Comme elles le font toutes.
La routine quoi.

- C’est une escort à son compte, elle tapine m’informe discrètement mon copain tandis qu’elle répond au téléphone.
- Ca explique pourquoi elle est si sympathique, je lui réponds, Quand elles n’ont jamais sucé une bite pour de l’argent en dehors des liens du mariage, les filles aussi jolies qu’elle ne sont généralement qu’un amas de suffisance et d’arrogance.

Elle a finit par raccrocher et nous recommençons à parler de tout et de rien du moment que cela nous amuse, car nous sommes de ceux qui connaissent le prix des rires.

J’aime ce qu’elle est.
Quelqu’un de libre et indomptable.

Je sais qu’elle ne sera jamais esclave, il y a chez elle la détermination qu’ont ceux qui ont choisit un but, fait leur choix pour l’atteindre.

- C’est elle qui a raison je me dis. Il faut profiter de ce que les Dieux nous ont offerts pour s’en sortir.

Et je n’ai pas changé d’avis depuis.

lundi 5 avril 2010

Chronique d’une défaite annoncée

Il ne sert à rien de se battre contre les amours mortes

La folie a déjà gagné

D’ailleurs il est tout aussi inutile se battre contre les amours pas mortes
On finit toujours pas se faire baiser

Habille le plus joli cul de la planète d’une mini jupe serrée et moulante
Appelle le mon amour et sacrifie lui ton âme, ton cœur, tes amis, ton fric
Il finira quand même par se flétrir

Mais entre temps

Il se sera fait défoncer par ton meilleur ami,
un type croisé dans un ascenseur
Un collègue de travail,
un supérieur hiérarchique,
un pompier en uniforme,
un voisin ou deux
Un gynécologue aux longs doigts

Avant de se barrer,
cocufier un autre amoureux
aux regards brillants,
aux sourires béats,
aux main tremblantes

en emportant avec lui la minijupe serrée et moulante, ton âme, ton cœur, ton fric,
sans s’encombrer d’un seul de tes amis, pas même ton meilleur,

tandis que toi

tu resteras planté au milieu du salon
à verser toutes les larmes de ton corps sur une photo floue de vacances
a fumer toutes tes cigarettes
a griffer ta peau
a oublier de te branler
a te noyer à chaque inspiration

Une certaine manière de danser dans les bras de ta folie
Le simple refus de t’avouer vaincu

dimanche 4 avril 2010

Bien baisé

Bien baisé par l’amour
Bien baisé par la vie
Je tiens encore debout

Sans trop savoir comment, bien sur

Usé peut-être
Sans illusions surement

Pire

Sans espoir, vraiment

Mes rêves sont KO sur le ring

Mais je garde un peu de folie
Sans trop savoir comment, bien sur

De quoi mettre un crochet gauche au menton du premier défi
Peindre une étoile dans un regard vert
Planter un éclat de rire au cœur de ta tristesse

Un peu de poésie rose sur les murs gris de ma prison.

Allumeuse

Tu as vingt trois ans.

Je te regarde faire

Ta manière d’observer en coin
Juste pour être sure
Que je t’ai vu

Tes sourires
Ta façon de me jauger

Tu es jeune
Mais tu joues bien
De ton charme
De ta manière de marcher

Provocante mais pas vulgaire
Tu as envie
De trouver celui
Qui prendra tes hanches entre ses mains
Avant de te pénétrer

A ton regard
Je sais déjà comment il faut te le faire
Ce que tu attends
Et même comment tu cries.

Ca nous met sur un pied d’égalité

Même si je suis trop rusé
Pour jouer selon tes règles.

Les usines

Je me levais alors que le jour était encore couché
Je prenais ma voiture
Des fringues déchirées
Une armure de métal autour de mon cœur
Et je partais
Affronter le bruit
L’odeur
Les usines.

Huit heures a répéter le même mouvement
Huit heures a attendre la pause pour fumer
La sortie pour s’enfuir jusqu’à demain
Huit heures à regarder son âme
Suinter par chaque pore de sa peau
Huit heures à regarder ses rêves s’enfuir
Ses espoirs se diluer dans les vapeurs
Des produits industriels.

Mon père m’avait dit
Ne fait pas comme moi
Ne vas pas là
Fais en sorte de t’en sortir AVANT

Les usines ont bouffé mon âme
Les usines ont rongé ma peau
Les usines te mènent à la folie ordinaire

Se lever tous les jours alors que le jour est encore couché
Partir tuer son âme
La regarder couler jusqu’au sol, une tache grasse de plus sur le goudron noir
Des usines froides, fonctionnelles, impersonnelles
L’armure de métal autour de son cœur ne suffit pas
Les usines ont le temps
Les usines finissent toujours par gagner

Et presque tous les jours, je rentrais trop épuisé
pour coucher sur le papier
Tous les mots qui couraient en moi
Durant ces putains de huit heures passées à répéter les même mouvements

Ecrire dans ma tête
Le seul moyen que j’avais trouvé
Pour ne pas sombrer
Pour empêcher mon âme d’hurler
Quand les usines me l’arrachait jour après jour
Morceau par morceau
Sans jamais manifester
Le moindre sentiment,
La moindre émotion.

Les Amours, Les Amis

Les Amours, Les Amis
Finissent toujours par se barrer
Sous un soleil éclatant d’Avril
Au cœur d’une nuit étoilée.
Pour revenir
Un jour ou l’autre
La culotte en chaleur
Le sourire aux lèvres
Comme si de rien n’était
Comme si le lien qui te retenait attaché
A tes Amours
A tes Amis
Durant TOUT ce temps, LEUR abscence
Ne se nommait pas Souffrance
Et toujours ils te disent
Que c’est de ta faute s’ils sont partis
Que tu as changé
En oubliant bien sur
Toutes les fois ou ce sont eux
Qui ont changé
Toutes ces fois que tu as pardonné
Sans jamais rien dire
Pour ne pas les blesser,
Toutes ces fois ou toi
Tu es resté